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Langrune-sur-Mer (14830)

 
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MessagePosté le: Lun 27 Juil - 17:17 (2009)    Sujet du message: Langrune-sur-Mer (14830) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Martin

Langrune vient de Grüne et land, qui signifie terre verte; ce nom d'origine germanique a été donné par les Vikings, du temps où une grande forêt s'étendait et couvrait toute la terre jusqu'au rivage.

La terre de LANGRUNE était possédée dans le XIe siècle par la famille de Colombières. Guillaume de Colombières, avant de partir à la croisade en 1096, avait donné à l'abbaye de Troarn le patronage, les dîmes et autres biens de Langrune. Ce seigneur mourut pendant l'expédition de la Terre-Sainte, et son fils Henry confirma en 1103 toutes les donations faites par son père a la même abbaye, la dîme, les offrandes et tous les autres droits qui appartenaient à l'église, dans le hameau de Tailleville.

L'église de LANGRUNE peut figurer parmi les plus beaux monuments religieux du Calvados. Elle a été construite aux XIIe et XIVe siècles, et a souvent eu à subir de nombreuses réparations et des restaurations importantes. C'est en cherchant dans les archives de cette paroisse qu'on peut voir et trouver les vicissitudes et les change­ments, en un mot l'historique de cette église. En 1608, maître Pierre Groult, prêtre, curé de LANGRUNE, "lorsqu'il commença à gouverner l'église de cette paroisse, qui fut le premier Jour de novembre 1608, il trouva l'église toute ruinée, tant au-dedans qu'au dehors, sans aucuns ornements, excepté un aube et un vieil chasuble violet." . En 1620 fut faite la contretable de quarreau du maître-autel par l'artisan GROULT et des ornements furent posés tels que : "un chasuble violet de damas cafard, un chasuble de satin rouge, deux chasubles noir avec deux tuniques et une chape de camelot ". Ce curé rebâtisseur fit aussi faire la chaire à prêcher et acheta le graduel et l'antiphonier (livres des chants et des messes). En l'an 1626, il fit placer la croix de carreau devant le portail, car auparavant la croix était de bois, qui était placée vis-à-vis de la porte du midi. La cure de cette paroisse fut donnée par l'abbaye de Troarn à Maistre Nicolas Poret, prêtre, du bourg de Bucon, au pais du Maine. En 1641, le curé Beaussieu répare le haut du clocher moyennant 230 livres fournies par les richesses de la paroisse et les dons des paroissiens. En 1643, la nef est réparée. En 1645, on trouve ceci dans les archives de la paroisse : "Le samedi seizième jour de décembre 1645, la grande cloche de cette église, bénite par moi, Robert Beaussieu, prêtre, curé de cette paroisse, est nommée Catherine par Marc-Antoine LE TANEUR, écuyer, sieur de LANGRUNE, et par damoiselle Catherine LE TANEUR, sa nièce; elle pèse 357 livres et demie ; elle coûtait dix sols la livre. Le même jour, une lampe de cuivre fut pendue devant le grand autel, qui avait coûté dix livres tournois." M. de BEAUSSIEU quitte la paroisse le dernier jour de décembre 1645.

Le 30 janvier 1684 a lieu une assemblée des paroissiens pour délibérer au sujet des réparations à faire à l’église vétuste et fragilisée par la chute du tonnerre sur le beffroi. Les maitres chzrpentiers Robert et François FANET et Jacques BARET, experts, déclarent le beffroi incapable de porter les cloches « quoique très médiocres » , tant par vétusté que par la faiblesse du bois dont il est composé, « nullement en forme ni construction qu'il devrait être », ce qui apporte la ruine et cassure des cloches, et mène ont donné avis de les descendre de peur qu'en tombant, par suite de la pourriture et de l'usure dudit beffroi, elles ne crèvent la voûte du dôme sur le chœur, ce qui causerait un grand préjudice tant aux cloches qu'a l'édifice, à cause de la hauteur de la voûte qui a près de 80 pieds. Pour les réparations, 210 livres sont employées pour la réédification du clocher et 60 pour faire des gouttières neuves. Mais la foudre retombe sur le beffroi neuf vers 1687, qui est donc refait vers 1706, comme l'atteste une délibération : "La tour de l'église de LANGRUNE a été réédifiée par Jacques du Val, de Bény, et Gilles de Cussy, son neveu, pour le prix de treize cents livres, levé sur les héritages en l'année 1706". En 1730, de nouvelles réparatins sont faites dans le beffroi, qui est goudronné, les portants des cloches sont consolidés. En 1768, la sacristie continue d'être lambrissée et la chaire change de place. Le 1er septembre 1778 ont lieu des réparations dans l'église, notamment dans la chapelle Saint-Sébastien, dont la fenêtre est refaite le 11 février 1778 après une tempête. En 1779, on décide de refaire un beffroi, l'ancien étant vétuste et endommagé par les intempéries.

L'église se compose d'une nef accompagnée de bas-côtés et de deux chapelles formant une croix latine, le tout éclairé par des fenêtres lancéolées et sans colonnettes. Les arcades qui sépa­rent la grande nef des collatéraux sont portées sur de grosses colonnes cylindriques simplement ornées de tores; les unes sont cintrées, les autres à ogives, mais peu prononcées. Des contre-forts, s'élevant au-dessus du toit des bas côtés, portent des arcs-boutants qui font équilibre à la poussée des voûtes de la nef centrale. Il y a un triforiun composé de petites arcades en lancette. Les trois premières arcades, côté Ouest, paraissent plus anciennes que les quatre autres. M. de Caumont considère le chœur comme étant de la fin du XIIIe siècle. Il est probable que l'église a été construite d'un seul jet en commençant par la nef, et que l'architecte, s'inspirant au fur et a mesure de là construction des changements que l'on apportait dans l'art de bâtir les églises, et voyant quelque édifice du même genre, a modifié son plan. Ce qui semble ici une archi­tecture trop récente pour l'époque que nous lui assignons n'était pas nouveau ailleurs, car il ne faut pas oublier que le style employé pour le chœur existait déjà depuis une cinquantaine d'années dans d'autres parties de la France. Une inscription a dû être ignorée de H. de Caumont au moment où il écrivait sa Statistique Monumentale du Calvados, à la mi-XIXe, l'église étant recouverte d'un affreux badigeon et où le pourtour du chœur était drapé d'une rutilante percale et les colonnes habillées d'un uniforme lambris. Cette inscription est pla­cée au-dessus des arcades inférieures de l'abside à droite de l'autel, elle est ainsi conçue

L'AN : DE : GRACE : MIL : C : C :IIII : XVIII
SE : MONTA : L'ORGE : DEU : QUE : NVN
IIII : MUIS : ET : II : SETIERS
QVE : DUNA : MAHAVT
FAME : ADAN : FLAMENC : ESCVIER


Ce qui signifie "L'an de grâce 1298 se monta l'orge du commun " (c'est-à-dire communal ou à la commune) à 4 muids et 2 setiers que donna Mahaut (ou Mathilde) femme d'Adam Flamenc, écuyer. Ainsi donc l'église était tout à fait terminée et peut-être même depuis longtemps, quand cette inscription a été gravée en 1298. Il est à supposer que l'ensemble a été fait de 1220 à 1250.

L'abside est ornée de chapiteaux d'une rare élégance. Au-dessus du transept, s'élève une magnifique tour couronnée d'une flèche pyramidale percée dans toute la hauteur de six rangs de trèfles de 6 à 3 feuilles, et au sommet d'ouvertures affec­tant un long rectangle perpendiculaire si bien disposées, que de l'extérieur leur correspondance observée permet toujours d'apercevoir le jour. La tour est dégagée à l'intérieur de l'église jusqu'au deuxième étage, et les corniches de l'extérieur sont ornées d'une admirable guirlande de feuilles de vignes et de crucifères, ainsi que l'intérieur des fenêtres. Aux angles et au centre se détachent des gargouilles représentant des animaux fantaisistes ou des personnages grotes­ques. Quant à la flèche, elle était malheureusement tronquée, sa pointe ayant été remplacée par un cou­ronnement en forme de bouton; les quatre clochetons qui ornaient les quatre angles, de même que les lucarnes centrales, avaient disparu. A la place des premiers on avait installé d'informes construc­tions en pierre surmontées jadis d'un fleuron, dont deux subsistaient encore, accrochées au haut de la tige destinée à les fixer. L'ensemble de la flèche fut entièrement refait en 1872, les 6 clochetons remis et l'ornement en bouton enlevé pour restituer l'élévation complète.

Voilà l'apparence de la flèche en 1846 (dessin de M. BOUE) :


Une petite porte murée s'ouvre dans le transept nord, sous une profonde voussure garnie d'arceaux. On voit encore sur cette voussure le reste d'une statue de saint-Martin à cheval très fruste. L'abbaye de TROARN possédait le patronage de l'église avant 1210. Un sixième de la dime revenait au curé, le reste profitait au prieur de Tailleville et aux abbayes de Troarn, Blanchelande et Aunay-sur-Odon. Le porche occidental devant le clocher a été construit au XIIIe. A gauche de ce porche repose le corps de l'abbé Joseph ROLLAND, curé de Langrune jusqu'en 1944; au-dessus se trouve une plaque à la mémoire du Père Maurice BELLIERE, Missionnaire de la Délivrande, mort en Afrique à 33 ans et inhumé dans le cimetière de Langrune. A droite se trouve la liste des curés de la paroisse. Dans le choeur est inhumé un seigneur de la paroisse mort en 1789, Cairon BARBIERES. Les bras de transept sont prlongés de petites chapelles en appentis, couvertes de pierre et garnies d'autels néo-gothiques au XIXe. Le choeur à pans, avec son autel peu remarquable de la fin du XIXe, est décoré de remplages gothiquesreposant sur de fines colonettes, sous les vitraux.

Source : http://pagesperso-orange.fr/j.y.merienne/langrune1.html

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Martin
Siécle de l'édifice: XIe-XIIe-XIVe-XVIIe-XVIIIe-XIXe
Forme du clocher : de type kreisker
Position du clocher : à la croisée du transept
Clocher en péril : non

Photos (12) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (3) :

façade occidentale
coté sud
le clocher et le chevet au nord

Intérieur (9) :

liste des curés de la paroisse

bas-coté gauche
vue de la grande nef
bas-coté droit

transept droit
transept gauche

vue du choeur
tour-lanterne
vue vers l'entrée


Ancienne chapelle

Ancienne chapelle Saint-Thomas, fondée à Langrune sur le chemin d'Ouistreham. Guillaume de CAIRON a fait des donations au XIIIe pour la chapelle.

[size=11]A signaler aussi :

Arrow Maison des Templiers. (XIe-XVe-XVIe)size]


A deux cents mètres de l'église, sur un chemin conduisant à Luc et dit « Les Chasses de Luc », on peut admirer au fond d'une cour les restes d'un édifice qui présente de curieux et fort intéressants vestiges d'architectures de différen­tes époques. Pour entrée, une ravissante porte gothique de la troisième époque avec des festons, des moulures d'une rare délica­tesse d'exécution, et dans un état parfait de conservation. A l'extrémité Ouest, le rampant du gable est orné de fleurons formés de feuillages de crucifères. On remarque quelques fenêtres en cintre gothique surbaissé. Mais du côté du Midi, au-dessus d'une fenêtre de ce genre, subsiste un corbeau à tête grotesque, attestant une origine remontant au XIe siècle. Ce sont-là, peut-être, les restes du plus ancien fief de LANGRUNE. L'intérieur présente encore le caractère des constructions du XVe au XVIe siècle, avec poutres et solives en saillie. Dans une des pièces, on peut remarquer encore une vaste cheminée en bois.

Cette construction fut jadis le siège du « fief ferme » ou de la « fieffe ferme » de LANGRUNE. Il est probable qu'antérieurement, ce fut la maison possédée par les Templiers de la commanderie de Bangy, chassés en 1307. La porte remarquable que nous signalons est identique à celle connue à Montmorency, sous le nom de « Porte de l'église des Templiers ». Or, comme l'une et l'autre sont du XVe siècle, il est probable qu'elles ont été construites par leurs successeurs, les Chevaliers de Malte. C'est à cet emplacement que fut érigé et béni en 1878 le calvaire de Langrune.


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MessagePosté le: Dim 1 Avr - 12:34 (2012)    Sujet du message: Eglise de Langrune sur Mer Répondre en citant






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