Le site des clochers de la France Index du Forum Le site des clochers de la France
Recensement des lieux de culte chrétiens dans chaque commune de France
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Blain (44130)

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Le site des clochers de la France Index du Forum -> Clochers de Bretagne -> Clochers de Loire-Atlantique
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Admin
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 20 Aoû 2007
Messages: 1 662

MessagePosté le: Sam 6 Oct - 09:57 (2007)    Sujet du message: Blain (44130) Répondre en citant

Sous-communes: Saint-Omer de Blain et Saint-Emilien de Blain

Eglises

Eglise Saint-Laurent (XIXème).

Le saint patron de la paroisse montre que celle-ci a été évangélisée au temps des gallo-romains et non des celtes. Saint Laurent est a été en effet martyrisé en 258 et est devenu, après son supplice sur le gril et sa mort, le troisième saint patron de Rome après Saint Pierre et Saint Paul. On ne sait s'il y a eu d'église à Blain avant le début du XIIème siècle. On doit à Guégon ou l'un de ses sucesseurs immédiats la construction d'une église à Blain. Ce qui est sûr, c'est qu'il existait dans l'ancienne église démolie en 1892 deux chapiteaux romains qui peuvent être de cette époque. L'un, en pierre blanche, sert de soubassement au baptistère dans le choeur de l'église actuelle. L'autre, plus grossier, en grès ferrugineux, est actuellement conservé au Musée.

Les moines de l'abbaye de Redon desserviront la paroisse jusqu'en 1440, date à laquelle viendront des prêtres séculiers présentés par les seigneurs de Blain et agrées par l'évêque de Nantes.

L'ancienne église de Blain est, semble-t-il, construite à l'époque romaine, puis embellie par le connétable Olivier de Clisson au XIVème, qui y fait percer une verrière à ses armes. Au siècle suivant Jean II de Rohan (1452-1516) embellit le château de Blain, mais aussi la ville, construisant l'ancien presbytère (rebâti au XIXème et le bâtiment des Halles, qui a abrité la mairie et qui abrite aujourd'hui l'Office de Tourisme et le Musée de Blain. Il fit également restaurer et agrandir l'église romane en démolissant les deux murs latéraux et peut-être le choeur, ce qui fait que'elle garda peu d'éléments anciens.

Plan de l'église et de la place de l'église (Place Impériale) en 1810: (cliquez pour agrandir)


Cette église occupait comme aujourd'hui la place principale de Blain, entourée d'un cimetière plus vaste que la place actuelle qui était bordé de rues populeuses, étroites et bordées de cabarets. Ce cimetière s'étendait du coté des Halles, où le passage n'était qu'une petite venelle. Au sud de l'église se trouvait l'ossuaire. Pendant longtemps on enterrait dans l'église, puis les enterrements se déplacérent autour de l'église, celle-ci étant carrelée en 1678. Au milieu du XIXème, le cimetière fut d'abord transféré au Pâtis Vert où une croix fut érigée en souvenir puis en 1880 la municipalité acheta un terrain au Grand-Moulin, emplacement actuel du cimetière. En 1846 le vieux cimetière près de l'église fut transformé en place publique et disparut.

L'ancienne église se présentait sous la forme d'un vaisseau de 50 m de long, 9.50 m de large et 8 mètres de hauteur, avec un transept en forme de croix. Elle était beaucoup plus petite que l'actuelle église et plus proche des Halles. La façade plate n'avait pour ornement qu'une porte en plein cintre avec des claveaux en grès ferrugineux surmontés d'une verrière ogivale en style flamboyant. De chaque coté de la nef s'alignaient des chapelles en appentis ou ajoutées: du coté de la rue de Nantes (nord), une petite sacristie donnant sur le choeur, accolée au bras du transept: du coté de la rue du Marché (sud), le bras du transept était surmonté d'un clocher. Ce clocher était formé d'une tour carrée à la base, coiffée par une toiture en dôme à l'impériale et terminée par une courte fléche en bois couverte d'ardoises. L'heure de l'horloge du clocher était "piquée" par une très ancienne horloge donnée en 1778 par le duc de Rohan. Elle provenait du château de la Fresnaie à Plessé, résidence des Rohan. Accolée au clocher, près du choeur, il y avait une autre petite sacristie, et , du même coté que le clocher, deux ou trois petites chapelles accolées, dont la dernière continuait le mur de façade de l'église, contribuant ainsi à excentrer le porche. Le choeur de l'église était octogonal, percé de cinq fenêtres ogivales dont la plus grande, celle du milieu, était dans le prolongement de la nef. Il était coiffé d'un toit à pans coupés en pointe.

Photo du chevet de l'ancienne église (cliquez pour agrandir):


A l'intérieur, lorsqu'on entrait dans l'église, la voute était en bois en carène renversée, comme actuellement au Gavre. Des chapelles latérales s'ouvraient dans la nef: celle des Fonts Baptismaux, du Rosaire (ou de la Vierge?), de Sainte Anne, de Saint Jean, de Bonne Mort et de la Sainte Trinité. La chapelle de la Vierge se trouvait dans le bras du transept coté nord, avec son autel en bois imitant le marbre, quant à la chapelle St Jean, elle se trouvait dans le bras sud du transept, sous le clocher. Dans le choeur, la verrière centrale représentait 3 personnages avec Saint-Laurent au centre. Déposée lors de la démolition de l'ancienne église, cette verrière se trouve dans le grenier de l'actuel presbytère, en plusieurs bouts et en attente d'être restaurée.

Un grand baldaquin sculpté et doré, surmonté de guirlandes avec des angelots dans une gloire de rayons dorés entourant un triangle sculpté signifiant la Sainte Trinité fut placé dans le choeur de l'église en 1781. Le tout était supporté par 4 colonnes de marbre noir à la romaine. L'autel était orné d'un tabernacle avec ciborium, cette sorte de petite chapelle qui surmonte le tabernacle où l'on met d'habitude une croix. On peut voir un tel ensemble dans l'église d'Héric, moins ancien et moins beau que celui-ci l'était.

Carte postale ancienne : Intérieur de l'ancienne église, avec l'autorisation pour la publication de la paroisse de Blain, qui en détient la propriété intellectuelle: (cliquez pour agrandir)


On distingue sur l'image la chaire, la voûte en bois et le baldaquin décrit ci-dessus.

Photo ancienne : la chapelle de la Vierge dans l'ancienne église:



La Réforme se propageant parmi les seigneurs de Rohan convertis au protestantisme, Henri 1er de Rohan force le recteur de Blain à partir de 1558 à partager l'église entre les offices catholiques et ceux des protestants. Mais en 1562 il interdit l'église aux catholiques et la réserve en exclusivité aux protestants. Ceux-ci brisent la pierre d'autel et les statues, comme ils refusent de prier devant elles en les qualifiant d'idoles. Pendant près de deux ans, les paroissiens vont être obligés d'entendre la messe là où ils le peuvent, notamment dans les chapelles des diffèrentes frairies: Saint-Roch, la Rieillère, Saint-Omer et Saint-Emilien. De 1562 à 1563 il y a dans l'église de Blain 16 baptêmes d'enfants calvinistes, pour la plupart originaires de Nantes. Mais en 1564 Charles IX, roi de France, de passage à Chateaubriant, apprend la situation de l'église de Blain et la fait réouvrir aux catholiques le jour de la Toussaint 1565. Le culte redevient mixte comme avant. Alors que les guerres de religion ravagent la France, les calvinistes de Nantes et de la région viennent se mettre sous la protection du seigneur, dans les maisons du Pavé sous les murs du château.

Avec l'Edit de Nantes, les protestants contruisent un temple au Bottier, non loin du presbytère, avec un cimetière attenant. Les jésuites essaient, avec des processions et le culte marial de restaurer la force de la foi catholique. Le 28 octobre 1654 les jésuites instituent et installent la conférence du Rosaire. En 1685, lédit de Nantes est révoqué: le temple est démoli, le cimetière désaffecté, les derniers fidèles, comme les Amproux, seigneurs de la Massiais (sur la route de Redon, à l'ouest de Blain) contraints d'abjurer ou d'émigrer. Les Rohan redeviennent catholiques. En 1721 une croix de mission est plantée sur le lieu où s'élevait jadis le temple protestant. Une page importante de l'histoire de Blain est tournée.

A la Révolution, le diocèse de Nantes compte 242 paroisses desservies par 882 prêtres, diacres et sous-diacres et 178 religieux. Il y a plus de 450 religieuses, 19 hopitaux ou maisons de charité, 36 confréries, 65 lieux de pélérinage; la population du diocèse est de 430 000 habitants. Il y en a 4000 à Blain dont 348 dans le bourg. Les premières éléctions municipales à Blain ont lieu en 1790 et aménent un conseil modéré. Puis un district est crée autour de Blain, comprenant Blain, Nozay, Guéméné et Saint-Nicolas de Redon. Les 14 membres du conseil du district qui siègent à Blain obligent les 38 prêtres du district à prêter serment à la Constitution Civile du Clergé. 5 le voteront (2 se retracteront ensuite) et 2 seulement seront présents lors de la cérémonie du serment dans l'église de Blain. La ville était alors sans curé, l'abbé Audrain étant mort peu de temps auparavant. Les deux vicaires, Lilier et Sohier, refusent de prêter serment et Sohier vient trouver les conseillers du districts pour leur dire ce qu'il en pense. Les commissaires du district se mettent à expulser les prêtres réfractaires: le prêtre de Fay est emprisonné, à Vay et à Plessé, il y a des bousculades; les deux vicaires de Blain ne sont déportés en Espagne qu'en août. 180 Mayençais logent au château, violant les tombeaux des Rohan, brisant les cloches pour les envoyer à la fonte à Savenay, volant les trésors des églises. Les archives des Rohan sont brûlées à la Croix Rouge (sortie sud de Blain), Bizeul arrivera à en sauver une petite partie oubliée dans un réduit d'une tour du château.

La révolte gronde dans les campagnes: près de 1200 paysans venus de Héric et de St-Etienne de Montluc chasse les Mayençais et reste 15 jours sur place. Après leur départ, la traque des prêtres réfractaires s'intensifie. Nicolas Corbillé, à Bouvron, est fusillé. L'église de Blain est transformée en Temple de la Raison; elle sera réouverte par les Vendées pendant 3 jours en décembre 1793, pendant leur passage à Blain. L'abbé Grégoire, leur aumonier, y confesse et dit la messe. Le calme ne revient que peu à peu après 1795.

Dès 1802, le culte catholique est rétabli à Blain en vertu du Concordat. Jean Dupaty, curé à partir de 1807, s'attelle à la restauration spirituelle et matérielle de l'église. La première cérémonie officielle de confirmation après la Révolution a lieu le 13 juin 1809. Une nouvelle cloche, "Perrine-Marie", est fondue en 1813 avec des morceaux d'anciennes cloches; puis le curé achète des statues en bois en 1821. En 1826, l'evêque de Nantes vient donner la confirmation à Blain à 326 personnes. Ces visites pastorales se poursuiveron, à raison d'une tous les 4 ans, jusqu'à 1920, avec tout de même des fastes.

En 1851, un nouveau curé, l'abbé Audrain, arrive à Blain. Ancien aumonier de la marine à Indret puis au collège Saint-Stanislas, il est énergique et déterminé. La région est de plus en plus dynamique et la ville s'embellit: les rues du centre-ville et les Halles sont rénovées, le canal de Nantes à Brest est terminé. Partout dans le diocèse, on abat à tours de bras les anciennes églises, et on reconstruit sur le modèle de Saint-Nicolas à Nantes: le style néo-gothique est en vogue et beaucoup d'églises de la période semblent être les mêmes en tous points, par exemple celles de Chéméré et de la Chevrolière. Seules les paroisses pauvres, comme Bouée ou Lavau, gardent leur église ancienne.

Donc l'abbé Audrain s'apprête à construire une nouvelle église, seulement à Saint-Omer, devenue depuis 1843 paroisse succursale de Blain, une nouvelle église est demandée. Mais il faut partager avec Blain dont le curé ne veut concéder que 700 paroissiens pour Saint-Omer au lieu des 1200 proposés. La municipalité fait aussi trainer les choses, elle craint une nouvelle commune à ses dépens. Quoi qu'il en soit, une nouvelle église sera bâtie en 1852 à Saint-Omer. A Saint-Emilien, en suivant l'exemple audomarois, une pétition circule en 1856 pour demander une nouvelle église et une souscription est lancée. La future paroisse va mordre sur Héric et sur Blain. La nouvelle paroisse de Saint-Emilien voit le jour en 1861, avec près de 800 paroissiens. Son premier curé est l'abbé Legal, ancien vicaire à Héric.

Projet d'agrandissement de l'ancienne église: (cliquez pour agrandir):



Avec ces deux nouvelles paroisses, donc près de 1500 paroissiens en moins, l'abbé Audrain abandonne son idée de nouvelle église. Mais il veut tout de même agrandir l'ancienne. En 1859, il demande un devis à un architecte nantais, Faucheur, devis qui se monte à 29 000 francs. Plusieurs paroissiens notables paraissent prêts à se porter caution. Les réparations pourraient se faire en 6 périodes, sans arrêter le culte, en commençant par l'abside et le transept. Seul problème: à la même époque, la mairie construit l'école des filles, une salle d'asile et une nouvelle cure à l'emplacement de l'ancien presbytère, tout en préparant une nouvelle école de garçons et l'agrandissement des Halles. Pas question de se porter garant en cas de dépassement de devis. Donc le conseil municipal bloque. L'abbé Audrain ronge son frein et parvient en 1877 à mettre 100 000 francs de coté. Il meurt en 1887 dans la maison Benoist à la Goupillais (27, rue de Nantes actuellement).

En juillet 1880, arrive à Blain l'abbé Bachelier, avec une mission précise de son evêque: construire une nouvelle église. Il s'arme de patience pour vaincre les oppositions et les réticences; les travaux commencent enfin le 1 er mai 1889. La première pierre est bénite par l'évêque, Mgr Le Coq, le 27 juin 1889, en grande cérémonie suivie d'une procession nocturne. En 1891, on découvre le caveau funéraire des Rohan. Profond de 3 mètres et long de cinq, il contenait deux cercueils: celui de René II de Rohan, décédé à La Rochelle en 1585 et enterré à Blain le 27 octobre 1599 et celui de Catherine de Parthenay, sa femme, morte longtemps après. Il y avait aussi deux boîtes en plomb renfermant le coeur et les entrailles du défunt. Deux autres cercueils contiennent deux corps enveloppés d'un suaire et intacts, ceux de leurs enfants en bas-âge. Dessous sont entassés des ossements pêle-mêle, sans doute ceux des Rohan ensevelis dans l'ancienne chapelle du château détruite en 1823. On conserva le tombeau dans la nouvelle église, mais du fait de son agrandissement il se retrouva dans la nef, du coté nord, où il est signalé par une plaque commémorative.

Pour ne pas interrompre le culte, on construisit d'abord le choeur et le transept, en ne démolissant que le choeur de la nouvelle église dont la nef pouvait encore servir. Puis, lorsque la première partie de la nouvelle construction est achevée, le culte y est transféré le 25 novembre 1890. La vieille nef est à son tour démolie. Le choeur est bati sur l'une des plus vieilles maisons de Blain, "la maison du jugement", lieu plausible du Tribunal du District sous la Révolution. L'église est achevée en 1892 et bénie le 14 août. La souscription aura rapporté près de 50 000 francs.

Apparence de l'église de Blain pendant sa reconstruction: d'un coté l'ancienne nef, de l'autre le nouveau choeur : (cliquez pour agrandir)



La nouvelle église est de style romano-byzantin qui tranche avec les autres églises de la région de style néo-gothique (Plessé). L'archietecte, le nantais Yves Liberge (père), est renommé dans le diocèse où il a réalisé plusieurs églises. Mais, faute sans doute d'argent au dernier moment, elle n'a pas de clocher. Celui qui était prévu, surmonté du'un clocheton porté par une colonnade n'a jamais été construit. Manque aussi la façade, prévue à fronton triangulaire, comme en Italie. Pendant de longues années elle offre aisni une façade marquée d'une grande cicatrice, obturée avec des matériaux provisoires. Une cabane en planches, peu esthétique, est édifiée sur le parvis pour abriter les cloches.

Les vitraux du choeur sont posés dès 1893. Les deux premiers représentent Saint Laurent d'après une peinture de l'école de Sienne et Saint Jules. Les 3 autres (1894) représentent Saint Elzéar, Saint Augustin et Saint Pierre. Ils viennent d'un atelier parisien réputé, Champigneulle fils, rue Notre-Dame des Champs. Les vitraux de Saint Jules et de Saint Elzéar furent offert par le marquis Jules de Lareinty, propriétaire du château de Blain juqu'en 1891. Ceux de Saint-Augustin et de Saint-Pierre furend donnés par Augustine et Pierre Menuet de la Mazonnais en l'honneur de leurs saints patrons. L'année de son inauguration, un magnifique ostensoir d'argent massif doré fut donné anonymement à l'église par plusieurs blinois. La très belle chaire avec ses sculptures en ronde bosse, ainsi que les stalles du choeur furent placées en 1895, fabriquées par Bouchet, menuisier à Issé, et sculptées par Vallet, qui fera aussi la plupart des statues de l'église. L'orgue polyphonique de Debierre, remplacé récemment, date de la même année.

Une frise imitant la mosaique peinte par le nantais Victor Richard court à mi-hauteur dans la nef, formant un bandeau et soulignée par des bordures en pierre blanche sculptées par Vallet. Cette frise représente les frairies de la paroisse avec leurs saints patrons, entremêlées avec les armoiries des principaux donateaurs de l'église.

Voici ce qu'on voit du coté nord (coté de l'évangile):

Voici ce qu'on voit du coté sud ( coté de l'épître)   
-la frairie de la ville avec Saint Jean Baptiste

-la frairie de Magouët avec Saint Clément  
-les armoiries des seigneurs de Blain -
les armoiries des Jollan de Clerville  
-la frairie de Bodebril avec Saint Clair qui remplaça Saint Méen
- la frairie de la Noue avec Sainte Magdeleine  
-la frairie de Boucahan avec Saint Martin de Tours qui remplaça la Trinité
- la frairie de Trélan avec Saint Guillaume qui remplaça Saint Riowen  
-les armoiries des Clisson
- le chiffre de Jules Hardy  
-la frairie du château avec Saint Roch
- la frairie de Heinleix avec Saint Samson, evêque de Vannes  
-la frairie d'Eff avec Saint Eloi qui remplaça Saint Thélo
-la frairie de la Robais avec Saint Similien qui remplaça Saint Miliau  
-les armoiries de Rohan-Chabot
- les armoiries des Lareinty-Thlozan  
-la frairie du Flan avec Saint-Benoît de Massérac qui remplaça Saint-Matthieu
Dans les bras du transept on voit les apôtres et dans le choeur les évangélistes.

On installa, provenant de l'ancienne église, l'autel et ses anges adorateurs en plâtre et la Sainte Table en fer forgé, mais pas le baldaquin, jugé trop vétuste. De plus, on conserva deux crédences Louis XV, un vieux meuble de sacristie et la vasque des fonts baptismaux. Le reste fut détruit, donné ou vendu. En 1895, les statues de Saint Joseph et de Saint Antoine de Padoue, scupltées par Vallet, entrent à l'église. L'autel du Sacré-Coeur, du même sculpteur, est inauguré en 1899. En 1926, l'auteur de la Vierge, sculpté par Rivière, est inauguré. Le nom de la donatrice est scellé dans une ampoule de verre enfermée dans la maçonnerie de l'autel. La statue de la Vierge, de Rivière également, arrive en 1927. Le nom des donateurs est inscrit sous la statue. Le chemin de croix en céramique, oeuvre de Desjardins à Angers, est inauguré en 1934. En 1949, 4 nouveaux vitraux faits par Uzureau, de Nantes, sont posés sous les rosaces des bras du transept. Un nouvel autel, de Loire, est édifié en Mai 1953.

Le clocher arrive enfin en 1959, avec 67 ans de retard, oeuvre de l'architecte nantais Yves Liberge, petit-fils du constructeur de l'église. C'est un grand clocher-porche en pierres, qui se dresse fièrement au-dessus de Blain. A partir de 1992, l'association Chateau et Essor Blinois a réalisé deux fresques qui se trouvent sur le mur ouest, au-dessus du porche (voir photos). Les vitraux, endommagés en juillet 2006 lors de l'orage de grêle qui dévasta Blain, ont été restaurés en 2008/9.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Laurent
Siécle de l'édifice: XIXème- 1959 (clocher)
Forme du clocher : Clocher-porche à pavillon
Clocher en péril : non


Photos (19 ) (ce sont des photos personnelles, cliquez pour aggrandir)

Extérieur (7)

façade et clocher

nord coté clocher
transept nord
choeur et sacristie, coté nord

choeur et annexe, coté sud
sud coté clocher


Intérieur (12 )

nef vers le porche
fresque basse du mur du porche
fresque haute du mur du porche (mur ouest)

bas-côté sud vers le choeur et statue de Sainte-Thérèse
bas-côté sud vers le porche (l'ouest)

intérieur du transept nord
rosace nord
rosace sud

choeur
plaque et enfeu des Rohan, coté nord dans la nef
fonts baptismaux



l'église Saint-Omer-de-Blain

Dès 1842, c'est la chapelle Saint-Omer qui sert d'église paroissiale. L'église du XIXe ressemblait à l'actuelle église de Bouvron. Avant l'érection du village en paroisse, une procession "haut la croix et les bannières" avait lieu en temps de sécheresse. Cette procession sortait de la chapelle et se dirigeait vers la fontaine Saint-Omer pour obtenir de la pluie. Les oraisons étaient récitées, les marguilliers plongeaient dans la fontaine les hampes des bannières; la procession regagnait ensuite la chapelle. Le 28 décembre 1842, un décret épiscopal érigea le village en paroisse succursale de Blain. Le premier curé se nommait Louis Couëtoux. La chapelle devint alors église paroissiale. A Saint-Omer, une nouvelle église est demandée. Mais il faut partager avec Blain dont le curé ne veut concéder que 700 paroissiens pour Saint-Omer au lieu des 1200 proposés. La municipalité fait aussi trainer les choses, elle craint une nouvelle commune à ses dépens. Quoi qu'il en soit, une nouvelle église sera bâtie en 1852 à Saint-Omer.

La nouvelle église est l'œuvre de l'architecte Liberge. Cette église est reconstruite en 1952 après avoir été détruite par les Allemands le 15 janvier 1945. Le village avait déjà été occupé par les Américains depuis 1944 et se trouvait tout près de la limite de la Poche de Saint-Nazaire (l'Orme, Barel). Les allemands occupants de la Poche ont vu leurs clochers-points d'observation comme Bouvron, Guenrouet, St Gildas des Bois... être détruits par les Américains. Les allemands ont, semble-t-il, miné l'église et le pont de Barel en partant.

Une église provisoire (voir ci-dessous) fut bâtie dans un pré derrière l'ancienne cure, aujourd'hui située au début de la rue du Moulin, à coté de la grotte de Lourdes. La nouvelle église fut bâtie dans un sens inverse par rapport à l'ancienne, qui s'étendait du nord au sud, et qui était plus longue. Le clocher de l'église actuelle est en effet au sud, et l'autel au nord, pour un plan qui est, lui carré. L'ancienne église s'étendait sur toute la superficie de l'actuelle place de l'église: l'édifice est en effet assez reculé par rapport à l'alignement de la rue des Fresnes (route de Guenrouet) et de la rue de la Mairie (route de Blain). Les vitraux en verre éclaté sont l'oeuvre de Loire, de Chartres, le même artiste qui créa le nouvel autel de l'église de Blain en 1953.

Cette église ressemble beaucoup à celle de Notre-Dame de Grâce, en Guenrouët. Beaucoup de points communs sont partagés par ces deux églises : ce sont des bâtiments relativement monumentaux, où les techniques modernes dominent (à l'époque le béton était le matériau de la modernité, comme le verre et l'acier le sont aujourd'hui), qui ont de hauts clochers qui se voient, situés d'ailleurs au même endroit, en façade, sur le coté, au sud, avec des verrières triangulaires qui éclairent tout le volume de la nef, qui ont chacune une chapelle dédiée aux fonts baptismaux à gauche en entrant et qui s'adaptent le plus possible à la place disponible (plan carré pour Saint-Omer-de-Blain et rectangulaire à Notre-Dame-de-Grâce. (voir ici : http://lafrancedesclochers.xooit.com/t125-Guenrouet-44530.htm)

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Omer
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : Pavillon
Position du clocher: au coin sud-est
Clocher en péril : non

Photos (12): (ce sont des photos personnelles, cliquez pour aggrandir)

Extérieur (5):

façade et clocher au sud
coté est
coté nord
coté ouest

l'église et le bar ... l'Audomarois, comme le nom des habitants de Saint-Omer Okay

Intérieur (7):

vue vers l'autel
autel et chevet de l'église

vue vers l'entrée
verrière est
verrière ouest

sacrisitie
chapelle des fonts baptismaux


l'église Saint-Emilien (1861), édifiée au village de l'Eraudais et œuvre de l'architecte Liberge, père. L'église du village où est né le seul peintre néoplasticien français Jean Gorin est la seule de la commune à n'avoir subi aucun dommage pendant la guerre. A Saint-Emilien, en suivant l'exemple audomarois, une pétition circule en 1856 pour demander une nouvelle église et une souscription est lancée. La future paroisse va mordre sur Héric et sur Blain. La nouvelle paroisse de Saint-Emilien voit le jour en 1861, avec près de 800 paroissiens; elle se voit assigner son vocable par le diocèse, qui cherche à fonder alors une église pour rendre hommage à ce saint natif du département mais qui y était presque inconnu. Son premier curé est l'abbé Legal, ancien vicaire à Héric. Il est aidé dans sa mission par son frère Pierre, surnommé "le Petit Pierre", qui donnerait jusqu'à sa chemise aux pauvres, et comme il n'a plus rien à lui, il vide les armoires à linges de son curé de frère...

L'église se trouve sur la place centrale du village, au croisement des routes de Fay-de-Bretagne, d'Héric, de Blain et de la Chevallerais. Elle est orientée du nord au sud (chevet) et est visible de loin. Le village possède de plus de nombreuses croix (33 sur le territoire de la paroisse de Saint-Emilien) , dont une trône entre les maisons du nouveau lotissement près de l'école, un beau calvaire sur la rue du même nom en direction de Héric. Son plan est typique des églises de la région de la fin du XIXème: une grande nef unique avec deux bras de transepts dans lesquels sont ménagés, de part et d'autre du choeur, deux petites chapelles latérales avec des absides circulaires. Les sacristies et locaux techniques sont installés dans l'espace entre les transepts et le choeur. La flèche du clocher n'a jamais été faite faute de moyens.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Emilien
Siécle de l'édifice: XIXème (1844-1854, puis clocher en 1868)
Forme du clocher : Clocher-porche
Clocher en péril : non

Photos (5) (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

clocher

coté ouest
vue sud-ouest

vue sud-est
coté est



Chapelles

la chapelle du Vigneau (1666-1896). La chapelle est construite en 1613, ainsi que la gentilhommière devant, par Samuel DURAND. Elle est consacrée au culte catholique par Jean du MOUAYRE, écuyer, conseiller du Roi à la Cour de Bretagne, qui la fait bénir le 29 septembre. Les dates de 1613 et de 1896 sont gravées sur la clef de voûte de la porte latérale. Devant la porte du sanctuaire passe l'Allée des Pendus qui rappelle le souvenir des suppliciés protestants, inhumés au chevet de la chapelle moderne. La tour devant la chapelle est le clocher, dont on voit encore les abat-sons. On peut y accèder par une trappe située au-dessus d'un local servant de rangement, au rez-de-chaussée du clocher. Après avoir été restaurée en 1896, la chapelle servit de logement, puis d'écurie.
En 2009, le Centre de la Fresque s'y est installé et ses bureaux se trouvent dans la gentilhommière à coté. Toutes les photos ont été faites lors de son inauguration, pendant la journée du Patrimoine de pays, le 14 juin 2009. Aujourd'hui, elle sert d'entrepôt; elle est vide depuis 2012, elle n'est plus utilisée par le centre de la fresque.
NOTE : Cette chapelle n'a jamais servi de temple, c'était celle du domaine de Pont-Piétin (alors Versambault) qui était distinct (cf. pasteur Vaurigaud).

Article sur l'inauguration du centre de la Fresque : (cliquez pour agrandir l'image) :


Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du Vigneau
Siécle de l'édifice: XVIIème-XIXème
Forme du clocher : pavillon
Clocher en péril : non

Photos (10) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir les images)

Extérieur (2) :

façade et coté sud
coté nord et ouest

Intérieur (5) :

vue d'est en ouest (vers l'entrée)
mur sud
vue vers le chevet (et le clocher)

coin nord-est, peintures et baie
baie gothique de l'ouest

Clocher (3) :

trappe d'accès
étage du clocher et ex-baie bouchée au nord
vue de la porte et de l'accès


la chapelle du Pont-Piétin (1888-1889), située au Vigneau et œuvre de l'architecte Lucien Magne. Le domaine du Pont-Piétin est acheté en 1884 par Clément de Baillardel de Lareinty qui édifie la chapelle et le château (1888-1889), oeuvres de Lucien Magne, l'architecte du clocher et du choeur du Sacré-Coeur de Montmartre. Le château s'inspire du style Renaissance. Des dépendances furent construites : écuries, garages pour les voitures, logements du personnel mais aussi un cottage normand destiné au régisseur.

Le culte dans la nouvelle chapelle fut autorisé par l'indult du 24 novembre 1897 accordé à Jules de Lareinty. Le 22 décembre de la même année l'évêque de Nates donnait son autorisation, pour cinq ans. Celle-ci fut irrégulièrement renouvelée, tous les cinq ans, puis annuellement de 1924 à 1940. A la mort de Jules de Lareinty en 1947, ce privilège s'éteignit, mais le château - ou plutôt le Cottage (maison du régisseur) - n'était plus habité que quelques jours par an. L'étude préalable à la vente de 1955 et le curé de Blain en 1951 concordent sur l'excellent état de la chapelle, qui a bien résisté aux combats.

A la fin de la seconde Guerre Mondiale, le château, situé dans la zone des combats limitrophe de la Poche de Saint-Nazaire, subit une canonnade puis fut pillé. Dans ces conditions, Simone Berchon, qui a hérité du château car elle était la dame de compagnie de la dernière descendante, Alyette de Lareinty, vendit en 1955 le chateau au département de la Loire-Atlantique, se réservant seulement la chapelle dont l'entretien fut confié à un membre de l'ancien personnel du château. Il fut décidé de faire de Pont-Piétin un hôpital psychiatrique et les plans en furent confiés à Noël Le Maresquier, architecte en chef des bâtiments civils et nationaux. Il s'agissait de construire là, en plein coeur des bois, une sorte de village dont les habitations et les ateliers, ouverts ou semi-ouverts, seraient groupés autour de l'église. Le château fut complétement rasé. Seul subsista le cottage normand, ainsi que quelques dépendances autour du Vigneau (pavillon des garde-chasses, chenil, pigeonnier en bois). En 1960 les travaux étaient terminés et les premiers malades vinrent en novembre.

Aujourd'hui Pont-Piétin est une cité-jardin, avec ses rues, ses places, sa chapelle moderne, ses magasins, son chateau d'eau.... Plus d'un millier d'habitants, malades, employés, médecins et aumôniers y habitent. Beaucoup de malades sont employés dans des ateliers agricoles (semences) dans lesquels toute idée de productivité est bannie. Cependant, la réalité économique a un peu rattrapé l'hôpital, qui a du vendre une partie du domaine forestier au SDIS du département, qui va y construire son centre d'entraînement pour les pompiers.

La chapelle a été batie dans le même style que le château, désormais rasé. La façade est surmontée d'un petit campanile avec une cloche. Au-dessus de la porte d'entrée apparaissent les armes des Lareinty et des Sabran-Ponteves; on les retrouve sur les vitres armoriées du choeur, réalisées dans la plus pure tradition médiévale. A gauche en entrant, se trouve l'entrée de l'escalier en spirale qui conduit au campanile et à la tribune. Depuis la tour d'escalier, des marches établies sur le pignon mènent à la cloche fondue par Edouard BIRON (Paris) dont la fonderie se trouvait n°33, rue Au Maire (Vitruve depuis 1864) et qui a disparu depuis, après avoir été reprise par la maison BLANCHET en 1910; cette cloche sonne le sol. Edouard Biron, qui a fondu de 1856 à 1910, est le fils d'un autre Edouard Biron, lui aussi fondeur, mais depuis 1809. Pour l'essentiel il fond pour Paris et alentours, à l'exception de quelques chapelles privées en Bretagne, dont les propriétaires sont souvent parisiens. Une allée unique sépare deux rangées de bancs. De manière générale, hormis la structure de la chapelle - le plafond de bois, le schiste et le granit des murs - tout ou presque vient d'ailleurs.

Ainsi, les vitraux ont été conçus en 1904 par Henri Marcel Magne et réalisés par le maître-verrier parisien Marcel Delon. A la même époque sont réalisés par les deux mêmes les vitraux des collatéraux de l'église de la Celle saint-Cloud. Marcel Delon, ancien élève de Merson et d'Oudinot, a travaillé dans ce dernier atelier où il procèdait à la mise en peinture des pièces verres avec son collègue Emile Ader. A la mort d'Oudinot en 1889, il décide de fonder son propre atelier, ce qu'il fait à partir de 1891 avec Ader et Loubens, un autre maître-verrier. La même année il rejoint l'Union syndicale des Architectes français fondée l'année d'avant sous l'impulsion d'Anatole de Baudot.

Elle comporte, sous un autel surelevé auquel on accéde par deux escaliers latéraux, une crypte funéraire avec autel et 24 cavités aménagées dans les parois qui sont destinées à recevoir les défunts de la famille. Neuf sont vides, sous l'autel. Six sont aménagées à gauche, où se trouve aussi la descenderie pour les cercueils, les deux escaliers étant trop étroits. Neuf autres sont aménagées à droite, dont 4 sont occupées par 4 membres de la famille , représentant 4 générations. Voici les inscriptions:

"Ernest-René , marquis de Thlozan, né à Guermantes le 16 septembre 1808, page-dauphin de Charles X, lieutenant du 8 ème Hussard, garde royal, mort à Guermantes le 3 mars 1890."

"Clément-Gustave-Henri de Baillardel, baron de Lareinty, né le 19 janvier 1808 à Toulon, officier de la Légion d'Honneur, sénateur, décédé à Frossay le 9 septembre 1901."

"Jules-Jean-Marie de Baillardel de Lareinty, marquis de Tholozan, né à Guermantes le 10 septembre 1852, chevalier de Malte, mort à Paris le 25 mai 1900."

"Honoré-Louis-Pierre de Baillardel, compte de Lareinty-Tholozan, né le 6 septembre 1887 à Guermantes, capitaine-aviateur commandant de la M-79, chevalier de la Légion d'Honneur, quatre fois cité, mort en avion à Corsieu dans les Vosges, le 5 mai 1916 à midi."

La chapelle commence à connaître le poids des années. Probablement mitraillée pendant la guerre, des combats ayant eu lieu autour du Pont-Piétin en septembre-octobre 1944, alors que les allemands se repliaient vers ce qui deviendra le front définitif de la Poche de Saint-Nazaire, vers la ligne formée par le Canal puis Fession - St Gabriel - Bouvron, elle a été sommairement réparée après, des pièces manquant aux vitraux. Depuis 1954 environ la chapelle ne sert plus au quotidien; elle a été vidée de son mobilier du culte. Des travaux ont eu lieu pour l'évacuation des eaux de la crypte et le remplacement de certains verres blancs de la nef. En mars 2014, une partie des ardoises du pan nord (auprès du clocher) ont décroché et ont glissé sur la pente, probablement suite à la perte de l'arêtier. L'état est stable à la veille de l'hiver 2016, après un été très sec.

Historique du Vigneau et de Pont-Piétin (cliquez pour agrandir l'image) :


Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du Pont-Piétin
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : lanterne
Clocher en péril : non

Photos de 2009 (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir les images)

façade et coté sud
coté sud
chevet à l'ouest
coté nord

Photos de 2014 (17) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir les images)



la crypte


la cloche (Sol4 bas)


la vue

grisailles (lanternon)
rosace (choeur)
vitrail (choeur)
rosace (façade)


Chapelle du CHS de Pont-Piétin: construite avec l'hopital en 1960. Des suppliciés protestants sont enterrés sous son chevet. La cloche est suspendue au mur qui relie l'edifice à l'ancien accueil.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du CHS de ¨Pont-Piétin
Siécle de l'édifice: XXème siècle
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non


Chapelle Saint-Roch (XV-XIXème siècle), édifiée en 1450 par Alain IX de Rohan pour conjurer la peste noire qui sévit. Cette chapelle était le siège de la frairie du château.

Dans ce lieu-dit existaient jadis deux pitons rocheux: "le grand roc fou", démoli pour en extraire la pierre, et "le petit roc fou" sur lequel se trouve la chapelle. Elle aurait été construite, dit-on, dès les premiers siècles, avec des pierres consacrées au culte druidique. Elle était autrefois entourée de forêts. Ne restent de ces forêts qui étaient continues jusqu'à Nantes, se rejoignant avec les forêts de la Chapelle-sur-Erdre, que la forêt de la Groulais et la forêt du Gâvre.

Longue de 13 mètres, large de 7, elle possède 3 fenêtres ogivales dans le choeur et 2 dans la nef; les poutres sont apparentes. Autrefois le retable de l'autel était composé de 5 à 6 images coloriées réunies dans un cadre de bois. Il y eut jadis, adossée à l'arrière de la chapelle, une petite construction, appellée l'Ermitage, détruite vers 1793. Les processions allaient à la chapelle à la Saint-Roch et à la Saint-Marc pour les biens de la terre. On y faisait bénir les semences et on déposait une poignait de grains dans une "gedde" que bl'on offrait ensuite aux pauvres.

Le jour du Vendredi Saint certains sortaient très tôt des maisons pour soulever le couvercle des ruches endormies et balayaient le tin avec un petit balai en genêt, puis couraient à Saint-Roch nettoyer la chapelle avec le même balai pour s'assurer, dsaient-ils, une bonne récolte de miel dans l'année.

Au cours du XIXème, la chapelle fut restaurée par la famille Jollan de Clerville, dans un style gothique, avec un faux plafond en plâtre, et en y ajoutant un porche et un petit clocheton. Une chapelle latérale fut édifiée pour servir d'enfeu aux donateurs des restaurations. Elle abrite le tombeau de l'un de ses membres.

Saint Roch fut beaucoup prié au XVIIème siècle, au temps des grandes épidémies comme la peste ou le typhus. Les mères y amenaient aussi leurs enfants atteints de la "rache" ou eczéma. La chapelle est restée un lieu de pélérinage, notamment pour se préserver des épizooties ou des épidémies, jusqu'en 1969, avec des processions jusqu'en 1966.

Du temps des Rogations, on se rendait en procession à la chapelle Saint-Roch pour obtenir la bénédiction du Seigneur sur les biens de la terre. L'édifice est la propriété de la commune depuis 1870. C'est en 1990 que l'association "Château et Essor Blinois" décide de la magnifier en recouvrant ses murs de peintures à fresque. Pendant 3 ans, les artisans et créateurs vont redonner couleurs et vie à cette chapelle. Ils vont retracer sur ses murs la vie de Saint-Roch et rappeler différents passages des évangiles, entre autres avec une magnifique "Danse Macabre" (1993).

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Roch
Siécle de l'édifice: XVème-XIXème-XXème (fresques)
Forme du clocher : mur
Clocher en péril : non

Photos (5) :

la chapelle sur sa butte

façade
coté sud
chevet

Vue de l'intérieur : une des fresques réalisée par "Chateau et Essor Blinois" (1993)

Chapelle de la Fraudais (1980)

Cet édifice de tôle ondulée et de bois a été réalisé par le père Bourcier dans les années 1980. Il ne possède pas de clocher et se trouve un peu avant le hameau de la Fraudais, accessible par la route qui y mène depuis le village de l'Emion sur la route de Blain au Gâvre. Une messe y a lieu tous les samedis. D'autres bâtiments à vocation religieuse, comme un réfectoire, ont été construits avec les mêmes matériaux autour de la chapelle. Pour la clé de la chapelle, descendre le chemin fléché dans le fond de la parcelle où se trouve la chapelle puis sonner au portail de la dernière maison à droite du chemin (le portail se trouve un peu plus haut à droite sur la route).

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de la Fraudais
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir) :

chapelle vue du sud
chapelle depuis l'est

Sanctuaire de Marie-Julie Jahenny (XVIIIè-XXè) : il a été installé dans la ferme de Marie-Julie Jahenny, la stigmatisée bretonne. Pour la clé, demander à la maison voisine, siège de l'association des Amis de Marie-Julie Jahenny.

Type d'Edifice: Oratoire
Nom de l'Edifice : Sanctuaire de Marie-Julie Jahenny
Siécle de l'édifice: XVIIIème (bâtiment), XIXè-XXè (oratoire)
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

maison de Marie-Julie Jahenny

Histoire de Marie-Julie Jahenny

Marie-Julie JAHENNY naquit à Coyault, le 12 février 1850 à 9 heures du soir un mardi-gras, jour de péché. Sa mère la consacra de suite à la Sainte Vierge. Elle fut baptisée le lendemain mercredi des Cendres, jour de pénitence. Au début du mois de novembre 1853, ses parents l'emménent à la Fraudais, où une petite ferme se trouvait libre.Elle passe sa première communion à Blain: pour la préparer un tant soit peu, ses parents l'envoient 6 mois à l'école où elle apprend à lire les caractères d'imprimerie. Cela lui permet de se constituer une petite bibilothèque composée de L'imitation de Jésus-Christ, l'Imitation de la Sainte-Vierge, Le Sacré-Coeur de Jésus du Père ramière, une vie de Sainte-Anne et plus tard le récit d'une stigmatisée italienne. En dehors de ces ouvrages, elle ne lira, pour ainsi dire, rien d'autre.

Fin novembre 1876, Marie-Julie malade, incapable de marcher, demande à ses parents de la conduire sur le plateau derrière la Chaumière d’où l’on pouvait apercevoir le clocher de l’ancienne Église. Elle y est transportée en brouette. Là, elle tombe en extase et fait à son clocher de touchants adieux. Elle pleure à la pensée de ne plus aller à l’Église où elle a reçu tant de grâces, où elle a fait sa première Communion. Notre Seigneur lui demande ce sacrifice en lui imposant la maladie. Elle doit rester dans sa cellule que ses parents lui ont aménagée à l'arrière de la chaumière familiale de la Fraudais qui est un humble hameau de 8 à 10 feux, enfoncé dans un pli du terrain à environ deux kilomètres de Blain. Marie-Julie y vécut de l’âge de deux ans jusqu’à sa mort, le 4 mars 1941. La maison est sans doute la plus vieille du village. Deux lucarnes jumelles en sont la seule humble décoration.

L’Abbé Pitre-Hervé David est né en 1829 dans une famille de marins, au Croisic en Loire Atlantique. Il fut nommé vicaire à Blain en 1865. Tout le monde aimait ce prêtre dévoué et énergique. Il connut Marie-Julie et devint son confesseur bien avant les premières apparitions en 1873, puis tint son évêque au courant de toutes les manifestations des stigmates qu'il fallait prendre avec beaucoup de circonspection puisqu'on ne savait si on avait affaire à Dieu ou au Diable.

Le 6 janvier 1873, Marie-Julie tombe gravement malade. Le 15 février, elle reçoit l’extrême-onction. Le 22 février, apparition de la Sainte Vierge qui lui annonce sa guérison pour le 2 mai. Le 14 mars, seconde apparition de la Mère de Dieu qui lui demande si elle accepterait les Plaies de son cher Fils. Le 21 mars, " Je tombais en extase sur mon lit de douleur. La Sainte Vierge est là. Notre Seigneur m’apparaît avec ses Plaies rayonnantes. Je viens, ma chère enfant, me dit-Il, t’apporter mes Plaies adorables. Il partit alors de chaque plaie, un rayon lumineux qui vint frapper mes mains, mes pieds et mon côté. " Le 5 octobre, elle reçoit la couronne d’épines. Le 25 novembre, " J’ai vu Notre Seigneur, dit Marie-Julie Jahenny, portant sa Croix sur l’épaule gauche. J’ai vu le Sang couler de cette épaule déchirée. " A ce moment, Notre Seigneur imprime sur l’épaule de Marie-Julie cette première plaie sacrée. Le 6 décembre, elle reçoit les stigmates au dos des mains et des pieds. Le 12 janvier 1874, apparition des stigmates aux poignets de Marie-Julie, pour représenter les cordes qui avaient lié ceux du Sauveur. Le 14 janvier, autres stigmates aux chevilles, sur les jambes et les avant-bras comme signes de la flagellation. Le 20 février, anneau stigmatique à l’annuaire de la main droite, signe de ses fiançailles mystiques. Marie-Julie devient la fiancée du Christ.

Le 7 décembre 1875, l’inscription " O Crux Ave " sur la poitrine, avec une croix, d’autres inscriptions et une fleur. " C’est le jeudi 24 mai 1883, à 6 heures du matin, qu’eut lieu la transformation de la couronne de Marie-Julie. Il lui avait été annoncé qu’elle recevrait une couronne plus belle, plus brillante, entrelacée, avec trois diamants sur chaque lacet. L’Archange qui l’annonçait lui dit : Ma soeur, je suis Saint Raphaël et c’est moi qui serai le maître du chant angélique au moment où ce don va se faire, dans ta cellule, le palais du Roi. A six heures du matin, l’ancienne couronne disparut tout à coup pour faire place à la nouvelle. La transformation fut immédiate, suivie d’une communion surnaturelle. A ce moment, la famille, seul témoin, entendit la musique des anges à deux reprises. Les raies de la nouvelle couronne, faites uniquement de sang coagulé, étaient lisses et vermeilles comme du corail. "

Contrairement aux autres stigmates, celui du coeur alla se développant. " Sur le côté gauche, déclarait le docteur Imbert, il y a, en arrière et au-dessous du sein, trois petites barres d’un pouce de long, de deux lignes de large, non parallèles, très rapprochées et formées de sang noirâtre desséché ". Le Seigneur avait révélé que la plaie du coeur, d’abord petite, irait en s’agrandissant et en pénétrant de plus en plus.
On a photographié cette plaie en 1936 : elle mesurait quinze centimètres de long. Marie-Julie demanda qu’elle se ferme. On la photographie, de nouveau, en 1937 elle n’a plus que sept centimètres. Un linge appliqué postérieurement présente une tache sanglante de trois centimètres de diamètre.

Deux des principales inscriptions stigmatiques en lettres gothiques sur la poitrine de Marie-julie, rappelaient sa mission : " Délivrance du Saint-Père " et " Triomphe de l’Église ".

Plus d'informations sur ce site : http://www.marie-julie-jahenny.fr et prochainement sur cette page.


Version scientifique

NOTA : pour tous ceux qui liront ce qui suit, cette explication est l'oeuvre de Gabriel Gandolfo, maître de conférences à l'université de Nice - Sophia Antipolis, laboratoire de neurobiologie et psychopathologie. Le 24 janvier 2007 il donne une conférence pour la Régionale de Nice. La question est de savoir comment l'esprit influence le corps. Il se propose d'y répondre au moyen de 3 exemples : le stress, l'effet placebo et les stigmates. Il n'y a peut-être pas d'explication et ceci n'est peut-être que l'oeuvre de Dieu, mais Gabriel Gandolfo a au moins le mérite de donner une explication au phénomène des stigmatisés, qui s'est produit plusieurs fois en Italie et en France, notamment, et ailleurs dans le monde.

EXPLICATION de GABRIEL GANDOLFO (Résumé) :

En religion, les stigmates désignent des marques disposées sur le corps comme les blessures du Christ en croix : sur les mains et les poignets, les pieds ou les chevilles (plaies causées par les clous), sur la tête (couronne d'épines), le dos (coups de fouets), et le flanc (la lance). Ces stigmates-là n'ont rien de miraculeux et procèdent en effet d'un mécanisme connu en psychiatrie sous le nom de conversion hystérique. Dans l'histoire du christianisme, le premier cas officiel de stigmatisation apparait en 1224, chez François d'Assise : alors qu'il séjournait sur le mont Alverne, des marques qui demeurèrent indélébiles apparurent sur son corps. La liste des stigmatisés s'allongea ensuite et l'Eglise en dénombra 350 dont 80 furent béatifiés ou canonisés : depuis Sainte-Catherine de Sienne (1347-1380) et Marie de l'Incarnation (1565-1618) jusqu'à Anne-Catherine Emmerich (1774-1824), Sainte Gemma Galgani (1878-1903) et Francesco Gorgione dit le Padre Pio (1887-1968) pour ne citer que les plus célébres. La plupart des stigmatisées sont des femmes agées de 15 à 50 ans soumises, donc, à leurs cycles menstruels. Si on ajoute que les hagiographes ajoutent souvent que le sang des stigmates est parfumé (de là vient l'odeur de sainteté) et que les saintes n'ont plus leurs règles, la stigmatisation peut alors être ramenée à une conversion du sang menstruel : pour accèder à la sainteté, la femme doit nier sa féminité et refuser la maternité. Freud définit la conversion hystérique comme la transposition de conflits psychologiques inconciliables et refoulés sur le corps.
Les scientifiques étudièrement certains cas récents, comme celui de Marthe Robin (1902-1981), une paysanne de la Drôme infirme, probablement atteinte d'une encéphalite léthargique, et qui souffrit chaque vendredi les douleurs de la Passion. Les stigmates portés sur les corps des mystiques sembleraient relever d'hallucinations de la peau : un stigmatisé est un sujet, qui à cause de la fragilité de ses vaisseaux sanguins, présente un phénomène analogue avec la sueur ou les règles ou les régles et sa peau saigne rééllement. Pénétré par une foi ardente, il devient particulièrement sensible à l'influence que son esprit exerce sur son corps. Les symptômes de la conversion hystérique n'ont aucune cohérence physiologique; celle-ci est donc bien d'origine psychique et les tigmates peuvent persister de plusieurs mois à plusieurs années.

Le caractère hallucinatoire de ces stigmates semble être reforcé par leurs places : les clous étaient fixés sur les poignets et les chevilles, ce qui permettait de supporter le poids du corps sans occasionner de déchirures tissulaires, et non sur les mains et les pieds, places fréquentes des stigmates chez les stigmatisés ... et sur l'iconographie religieuse. De même, le coup de lance se trouve à droite selon la tradition chrétienne, mais beaucoup de sculpteurs et de peintres le représentent à gauche, et chez certains stigmatisés le stigmate de la lance était bien à gauche. C'est donc la force de conviction des mystiques, bien qu'influencée par des représentations parfois erronées des positions exactes des plaies et des clous, qui semble capable de générer des stigmates.

C'est ainsi aussi que le corps semble se "souvenir" localement des blessures graves provoquées (souvent des blessures qui ont provoqué un traumatisme, comme des marques de cordes lors d'une séquestration) et peut les rappeler de temps à autres par des traces inexplicables sur la peau. A la mémoire cérébrale il faudrait donc ajouter une mémoire musculaire et une mémoire de la peau. Mais si le corps tout entier se souvient vraiment, c'est la définition même de l'esprit, en tout cas dans sa relation avec la matière organique, qu'il faudrait alors entièrement repenser.


Dernière édition par Admin le Mar 4 Oct - 21:09 (2016); édité 50 fois
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Sam 6 Oct - 09:57 (2007)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Admin
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 20 Aoû 2007
Messages: 1 662

MessagePosté le: Ven 12 Oct - 22:24 (2007)    Sujet du message: Blain (44130) Répondre en citant

Ancienne église provisoire

Ancienne église provisoire Saint-Omer (1945)

Après la destruction par les allemands en déroute de l'église et du pont de Barel, les paroissiens libérés par les américains et les FFI une église provisoire qui était sans doute située sur le pré qui se trouve derrière l'ancienne cure, aujourd'hui maison de la famille Loubry. L'ancienne cure, grande bâtisse de la fin du XIXème, était accessible par un petit chemin qui s'écarte dès le début de la rue du Moulin, tout près de l'église. L'ancienne salle du patronage, très décrépie, a longtemps servi de salle de théâtre ponctuelle (j'y ai vu des pièces de théâtre avant Noël pendant toute ma scolarité à l'école primaire de Saint-Omer, donc il y a 10 ans encore) avant que toutes les manifestations culturelles et les fêtes ne soient ramenées sur le site du Bois-Niel. L'église provisoire a sans doute était détruite dès l'inauguration de la nouvelle église, donc dès 1953-1954, quant à la cure, au pré où était située cette construction et à l'ancienne salle de spectacle, ils appartiennent encore aujourd'hui à la famille Loubry.

Photo de l'église provisoire (carte postale ancienne grand format conservée et encadrée par l'ASPA) :




Anciennes chapelles

l'ancienne chapelle privée du chateau de la Groulais, oeuvre des Rohan catholiques (XVème),sur la partie Ouest de la courtine Nord reconstruite. Elle avait un chevet plat orienté à l'Est, avec une grande baie ogivale. L'édifice est transformé en temple protestant, et les dépouilles des protestants seront déposées dans l'enfeu, seul vestige subsistant. En 1823, la chapelle est en ruines, les dépouilles des protestants sont retirées de l'enfeu et déposées dans la nouvelle église paroissiale de Blain près de la chaire.

l'ancienne chapelle privée de Bougarre. Propriété de François Joyau au début du XVIIIème siècle et de Bernard Meilhon en 1758. Le bénitier date du XVIIème siècle. Au XIXème, elle fut transformée en forge. Le bâtiment existe toujours, et se situe au croisement de Bougarre, du coté de la route de Blain, sur le devant de la route. Cette maison a été si transformée et reprise, que l'on n'y voit rien; cependant son propriétaire actuel m'a déclaré " dedans, dans l'une des cloisons, y a encore un bénitier, et puis il n'y a pas de charpentes avec des fermes comme l'on voit d'habitude, puis un plancher, mais des fermes rondes (comme pour soutenir des voutes) contre la toiture; tout cela, je l'ai vu quand j'ai fait refaire la toiture et la charpente il y a trente ans de cela". Devant cette maison se trouve une stèle en l'honneur de deux hommes fusillés par les allemands en septembre 1944.

l'ancienne chapelle de Renton (ou Rentan) au village de la Retentais vers Fay-de-Bretagne.

l'ancienne chapelle de la maison noble de Rieillère, qui fut édifiée en réaction au culte protestant. Elle fut bénite le 1er août 1680 par Louis Guihard, recteur de la paroisse de Blain. Le nom "Rieillère" ressemble d'ailleurs au nom de saint Riowen, moine de Redon. Mais ce saint a aussi été connu sous le nom de saint Rion et dans l'ancienne frairie de la Rieillère existe encore le chemin de Rion.

l'ancienne chapelle privée Sainte-Marguerite du Manoir du Pordo, au Pordo (Saint-Omer-de-Blain): Bâtie dans une jolie position, au sommet d'une colline, la gentilhommière du Pordo se compose de deux grands corps de bâtiments se coupant à angle droit et reliés entre eux par une tour élevée. Tout à bien changé depuis le temps de la chevalerie : les douves sont taries et comblées, le pont-levis a disparu,....Le Pordo relevait autrefois des ducs de Rohan. La chapelle est fondée en 1699 par Marguerite Abraham et bénite le 7 février de la même année. Cette chapelle n'existe plus aujourd'hui.



Merci à l'ASPA (Association de Sauvegarde du Patrimoine Audomarois) qui a collecté des clichés ou des cartes postales anciennes de Saint-Omer et qui m'a permis de les photographier dans le nouveau local de l'ASPA où l'on peut admirer ces documents.

Source: "Après les abeilles et les lys"

Citation:
Pour plus d'informations historiques:

La série en 3 volumes sur l'histoire de Blain:

-"Au pays des Namnètes"

-"Des macles de Rohan au bonnet républicain"

-"Après les abeilles et les lys"

Auteur: Francis Legouais, membre de la Société Archéologique et de la Société Académique de Nantes.

Année de parution du dernier livre: 1976

Editeur: Marcel Buffé, 44470 Thouaré sur Loire

On peut consulter ce livre en Mairie de Blain (2 rue Charles de Gaulle, 44130 BLAIN) ou http://www.ville-blain.fr



Citation:
Ce livre a été la principale source des informations ci-dessus sur l'église paroissiale de Blain et la chapelle Saint-Roch:

Centenaire de l'église de Blain 1892-1992
Evocation de la vie paroissiale

Recherche et documentation: Jean Doucet, Jack Hurtaud, Jean Leflour
Rédaction: Jean Doucet, Jean Leflour - Postface: Françoise Moreau-Dubois
Consultants: Abbés Hermann, Bourdaud et Jean Guéhenneuc
Sources: Archives et registres de la Paroisse, du Département et de l'Evêché, Témoignages de paroissiens blinois.

Avec autorisation d'utiliser textes et documents et de les publier sur http://lafrancedesclochers.xooit.com, autorisation de la paroisse de Blain, disponible sur demande par mail ou message privée à l'administrateur.


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:25 (2017)    Sujet du message: Blain (44130)

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Le site des clochers de la France Index du Forum -> Clochers de Bretagne -> Clochers de Loire-Atlantique Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Orancia phpBB Theme by Kaelys
Powered by phpBB © 2001, 2003 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com