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Hérouville Saint-Clair (14200)

 
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MessagePosté le: Jeu 13 Aoû - 23:26 (2009)    Sujet du message: Hérouville Saint-Clair (14200) Répondre en citant

Hérouville-Saint-Clair est une commune française, située dans le département du Calvados et la région Basse-Normandie.

Village en périphérie de Caen nommé Hérouville jusqu'en 1957, il accueille sur son territoire dans les années 1960 la construction d'une ville nouvelle, entraînant la multiplication par 13 en vingt ans de sa population, devenant à la fin du XXe siècle la seconde ville du département, rang repris par Lisieux suite au tassement de la démographie lors des années 2000.

Eglises

Eglise Saint-Clair, dans le Vieux-Bourg

Le bourg naît au haut moyen-âge sur les ruines romaines. Des sépultures mérovingiennes furent fouillées en 1963 autour de l'ancienne église. L'époque moderne voient les malheurs frapper : les temps de la Réforme voient le site dévasté, en particulier les édifices religieux. De même au XVIIe siècle ce sont les épidémies qui frappent Lébisey, site occupé dès l'époque romaine, une villa de 800 m² y a été découverte en 1835. La seigneurie passe d'un dénommé Pierre marquis d'Hérouville et de la Rivière (décédé en 1670) à Jean-Baptiste Colbert. Le 30 décembre 1775, un séisme frappe la région caennaise. La tour de l’église d’Hérouville est endommagée et une maison s'écroule.

La commune est née en 1793 de la fusion de trois paroisses : Saint-Clair-d'Érouville, Saint-Pierre-d'Érouville, Saint-Ursin d'Éperon. Par la suite, la paroisse saint-Ursin s'est détahée et est devenue la commune d'Epron. Saint-Pierre, situé non loin de l'église saint-Clair, et dont le territoire paroissial s'étendait jusqu'à l'actuel viaduc de Calix, a disparu sans doute dans la tourmente révolutionnaire.

La population augmente très légèrement à partir des années 1920-1930. Mais c'est à partir des années 1960 que la population explose véritablement : 1 784 habitants en 1962, 9 041 en 1968 et 23 712 en 1975. Ce chiffre a peu varié depuis 1975. Dans les années 1950-1960, la population de Caen et de son agglomération est marquée par un des plus forts taux de croissance de France. Afin de faire face à cet accroissement de la population, le plan d'urbanisme directeur de l'agglomération caennaise, élaboré en 1959 et approuvé en novembre 1965, prévoit donc la création de nouveaux quartiers en périphérie du centre historique. La zone à urbaniser en priorité d'Hérouville-Saint-Clair est officiellement créée le 19 octobre 1960 en même temps que celles de la Pierre Heuzé et du Chemin vert à Caen. Simple village au début des années 1960, la commune est donc devenue la plus importante banlieue de Caen et la deuxième commune la plus peuplée du Calvados. Ces nouveaux habitants ont été logés dans des immeubles situés au Grand Parc, à la Grande Delle, au milieu des champs, ou encore à Lébisey. Le centre de gravité de la ville s'étant décalé vers l'ouest, et le bourg étant isolé du reste de la ville par le périphérique de Caen et le centre commercial, il fallait à la ville un nouveau centre. Ce qui a motivé aussi la construction d'une nouvelle église.

A l'extérieur, cette église orientée d'ouest en est adopte un plan en croix latine, avec un clocher à bâtière situé au-dessus de la croisée du transept. Sur les cotés ouest et sud, un garde-fou en pierre ajourée, sans doute installé au XIVe ou au XVe siècle, pendant les guerres de Cent Ans, décore le clocher qui était alors un poste de guet sur cette éminence au-dessus de l'Orne. On accède au clocher par un escalier à vis ménagé dans le coin du transept gauche et de la nef, et accessible par une petite porte extérieure. Au-dessus de la nef, où cet escalier se termine par une tourelle, on monte dans l'angle nord-ouest du clocher. La nef, soutenue par des contreforts plats, présente une paire d'arcatures par travée, dont la majorité a été murée. La façade, avec son portail roman, a sans doute été refaite au début du XXe ou à la fin du XIXe : le portail roman est surmonté de trois baies en plein cintre, qui éclairent la tribune; au-dessus, un oeil de boeuf porte une croix en ciment et aère la charpente au-dessus de la voute. A gauche, des meurtrières trahissent un escalier à vis montant à la tribune. Si le transept sud est bâti dans le style roman, des baies gothiques ont été ménagées dans le bras nord. La première travée du choeur (XIe-XIIe, ISMH), coté nord, est éclairée par une baie triangulaire à lancettes dans sa partie basse. Au sud, le mur conserve juste après les baies murées du transept, la trace d'une porte romane dont le tympan est décoré de divers motifs. Le choeur est à trois pans. Au nord, la sacristie montée sur un escalier est un ajout du XIXe. Le cimetière entoure l'église, qui est située à peu près deux mètres en-dessous du sol du bourg, devant l'ancienne mairie du XIXe.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Clair
Siécle de l'édifice: XIe-XIIe-XIVe-XIXe
Forme du clocher : bâtière
Position du clocher : à la croisée du transept
Clocher en péril : non

Photos (7) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade à l'ouest
coté nord
chevet à l'est

coté sud
porte romane

Eglise Saint-François d'Assise (1990) dans le nouveau centre

De 1971 à 2001, François Geindre fut le premier magistrat de la commune. Il tenta de faire perdre à la ville son image de ville-dortoir en la dotant d'équipements culturels (cinéma, théâtre…) et en déployant tous les efforts pour attirer des commerces. Son objectif durant cette période est de « Faire d'Hérouville une vraie ville, c'est, à partir d'une ZUP des années 1960, introduire la complexité dans ses fonctions, introduire la diversité dans ses activités, retrouver le beau, l'art, la rencontre, la tendresse. C'est savoir où se donner rendez-vous dans la ville. C'est pour les Hérouvillais, non seulement aimer leur ville, mais en être fiers. »

En 1982, il propose aux habitants un nouveau centre-ville, bâti ex-nihilo entre les quartiers des Belles Portes (sud-est), du Grand-Parc et de la Haute-Folie (au sud), de la Grande Delle et du Val (au nord), le long de l'avenue de la Grande Cavée, véritable axe de la ville et accès à Caen et au périphérique. Le projet de l'architecte Eugène LESENEY, la « Citadelle Douce » est adopté par les habitants et la construction commence en 1983. En 1987 est inauguré le centre ville, dans lequel sont aujourd'hui installés la mairie, la poste, la nouvelle église Saint-François d'Assise, un théâtre, l'ANPE, l'OPAC et le lycée Hotelier Rabelais (ce dernier déménagera à Ifs en 2010). La même année est inaugurée l'installation de l'inspection académique du Calvados dans les locaux bâtis sur un terrain acquis par la municipalité et destiné initialement à accueillir le Rectorat. La dernière installation d'une administration importante a été celle des directions départementale et régionale du travail, enfouie sous la végétation. A l'est, l'ensemble est clos par un Commissariat de Police traingulaire, véritable bastion lumineux, avec ses murs parés de briques de verres; à l'ouest, la résidence universitaire Flora Tristan, la résidence universitaire André Breton et la cité universitaire Jean Grémillon sont la jeune porte d'entrée de ce centre ville novateur et osé.

En 2003, la communauté du Carmel St Joseph s'installe au 605, bd des belles Portes afin d'animer la vie de la paroisse. L'église, aux contours quelque peu irréguliers, dans lesquels on devine une nef à peu près rectangulaire et un choeur hémi-circulaire, possède un petit clocher au nord, en un volume rectangulaire rouge coiffé d'un pavillon en verre et d'un coq en fer forgé.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-François d'Assise
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vue depuis le sud
chevet à l'est
coté nord


Chapelles

Chapelle Saint-Vincent (XIIIe)

Cette dépendance de l'abbaye d'Ardennes, située à Lébisey au nord de la ville, est inscrite à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en 2004. Elle est située rue d'Epron est visible en propriété privée derrière le parking du Simply (parcelle cadastrale BO68). Après les bombardements de juin 1944, l'élévation de la façade occidentale subsiste à l'état de vestige, ainsi que le contrefort nord. Les piédroits du portail ont conservé leurs colonettes à chapiteaux à crochets qui permettent de dater cette construction du 13e siècle. L'édifice présentait un plan rectangulaire. La chapelle servait de sépulture aux seigneurs de Lébisey. A la Révolution, l'édifice est vendu comme bien national (1795), et le prieuré est transformé en ferme. La nef de la chapelle devient une orangerie et le choeur une chapelle privée.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Vincent
Siécle de l'édifice: XIIIe-XVIIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : ruines

Photo (1) : (cliquez pour agrandir) :


Crédits : Photo de Pradigue sur Wikipédia, fchier libre si l'auteur et la licence de distribution (Creative Commons Paternité version 3.0 Unported) sont mentionnés.

Chapelle du Petit Lourdes, aujourd'hui école privée Charles Péguy (XIXe)

Le Petit Lourdes est un sanctuaire marial construit de 1879 à 1885 sur la commune d'Hérouville-Saint-Clair, dans le Calvados. congrégation des Frères des Écoles chrétiennes s'installa à Caen en 1870 à la suite d'une donation. Un noviciat commença à fonctionner rue de Geôle. Cependant l'installation étant plus que précaire, fut décidé le transfert vers une propriété plus vaste, une ferme de 2 ha située au bord du canal de Caen à la mer. L'installation possédait un lieu de culte insuffisant et la congrégation ne pouvait le remplacer pour des raisons financières. En 1879 un négociant en vins de Rouen, dont l'épouse avait été guérie selon lui à Lourdes, fit une donation à la condition que soit effectuée une reproduction en miniature du lieu de l'apparition présumée. Après des travaux en 1879-1880, la consécration eut lieu en 1882. Le sanctuaire remporta rapidement un vif succès, accueillant en 1885 12000 pélerins. Avec la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, le noviciat ferma ses portes. Durant les deux conflits mondiaux, le lieu devint un hôpital (en 1914-1918) puis un hospice. En 1981 une partie de l'établissement - l'ancien noviciat - fut cédée à l'Institution des Paralysés de France. Ce noviciat, un corps de bâtiment en carré, a aussi son petit clocher, un lanternon à jour en zinc. Les bâtiments de l'ancienne ferme, en moellons, sont en cours de restauration et abritent des classes de l'école primaire privée Charles Péguy.

Le sanctuaire comporte, outre une réplique de la grotte de l'apparition, une chapelle néo-gothique à clocher-porche située au-dessus de cette dernière. La dévotion qui s'exerce là concerne tant la vierge Marie que Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, Saint Joseph et Saint Antoine de Padoue.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du Petit Lourdes
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : Clocher-Porche de type kreisker
Clocher en péril : oui

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

les bâtiments de l'ancien noviciat

vue de la chapelle

Chapelle saint Jean XXIII (fin XXe)

Elle a été construite dans les années 70 pour apporter une présence spirituelle au quartier de Montmorency, situé à 2 km au sud du bourg, en direction de Caen. Cet édifice carré qui sert aussi de centre paroissial n'a pas de clocher.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Jean XXIII
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photo (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)

vue de la chapelle

Chapelle de la maison de repos Bétharram (fin XXe)

Cette maison de repos de la fondation de la Miséricorde a été aménagée à la fin du XXe sur une ancienne propriété. La chapelle carrée donne à l'extérieur sur deux murs, en haut desquels courent deux bandeaux garnis de vitraux. Au-dessus d'une petite sacristie-rangement en bois est aménagée une tribune. Il n'y a pas de clocher.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de la maison de repos Bétharram
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vues de la chapelle

Chapelle privée

Chapelle privée du Bas-Manoir (XVIIIe), près du Vieux-Bourg, sur le bord du canal

Le Bas-Manoir se trouve entre la rue Verte et le canal, face à l'escalier de la rue Hébert (Bourg de l'église St Clair). Face au logis, reconstruit au début du XIXe dans le style néo-classique, se trouve une petite chapelle orientée d'ouest en est, avec des fenêtres à arcature triangulaires. Elle n'a pas de clocher et son toit à deux pans est tout neuf. Elle a sans doute été construite au XIXe, en remplacement d'une chapelle précédente qui a pu se trouver dans l'actuelle grange-bûcher : quand on entre dans cette bâtisse orientée nord-sud, donnant du pignon sur la rue Verte, éclairée par des lucarnes semi-circulaires, on découvre une niche en pierre à droite au-dessus du bois dans la section la plus à gauche. Cette section était sans doute l'emplacement de la chapelle privée ancienne, désaffectée au XIXe et transformée en bûcher.

Type d'Edifice: Chapelle privée
Nom de l'Edifice : du Bas-Manoir
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (8) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Ancienne chapelle :
pignon sur rue (nord)
coté est
coté ouest

niche dans le mur intérieur droit

Chapelle du XIXe :
extérieur

intérieur

Remerciements au fils du propriétaire qui m'a renseigné et permis de prendre mes photos le 23/07/09 vers 18 h 10


A signaler :

===> Les cartes IGN indiquent comme chapelle un bâtiment situé derrière le cimetière de l'église, parcelle 20 au bout de l'impasse Drouilly. Cet édifice en croix grecque est en réalité un ensemble de logements d'urgence bâti vers 1960.

===> Glacière de Lébisey, au nord d'Hérouville.

===> Eglise copte-syriaque prévue à Hérouville pour 2010


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MessagePosté le: Jeu 13 Aoû - 23:26 (2009)    Sujet du message: Publicité

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