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Colombelles (14660)

 
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MessagePosté le: Jeu 13 Aoû - 23:28 (2009)    Sujet du message: Colombelles (14660) Répondre en citant

Eglises

Eglise Saint-Martin

Si les actuelles fouilles archéologiques dans la ZAC Lazzaro témoignent sur le territoire de la commune d’une occupation humaine très ancienne (5000 ans avant notre ère), le nom de Colombelles n’apparaît véritablement qu’au XIème siècle. C’est de cette époque que date la construction de l’église St Martin, édifice de style roman classé monument historique et qui renferme une remarquable statue de son saint patron. Le village groupé autour de l’église et du bac permettant de franchir l’Orne n’a jamais jusqu’au début du XXème siècle compté plus de trois cent cinquante habitants, il n’y en avait même plus que cent quatre vingt six en 1911. L’activité économique y est essentiellement agricole et, grâce à la proximité de la rivière alors navigable, maritime. On note également l’exploitation de carrières de pierre. Mais c’est la construction de l’usine métallurgique en 1913 qui va transformer radicalement le paysage de la commune.

A l’origine, initiative de la société Thyssen, la construction des Hauts Fourneaux fut poursuivie, à la suite de la mise sous séquestre des biens du groupe allemand en 1914, par le sidérurgiste français du Creusot, Schneider. Une double opportunité a contribué à l’implantation de cette activité : la proximité du port maritime du Caen et celle d’importants gisements de minerai de fer dans la région. Le premier haut fourneau est mis à feu en 1917. Le besoin de main d’œuvre tant pour la construction de l’usine que pour son fonctionnement va entraîner un afflux massif de population. Russes blancs fuyant la révolution, Polonais et Ukrainiens, Italiens et Espagnols mais aussi travailleurs coloniaux, Chinois, Nord-Africains et prisonniers de guerre Austro-Hongrois. Ce brassage de cultures va donner naissance au Colombelles d’aujourd’hui. La population croit rapidement : multipliée par dix en dix ans, elle atteint deux mille trente et un habitants en 1921, deux mille cinq cent cinquante six en 1927, trois mille trois cent huit en 1932, trois mille quatre cent cinquante deux en 1939. L’habitat suit cette progression, on voit apparaître les cités ouvrières construites par la Société Métallurgique de Normandie (SMN) et notamment celle du Plateau à l’urbanisme si particulier et que se partagent les trois communes de Colombelles, Mondeville et Giberville. Dans ces cités où les logements ouvriers suivent la hiérarchie occupée à l’usine, tout est contrôlé par le patron : école, coopérative, jardins ouvriers, activités sportives et culturelles, voire religieuses puisque l’usine fournit en 1926 terrain et matériaux à la communauté Russe pour la construction de l’église orthodoxe Saint Serge.

Le 15 Juin 1940, les hauts fourneaux furent éteints et l'usine mena sous l'occupation une vie de plus en plus difficile et ralentie. En 1944, la bataille de Normandie et les bombardements ne laissèrent qu'un amas de ruines. Après une reconstruction qui demanda plus de cinq ans, le premier haut fourneau était rallumé en Décembre 1950. En 1952, l'usine rénovée avait retrouvé sa capacité. En expansion constante jusqu'en 1974, elle a dû ensuite s'adapter au nouvel environnement sidérurgique. A partir de 1986, la SMN s'est spécialisée dans la production de fil machine de qualité. Sur une ligne de fabrication simplifiée appelée filière courte, l'objectif est d'atteindre une production de 650.000 tonnes par an. Malgré tous ces efforts la SMN ferme définitivement en Novembre 1993 et fut entièrement rasée peu après, mis à part une tour de refroidissement de 120 mètres de haut, seul vestige de cette entreprise qui transforma Colombelles, Mondeville et Giberville. En 2007, l’ancien site de l’usine SMN a accueilli un campus technologique, dont l’entreprise moteur est NXP, filiale de Philips Semi-Conducteurs. Le centre de recherche-développement de la firme occupera environ 600 chercheurs qui s’attacheront à réduire la taille des circuits électroniques et à faire du campus un centre d’expertise mondial. Site internet dédié à la SMN Arrow http://la-smn.com

L’existence du village de Colombelles est liée à la présence de l’Orne : un bac situé non loin de l’Eglise permettait de franchir le fleuve à cet endroit. Une église a pu y exister depuis le haut Moyen- Âge : la dédicace à Saint-Martin est souvent un indice de très grande ancienneté. L’édifice actuel date, pour ses parties les plus anciennes, du XIIème siècle, à la fin de l’époque romane. L’église appartenait alors à l’abbaye du Plessis-Grimoult. C’est une église simple, mais au décor très soigné. Elle comporte une nef simple à charpente apparente, suivie d’une tour à bâtière qui abrite une travée sous clocher voûtée, puis un chœur à chevet plat, voûté également. A l’Ouest se trouve la façade principale avec le grand portail ; sur le côté nord, une porte secondaire soigneusement ornée ouvrait autrefois dans la nef. La nef comporte un décor d’arcatures plaquées assez inhabituel en Normandie, que l’on ne retrouve guère que dans l’église de Rots, à quelques kilomètres à l’ouest de Caen. Au revers de la façade, les arcatures romanes sont en plein cintre à gauche de la porte, en arc brisé à droite : c’est le passage du roman au gothique, particulièrement précoce en Normandie. La travée sous clocher est très étroite. Au XIIIème siècle, on eu le projet d’élever une tour plus ambitieuse que la tour romane primitive. Il était alors nécessaire de renforcer les quatre supports intérieurs. Plutôt que de les reconstruire entièrement, on a préféré conserver les piles romanes en les englobant dans un massif de maçonnerie dissimulé dans des colonnes gothiques. Le résultat est que la travée sous clocher est devenue particulièrement étroite, à tel point que, par la suite, on a scié les colonnes pour augmenter la vue sur le chœur. Ces colonnettes sont remarquables par leur profil en amande.

Le chœur a été très transformé à l’âge classique. On a détruit les voûtes (dont les traces sont encore visibles aujourd’hui) et on a agrandi les fenêtres. Le fond du chœur est orné d’un beau retable du XVIIème siècle, dont la toile datant de 1673 et signée Jean-François Restout, a malheureusement disparu. Le retable est encadré de deux statues, elles aussi du XVIIème siècle : Saint-Jean et l’Immaculée Conception. D’autres statues ornent le chœur, mais c’est surtout le relief représentant Saint-Martin qui attire l’attention. Ce haut-relief du XVème siècle se trouvait autrefois placé à l’extérieur, au dessous de la porte nord. Ce type de statue, appelé « charité Saint-Martin », fréquent en Normandie, représente le saint à cheval donnant la moitié de son manteau à un pauvre.

A l’ouest, le grand portail sans tympan, avec son beau décor géométrique, est tout à fait caractéristique du roman normand. Sur le côté nord ; la petite porte murée est ornée d’un décor du même type et elle possède de beaux chapiteaux : sur le côté droit un petit personnage surgit au milieu des feuillages. La tour pour laquelle on a renforcé les piliers intérieurs au XIIIème siècle n’a peut être jamais été construite, celle que l’on voit actuellement a été transformée en 1822. Sur les murs de la sacristie (XVIIIème siècle) on peut voir de nombreux graffitis représentant des bateaux, témoignage de l’activité maritime de Colombelles.

Vers 1855, dans son ouvrage "Statistique monumentale du Calvdos", Arcisse de Caumont la décrivait ainsi :"...L’église appartient au style roman. On y remarque à l’Ouest une belle porte cintrée, à deux archivoltes ornées, l’une de zigzags, l’autre de frettes crénelées et reposant sur deux colonnes. Cinq arcatures à colonnes forment le second ordre au-dessous du galbe ; toute cette façade est encadrée par des contreforts symétriques et construits avec soin. Une autre porte assez élégante s’ouvrait dans le mur latéral de la nef au Nord. Les colonnettes qui supportent les archivoltes ont des chapiteaux historiés sur l’un d’eux est un personnage ailé qui ne peut être qu’un ange et une autre figure très altérée... Le chœur et le bas de la tour centrale sont du même style que la nef ; mais d’un côté de celui-ci, des fenêtres peu anciennes ont été percées. Le haut de la tour est postérieur à la partie basse et terminé en bâtière. L'église est décorée d'arcatures romanes à l'intérieur, et c'est l'une de celles qui méritent d'être visitées aux environs de Caen."L'abbaye du Plessis nommait à la cure et percevait les dimes, à l'exception du trait dévolu au prieur-curé et qui correspond à la parcelle de terre qui porte la dîme et qui peut être vendue seule.

La Chapelle latérale a été édifiée en 1828 par la famille de LAISTRE, propriétaires du château de Colombelles, en mémoire de leur fille Ambroisine. La Tribune fut érigée en 1854 toujours par les comtes de LAISTRE. Une des cloches existant encore a été baptisée du prénom de l'une des comtesses de LAISTRE en 1892, l'autre fut offerte par Madame Monin, épouse d'Hyppolite Monin, maire de la commune de 1884 à 1889. L'église survécut à la Révolution et au Débarquement de 1944, mais pas au "pillage" des prêtres ouvriers des années 1950 : les lustres, l'orgue et les plaques de marbre à la mémoire des anciens propriétaires du château de Colombelles disparurent à cette époque. Quant au tableau du Retable, représentant le " Rêve de St Martin " et signé RESTOUT (1673), il "quitta" l'église dans les années 1980, ainsi que deux autres tableaux plus petits situés au-dessous, représentant l'un une Annonciation et l'autre St Augustin offrant un coeur à un chanoine. Ces tableaux ont été remplacés par une simple toile de jute...La tommette recouvrant le sol de l'église, ainsi que les bancs en chêne massif, oeuvre d'un ébéniste colombellois, Endoseia Malon, ont été enlevés et remplacés par un parquet en 2002. Les offices ont été célébrés dans l'Eglise St Martin jusqu'en 1963, date de la construction de l'église "moderne" St Pierre et St Paul. Le cimetière autour de l'Eglise, désaffecté depuis 1938, était autrefois planté de pommiers à cidre... On y voit encore quelques tombes anciennes (propriétaires du château, curés de la paroisse, anciens maires de la commune (XVIIIe, XIXe siècles) et des tombes orthodoxes (émigrés russes des années 1920)...
Source : http://membres.lycos.fr/colombelles/stmartin.htm

Aujourd'hui, cette église n'est accessible que depuis le nord; par un grand portail donnant sur le cimetière, qui est en cours de remise en valeur par la commune. Et si l'on peut la photographier aisément depuis la route d'hérouville, un champ de blé et le mur du cimetière découragent d'y aller.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Martin
Siécle de l'édifice: XIIe-XIIIe-XVIIe-XVIIIe-XIXe
Forme du clocher : bâtière
Position du clocher : sur le toit, au milieu de l'église
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

coté sud
façade ouest
coté nord

porte romane murée coté nord

Eglise Saint-Pierre-Saint-Paul (XXe)

Cette église en béton, dans la partie haute de Colombelles, au milieu des cités ouvrières, a été construite en 1963, probablement avec l'aide de la SMN. le culte de la paroisse y a été transféré.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Pierre-Saint-Paul
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : campanile
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vues de l'église

Prieuré

Prieuré de Colombelles (XIe-XVe)

A coté de l'église, l'abbaye du Plessis-Grimoult construisit un prieuré au XIe. Au cours des siècles, celui-ci se structura et devint une riche ferme. Sans doute vendu comme bien national en 1794, il a été racheté et est encore aujourd'hui le siège d'une exploitation qui possède toutes les terres entre l'église et la route d'Hérouville. Son propriétaire le restaure peu à peu.

En venant par la rue Hippolyte Monin, à l'est de l'église, la cour du prieuré présente, au fond, le logis et à gauche, les communs. Ceux-ci sont du XVIIIe (grange) et du XIXe (écuries). Plus loin, au milieu de la cour à gauche se trouve un puits bouché devenu un massif fleuri. Au fond se trouvent d'autres locaux fermiers et une fuie-tour avec une porte d'accès en hauteur et un larmier empêchant les prédateurs de monter, comme beaucoup de colombiers normands. Mais, à la manière des colombiers bretons, l'ensemble de l'espace était occupé par des boulins. Les colombages, dans la partie haute, datent sans doute d'une réfection du XIXe. Le logis a été beaucoup refait au cours des âges, sur le toit se dresse, au-dessus d'une "colonne de fenêtres", une lucarne de la fin du XVIIIe. Des colombages couvrent la partie haute d'un appenti construit sur la cour. Mais le plus intéressant se trouve au bout du logis : on voit les vestiges d'une grange dimière, avec, au coté sud un mur soutenu par des contreforts, et un chevet plat à l'ouest. Elle a été prolongée plus tard, sans doute au XIIIe : les murs du coté sud conservent la trace d'une baie géminée gothique, plusieurs fois remaniée et finalement murée au XIXe. Au-dessus du passage entre la grange dimière et le semblant de nef gothique se trouve une tour carrée, coiffée d'un toit à pavillon dont les colombages sont aussi une réfection du XIXe en lieu et place d'une flèche ou d'un pavillon existant. Du coté de la cour, la grange s'ouvre et est soutenue par trois piliers en bois et pierre du XVe; le plafond est formé de poutres à nu aujourd'hui taillées dans des troncs d'abres entiers.

Plan au sol de l'actuelle ferme :


Type d'Edifice: Prieuré
Nom de l'Edifice : de Colombelles
Siécle de l'édifice: XIIe-XIIIe-XVIIIe-XIXe-XXe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : à coté de la grange dimière
Clocher en péril : non

Photos (9) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vue de la route d'Hérouville

murs de la grange dimière, clocher et arrière des bâtiments

grange dimière coté cour
logis et bâtiments sur cour

fuie
intérieur de la fuie

grange et écuries face au logis

Autres cultes

Eglise orthodoxe Saint-Serge et saint-Vigor

Au cours des années 1920, une communauté orthodoxe s’est constituée à Colombelles et dans les environs de Caen. La plupart de ces personnes, d’origines diverses, étaient venues dans la région, attirées par les possibilités d’embauche offertes par la Société Métallurgique de Normandie. Parmi eux de nombreux Russes « Blancs » fuyant la révolution. Très rapidement naquit chez eux l’idée d’ériger un lieu de culte permettant aux fidèles de pratiquer leur religion. La construction commença vers le milieu des années 20 avec l’aide et l’appui de la SMN qui mit à disposition terrain et matériaux, les travaux étant effectués par la communauté, chacun apportant ce qu’il pouvait de son savoir-faire ou de son temps libre. En novembre 1926, l’église fut consacrée par Monseigneur Euloge Métropolite des Eglises Orthodoxes Russes en Europe Occidentale. L’édifice et l’enclos paroissial qui l’entoure fut le centre de la vie spirituelle et culturelle des orthodoxes de la région pendant les années de l’entre deux guerres. En juin 1944 au cours d’un des bombardements qui anéantirent l’usine toute proche, l’église fut atteinte par une bombe et détruite faisant disparaître fresques murales, objets liturgiques et précieuses icônes. La communauté, un moment dispersée par la guerre, se reconstitua progressivement et entreprit de reconstruire son sanctuaire, toujours avec l’appui de la SMN. C’est ainsi que l’église sera de nouveau consacrée le 8 juin 1947 par l’Archevêque Vladimir. Elle a été inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 23 juin 1992 et entièrement restaurée dans les années qui suivirent. A l'intérieur de l'église, les murs sont recouverts d'icônes peintes par Fostov et Khvostov.

Le site comprend l'église à proprement parler, avec son bulbe vert posé sur le faîte du toit, le pavillon des cloches, couvert d'un toit à deux pans, abritant deux cloches et bâti au-dessus du logement du prêtre et enfin, parallèle à l'église, le petit bâtiment de la bibliothèque religieuse. L'église étant sur un mamelon à 1 km au sud du bourg de Colombelles, elle est visible de loin, y compris du canal de Caen à la Mer.

Type d'Edifice: Eglise orthodoxe
Nom de l'Edifice : Saint-Serge et Saint-Vigor
Siécle de l'édifice: XXe
Forme des clochers : bulbe et toit à deux pans (bâtière) sur le pavillon des cloches
Position du clocher : sur le toit et pavilllon des cloches
Clocher en péril : non

Photos (7) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4) :

façade au nord
coté ouest
chevet au sud
coté est et pavillon des cloches

Intérieur (3) :

vue vers l'iconostase et l'autel
partie des célébrants (derrière l'iconostase)

vue vers l'entrée

A signaler :

===> La Tour, ultime vestige de l'enceinte du château de Colombelles. Sans doute construite au XVIIe dans le style médiéval, comme ornement (de la même manière que les tours de la maison des Gens d'Armes à Caen, faubourg de la Masse), elle a servi de logement au gardien du château. Ce château était de style Empire et a été incendié en 1944; il remplaçait un château plus ancien mentionné sur le plan Colbert de 1680.
===> Cité Ouvrière du plateau : http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Plateau_(cité_ouvrière) . L'église Notre-Dame des Travailleurs se trouve sur la commune de Mondeville.


Dernière édition par Admin le Mar 18 Aoû - 23:44 (2009); édité 2 fois
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MessagePosté le: Jeu 13 Aoû - 23:28 (2009)    Sujet du message: Publicité

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Camargue
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MessagePosté le: Mar 18 Aoû - 03:43 (2009)    Sujet du message: Colombelles (14660) Répondre en citant

Bonjour,

Sur l'église St Pierre et St Paul : il ne s'agit pas d'un campanile : il n'y a pas de cloches !!!! D'où proviennent les informations de destruction prochaine du clocher ?

Sur St Martin, il n'y a aucune douve autour de l'église ! L'ancien presbytère ne se trouve pas à l'ouest de l'église.

(phrase : "Aujourd'hui, cette église n'est accessible que depuis le nord. Une douve la sépare de l'ancien presbytère désaffecté, à l'ouest. Et si l'on peut la photographier aisément depuis la route d'hérouville, un champ de blé et le mur du cimetière découragent d'y aller."

D'où tenez-vous vos sources concernant le "Prieuré" de Colombelles ? La ferme en haut de la rue Monin, exploitée par M. Maillard, ne figure pas sur le plan Colbert datant du XVIIe ! Il y a bien eu une grange aux dîmes, mais elle était située à un autre endroit... C'est le Plessis Grimoult, dont dépendait l'église de Colombelles, qui était un Prieuré, datant du XIIe. Cette ferme a appartenu à plusieurs propriétaires avant la famille Hubert-Maillard. Il y avait plusieurs fermes à Colombelles.

Cordialement,
Camargue Confused


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Messages: 1 662

MessagePosté le: Mar 18 Aoû - 22:28 (2009)    Sujet du message: Colombelles (14660) Répondre en citant

Camargue, pouvez-vous regrouper un peu vos messages en les éditant au fur et à mesure, s'il vous plaît? Very Happy

Arrow post 1 : "Campanile" ne désigne pas la contenance du clocher, mais sa forme. Un campanile est un édifice ou une structure hors oeuvre qui soutient d'éventuelles cloches ou qui est prévu pour ça. Le campanile de Colombelles n'a manifestement pas été construit pour rien. Un autre exemple : un clocher-mur sans cloche (clocher-mur : arcade en haut d'un mur ou d'un pignon servant à soutenir une cloche) est toujours un clocher-mur, puisque rien n'empêche de remettre une cloche. S'il est abattu, alors ce n'est plus un clocher-mur.
Arrow post 2 : rectifié
Arrow post 3 : Il y a des tas de cas où le plan Colbert en oublie des tonnes, y compris dans le Calvados... je ne peux croire qu'une grange à contreforts avec une extension possèdant des baies gothiques soit construite au XVIIIe... par contre, le gros du logis et l'écurie en face sont du XVIIIe, la suite du logis et le reste des hangars et appentis du XIXe voire du début XXe. Mais la fuie, la grange à contreforts, le niveau possèdant la baie gothique, les soubassements et la grange face au logis sont plus anciens que 1780.

PS : Je fusionnerai vos trois posts en un lorsque vous aurez vu et répondu à ma réposne Wink

PS² : J'ai supprimé votre post dans le sujet de Ranville après avoir effectué les rectifications nécéssaires et complété les infos de l'églises à ce sujet.


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Camargue
Invité

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MessagePosté le: Mer 19 Aoû - 06:34 (2009)    Sujet du message: Colombelles (14660) Répondre en citant

Bonjour,

Je ne connais pas de fossé entre le mur du cimetière et le jardin du "château Jules Guesde". Les anciennes écuries à droite de la rue de l'église sont plein pied avec la rue, le jardin est situé en contrebas, normal, il en va de même pour toutes les constructions de la rue Monin, vu la configuration du terrain. Cette bâtisse ne figure pas au cadastre napoléonien (1826). Peut-être que la plan Colbert a omis des constructions, mais en ce qui concerne Colombelles, Hérouville et Blainville, il s'agissait des possessions de Colbert lui-même ou de ses "lieutenants"... La ferme en question n'est pas répertoriée, par contre on y voit d'autres bâtisses qui n'existent plus...

En ce qui concerne le clocher de l'église St Pierre et St Paul, OK pour la définition de "campanile". Sauf qu'il n'y a jamais eu de cloches dans ce clocher, mais seulement une sonnerie enregistrée. Quant à sa destruction programmée...

Confused


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Admin
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Inscrit le: 20 Aoû 2007
Messages: 1 662

MessagePosté le: Mer 19 Aoû - 16:34 (2009)    Sujet du message: Colombelles (14660) Répondre en citant

Arrow St-Pierre-St-Paul : c'est tout de même un campanile... et qui dit qu'il n'y aura pas un jour des cloches, comme dans nombre d'églises de la même époque... (St Nazaire...)

Arrow je vais faire des recherches à ce sujet...


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Udosia


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Inscrit le: 24 Oct 2011
Messages: 1
Localisation: paris

MessagePosté le: Lun 24 Oct - 21:09 (2011)    Sujet du message: église St-Martin de Colombelles (Calvados) Répondre en citant

Précision concernant le mobilier ancien [et maintenant disparu] de l'église St-Martin de Colombelles "Les bancs en chêne massif" ont été réalisés par Udosia Achille Ernest Malon (1841-1921), né et mort à Colombelles, selon des sources familiales. Il a été rapporté dans sa famille qu'il avait également construit des stalles dans cette église, comme dans d'autres églises de la région. Cet ébéniste a également travaillé un temps à Constantinople pour le gouverment de la Sublime Porte et le Sultan.
_________________
znpbl


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