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Nantes

 
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MessagePosté le: Sam 29 Sep - 11:02 (2007)    Sujet du message: Nantes Répondre en citant

Cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul

Historique

La première cathédrale est commencée par l'évêque Eumélius II dans le second quart du VI ème siècle. Son successeur Saint-Félix l'achève en 567. Selon Fortunat et la Chronique de Nantes (note: en savoir plus sur la chronique de Nantes: http://fr.wikipedia.org/wiki/Chronique_de_Nantes), elle était l'une des plus belles de Gaule: dans ces écrits sont mentionnés les marbres des autels, des colonnes, dont le marbre vert avait été importé des Pyrennées, et du dallage, les murs couverts de mosaïque, les voutes peintes ou dorées, et la toiture couverte en étain, au-dessus des trois nefs. Le clocher était une tour romane dressée au-dessus de la croisée du transept, assez semblable à la tour de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon.

Lorsque les Normands remontèrent la Loire, le jour de la Saint-Jean en juin 843, les nantais étaient tous dans les églises, notamment celles de Saint-Jean du Baptistère et à la Cathédrale où ils furent massacrés sans pitié. L'évêque Gohard, dont une église de Saint-Nazaire porte le nom, fut tué devant l'autel de Saint Férréol, où il officiait. Quatre autres invasions suivirent, la plus dévastatrice fut celle de 919: les habitants de Nantes s'enfuirent dans la nuit en emportant les objets précieux et les trésors des églises et des monastères. Le lendemain, les Normands entrérent dans une ville quasi-déserte et incendièrent la Cathédrale. Si bien qu'en 940, Alain Barbe-Torte, vainqueur des Normands, dut se frayer un chemin jusqu'à la cathédrale avec son glaive à travers les ronces.

Le second fils d'Alain, l'évêque Guerech, releva l'édifice, tout au moins son chevet (caput ecclesiae, disent les textes) avec des moyens de fortune car les murs croulèrent après un siècle à peine. Sous l'épiscopat de Benoît de Cornouaille (1079-1112), la cathédrale fut reconstruite. La crypte fut refaite après la canonisation de Gohard en 1096 afin d'abriter ses reliques ramenées d'Angers.
De la cathédrale romane, la partie orientale a subisté jusqu'en 1838 et l'on pouvait encore voir la croisée en 1889, d'où l'interêt pour nous des cartes postales anciennes et des dessins représentant la cathédrale au cours du XIXème. Une courte nef de trois travées à bas-cotés précédait le transept puis le choeur bordé d'un déambulatoire puis de trois chapelles. Au-dessus, de grandes arcades, retombant sur des piliers carrés renforcés par des colonettes adossées au mur ou engagées dedans, étaient surmontées d'un faux triforium ( note: Galerie voûtée ouverte sur l’intérieur, qui est aménagée latéralement au dessus des bas côtés de la nef d’une grande église. Le triforium fait partie des éléments constituant une des parties internes des arcs-boutant continus destinés à contrebalancer la poussée du berceau central.) ainsi que de hautes baies en plein cintre. La charpente avait été masquée par une voute sur arcs-doubleaux qui la doublaient et la soutenaient et qui étaient soutenus par des pilastres, puis par des coupoles sur pendentifs. Ces derniers éléments avaient été empruntés à l'architecture du Sud-Ouest, sous l'influence possible de Giraud de Blaie, évêque d'Angoulême et légat du pape. Sur la croisée du transept était bâti un clocher en pierre surmonté d'une flèche de bois rebâtie en pierre après son incendie en 1415. Il était orné de 16 statues dont 4 sont aujourd'hui conservées au musée Dobrée. De la cathédrale romane restent aujourd'hui la crypte et quelques chapiteaux, eux aussi conservés au musée Dobrée et une fenêtre du transept nord, reconstituée au musée Dobrée. L'un des chapiteaux représente un âne jouant de la harpe. On retrouve ces éléments de fantaisie des sculpteurs pour des oeuvres plus tardives dans la Cathédrale.

Le duc Jean V (1399-1442) entreprit de bâtir une nouvelle Cathédrale pour remplacer celle-ci qui était trop modeste et pas assez grande, pendant la période de paix qui suivit la "guerre des deux Jeannes". Rome accorda des indulgences d'aumône et le duc et ses successeurs aidèrent du mieux qu'ils pouvaient le chantier. Malgré cela, il n'avança que lentement, et l'inauguration définitive de la cathédrale n'eut lieu que le 25 décembre 1891, soit 457 ans après la pose de la première pierre le 14 avril 1434, délai considérable mais largement dépassé par la cathédrale de Cologne (1248-1880).

Le premier architecte fut Guillaume de Dommartin-sur-Yèvre, aidé puis remplacé par le tourangeau Mathelin (ou Mathurin) Rodier, auquel succédèrent Jean le Maître, vers 1480-1506, puis Jacques Drouet. Dubuisson-Aubenay, historien de Nantes, lut en 1617 cette inscription qui fixe la date des travaux:

L'an mil quatre cent trente-quatre
A my avril sans moult rabattre,
Au portail de ceste église
Fut la première pierre mise.


En 1457, la façde s'élève presque à mi-hauteur. Toutefois les fonds manquent et il faut recourir au tuffeau fragile au lieu de calcaire dur pour continuer à bâtir les murs au-dessus des portails. Dès la fin du siècle, la construction des chapelles méridionales était menée de front avec celle de la façade qu'il fallait bien épauler. Un marché de 1510 permit d'achever la dernière chapelle du bas-coté sud, celle de la Madeleine. En 1516, le corps de l'évêque de Guillaume Guéguen y est déposé dans un tombeau exécuté par l'atelier de Michel Colombe. Les chapelles du bas-coté nord apparurent à la même époque. Pendant ce temps là, les culpteurs Yvonnet, Jean et Guillaume André, Robin et Louis Hochard, ainsi que le peintre verrier Jean de la Chasse, ornaient la façade.

La nef romane fut reconstruite après qu'elle se soit partiellement écroulée vers 1483. Ce chantier fut alors entrepris puis l'on voûta les bas-cotés, en commençant par celui du sud. La nouvelle nef, laissée sous un plafond provisoire ou des poutres apparentes, servait au culte dès 1577, peut-être même bien avant. Pendant le règne de Louis XIII, Antoine Rouxeau couvrit les bas-cotés d'une charpente et d'un toit et mission fut donnée en 1618 à Christophe Prandeau de construire en 1618 un arc triomphal à l'entrée du choeur qui durera jusqu'en 1887. L'étage inférieur, creusé de niches, encadrait un jubé. Au sommet se dressait un fronton flanqué par des arcatures et deux pyramides. Il fallut déplacer les grandes orgues qui surmontaient l'ancien jubé et construire pour elles vers 1620 la tribune actuelle adossée à la façade. En 1657-1628, la nef reçut enfin des voûtes, avec l'aide de plusieurs architectes et sculpteurs dont Jean Corbineau, issu de la dynastie d'architectes lavallois.

Les mêmes avec Léonard Malherbe édifièrent à partir de 1631 le bras sud du transept, encore inachevé six ans plus tard. A cette époque encore doivent être attribués les arcs-boutants de la nef, assez dissemblables d'un coté à l'autre, et les deux travées de déambulatoire indispensables pour étayer à l'est le croisillon nouvellement bâti. Cette dernière tâche revint à Hélie Brosset, mort en 1656. Ses héritiers passèrent un contrat le 16 septembre 1633, en l'étude Belon, avec un autre lavallois, Tugal Caris. Ce dernier réunit en 1657 les deux triforiums par une galerie à balustres et couvrit d'un toit, l'année suivante, l'abside romane ainsi que la seule chapelle absidiale subsistante.

Et ce fut tout, pour longtemps. Car on ne put compter comme un progrés la transformation du choeur en 1733: le jubé disparut et pour abaisser le sol, les voûtes de la crypte furent démolies. Ce qui restait du déambulatoire subit le même sort avec le tombeau du duc Jean IV. Un nouveau maître-autel de mabre apparut en 1750. Les grandes orgues furent réparées par Lépine en 1768 qui les encadra de deux tourelles ainsi que par Clicquot en 1789.

Durant la Révolution, bas-reliefs, vitraux et peintures subirent de sérieuses dégradation. La nef, transformée en arsenal et en écurie, servit même, au début de 1800, à des représentations aéronautiques données par Blanchard. On pensa même à prolonger la rue du Roi-Albert tracée depuis l'actuelle Préfecture juste avant la Révolution à travers la Cathédrale, qu'il était prévu de raser. Lorsque la poudrière du château explosa le 25 mai 1800, en plus de souffler la tour des Espagnols, une partie du Grand Logis et la chapelle et de faire 102 morts, elle acheva de détruire la toiture avec les derniers vitraux du coté sud encore épargnés. De nombreuses statues, notamment près du porche, disparurent pendant cette période.

Réouverte au culte en 1802, la cathédrale fut peu à peurestaurée, pourvue d'autels et de chapelles, et le tombeau de Marguerite de Foix et du duc François II fut rapporté non sans quelques vissicitudes de la chapelle des Carmes et placé dans le bras du transept sud. Séheult entreprit en 1840 un nouveau transept nord et les trois premières travées du démabulatoires puis l'abside. En 1849, il perdit sa place suite à un long conflit entre lui et l'entrepreneur Garreau d'une part, ainsi qu'entre les architectes parisiens et la Direction des Cultes. Le Conseil d'Etat finit par donner entièrement gain de cause à Garreau. A Paris, un temps, il fut envisagé de fermer le choeur par un mur droit qui aurait été disgracieux. Théodore Nau remania les plans et creusa de vastes cryptes. Boismen puis Sauvageot lui succèderent. Ce dernier remplaça les piles romanes de la nef par de nouveaux supports. C'est alors que disparut l'ancien clocher des XIVè-XVème siècles planté sur la croisée. Et le 25 décembre 1891, 457 ans après la pose des premières pierres, Monseigneur Lecoq, Evêque de Nantes, inaugure en son entier la Cathédrale de Nantes.

Le 15 juin 1944, des torpilles aériennes tombèrent sur le quartier de la Préfecture et la Cathédrale, atteignant le déambulatoire et la sacristie détuite avec les archives du Chapitre de la Cathédrale qu'elle renfermait. Les vitraux de la nef faurent détruits. Une verrière fut posée en juin 1959 dans le bras sud du transept. Une nouvelle sacristie fut par ailleurs construite en tuffeau en 1964, près du choeur. En janvier 1972, lors des travaux de restauration, un incendie détruit la charpente et les voûtes de l'édifice. Rénovée par les Monuments historiques, la cathédrale est à nouveau ouverte au public en 1987. Elle sera inaugurée par Monseigneur MARCUS, Evêque de Nantes, lors d'un concert spirituel le 31 mai 1985. Une Messe Solennelle sera célébrée le 2 juin 1985. 4000 fidèles y seront présents. Un tableau d'Edmond Bertreux, "Cathédrale en Feu" (1972) garde la trace de ce mémorable incendie dont la colonne de feu était visible à tous les nantais et aux alentours de la ville. Il est placé dans la chapelle Saint-Yves dans le bas-coté nord.



Extérieur

Il faut observer la façade de la cathédrale avec un certain recul, par exmple du fond de la place Saint-Pierre. Les deux tours de la cathédrale, hautes de 60 mètres, dominent la ville de Nantes et sont divisées en trois étages, comme la façade elle-même. Cinq portails dont deux en équerre, fait rarissime dans les cathédrales, s'ouvrent à la base. Ce sont les portails de la Vierge au centre, de Saint-Pierre à gauche, de Saint-Paul à droite, de Saint-Yves sur le flanc sud et des Saints Donatien et Rogatien sur le flanc nord. Les contreforts qui les séparent montent jusqu'au sommet des tours. Mais les gâbles, les triangles qui surmontent les portails ne furent qu'ébauchés et le seul réalisé, celui de la porte Saint-Pierre, ne remonte qu'au XIXème siècle. Lors de la restauration de la façade qui va s'achever, les deux autres gâbles ont été réalisés. Les tympans sont vitrés et non scupltés, sauf pour le portail central à la suite de retouches pour l'installation de la grande tribune des orgues. Une chaire extérieure se trouve à l'angle sud-ouest de la façade. Seules l'église Notre-Dame de Vitré et la collégiale Saint-Aubin à Guérande en possèdent une dans l'Ouest. Cette chaire, placée devant le cimtière qui séprait jadis la cathédrale de l'église Saint-Laurent détruite à la Révolution, fut soupçonnée de servir de refuge aux pillards, comblée de pierres en 1549, puis maçonnée en 1739. Elle ne fut dégagée et restaurée qu'à partir de 1950.

La façade centrale présente trois galeries superposées. La première et la seconde encadrent deux baies en arc surbaissé (baies quasi-carrées) et la troisième une grande verrière de style gothique flamboyant. Plus haut se dresse un grand pignon orné de motifs en pierre aveugles, restitués par la dernière restauration. Les angles des deux tours latérales sont accusés par des contreforts couronnés de pinacles. La nef est épaulée par des arcs-boutants à double volée, couronnés de chauque coté et entre les volées par des pinacles ouvragés. Le transept sud (1632-1637) est rempli par une grande verrière qui date de 1959. Sur le pignon, des crochets à têtes humaines symbolisent les âges de la vie. La façade nord, fermée jadis par un pignon de planches noircies, a été terminée au cours des restaurations du XXème siècle. Les arcs-boutants du chevet n'ont eux qu'une simple volée.

A la fin du XVème, Robin et Louis Hochard, sculpteurs bretons, ont orné le bas de la façade d'une suite de médaillons qui couvrent les piédestaux, en partant du contrefort situé à gauche du portail central. Des inscriptions permettent d'identifier chaque sujet: l'histoire sainte se déroule ainsi sous nos yeux, de la création du monde au sacrifice d'Isaac, continue à l'intérieur de la cathédrale, sous les orgues (il s'agit là d'une restauration moderne) puis reprend au-dehors près de la porte Saint-Pierre (porte de gauche) où des scènes presque toutes effacées et en cours de restauration ont trait à Jacob. Les piédestaux de la porte nord sont eux aussi en cours de restauration. Ceux de la porte sud, qui ont été restaurés depuis un an, représentent de nouveau la légende de Saint Christophe martyrisé par le roi Dagnus. Sur les voussures, sortes d'arcs ouvragés qui soulignent la courbe des portails, nous voyons au centre le Jugement dernier, et sur les autres portails la vie du saint auquel le portail est consacré.Le tympan de la porte de Saint Donatien et de Saint Rogatien est consacré à la délivrance miraculeuse de Nantes assiégé par Chillon. Aux étages supérieurs, la décoration diminue progressivement. Les contreforts des tours elles-mêmes, amenuisés peu à peu, deviennent plats. De même les arcs chargés de fleurons qui surmontent les portes latérales font place à d'autres arcs sans ornements.


Intérieur

Jean V voulait élever à Nantes la plus grande et la plus belle des cathédrales bretonnes. La sienne mesure à l'intérieur 102 mètres de long et 37.5 de haut.La qualité des matériaux ne répond pas toujours à ce souci de magnificence puisque au cours des ages le friable tuffeau d'Anjou a été ajouté au granit des coteaux de la Fosse et au dur calcaire de Taillebourg. C'est la seule cathédrale de France dont l'intérieur est entièrement restauré. En ce sens, c'est "intérieurement" la plus belle cathédrale "restaurées" de France. La nef, précédée d'un grand porche et flanquée de bas-cotés simples que bordent des chapelles, est assez courte: cinq travées seulement, de sorte sorte que le transept non débordant occupe le milieu de l'édifice.Un choeur profond de trois travées, encadré lui aussi de chapelles latérales se termine par une abside à cinq pans entourée d'un déambulatoire et de cinq chapelles rayonnantes. La nef, le choeur et l'abside sont constituées de trois étages à chaque travée: de grandes fenêtres en arc brisé, puis une galerie ou triforium presque continue et enfin, en hauteur, une fenêtre à 4 lancettes, petites ogives très allongées, réduites à trois lancettes dans le choeur, là où l'intervalle entre les piliers est le moindre.

Chaque pilier repose sur un socle octogonal de granit bleu à faces concaves, recevant la retombée des ogives sur de petites bases prismatiques.Dans chaque travée, le triforium se compose de tois baies en anse de panier et sont coiffées chacune d'une accolade chargée de fleurons. Les piliers n'ont pas de chapiteaux, ce qui est unique en France. Cette ligne droite qui court jusqu'aux voûtes renforce la hauteur de la cathédrale accentuée aussi par la blancheur des pierres et la lumière qui entre librement partout dans la cathédrale.

La première travée, plus haute que les précedentes, renferme la tribune de l'orgue qui repose sur une voute ouvragée soutenue par des colonettes engagées dans le mur surmontées de chapiteaux corinthiens. Les bas-cotés ne sont pas semblalbes au sud et au nord, de même qu'ils ne sont pas bâtis sur le même modèle que la nef: les voûtes, bombées et de plan carré, sont plus basses d'un mètre au sud qu'au nord. De même, la croisée des ogives est ornée au nord de rosaces alors qu'au sud elle supportait jadis des clefs pendantes. Le carré du transept était couvert d'ogives gothiques et de nervures en pierre. Chaque bras de transept se compose de deux travées inégales sur plan barlong, un plan en forme de rectangle allongé ou le long coté est perpendiculaire à la nef. La baie du sud est coupée par une galerie à balustres qui continue le triforium auquel elle s'accorde mal. Au nord, l'architecte du XIXème a sagement continué le dispositif de la nef. Un arc triomphal avait été édifié en 1616par Christophe Prandeau pour masquer le passage de la nef gothique au choeur roman. Aujourd'hui, il n'existe plus, mais des reproductions de ce monument de style Renaissance ont été conservées. Les jambages de l'arc étaient masqués par une file de niches superposées, chacune d'entre elles étant encadrée par des pilastres à chapiteaux ioniques ou corinthiens. Un édicule à fronton brisé surmontait l'ensemble, orné d'éléments décoratifs.

La crypte, dédiée à Saint Gohard, l'évêque nantais assassiné par les Normands le 24 juin 843 pendant son office, comprenait une nef courte et large, terminée en hémicycle. Ce martyrium était recouvert par une voûte d'arêtes retombant sur 4 colonnes centrales et sur 10 colonnes engagées. Les premières, cerclées à la base de trois ou quatre cercles étagés, supportaient des chapiteaux cubiques surmontés d'une épaisse tablette de pierre que l'on nomme abaque ou tailloir. Des griffes assez rudimentaires étaient sculptées aux 4 angles des socles. Un soubassement continu soutenait les colonnes engagées. Un déambulatoire, voûté de même, contournait la nef. Des trois absidioles, seule celle du sud subsiste. Cette crypte semble dater de la fin du XIème vers l'époque ou fut canonisé Gohard (1096). En 1733, le chapitre de la cathédrale voulant abaisser le niveau du choeur, l'architecte Portail démolit les voûtes et combla la crypte. Des fouilles y furent pratiquées en 1874 et elle fut dégagée à partir de 1884 sous la direction dde l'architecte Boismen. Un plafond de briques a remplacé les anciennes voûtes. C'est là que furent transportés de nuit le 17 février 1792, les restes de François II de Bretagne et de ses deux épouses. Les pillards mélangérent les ossements, si bien qu'aucune identification ne fut malheureusement possible en février 1819.


Visite guidée (en cours de construction)

Mobilier

Les transformations du choeur en 1733 et le vandalisme révolutionnaire ont infligé au mobilier de la cathédrale des pertes considérables. Rien ne reste, par exemple, du tombeau qu'entre 1399 et 1408 la duchesse Jeanne avait fait élever par des artistes anglais à son mari le duc Jean IV. A l'atelier de Michel Colombe, auteur du tombeau de François II, Anne de Bretagne commanda par la suite le tombeau de l'évêque Guillaume Guéguen, mort en 1506. L'enfeu couvert par un arc en anse de panier, la voute à caissons et le massif rectangulaire à pilastres existent toujours dans la chapelle Saint-Clair mais sans la dalle d'albâtre et le gisant qu'elle supportait.
La grande verrière de façade, ou plutot le peu d'ancien qu'il en reste, remonte aux alentours de 1500 et pourrait être l'oeuvre de Jean de la Chasse. On y retrouve un thème alors en faveur, celui de la Fontaine de Vie. Des plaies du Christ du sang jaillit et tombe dans une vasque pour laver les péchés du monde. Sur les cotés se tiennent Moïse et Saint Elie, ainsi que Marguerite de Foix et Anne de Bretagne, accompagnées de leurs saintes patronnes. Au sommet des anges portent les instruments de la Passion. Ce vitrail fut sans doute offert par la reine duchesse qui visita la cathédrale en 1498.
Les XVIIème et XVIIIème siècles sont représentés par un retable de Tugal Caris (1656) dans la chapelle de Notre-Dame-de-Pitié, et surtout par les grandes orgues installées en 1619. Les plus anciennes des boiseries se trouvent au centre où trois tourelles, séparées par des rinceaux, ont pour couronnement des lanterons à balustrade dans le style du siècle précédent. Des pilastres cannélés cloisonnent les panneaux du bas, et une décoration semblable orne le positif. On remarque les robustes cariatides qui soutiennent la tourelle centrale. Quant aux deux tourelles extrêmes, ajoutées en 1768, elles diffèrent des trois autres aussi bien par leur sommet, des urnes drapées d'où jaillit une flamme, que par leur support, des atlantes.
Au XIXème, les témoins les plus importants de l'art religieux dans la cathédrale de Nantes sont deux toiles: Saint Clair rendant la vue aux aveugles, d'Hippolyte Flandrin, dans la chapelle Saint-Clair, et celle d'Elie Delaunay, La communion des apôtres. Le cénotaphe du général de Lamoricière est une pièce maîtresse de la scupture du même siècle.
Il faudrait tout de même mentionner les 102 m² de la grande verrière du transept sud. Cette oeuvre du peintre Chapuis, posée en juin 1959, représente avec Sainte-Anne d'Auray divers saints du diocèse et de la Bretagne, entre autres Saint Yves, ainsi que le bienheureux Charles de Blois et Françoise d'Amboise.

Tombeau de François II et de Marguerite de Foix

Avant que ce tombeau n'arrive enfin à sa place définitive dans le transept sud de la cathédrale, il a subi bien des épreuves (voir ancien monastère des Carmes, rue St Gildas). En 1499 Anne de Bretagne avait décidé d'élever à ses parents un monument funéraire dans l'église conventuelle des Carmes à Nantes. Des marbres venus d'Italie furent confiés à deux grands artistes du temps. L'un d'eux, Jean Pérréal, reçut mission d'établir un projet que Michel Colombe éxécuta, alors qu'il était déjà septuagénaire, assisté de deux compagnons sous les ordres de son neveu Michel Regnault ainsi que de deux "tailleurs de massonerie entique italiens". Cet atelier avait son siège à Tours entre 1502 et 1507.
Perreéal avait conçu un sarcophage rectangulaire, dont la décoration s'étageait sur deux niveaux. En bas, 16 pleurants assis sur fond de médaillons circulaires. Au-dessus, des niches à coquilles, séparées par des pilastres ornés de légers motifs de feuillage et garnies de personnages: sur chaque grand coté, six apôtres, et au chevet, Charlemagne (ou peut-être Saint Salomon, mieux connu en Bretagne) et Saint Louis; au pied, les patrons des défunts, Saint François d'Assise et Sainte Marguerite. Sur une dalle de marbre noir gisent François II et Marguerite de Foix, yeux clos et mains jointes, parés de la couronne et du manteau. A leur tête, trois anges soutiennent les deux coussins tandis qu'à l'extrémité opposée un lion et un lévrier porteurs des écus de Bretagne et de Foix font équilibre. On reconnait les apôtres grâce aux attributs suivants : St Pierre (clefs), St Paul (épée), St André (croix en X), St Jacques le Mineur (foulon et livre), St Jean (calice), St Philippe (croix), et de l'autre côté du tombeau St Matthieu (massue), St Barthélémy (coutelas), St Thomas (équerre), St Jacques le Majeur (pique), St Simon (scie), et St Jude (hache).

Adossées aux 4 angles se dressent les statues des 4 vertus cardinales, que désignent clairement leurs attributs. Ce sont pour la Justice le livre de la loi, le glaive et la balance. Revêtue d'une cuirassse ouvragée et d'un casque à mufle de lion, la Force arrache calmement un dragon d'une tour. La Prudence, tenant un compas et un miroir où elle se regarde, accompagnée d'un serpent, a deux visages, l'un d'une jeune fille, l'autre d'un vieillard dont la longue barbe, vue de coté, semble être une chevelure de femme. A la Tempérance appartiennent le mors de cheval et l'horloge qui incitent l'homme à régler sa vie et à réfréner toutes ses passions. De ces thèmes et ces symboles, certains sont français, d'autres italiens, comme les artistes qui conçurent et réalisèrent l'oeuvre. D'Italie nous viennent les arcatures antiques, la Prudence au double visage qui rappelle celui du dieu Janus, divinité du Temps chez les Romains, ainsi que le casque et la cuirasse de la Force. A la France appartiennent les pleurants, comme le miroir et le compas de la Prudence. De même, aux légers ornements des pilastres s'opposent les draperies des costumes, traitées de façon naturelle et sobre. Les plis dits "bourguignons", ailleurs tumultueux, sont ici assagis.

C'est un tombeau qui est très coloré: verte est la moulure horizontale séparant les deux étages du sarcophage, vert sombre aussi la robe des pleurants, mais blancs leurs visages et leurs mains. Les apôtres se détachent sur le fond de marbre rosé des niches, tandis que ça et là se montrent les armes de Bretagne blanches et noires. Enfin la pâleur des gisants s'opposent au noir profond de la dalle funéraire. Les rehauts d'or primitifs et les discrètes carnations n'existent plus.

Tombeau de Lamoricière

Au tombeau de François II fait pendant dans le transept nord le cénotaphe, ou monument funéraire, du général Louis Juchault de Lamoricière, son véritable tombeau se trouvant à Saint-Philibert de Grand-Lieu, exécuté avec le marbre qu'offrit Pie IX et grâce à une souscription publique. Conçu par l'architecte Boitte et réalisé par le sculpteur Masseron avec le concours de Paul Dubois, auquel on doit les 4 statues d'angle, il fut inauguré en 1879. On retrouve ici dans ses grandes lignes le monument funéraire de Louis XII et d'Anne de Bretagne, élevé par Le Juste à Saint-Denis. Deux soubassements superposés, l'un de marbre noir et l'autre de marbre blanc, ce dernier orné de cartouches et d'angelots, supportent la dalle où git l'ancien chef de l'armée pontificale. Un linceul l'enveloppe, ne laissant à découvert que la tête rejetée en arrière sur un coussin. La main gauche effleure encore le pommeau d'une épée, alors que la main droite, repliée sur la poitrine, étreint un crucifix. Le dais est supporté par 8 colonnes de marbre noir et 8 colonnes de marbre blanc. Des ressauts ménagé à chauque angle permettent aux statues de faire corps avec le monument, mieux conçu sous se rapport que le tombeau de François II. Unj entablement orné de mifs végétaux borde le dais qui est surmonté d'acrotères.
Aux xtatues de marbre symbolisant les vertus de François II répondent les statues de bronze élevées par Dubois à la mémoire de Lamoricière. Forts diffèrentes de style, moins aisément reconnaissables, elles sont pourtant dignes de leur vis-à-vis. Un guerrier au repos symbolyse la Force. Casqué, une peau de lion sur les épaules, il serre de la main gauche son épée nue et pose le poing droit sur la cuisse, donnant une impression de calme vigueur. La Charité est une femme allaitant ses deux enfants. La Foi est une adolescente qui prie, la tête levée et les mains jointes. Le 4 ème personnage est la Sagesse ou la Prudence, ou même peut-être l'Histoire. C'est un viellard méditatif dont la main gauche soutien la tête tandis que la droite porte un stylet et des tablettes. Ces 4 statues et le gisant sont le principal mérite d'un monument très inspiré de la Renaissance.


Dernière édition par Admin le Jeu 19 Jan - 14:04 (2012); édité 19 fois
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Eglise-basilique Saint-Nicolas

L'ancienne église Saint-Nicolas (XVème siècle). De la chapelle primitive devenue église en 1287 au plus tard, on ne sait rien, sinon qu'elle était orientée d'ouest en est, qu'elle était à peu près sur l'emplacement du clocher et des premières travées de l'église actuelle et qu'elle s'avéra trop petite vers le milieu du XVème. Saint-Nicolas fait l'objet d'importants travaux de 1448 à 1483. On lui ajoute un bas-côté en 1452, puis une sacristie. L'église est à nouveau agrandie en 1472 par les maîtres-maçons Pierre et Jean Hochard. L'église compte à cette époque trois nefs que séparent six gros piliers, un chevet plat, un transept peu saillant et un porche. Des lambris en recouvraient la majeure partie. Sur le bas-côté Nord se trouvaient trois ou quatre chapelles latérales. En 1483, le porche est reconstruit par le maître-maçon Jean Perrier : il est surmonté à cette époque d'un vitrail décoré par Bertrand Le Soudet. Un second vitrail est installé dans le chevet en 1495 : oeuvre de Bertrand Le Soudet ou Pierre de La Chasse (peintre du duc François II). Le clocher est reconstruit de 1666 à 1672. Le maître-autel, oeuvre de l'architecte Jean Ballue et du sculpteur Philibert Jacques (auteur de 22 statues), a disparu, sans doute en 1741. La consécration de l'église a lieu en 1483 par l'évêque Bernard Du Chaffault. En 1793, Saint-Nicolas sert d'atelier d'armes. C'est en 1848-1849 que ses vestiges disparaissent. Il ne subsiste de l'église qu'une porte de tabernacle et des sablières sculptées : une des sablières, datée de 1474, est signée du charpentier-sculpteur Jean de Borgell. Sous la Révolution, en 1793, Saint-Nicolas sert d'atelier d'armes et fit retour par la suite au culte.

1 gravure du coté sud de l'ancienne église démolie en 1848: (cliquer dessus pour aggrandir)



Une nouvelle église va commencer à s'élever sous l'impulsion du curé de la paroisse, l'abbé Felix Fournier, futur évêque de Nantes. L'architecte est Lassus, éléve de Viollet-Le-Duc. La première pierre est posée le 1er août 1844, et l'ensemble terminé en 1854, sauf le clocher, qui date de 1868 seulement. Dès sa construction, l'église est reconnue comme l'un des plus beaux monuments de Nantes et elle fera naître un style néogothique et servira de modéle pour des milliers d'églises réalisées dans l'Ouest, notamment l'église Saint-Nicolas de Chateaubriant (1875-1894). L'abbé Fournier deviendra évêque en 1870 et consacra le 10 octobre 1876 l'église Saint Nicolas qu'il avait fait batir. Il mourut au mois de juin 1877 et fut enterré en l'église Saint-Nicolas de Nantes le 21 juin.

La basilique mesure 86 mètres de long, 32 m de large, la hauteur sous voûte est de 24 m. La flèche s'élève à 100 mètres (+ la croix : 5 mètres). La façade est composée d'une tour carrée à deux étages, ornée de balustrades à jour. La dernière galerie est surmontée d'une flèche à écailles et flaquée de 4 tourelles à 8 pans avec pinacles ornementés. Cette flèche de 85 m de haut, puissante et gracieuse, renferme 5 cloches; la plus grosse d'entre elles pèse 7270 kg et s'appelle "La-voix-de-Dieu-dans-sa-force". La flèche est due à l'architecte Bourgerel, ainsi que la grille du choeur, le maître-autel, le pavage du choeur en marbre et l'appui de communion en fer forgé.

Le choeur a près de 27 mètres de hauteur : l'abside, les voûtes et les nervures sont soutenues par 6 colonnes rondes et légères flanquées d'une colonette. Autour du choeur rayonnent cinq chapelles. Celle du milieu, consacrée à Notre-Dame des Anges, est remarquable par l'élégance de ses chapiteaux sculptés. Le dallage, en pierres blanches et bleues, est à compartiments et à dessins de mosaïque qui se modifient à chaque travée. Au centre, comme dans les anciennes basiliques, il est disposé en labyrinthe. Elie Delaunay a peint sur les panneaux du tabernacle, dans le style des peintures byzantines, deux sujets. L'un représente l'Ensevelissement du Christ, l'autre la Résurrection de Notre-Seigneur. Ces deux belles peintures sont sur fond d'or. Les figures du couronnement du tabernacle, exécutées en ronde bosse par l'artiste Guillaume Grootaers, représentent le Calvaire et sont peintes.

Le 22 juillet 1869, jour où l'abbé Fournier est monté en haut de la flèche de son église, les travaux ne sont pas encore terminés alors que l'inauguration officielle a eu lieu le 25 avril 1854. Le 5 janvier 1882, le pape Léon XIII a élevé l'église Saint-Nicolas au rang de basilique mineure.

Lors du bombardement du 16 septembre 1943, si meurtrier à Nantes, 3 bombes traverseront la voute du bas-coté droit et feront d'énormes dégâts, détruisant notamment les vitraux. Le chantier de reconstruction durera de 1953 à 1974 et sera dirigé par l'architecte Georges Ganuchaud. Les vitraux ont été réalisés en 1960. En 2005 la restauration met en valeur le grand portail et le tympan, elle se poursuit sur l'ensemble de l'église (de l'extérieur) jusqu'en 2007.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Nicolas
Siécle de l'édifice: XIXème (1844-1854, puis clocher en 1868)
Forme du clocher : Clocher-porche
Clocher en péril : non


Photos exceptionelles et historique :

http://symphonia.nantes.free.fr/Visite_SNIC/visite_st_nicolas_histoire.htm
http://symphonia.nantes.free.fr/Visite_SNIC/Visite_photos_sommaire.htm

http://symphonia.nantes.free.fr/


Photos (10): (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (3):
façade
clocher et flèche du transept depuis la place Royale
chevet depuis la rue du Calvaire

Intérieur (7)

vue de la nef centrale
nef latérale ouest
nef latérale est

retable du choeur
autel de l'abside

chaire
fonts baptismaux


Eglise-basilique Saint-Donatien et Saint-Rogatien (1873 - début du XXème siècle), située place des Enfants-Nantais et oeuvre des architectes Louis Liberge et Emile Perrin.

L'église actuelle est bâtie sur des ruines d'une villa gallo-romaine. La première des trois églises qui leur sont successivement dédiées remonte, affirme Albert Le Grand, à l'évêque Karmundus, décédé en 492. C'était d'après les fouilles, un rectangle de trente mètres sur dix, que terminaient une travée plus étroite et une abside en cul de four de 4 m sur 5. Une construction plus tardive jouxtant la nef du même côté, a pu être soit une chapelle, soit un croisillon du transept. Suite à l'occupation normande au Xème siècle, l'édifice subit des restaurations et remaniements. Il aurait été détruit en 1226 par Pierre de Dreux, car il était situé trop proche de son enceinte.
Un autre sanctuaire lui succède, vaste rectangle à trois nefs, élargi et achevé en 1637. Au XVIIIème siècle, sont construits la façade et le clocher : la pose de la première pierre a lieu le 16 mars 1739. Durant la Révolution, l'église sert d'hôpital, puis est incendiée, vendue et démolie par les acquéreurs, mis à part la façade et le clocher qui subsiteront jusqu'en 1872.

L'Eglise fut reconstruite à partir de 1804, et consacrée par Monseigneur Duvoisin le 28 mars 1806. L'ancien clocher et la façade avaient été incorporés à l'édifice; un vaste transept avait été ajouté à l'ancienne nef; l'abside avait été prolongée et une tribune avait été aménagée au bas de la nef, au-dessus de l'entrée. La voûte était en bois. Le maître-autel était surmonté d'une grande croix dorée semblable à celle qui avait présidé au sacre de Charles X. Cette même croix se trouve actuellement à l'autel des Saints Apôtres.

Vue du clocher bâti en 1739 et de l'église de 1804 : (cliquez pour agrandir, cette image provient du livret d'Eugène Durand : Saint-Donatien)



Le 19 janvier 1871, Mgr Fournier, l'évêque, prononça le voeu suivant à la clôture de la cérémonie des Quarante Heures à la Cathédrale : "Je m'engage, au nom du clergé et des fidèles, à faire reconstruire un temple magnifique aux saints martyrs nantais Donatien et Rogatien, si Nantes et le Diocèse sont préservés de l'invasion ennemie et de la guerre civile". Le 23 janvier, les négociations d'armistice commençaient et la guerre avait pris fin. Le voeu de Mgr Fournier s'était réalisé et la nouvelle église devint l'église votive de tout le diocèse.

En 1872, le 9 juillet, le vieux clocher est découvert. La salle du patronage devient l'église provisoire dès le 20 juillet. Les fondations de la nouvelle église sont creusées à partir du 10 octobre. le 16 juillet 1873 on découvre les restes de l'ancienne abside de la première église, ainsi que des sarcophages, dont aucun ne se situe dans l'enceinte. Le 12 setembre de la même année, la première pierre est bénite en présence de plus de 300 prêtres du diocèse. La pierre bénie par Monseigneur Fournier est placée dans le pilier droit du choeur, ou une excavation est pratiquée afin d'y déposer plusieurs médailles et une plaque de cuivre portant l'inscription qui rappellait l'événement de ce jour. De 1877 à 1878 les murs sont achevés, la charpente monumentale est mise en place, la toiture et les voûtes sont commencées. Le 9 décembre 1878, l'église est bénite par Monseigneur Lecoq, nouvel évêque de Nantes. Bien qu'inachevée, elle sert de lieu de culte. La crypte est construite en 1881 et inaugurée le 10 octobre. A partir du 13 juin 1887, la construction de la façade est commencée. L'architecte, M. Liberge, s'inspire de la façade de Notre-Dames de Paris. Au début de 1889, le chantier est arrivé jusqu'à l'appui-main qui surplombe la grande rosace. Le 14 mars 1889 un décret du Vatican confirme à la nouvelle église le titre de "Basilique des saints Martyrs Donatien et Rogatien". L'église fut consacrée le 19 octobre 1889, avant la fin des travaux. Le 20 et le 21 octobre, d'autres festvités furent prévues. Après la fête, le travail reprit. Le plan primitif prévoyait deux flèches jumelles pour la façade, mais finalement, M. Hillereau, prêtre de la paroisse, se décida pour des tours assez hautes et assez fortes pour que les sons des cloches se répandent loins aux alentours. Quand les tours de 44 m de haut furent achevées, on mit en place la croix de pierre qui domine le chancel du pignon qui fut bénite en 1901 par Monseigneur Rouard, à la fin d'un jubilé-mission.

Dix cloches furent commandées à la maison Bollée, au Mans, et arrivèrent en gare de l'Etat le 13 juin 1902. Elles furent bénites le 18 juin, puis les trois grosses cloches, les bourdons, nommées Le sacré-Coeur (4614 kg, la), Marie (2997 kg, si) et Donatienne (1975 kg, do dièze) furent placées dans la tour du nord. La tour du sud accueillit les autres cloches, Rogatienne (1611 kg, ), Joseph (1076 kg, mi), Agapit (771 kg, fa dièze), Augustine (605 kg, sol dièze), Anne (500 kg, la), Stéphanie (377 kg, si) et Marie-Emmanuelle (291 kg, do dièze). Il faut dire, à l'intention de ceux qui lisent cette page, que les cloches ont toute un nom, que leur donnent leur parrain, voire un double nom, comme Marie-Emmanuelle, s'il y a deux parrains. Souvent ce nom est constitué à partir du prénom du parrain, mais il peut aussi diffèrer. Parrainer une cloche était considéré (et l'est toujours) comme un grand honneur; souvent les parrains étaient des notables ou des seigneurs. De plus, plus une cloche est lourde, plus elle donne un son grave et plus elle porte loin. A ce nombre de cloches fut adjointe une cloche de l'ancienne église qui donne le sol naturel. Enfin une grande et belle horloge, offerte par deux prêtres de la paroisse, vint compléter la sonnerie. Le carillon reproduisait l'air de l'horloge du Parlement de Londres.

En 1881, après la fin des travaux du sanctuaire, débutèrent les travaux de la crypte sous la direction de l'architecte louis Liberge, le même qui a aussi fait l'église. On retrouva la petite abside avec la fosse où les martyrs avaient reposé.la crypte est une construction romane d'un goût très pur, accessible par deux escaliers de granit qui s'ouvrent dans l'abside. Deux larges colonnes de pierre blanche, aux bases de granit, soutiennent la voûte, et se rattachent par des arcs qu'ils appuient, aux soubassements des colonnes monolithes. Les murailles sont couvertes de plaques de marbre. Les nefs sont couronnées par une absidiole qui renferme un autel de marbre blanc très sobre dans son ornementation. Au centre de la crypte, une plaque de marbre occupe dans ses dimensions exactes la place de la fosse des martyrs. On y a gravé l'inscription suivante: "Ici furent apportés après leur martyre, les corps des saints Donatien et Rogatien." Aux deux extrémités, deux pans de marbre blanc supportent une pierre de même matière. L'arrête médiane est interrompue dans son milieu pour supporter un petit reliquaire. La crypte est inaugurée solennellement le dimanche 16 octobre 1881 en présence de Monseigneur Lecoq et de 8 évêques.

En 1971, sous la direction de l'architecte Philippe Joessel, le choeur était rénové pour satisfaire aux besoins de la "liturgie nouvelle" installée par le concile Vatican II. Le choeur rénové forme une plate-forme largement dégagée. L'autel qui remonte à la construction de l'église a été démoli, et remplacé par un autre, mieux adapté à la liturgie nouvelle. La statue des martyrs Donatien et Rogatien, qui surmontait le maître-autel, a été déplacée près de l'autel du Sacré-Coeur. Un nouvel orgue a été placé dans le transept de saint Agapit et inauguré en musique le 9 janvier 1972.

Les reliques des saints furent placées dès 1092, lors de leur transfert à la cathédrale, dans un coffre en bois recouvert de lames d'argent, réhaussé d'ornements en or et de pierres précieuses. En 1766, M. Coat, curé de saint-Donatien, obtint de l'évêque le cubitus gauche de saint Donatien et la clavicule gauche de saint Rogatien. A la Révolution, les reliques conservées à la Cathédrale disparurent à tout jamais. Seules restérent des saints quelques reliques et celles de la paroisse Saint-Donatien. En 1881, Monseigneur Lecoq offrit à la paroisse une riche monstrance de vermeil, de forme antique, dont la coupole est surmontée d'une croix. A droite et à gauche, l'artiste a placé deux tubes en cristal dans lesquels sont conservés les ossements des martyrs: à droite le cubitus gauche de saint Donatien et à gauche la clavicule gauche de saint Rogatien.

Reliquaire-monstrance offert par Mgr Lecoq en 1881 : (cliquez pour agrandir, cette image provient du livret d'Eugène Durand, Saint-Donatien) :



Le cimetière qui borde l'église Saint-Donatien renferme un des plus anciens édifices de Nantes, la chapelle Saint-Etienne. L'histoire de la basilique est gravée dans le marbre sur la droite de la nef.

Le tombeau des Enfants Nantais dans l'histoire de l'église

Depuis l'antiquité, l'église abritait le Tombeau des Saints-Enfants Nantais (Saint-Donatien et Saint-Rogatien), martyrisés en 304. Il mesure 2.25 m de long, 0.75 m de large et 0.73 m de haut. Sa profondeur moyenne est de 0.45 m. C'est un parallépipède parfait, ce qui montre une oeuvre du IVème, les sarcophages des siècles suivants étant plus étroites et moins hautes aux pieds qu'à la tête. A l'intérieur, la cuve est aussi rectangulaire, il n'y a aucun emplacement étroit pour placer la tête. Le fond de la cuve se relève à ses extémités par une courbe légère comme pour former un large coussin où reposera la tête et un appui plus léger pour les pieds. Ce monument est fait avec une pierre importée de loin : du marbre des Pyrennées, taillé extérieurement au ciseau, intérieurement au piquage. Sur le bord supérieur des parois est creusée une gorge de 0m.02 de haut et de 0.03m de large environ : elle recevait le couvercle, qui venait s'y emboîter, et qui fut malheureusement perdu par les âges. Ce soin montre aussi l'importance du tombeau.

Saint Donatien et Saint Rogatien furent martyrisés le 24 mai 304. Leurs corps furent déposés dans une simple fosse, creusée dans le cimetière de leur famille, là où se trouvent actuellement l'église. Cette tombe a été retrouvée en 1872 et de nouveau reconnue en 1881 lors de la construction de la crypte et l'érection du cénotaphe en son milieu. A la paix de Constantin, à la fin du IVème, les deux corps furent levés de terre et placés dans un beau sépulcre. C'était une canonisation populaire: on pouvait maintenant honorer les deux martyrs. Les premiers pélerins affluent. La tombe qui a été retrouvée en 1872, était faite pour le sarcophage! elle mesurait 2.50 m de long, 1 m de large et 0.70 m de haut. Muni de son couvercle, le sarcophage affleurait au sol, comme les pierres tombales de nos églises. Une murette fut élevée entre deux gros piliers d'entrée d'un monument funéraire antique situé derrière la tombe: elle formait le fond d'un arcosole (voûte arquée) dont la voûte retombait sur ces gros piliers. Le tombeau serait placé sous cette voûte et formerait un autel pour la messe en leur honneur.

La première église fut élevée en 490 et le sarcophage des saints fut alors déposé dans le sanctuaire. Au cours du VIème, Saint Grégoire de Tours qualifiait la petite église de Saint-Donatien, qui mesurait 30 mètres de long sur 10 de large de "basilique" car elle contenait les corps des deux martyrs. Elle avait aussi un choeur de moines qui s'était installer pour garder le tombeau : c'était des religieux de Saint-Martin de Tours qui sont restés là jusqu'au VIIIème siècle. Par ordre de l'empereur Charlemagne, une abbaye bénédictine prit leur place: 70 religieux de Saint-Médard de Soissons vinrent chanter la louange à Dieu près des corps des martyrs. Lors de l'occupation de la ville par les Normands, de 919 à 937, les religieux s'enfuirent, emportant avec eux les reliques des martyrs, l'église fut pillée, mais le sarcophage survécut. Les Normands reviennent à Nantes en 960 et en 965, viennent jusqu'à Saint-Donatien mais des miracles préservent à chaque fois la basilique de la destruction totale, le tombeau demeure inviolé. Il était entouré de sépultures illustres, comme celles de l'évêque Nonnechius, mort en 4187, de l'évêque Carmundus, bâtisseur de la première église et enseveli là en 492, les évêques Déomar, Landran et Foucher, à la fin du VIII et du IXème siècles.

Pendant les invasions normandes, l'église de Saint-Donatien avait été abandonnée et gravement endommagée. Elle fut reconstruite à la fin du Xème siècle et le tombeau fut "suspendu". La coutume voulait en effet que les pélerins passent sous les tombeaux des saints, pour se mettre physiquement sous leur protection. Pour permettre cela, le sarcophage fut érigé derrière l'autel de la nouvelle église, l'un de ses bouts reposant sur le retable de l'autel, l'autre étant posé sur un ressaut du mur de l'abside. On voyait encore en 1942 (je ne sais pas comment il en est maintenant) le tombeau de Saint Philibert à Saint-Philibert de Grandlieu suspendu ainsi. En 1004, les bénédictins de Tours furent remplacés par ceux de Déols, près de Chateauroux; un conflit s'engagea entre le Chapitre et les moines au sujet des reliques, et après beaucoup de péripéties, le Chapitre de la Cathédrale put prendre les reliques qu'en 1092. Les reliques furent transférées, hors du tombeau, et la basilique devint une simple église. Lors de la réfection de l'autel en 1778, le tombeau fut déposé...il fut oublié parmi les décombres de l'église sous la Terreur, retrouvé en 1805 et posé dans le jardin de la cure. Son couvercle avait été perdu et un trou fut creusé dedans pour évacuer les eaux de pluie. Puis il alla au musée Dobrée, dans la belle salle du Musée Lapidaire.

Vers la fin de 1942, le curé de Saint-Donatien demanda de retrouver en son église le sarcophage. Le 12 janvier 1943, la décision fut prise de ce transfert du tombeau. Il fut installé par l'architecte Liberge dans la basse nef du coté de la cure (coté nord) sous les vitraux qui rappellent le martyre des saints. Au fond du monument, une fresque fut peinte par l'abbé P-M Bouchaud. Un couvercle en bois de chêne fut réalisé par M. Liberge. Une plaque de marbre, fixée au mur, rappelle les circonstances du retour du tombeau:

INSCRIPTION DU SARCOPHAGE
DES SS. MARTURS, DONATEN ET ROGATIEN

D'après les écrits
des plus anciens Historiens de Nantes
et les affirmations motivées
de nos savants archéologues,
ce SARCOPHAGE est le TOMBEAU
dans lequel les corps des Saints Martyrs
DONATIEN et ROGATIEN
reposèrent du IVè siècle au XIIe siècle,
dans les églises qui ont précédé
la basilique votive actuelle.
Conservé au musée lapidaire de Nantes
depuis 1880, il a été rapporté ici en 1943,
grâce à la bienveillance des membres
du Comité du Musée.
Il fut mis à cette place d'honneur pour
la solennité des deux marturs le 23 mai
de la même année, sous l'épiscopat
de Son Excellence Monseigneur
Jean-Joseph Villepelet.


La paroisse Saint-Donatien dans les temps anciens

La paroisse était dans les temps anciens très étendue, puisqu'elle allait de la Chantrerie au nord à l'Angle-Chaillou, en Treillères, au coin nord-ouest, jusqu'au faubourg de Barbin (Saint-Félix), et les cours Saint-Pierre et Saint-André au sud. A l'est, elle s'étendait jusqu'à l'actuel quartier Halvêque. Cette grande paroisse donna naissance aux paroisses de Saint-Similien, Saint-Félix, Notre-Dame-de-Lourdes, Saint-Dominique, Saint-François d'Assise sur la rive ouest de l'Erdre, et à Saint-Joseph de la Porterie, Saint-Jean-Baptiste, Saint-Jean de Bosco, Saint-Bernard, Saint-François de Sales, Sainte-Elisabeth et Saint-Marc de Malakoff sur la rive est de l'Erdre, ainsi qu'à toutes leurs églises.


Pour en savoir plus sur les vitraux, les statues..., voir: Saint-Donatien, Nantes, d'Eugène durand, 1986, disponible sans doute à la paroisse, aux archives de l'évêché au Grand Séminaire, rue de la Saulzinière, ou à la Médiathèque.

La toiture de l'église a été détruite aux trois quarts par un incendie le 15 juin 2015 (cf. http://www.breizh-info.com/27754/actualite-societale/leglise-saint-donatien…. Le feu, qui ne semble pas avoir endommagé les maçonneries, a néanmoins causé des dégâts à la voûte du transept et du choeur (cf. photos http://www.breizh-info.com/27811/actualite-societale/saint-donatien-a-nante…. Après l'incendie, meubles et reliques des Enfants Nantais sont restés sur place. Six mois plus tard, après l'intervention d'un journaliste indépendant nantais, le diocèse et la mairie ont enfin évacué reliques, oeuvres d'art, bancs et stalles qui prenaient l'eau dans l'église privée de toiture et, en partie, de voûtes étanches. Le chantier a aussi été nettement sécurisé. Un parapluie en fer a été posé entre décembre 2015 et janvier 2016. Les travaux de réfection devraient durer cinq ans et coûter 20 millions d'€.


Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Donatien (et Saint-Rogatien)
Siécle de l'édifice: 1873-1902
Forme du clocher : clocher-double
Clocher en péril : non

Photos (10) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)*

Extérieur (7) :

façade (ouest)
coté nord
transept nord
clochers vus du nord-est
coté sud du choeur
le choeur tourné vers l'orient, comme dans les anciennes églises
coté sud et chapelle Saint-Etienne

Intérieur

Decouvrez toutes les photos de l'intérieur de la basilique sur les albums photos de notre blog dédié aux clochers de Nantes : http://nanteslafdc.canalblog.com

L'intérieur de l'église ici : http://nanteslafdc.canalblog.com/albums/saint_donatien___interieur_de_l_egl…

La crypte ici : http://nanteslafdc.canalblog.com/albums/crypte_de_la_basilique_saint_donati…

Et l'intérieur des clochers (Rare!), ici : http://nanteslafdc.canalblog.com/albums/saint_donatien___les_clochers/index…



l'église Saint-Similien (1873-1897), oeuvre des architectes Eugène Boismen et François Bougouin.

Saint Similien est évêque de Nantes, au temps, semble-t-il, des empereurs Constantin et Constance II, dans la première moitié du IVème siècle. Il est inhumé dans l'ancien cimetière de Nantes, qui s'étendait jusqu'à la rue des Hauts Pavés au nord, jusqu'la place Bretagne à l'est et la rue Paul Bellamy à l'ouest. Il descendait jusqu'à l'Erdre. Sur son tombeau, l'évêque suivant Eumélius édifie une chapelle commémorative (cella memoriae) au sommet du coteau. Une première église est mentionnée au VIème siècle par Grégoire de Tours : l'église est édifiée sur le lieu de sépulture de saint Similien (3ème évêque de Nantes) par l'évêque Léon : longue de vingt-quatre mètres et large de neuf, environ, l'église se terminait à l'est par une abside plus étroite, de quatre mètres de diamètre. Les murs étaient faits de pierres de petit appareil aux joints horizontaux et avec des chainages de briques, comme l'est faite la chapelle St Etienne dans le cimetière de Saint-Donatien. Quand les derniers restes de cette basilique furent détruits en 1894, on découvrit 150 sarcophages empilés depuis le niveau du VIème jusqu'à celui de l'église actuelle, car la coutume voulait que les nantais se fassent ensevelir au plus près du saint. Le tombeau était sans doute placé dans l'actuelle nef, non loin du puits qui existe toujours à l'entrée de l'église, sitôt le porche franchi. On le voyait encore, mais vide, au XVIIème, posé sur deux piliers de maçonnerie de façon à ce que les pélerins puissent, selon la coutume de l'époque, passer sous le tombeau du saint. Longtemps on crut possèder le sarcophage primitif de Saint Similien. Conservée au musée Dobrée, cette pierre tombale date en fait du VIIIème ou du IXème siècle. La basilique mérovingienne fut détruite à l'invasion des Normands.

L'évêque Gauthier restaura l'église après la libération de la Bretagne des Normands par Alain Barbe Torte. Les reliques les plus précieuses furent transportées de la cathédrale en l'église St Similien, et, nous dit Albert le Grand, "il tomba tant d'aumônes [...] qu'en peu de temps l'église fut levée de terre". Elle subsista jusqu'au XVème.

Après le siège de 1486, l'évêque Pierre Du Chaffault se met à réparer et agrandir de nouveau l'église : la nef est un peu allongée vers l'Ouest et flanquée de deux croisillons, et une tour carrée ornée d'étroites fenêtres en anse de panier destinées à éclairer l'escalier est élevée à l'Ouest. Elle est couverte d'un beffroi de bois en forme d'aiguille, couvert d'ardoises, comme l'étaient les clochers des anciennes églises de campagne. Les plans de Nantes de 1720, de 1757, par Cacault, et de 1780, par Crucy, nous confirment ces aménagements de l'église.
Un nouvel et radical changement survient en 1824 : les murs mérovingiens, rasés, font place à un édifice à trois nefs, séparées par des colonnes doriques insérées dans les fondements des murs primitifs. Un fronton grec orne l'édifice au sud, face à l'ancien cimetière. L'autel central s'appliquait à un retable de style néo-grec, soutenu par des colonnes en marbre noir. Cette église moderne s'avère vite trop petite et son remplacement est évoqué des 1850. L'urbanisation de la paroisse Saint-Similien augmentant, les besoins se font plus pressants.

Enfin, l'église moderne, orientée vers le nord-ouest, est commencée en 1873. Elle est construite tout en gardant l'ancienne église pour assurer les messes. L'abside, le choeur et le transept sont d'abord élevés, dans une orientation nord-sud et non plus est-ouest. Cette partie est terminée en 1879-1880 et ouverte au culte. Le 22 décembre 1897, Monseigneur Rouard bénissait l'église et les cinq travées de la nef enfin achevées. Les deux clochers projetés ne furent jamais exécutés même si le curé de 1965, M. Roul, fit un projet intéressant. L'édifice mesure aujourd'hui 68 mètres de longueur, 38 de largeur et 24 mètres de hauteur sous voûte. Elle renferme le puits de saint Similien dans lequel aurait été jetée la tête de saint Similien, tranchée en 843 par un pirate normand. Le choeur est achevé en 1880. L'édifice est béni en 1897. Les vitraux du choeur datent de la seconde moitié du XIXème siècle. On a découvert en 1894 plus de 150 sarcophages de la nécropole mérovingienne ainsi qu'une pierre tombale (VII-VIIIème siècle). La paroisse a été progressivement divisée avec la création des paroisses de St Pasquier, de Saint Félix et de Sainte-Thérése. Le culte de l'ancienne chapelle Notre-Dame de Miséricorde y a été transféré dans le transept sud, dans une "monstrance" qui a l'architecture de l'ancienne chapelle puisqu'elle est l'oeuvre d'un certain M. Thomas qui l'a connue.
L'édifice, qui avait été partiellement condamné en 2008 suite à des chutes de pierres, a été sécurisé. Par ailleurs son cloître, une galerie en angle droit derrière l'abside qui relie l'église à la chapelle des catéchismes, a été restauré en 2012-2013 (https://breizhjournal.wordpress.com/2012/12/11/travaux-de-restauration-a-leglise-saint-similien-de-nantes/) alors qu'il a été longtemps laissé dans un grand état de vétusté.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Similien
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : Sans
Clocher en péril : non

Photos ( 25 )

Vue du ciel:


Extérieur (7): (ce sont des photos personnelles) Clicquez pour agrandir

façade
coté ouest
transept et rosace ouest
choeur coté sud-ouest
arcs-boutants et pinacles.
coté est
transept est

Intérieur (17) : (ce sont des photos personnelles) Clicquez pour agrandir

autel du choeur
vitraux du choeur

nef vers porche
puits Saint-Similien, devant l'entrée

nef latérale ouest
nef latérale est
abside latérale est en bout de la nef latérale est

baies et rosace du transept ouest
baies et rosace du transept est
chapelle Notre-Dame de Miséricorde dans le transept est

verrière de la nef coté ouest
vitrail conservé nef latérale ouest

chapelle des fonts baptismaux, près de l'entrée, dans la nef latérale ouest
cloches dans la nef latérale ouest

pieta dans la chapelle des ex-voto et du monument aux morts, dans la nef latérale sud près de l'entrée
chaire

Cloître et chapelle des Catéchismes : https://eglisesdebretagne.wordpress.com/2015/07/09/le-cloitre-saint-similie…



l'église Sainte-Croix (vers 1670 - XVIIIème siècle - 1841 - 1860). Cette église existe au moins depuis le XIème siècle, et même peut-être avant. Elle est placée au centre de la ville de Nantes. En 1138, elle devient église paroissiale, mais elle n'occupait en ce temps que la nef de l'actuelle église. Le terrain des basses-nefs était occupé par le cimetière. A l'emplacement de l'actuel cheour se trouvait la chapelle Saint-Martin du prieuré des moines de Marmoutiers. La paroisse s'étendait jusqu'aux îles de la Saulzaie (île Feydeau), de la Madeleine (partie nord de l'actuelle île Beaulieu)et de la Bièce (n'existe plus).

En 1669 la décision fut prise de rebâtir l'église Sainte-Croix, trop étroite et vétuste; la construction commença en 1685. La nef centrale, qui recouvrait à peu près l'ancienne église, reçut deux bas-cotés fermés à l'est par un mur droit. Une inscription sur le pilier médian de la nef, coté droit, rappelle encore que "ceste église a été rebâtie en l'an 1669". L'architecte s'inspira du XVème, comme on le fit pour la chapelle Notre-Dame de Pitié à la Cathédrale. Mais par économie ou prudence, les voûtes furent réalisées en bois.

La façade fut faite dans le style gréco-romain. Au rez de chaussée de l'édifice des colonnes doriques et des pilastres plats composés de lignes horizontales furent posés sur des socles de granit. Des niches décorent la façade nue. Au-dessus de la porte centrale figure un fronton triangulaire, orné dans son milieu du motif demandé: les trois clous de la croix et la couronne d'épines. C'est là en principe que devait se terminer l'édifice. Mais on s'aperçut que la nef intérieure s'élevait beaucoup plus haut; il fallut pour la clore surhausser le pignon, et, selon le style jésuite, on construisit un second étage dans l'ordre ionique. De nouveaux pilastres furent posés sur des dés rectangulaires pour s'élever jusqu'à un second entablement. Cette frise portait la dédicace de l'église "Temple dédié à Sainte-Croix", en latin. Une seconde corniche soulignait le fronton qui indique une seconde toiture, l'arc porte un socle épais surmonté d'une croix. Deux anges adorateurs se tiennent agenouillés de part et d'autre du socle. Tout ceci ne date d'ailleurs que du XIXème. Par contre l'oeil de boeuf qui perce le fronton date de 1686.
Pendant la Révolution, l'église servit de lieu de réunion au club montagnard Vincent-la-Montagne depuis sa fermeture en novembre 1793 jusqu'au 23 novembre 1794. Puis elle devint une prison fort malsaine avant d'être rendue au culte après la Révolution.
En 1841, la nef et le choeur furent (re)construits par le curé Guilbaud, qui débarassa aussi la façade des masures qui la masquaient partiellement. La nef comprenait 3 travées de voutes: l'une succédait à la nef ancienne en la prolongeant, les deux autres abritent le nouveau choeur de l'église. Des vitraux colorés furent installés, oeuvres du maître verrier Thévenot. L'inauguration eut lieu le 10 juin 1841. Détruits en 1943 par les bombardements, les vitraux furent fidèlement reproduits par la maison Rault, de Rennes. En 1860 le beffroi de l'église fut construit en récupérant le beffroi en métal du XVIIème à plusieurs horloges de la tour du Bouffay. Le troisième étage ainsi construit est d'ordre corinthien à feuilles d'acanthe. La chambre de l'horloge, bâtie par M. Driollet, permet aux 4 cadrans de faire face aux 4 points cardinaux. Une grande croix fut posée sur le tout, et la grosse cloche du Bouffay, 8096 kg, la plus grande de Nantes, fut donnée à la paroisse. Des anges braquent leurs trompettes vers les 4 coins de l'horizon et quatre prophètes (David, Daniel, Jérémie et Isaïe) surmontent le tout.
Depuis le XVème siècle existait à Nantes sur lîle de la Saulzaie (aujourd'hui île Feydeau), une chapelle , Notre-Dame de Bon-Secours. Elle fut reconstruite dans le style dorique grâce à une large offrande de la reine marie-Antoinette. On le voit encore à l'angle de l'allée Turenne et de la rue du Bon Secours. Elle fut ouverte jusqu'en 1792 car les prêtres irlandais, épargnés comme étrangers, continuent à y célébrer, jusqu'en 1793, date à laquelle elle fut fermée. Au début du XIXème, la chapelle est transformée en maison d'habitation, le culte de Notre-Dame de Bon-Secours est transporté à Sainte-Croix. Le 20 juin 1932 la statue de Notre-Dame de Bon Secours, sauvée en 1792 des mains des révolutionnaires fut couronnée en grande pompe. Cette statue, protégée des bombardementsdans les sous-sols de la cathédrale, fut mise en pièce par les décombres de la sacristie, touchée par une bombe américaine; la statue sera réparée après la guerre et remise à sa place.
A l'intérieur, la nef est séparée des bas-cotés par des grandes arcades en plein cintre, aux piliers chargés de nervures. L'architecte Théodore Nau a construit une travée supplémentaire, suivie d'un choeur et d'une abside polygonale, dans le même style gothique flamboyant. De l'ancien mobilier, il reste surtout les stalles (XVIIème) et la chaire en acajou massif (XVIIIème) de style Louis XV. La statue de Notre-Dame de Bon-Secours date de 1865 et a été sculptée par Cabuchet mais les vitraux du chevet datent d'après-guerre.


Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Sainte-Croix
Siécle de l'édifice: XVII-XVIII ème
Forme du clocher : Clocher-porche
Clocher en péril : non

Photos (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (3):
Vues de la façade, mis a part cette façade, les autres murs sont disgracieux ou appartiennent au presbytère, toujours fermé.

Intérieur (9)
nef et choeur
vitraux du choeur
retable central
chaire du choeur
chaire annexe sur un pilier de la nef latérale nord
retable de la nef latérale sud
porche et tribune, nef depuis le choeur
vue sur la tribune depuis la nef latérale sud
fonts baptismaux dans la nef latérale sud



l'église Notre-Dame-de-Bon-Port (1846-1858), située place de Sanitat et oeuvre des architectes Saint-Félix Seheult et Joseph Fleury Chenantais. C'est la dernière église nantaise réalisée selon un plan classique à coupole.

L'édifice est voûté par une coupole ovoïde sur la croisée qui repose sur un tambour à baies, un berceau sur chacun des bras et une coupole demi-sphérique aux quatre angles externes. L'emmarchement du choeur, oeuvre de l'ébéniste Margot, date du XIXème siècle. Intérieurement, le plan est celui d'une croix grecque inscrite dans un rectangle dont les cotés longs ont 38 mètres de longueur, hors du quel l'abside semi-circulaire est légérement en saillie, ce qui permet aux architectes d'obtenir une nef avec bas-cotés simples. La nef (1846-1860) est décorée de peintures réalisées entre 1858 et 1876 par Joseph Goëzou (chemin de croix, chaire, autel et chapelle Saint-Louis), Alphonse Le Hénaff (tambour et pendentifs du dôme), H. Picon (demi-coupole de l'abside), M. Onillon (voûte en berceau à l'est) et A. Challot (coupole de la chapelle de la Vierge). Sur la façade, un vaste bas-relief d'Amédée Ménard montre la Vierge accueillant les malheureux. La statue de sainte Anne et le tombeau de l'abbé Fresneau sont l'oeuvre du sculpteur Amédée Ménard. Les orgues (1891-1981) ont été réalisés par le facteur d'orgues nantais Louis Debierre.

L'église est aussi dite Saint-Louis car le maire de Nantes qui avait fait don du terrain en 1845 avait posé comme condition que l'église porte le nom de son saint patron. L'architecte Chenantais a fait preuve d'originalité en dessinant cette coupole à tambour, semblable aux dômes italiens, qui porte la croix à 60 mètres de hauteur. Cependant, pour des raisons financières, les deux campaniles en façade de 33 mètres chacun n'ont jamais été construits et ont été remplacés par des lanterneaux.

La bénédiction et l'inauguration de l'église Notre-Dame-de-Bon-Port a lieu le jeudi 12 août 1858 à 9 heures du matin. La cérémonie est présidée par l'évêque de Nantes et M. Pergelin, chanoine, supérieur du collège des Enfants Nantais, prêche le sermon. La frise de Notre-Dame d'Alphonse le Hénaff est inaugurée le 1 er décembre 1860. Cette frise circulaire de 57 mètres de dévéloppement contient 140 figurs représentant des sujets sacrés. Le Hénaff peint de 1860 à 1862 les 4 pendentifs de la coupole centrale puis termine la décoration de l'abside en éxécutant, en dessous de la demi-coupole peinte par Henri Picou et illustrant la Cène, trois sujets figuratifs de l'Eucharistie et le sacrifice d'Abraham, toutes figures sur fond d'or. L'église est aussi dotée d'un riche parquet marqueté dont il reste aujourd'hui quelques vestiges près de l'autel.

La paroisse a été créée au début du XIXe pour l'évangélisation des quartiers nouvellement urbanisés sur le port. Le premier lieu de culte était avant la Révolution une chapelle de secours située au Sanitat. Puis, entre 1825 et 1828, une église fut édifiée un peu en arrière de la statue de Livet, place du même nom, et se révéla rapidement insalubre. Elle a été vendue le 9 novembre 1858 pour 39 600 Francs à Pierre Antoine Joseph Charles Dufour et était un vaste bâtiment rectangulaire de 801.81 m². Les objets mobiliers même fixés sont exclus de la vente, notamment la balustrade et les boiseries du choeur, la boiserie du banc d'oeuvre et le vitrail au fond du choeur. Ces objets seront récupérés par le conseil paroissial.

L’orgue est un des chefs d’œuvre de la facture d’orgue du XIXe siècle. Après la désaffection des orgues classiques, il marque le premier retour d’un orgue néo-classique aux jeux de mutation faisant entendre des harmoniques caractéristiques des instruments de XVIIe et XVIIIe siècles. La partie instrumentale de l’orgue est classée au titre des monuments historiques depuis le 11 décembre 1975[]. Il comporte trois claviers manuels (grand orgue, grand chœur, récit)[], un pédalier à l’allemande[] de 30 notes et 45 jeux ou timbres faisant sonner 4 000 tuyaux. Originaire de la paroisse, Louis Debierre décide que cet orgue – inauguré le 19 mars 1891 – sera un instrument d’avant-garde, chef d’œuvre de son art. Il met en place une transmission des notes électrique, après un premier orgue ainsi fait installé au théâtre Graslin en 1890, une transmission des jeux électropneumatique, installe deux boîtes expressives et des jeux de mixture. Grâce à la qualité du travail de Debierre, seules deux restaurations d’envergure ont été nécessaires, en 1929 et 1981, qui n’ont heureusement pas altéré la qualité de l’instrument.

Victimes d’un manque d’entretien patent, malgré des efforts de reprise en main ces dernières années, les grandes orgues ont besoin de travaux d’urgence. Une association s’est constituée pour défendre sa restauration et organiser des concerts destinés à la financer. L’orgue est utilisé pour de nombreux concerts et pour les concours d’entrée et les diplômes de fin de cycle des conservatoires de Nantes et de Cholet. Il a une vocation pédagogique et musicale majeure. La mairie de Nantes prévoit pour 250.000 € de travaux de restauration complète sur l'instrument. Un autre sujet d'inquiètude est la toiture, dont le coût des travaux de remise en état pourraient dépasser la somme de 5 millions d'€.
Voir : http://breizhjournal.wordpress.com/2013/02/27/nantes-lorgue-notre-dame-de-b…

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Notre-Dame de Bon-Port
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : Dôme à flèche
Clocher en péril : non

Photos de l'intérieur et de l'extérieur de l'église : http://nanteslafdc.canalblog.com/albums/notre_dame_de_bon_port/index.html


L'église Saint-Clément (XIXème)

Au-dessus de l'actuel cours Saint-André, à l'est de la cathédrale de Nantes, fut fondé sur la colline en 490 le prieuré Saint-Clément, qui donna son nom au quartier. Saint-Félix, sixième évêque de Nantes, modéla le quartier: il fit creuser le canal Saint-Félix, qui existe toujours, pour drainer les marais fangeux au pied du château, créant ainsi un port à Richebourg. Au nord, l'Erdre était transformé en voie navigable grâce à la Chaussée de Barbin, dans l'actuel quartier Saint-Félix. L'église, rasée par les Normands vers le IXème siècle, mais a été redressée.
En 1227, Pierre de Mauclerc, duc de Dreux, détruisit l'église Saint-Clément qui le gênait dans ses projets de reconstruction des fortifications de Nantes. Un nouveau terrain dut être cherché, alors que le chemin de Paris, actuelle rue du Maréchal Joffre, s'était bâti abondamment. Un champ à l'emplacement actuel de l'église fut choisi. Elle fut orientée vers l'est, comme on le faisait toujours dans les églises médiévales. L'église était rectangulaire et occupait le terrain situé devant la façade de l'actuelle église. Composée d'une nef unique à l'origine, 2 nefs latérales lui seront adjointes pour l'agrandir. La nef latérale nord empiétera sur le chemin de Paris; quant à celle du sud, elle se trouve sous l'actuel clocher. Cette église pouvait contenir un millier de personnes et était pourvue d'un chapitreau, sorte de petit préau protégé par un toit à deux pans, le long de l'église, sous lequel se tenait le conseil de la paroisse. Un clocher pointu, couvert d'ardoises, s'élévait près du toit, et près de l'église se trouvait le presbytère.

En 1436, le sanctuaire devient propriété du diocèse. L'historien Ogée nous affirme que " en 1436, ce sanctuaire fut offert à un ecclésiastique qui n'était pas encore dans les ordres; pour rémedier à cet état de chose, le Doyen du Chapitre de la cathédrale et l'Archidiacre de Nantes firent desservir ce lieu de culte à leurs frais, mais perçurent en retour tous les revenus, qu'aurait du percevoir le recteur encore sans pouvoir."

Au début de la Révolution, l'église Saint-Clément fut occupée par le clergé constitutionnel. Le père Latyl, supérieur des Oratoriens de Nantes, fut élu le 20 février 1791 curé de cette paroisse, mais il préféra la cure de Saint-Thomas d'Aquin qu'on lui offrait. Henri Soulastre, prieur des bénédictins de Vertou, fut choisi le 13 mars pour la paroisse Saint-Clément, mais la refusa pour devenir l'un des vicaires épiscopaux de Julien Minée, évêque de Nantes qui a juré la Constitution Civile du Clergé. C'est un bénédictin de la Couture du Mans, le Père Ambroise Lemeur, qui prit cette place qu'il devait garder jusqu'à la fin 1793. Jean-Baptiste Pouchier était son vicaire; il abdiqua la prêtrise le 17 novembre 1793. Quelques semaines plus tard, l'église fermait, et ne fut réouverte qu'en 1802.

En 1811, Joseph Bouyer, vicaire à Sainte-Croix, devint curé de la paroisse. Son frère était prêtre comme lui, et avait été initialement choisi pour occuper cette cure, mais s'était désisté pour son benjamin. Ensemble, ils firent une restauration importante qu'ils payèrent de leur fortune. En 1837, Joseph Bouyer mourut et fut remplacé par Jean Richard, originaire de Riaillé, ancien curé de la grande paroisse de Chantenay. Il allait passer les 19 années de son pastorat à bâtir la nouvelle église, avec le soutien actif de Monseigneur de Hercé, nouvel evêque de Nantes.

Un presbytère fut d'abord construit. Puis, un terrain avait été trouvé entre la rue Guibourg de Lusinais et l'actuelle rue Lorette de la Refoulais, qui était projetée afin de relier Saint-Clément au quartier de Richebourg. Cet emplacement était libre et suffisant pour éléver la nouvelle église. La première pierre fut bénite par M. Richard, vicaire général. On pouvait lire cette inscription sur une plaque de cuivre: "Ce projet remonte au mois de mai 1838 et a été placé sous la protection de la T.S. Vierge Marie. En ce 31 mai 1841, commence cet édifice.". Suivent les noms du curé, de l'architecte, M. Liberge, et des "Marguiliers de l'année qui formaient le Conseil de Fabrique, responsable de l'entreprise". Une grande oeuvre était ainsi commencée.

Elle allait se poursuivre doucement. Au départ, la construction des 3 nefs, du transept et du chevet de l'église a été engagée. Le clocher et la façade, qui devaient occuper la place du bas-coté sud de l'ancienne église, encore debout, étaient remis à plus tard. La souscription permit de recueillir 150 000 francs, mais les fonds étaient épuisées en 1845, et les travaux furent interrompus. En 1849, le curé reprit le travail, sans quoi les murs allaient se détériorer. De plus, la Ville réclamait le bas-coté nord de la vieille église pour élargir la rue Saint-Clément (actuelle rue du mréchal Joffre). M. Richard demanda l'aide de la munciplaité. Grâce à l'aide de la municipalité et à la charité du conseil paroissial, les travaux étaient repris fin 1854. Restaient à poser les voûtes de la nef centrale et celle des bas-cotés, à faire le ravalement intérieur, à placer les portes et le vitraux pour fermer les ouvertures de l'édifice. En 1857, l'ancienne église étant disparue, les offices étaient célébrés à la chapelle de l'Oratoire. Le 25 décembre 1857, la première messe était célébrée dans la nouvelle église, encore sans façade véritable.

L'abbé Donatien Demouy, ancien supérieur des Coüëts et du collège d'Ancenis succèda au père Richard en 1856. M. Liberge mourait en juillet 1860. M. Faucheur, jeune architecte qui venait de terminer à Nantes la chapelle de Toutes-Joies et à Saint-Laurent-sur-Sèvre la splendide chapelle des Soeurs de la Sagesse, dessina la belle façade de l'église Saint-Clément. Cette façade comportait au rez-de-chaussée 3 portails, correspondant aux 3 nefs, puis venait une galerie horizontale ajourée, formant appui-main, surmontée de hautes fenêtres; au milieu, sous le fronton qui ferme le pignon de la nef centrale, une rosace qui sera occupée par le cadran de l'horloge; et enfin, au-dessus, une nouvelle galerie ajourée de trèfles et enjolivant les rampants de la toiture.

Pour achever cette façade gothique, l'architecte allait flanquer chaque portail de colonnes en retrait, supportant les voussoirs des archivoltes. Les fronton de chacun d'eux était évidé comme à Saint-Gatien de Tours. Entre les deux fenêtres de l'étage, une statue de la Vierge à l'Enfant, oeuvre de l'artiste nantais Joseph Potet, fut placée sur le trumeau le 21 juillet 1876.

M. Faucheur mourut en 1865 et fut remplacé par Eugène Boismen, qui termina les travaux avec quelques modifications des plans de son prédécesseur. On dût arrêter les trvaux faute de crédits. En 1860 l'autel Notre-Dame des Sept-Douleurs, oeuvre de M. Amédée Ménard. En 1864 fut posée la chaire monumentale, ornée des statuettes des 4 évangélistes et du Christ enseignant. En 1866, un orgue à tuyaux de onze jeux fut commandé par le curé M. Retière à la maison Cavaillé-Coll, lequel orgue fut transféré en 1893 à la chapelle du collège Saint-Stanislas, où il se trouve toujours.

Mais les paroissiens voulaient un beau clocher sur leur église inachevée. Le 15 mai 1868, les membres du conseil paroissial nommèrent une commission pour achever les travaux. M. Boismen créa sur le papier une flèche magnifique, qui serait ajourée de hublots et qui porterait une croix à 80 mètres de hauteur. Sous cette flèche, il imagina une chambre des cloches qui n'avait rien à envier aux clochers bretons, avec ces clochetons aériens qui enchantent le regards. Mais la guerre de 1870 retarda l'exécution des travaux. Cinq belles cloches de 500 à 3000 kilos étaient fondues en 1876 pour ce clocher. La bénédiction solennelle leur fut donnée en mai 1877 par Monseigneur Fournier quelques jours avant sa mort.

La maison Debierre avait son atelier sur la paroisse Saint-Clément. Elle se devait donc d'offrir un orgue à son église paroissiale, ce qu'elle fit en effet. Cet orgue fut construit, divisé en deux parties et placé derrière le maître-autel dans les arcatures formant les pans coupés du choeur. Servant à la fois de grand orgue et d'orgue d'accompagnement, il était muni de deux consoles de claviers, permettant à deux organistes de jouer alternativement comme sur deux orgues séparés. Récemment cet orgue a été restauré.

L'autel de Notre-Dame des Sept-Douleurs, exécuté par Amédée Ménard, est placé dans la chapelle absidiale en 1860. Le même artiste sculpte la chaire monumentale en 1864. On peut voir à sa base les représentants de l'Ancien Testament: Moïse avec les Tables de la Loi, le roi David qui lit un verset du Livre de la Sagesse "Sur moi s'est posé l'esprit de Sagesse" et enfin le prophète Isaïe qui demande l'attention "Cieux, écoutez, et toi, terre, prête l'oreille". Deux escaliers donnent accès à la tribune, qui présente les statuettes des 4 évangélistes. Le Christ enseignant se dresse sur le dossier et des anges armés de trompettes voltigent sur l'abat-voix. Plus haut encore s'éléve un dôme où brillent les Tables de Moïse.

Aujourd'hui, l'église est desservie par la Fraternité Saint-Pierre; c'est une fraternité de prêtres traditionalistes, qui s'est détachée de la Fraternité Saint-Pie X après que Mgr Lefèbre ordonna de son propre chef quatre évêques en 1988. La fraternité Saint-Pierre est reconnue par Rome et célèbre la messe tridentine, avec des livres antérieurs au concile Vatican II. Voir aussi : http://fsspnantes.over-blog.com/ La démolition, en 2012, de la partie moderne (1844) de la caserne Gambetta (ex-couvent de la Visitation XVIIe-XVIIIe) a dégagé la vue sur le côté ouest de l'église, en attendant qu'un immeuble soit bâti sur l'emplacement vide, rue Gambetta.

Photos (3) (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade

église vue du sud-ouest



l'église Notre-Dame-de-Toutes-Joies (1856), située rue du Chanoine-Courtonne et oeuvre de l'architecte Henri Faucheur. Il s'agit, à l'origine, d'une simple chapelle, située dans le quartier dit des Folies-Chailloux. La chapelle Notre-Dame de "Toute-Joye", située jadis rue de Bossuet (ou Petite-Rue-Notre-Dame), a été édifiée en 1438 par les bénédictins de Redon et détruite durant la Révolution. Elle a été refondée en 1844 sur une partie du territoire de la paroisse St Similien. Le 1er novembre 1941, la chapelle de l'Oeuvre de Notre-Dame de Toutes-Joies, l'un des tout premiers patronages de France, fondé en 1844, devenait l'église de la nouvelle paroisse. C'est en 1959 que fut achevée l'extension de l'église: une grande nef était adjointe à l'ancienne église qui forma alors le choeur de l'édifice. Aujourd'hui, l'autel est situé entre l'ancienne et la nouvelle parties. Une chapelle permanente, sans clocher, a été aménagée à l'ouest de l'édifice. L'orgue de Louis Debierre (1864) est en train d'être restauré.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Notre-Dame de Toutes-Joies
Siécle de l'édifice: XIX-XXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

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Extérieur (4)

façade au nord
coté ouest
coté est
choeur au sud et chapelle permanente à gauche

Intérieur (11)

vue de la nef; au fond la partie XIXème
vue de la nef moderne vers l'entrée au nord
vue de l'ouest de la nef du XXème

vue de la partie du XIXème (choeur)
rosace est et orgue
rosace ouest
vue du choeur

autels de la Vierge et plaques des fondateurs de la chapelle au fond du choeur

plaque en hommage à la fondation posée en 1915
monument aux morts de la paroisse


L'église Saint-Félix (XIXème).

Saint Félix est évêque de Nantes au VIème siècle. Il naît à Bourges en 511 ou 512. Issu d'une grande famille d'ordre sénatorial, il reçoit une éducation compléte. Sa vocation est tardive, fait courant à l'époque; il accède à l'épiscopat à 37 ans, en se formant dans le milieu familial. Sa famille était étroitement liée au roi de Neustrie à l'époque, Childebert. Félix reçut Nantes en evêché et gouverna la ville. Sa mission fut d'abord pastorale: évangéliser les campagnes, avec l'aide de Saint Martin de Vertou dans le Pays de Retz et de Saint Friard de Besné, avec son ami le prêtre Secondel, qui évagélisaient les campagnes environnantes. L'autre mission était de structurer les paroisses rurales, définies par les deux conciles de Paris et celui de Tours dans le courant du VIème siècle. Il fallait relier entre elles les nombreuses églises qui se créaient de toutes parts dans des propriétés privées. L'axe de la Loire était le chemin privilégié de la christianisation, et on retrouve des églises mérovingiennes à Rezé (chapelle St Lupien), St Julien des Concelles, Nantes (Saint-Jean du Baptistère), Le Cellier, Champtoceaux..., mais aussi à Machecoul, Pornic, Chemèré, La Plaine, Rouans...A la fin du VIème siècle, il y aurait près de 40 églises rurales dans le diocèse de Nantes.

La plus belle réalisation de Saint Félix fut la cathédrale. La consécration solennelle de l'édifice a lieu en 567. C'est un bâtiment à 3 nefs, surmonté d'une tour-lanterne qui s'éléve au-dessus de l'édifice, probablement au-dessus du maître-autel où étaient enfermées les reliques de Saint Pierre et de Saint Paul. La décoration intérieure était somptueuse: peintures de la tour-lanterne, colonnes en marbre importées des Pyrennées et briques estampées.

Le 12 février 1844, la paroisse de Saint-Félix naissait par ordonnance royale. C'était un démembrement de la paroisse Saint-Similien, bien trop étendue. A l'époque, de nombreuses paroisses sont scindées, comme Blain (Saint-Omer et Saint-Emilien), Guenrouët (N-D de Grâce), et bien d'autres...

Jusqu'en 1802, la paroisse Saint-Donatien couvre un territoire très vaste, depuis La Chapelle-sur-Erdre (en partie) jusquà La Poterie et le village de Barbin sur la rive droite, depuis la limite avec Carquefou jusqu'à l'ancienne Manufacture des Tabacs sur la rive gauche. En 1802, la rive droite est scindée et une nouvelle paroisse, Saint-Similien, naquit. Sur la rive gauche, le territoire de Saint-Donatien donna naissance aux paroisses de Sainte-Elisabeth, Saint-François de Sales, St Joseph de la Porterie, Saint-Georges, Saint-Augustin, Saint-Bernard, et enfin St Jean de Bosco.

Les frontières de la nouvelle paroisse de Saint-Similien étaient très vastes: elle longeait au nord la vallée de l'Erdre jusqu'au Cens, après la Morrhonnière, ses limites couraient vers Beauséjour pour rejoindre la Chésine à l'ouest et redescendre vers Saint-Similien et Barbin (future paroisse Saint-Félix). Sur le territoire de cette paroisse se formeront au XIXème et au XXème siècles, les paroisses de Saint-Félix, Saint-Pasquier, Sainte-Thérèse, Saint-Luc, Saint-Louis de Montfort, à Saint-Herblain, Notre-Dame de Toutes-Joies, Notre-Dame de Lourdes, Saint-François d'Assise et Saint-Dominique.

Le futur quartier Saint Félix était bien diffèrent de ce que nous connaissons aujourd'hui. Le long du boulevard Michelet se trouvaient quelques résidences isolées, où Michelet séjourna en 1852-1853 dans une maison de campagne située dans ce secteur. On peut d'ailleurs y voir aujourd'hui encore des anciennes fermes, en longères, depuis longtemps sans activité, dont une se trouve près de l'arrêt de tramway Morhonnière. Les domaines du Loquidy et de la Lombarderie rappellaient l'ancienneté de l'occupation des nobles sur ces terres.

La vie se concentrait dans les basses rues de Barbin, village misérable taillé dans le rocher, sans aucune issue du coté de la route de Rennes où s'entassaient les bretons venus chercher du travail dans les usines et les fonderies de Nantes. L'occupation était anarchique dans ce quartier, occupation anarchique qui se voit encore aujourd'hui aux abords du pont de la Motte-Rouge et derrière les immeubles du début du Cours des 50 Otages.

Une photo du quartier depuis la chaussée qui mène vers le pont de la Motte-Rouge. On peut voir la plaque de la rue de la Fontaine Barbin, une dizaine de mètres plus bas.



Le décret royal du 6 octobre 1843 délimite la paroisse comme cela: depuis le pont du Gué-Moreau sur la route de Rennes jusqu'au pont du Cens par ladite route, puis jusqu'à l'Erdre en suivant le ruisseau du Gué-Moreau jusqu'à la Carterie où il se jette, en touchant Treillères au moulin des Rochettes, la Chapelle-sur-Erdre vers l'Angle Chaillou et en descendant jusqu'au bas du village de Barbin, près du Pont-Morand actuel.

Une souscription fut lancée pour construire l'église, qui ne rapporta que 9000 francs. Néanmoins on démarra le chantier en 1843, en construisant un monument de style néo-gothique aux proportions modestes, d'architecte Ch. Raimond (1813-1872), qui fut rapidement achevé pour le gros-oeuvre et béni le 25 février 1844 par l'évêque, Mgr de Hercé. A cette date, la voête n'était pas finie et le dallage n'était pas posé. Le clocher était contruit, un orage s'abattit sur lui en 1852, sans faire de dégâts.L'abbé Bruneau, premier curé de Saint-Félix, fit appel aux ordres pour ouvrir des écoles dans le quartier; les frères de La Mennais ouvrirent l'école des garçons dès 1847, celle des filles ouvrit dès 1854, sur la rue du Ballet, lieu de l'actuelle école Saint-Félix.

Une chapelle de secours fut ouverte en 1886, Notre-Dame de Lourdes au pont du Cens, avec les contributions de la famille Vincent. Elle fut utilisée irrégulièrement jusqu'en 1889, mais devint un centre religieux à partir de 1892 et une paroisse dès après la guerre. A la fin du siècle, la nouvelle paroisse comptait 6000 âmes.

L'église a été agrandie et transformée dans les années 50. Les vitraux datent de cette époque.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Félix
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : Clocher-porche
Clocher en péril : non

Photos (12) (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (2)

clocher et façade


Intérieur (10)

autel principal
nef vers tribune des orgues et entrée

nef vers le choeur du coté gauche (nord)
chapelle latérale nord
orgues de la tribune

vitraux coté nord
baie du transept sud
baie du transept nord

fonts baptismaux dans la chapelle latérale sud
crèche Noël 2007


l'église Saint-Pasquier (fin du XIXème siècle), oeuvre de l'architecte François Bougouin dans un style néo-roman et bénite le 27 septembre 1908. Il s'agit, à l'origine, d'une simple chapelle, démembrement de la paroisse Saint-Similien. Saint Pasquier, évêque de Nantes au VIIème siècle, est le fondateur du monastère d'Indre.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Pasquier
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : Lanternon surmonté d'une fléche (au-dessus du porche)
Clocher en péril : non

Photos (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (5 photos)

façade
le clocher
le coté sud
l'abside
et enfin le coté nord.

Intérieur (11 photos)
vue vers le choeur
l'autel central
et voilà une vue du choeur depuis la tribune située au-dessus de la porte.

autel de la Vierge dans la nef latérale gauche et vue de cette même nef latérale gauche (sud)


l'autel de la nef latérale droite
vue de cette nef depuis la tribune
vitrail de la nef latérale droite (nef nord)

enfin une vue vers le porche, surmonté d'une tribune que surplombe l'orgue (en cours de restauration) à laquelle on accéde par deux escaliers de chaque coté du porche.

l'église Sainte-Thérèse (1933-1952), oeuvre des architectes Ferdinand Ménard et Ferré. La paroisse de Sainte-Thérèse est créée en 1933 et confiée au père Larosse. Son plan est en croix, selon le style romano-byzantin et elle est entièrement réalisée en brique. Elle est située près du boulevard Boulay-Paty.
L’évêque de Nantes, Mgr Le Fer de la Motte, par un communiqué en date du Il février 1933, annonce à son Diocèse la désignation de M. l’abbé Larose, pour la for­mation d’une nouvelle paroisse dédiée à la petite « sœur Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte-Face » dont le patronage avait été suggéré au futur curé, lors d’une visite antérieure, par le vicaire général Richeux. Il faut situer la naissance de cette paroisse dans une phase d’expansion de la ville, primitivement tassée sur les rives de la Loire et de l’Erdre. L’urbanisation des populations, le développement des classes moyennes, la loi Loucheur ont été déterminants dans la multiplication des quartiers périphériques, faits de pavillons ceints de jardins... En outre, la grande ville développe des tentacules, au long des principaux axes routiers qui la desservent, lieux traditionnels d’échanges commerciaux. Comme Saint-Pasquier, comme Notre-Dame de Lourdes, la paroisse Sainte-Thérèse est une paroisse-fille de la paroisse-mère Saint-Similien. Elle couvre une sur­face qui va de la route de Vannes à la route de Rennes (boulevard Schuman) et du boulevard du Massacre aux boulevards des Anglais et Lelasseur. A peine nommé, l’abbé Larose fait à pied le tour de sa paroisse et s’égare plus d’une fois, les indications cartographiques corres­pondant mal à la réalité du terrain et aux renseignements des résidents. Il prie et truffe son parcours de « médailles miraculeuses » demandées à différents couvents (l’ une d’entre elles est toujours enfouie à l’entrée du boule­vard Lelasseur), au rond-point de Vannes.

L'église provisoire de la paroisse: (http://paroissestetherese.free.fr/historiqueparoisse.htm)
Cette église provisoire, ouverte en 1933, restera en fonction pendant plus de 25 ans.

Le chanoine Larose a construit, outre l’église, le presbytère, les deux écoles consacrées l’une à sainte Agnès, l’autre à Théophane Vénard, vénérés tous deux par la petite sœur Thérèse, et la salle paroissiale.

Le matériau utilisé est com­mun au sanctuaire, aux écoles, au presbytère, c’est la brique, matériau plus employé en ce début du siècle dans l’Ouest (pensons au lycée Guist’hau) que le tuffeau. Les fumées des industries du XIXème siècle avaient sérieusement dégradé et noirci cette pierre. Mais l’abbé Larose a voulu cette brique rouge parce qu’il admirait la cathédrale Sainte-Cécile d’Albi, parce que l’ensemble devenu rose évoquerait la « pluie de roses » promise par sainte Thé­rèse. Et avec l’architecte R. Ménard, il visitera les tuileries du Nord de la France d’où il fera venir d’abord des briques de Beauvais. Cherchez bien, sur le mur extérieur de l’église, la ligne de séparation entre les briques de Beauvais et celles d’Ancenis qui permettront de l’achever.

C’est à la demande de l’abbé Larose que l’architecte a établi ce plan d’église en style dit romano-byzantin le brave abbé admirait le Sacré-Coeur de Cholet. Mais ce style était dans l’air du temps. L’ère néo-gothique ou néo-romane du XIXème siècle qui avait vu surgir de belles imitations des sanctuaires médiévaux comme Saint­ Nicolas de Nantes, était révolue. Depuis la construction de l’église du Sacré-Coeur de Montmartre, les coupoles se multipliaient. D’ailleurs commencée en 1929, la basi­lique de Lisieux, elle-même, se réfère à ce style. Faute de moyens, l’abbé Larose devra battre en retraite sur plusieurs points, dans la construction de l’édifice les cha­piteaux des piliers ne seront pas décorés, de circulaire, la coupole deviendra octogonale la tour-campanile (beffroi), d’une hauteur prévue de 70 mètres, s’arrêtera à 23 mètres.

Voici d'ailleurs une image représentant la maquette (en haut de la page) et l'église en 1959 (en bas de la page):




C’est le 29 octobre 1933 que Mgr Le Fer de la Motte bénit la première pierre des écoles. La pose de la première pierre de l’église a lieu le 3 octobre 1935. La construction va subir bien des aléas. Les fondations sont creusées le 29 mars 1939. Avec la guerre, les travaux s’arrêtent, reprennent jusqu’au bombardement du 16 septembre 1943 qui détruit les fondations. Les travaux reprirent en 1952 et la chapelle sous la tour (chapelle de la Sainte-Face) fut ouverte au culte le 4 octobre 1952. La consécration de l’église fut assurée en octobre 1960 par Mgr Villepelet, évêque de Nantes, et Mgr Jacquemin, évêque de Bayeux et Lisieux.

La chapelle de la Sainte-Face: bénédiction a eu lieu le 4 octobre 1953. Elle comporte un autel en forme de tombeau de granit rose. Le tabernacle s'encastre dans le retable. Sur la porte de cuivre vert, on voit en relief un pélican qui abreuve de son sang ses petits affamés. Le crucifix est sorti des ateliers EVELLIN. Au-dessus, nous avons la statue en marbre de Carrare de Ste Thérèse de Lisieux, œuvre délicate de M. ALLIOT. Thérèse se dresse dans sa vêture de carmélite, présentant au public le voile de la Ste Face, d'où le nom de cette chapelle auquel tenait beaucoup le Père LAROSE. Aujourd'hui c'est un oratoire ouvert en semaine.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Sainte-Thérèse de l'Enfant Jésus
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : beffroi
Position du clocher: clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (10) ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir

Extérieur (7) :
façade sur la place Alexandre Vincent
vue du sud-est
vue en contre-plongée au sud-ouest
transept et tosace sud
choeur et clocher
le clocher vu du sud (détail)
coté nord: clocher et église vus depuis le presbytère.

Intérieur [ [b]chapelle de la Sainte-Face[/b] ] (5):
intérieur de la chapelle et autel
autel
coté église Saint-Thérèse
mur coté église (vers sud)
mur extérieur (coté nord)


L'église Saint-François de Sales (1966), située au 36 rue d'Agenêts. Son architecte et C. Pomarède. L'église, en béton armé, est orientée sud-est-nord-ouest. L'entrée, au sud-ouest sur la rue des Agenets, donne sur une cour semblable à celle de l'église Saint-Michel de la Croix Bonneau. Cette cour distibue les espaces: l'église vers le nord-ouest, le presbytère et les salles paroissiales vers le sud-est.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Sainte-François de Sales
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : Campanile
Position du clocher: clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (5) (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

élévation rue des Agenêts (sud-ouest)
entrée et clocher rue des Agenets

élévation sur la rue A. Baugé au nord-est
élévation nord-ouest sur la rue du Gois
élévation sud-est depuis la rue des Agenêts


L'église Sainte-Elisabeth, située rue des Coulmiers. A l'origine, cette paroisse a été crée à partir d'une portion du territoire de celle de Saint-Donatien. Une chapelle a été construite là en 1880, orientée est-ouest, avec son clocher latéral en pierre à dôme surmonté d'une croix. Cette partie de la paroisse, fort éloignée de la basilique Saint-Donatien, connait une explosion de sa population à la fin du XIXème, avec la Manufacture des Tabacs, appellée la Manu par les nantais et la gare. En 1941 la chapelle est érigée en paroisse. Une extension en béton armé, très lumineuse, est construite en 1951, en direction du sud. L'église, jadis orientée est-ouest, est désormais orientée sud-nord. L'ancien choeur accueille les fonts baptismaux. Récemment, une partie du fond de l'extension a été transformée en salle paroissiale et en oratoire chauffé, ouvert en semaine.

Davant la façade, c'est le royaume des cables, il y en a au moins 20, alors que mes lecteurs m'excusent si la photo leur semble un peu bizarre: c'était le seul angle de vue où il n'y avait pas un seul cable devant la façade.

Voici une carte postale représentant l'église avant son agrandissement en 1951: (cliquez pour agrandir):



Cette photo est une numérisation d'une carte postale des archives de l'évêché de Nantes, au Grand Séminaire. Elle est publiée avec l'autorisation de l'évêché.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Sainte-Elisabeth
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : Dôme (en pierre)
Position du clocher: clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir

Extérieur: (4)

façade et clocher

coté nord
coté sud-ouest avec l'abside du choeur
extension de 1951 coté ouest

Intérieur (7)
autel de l'église
abside du choeur, ancien emplacement de l'autel
tribune, du coté sud, au-dessus de l'entrée
vue de l'extension de 1951 (vers le sud)
vitraux de l'extension
salle paroissiale (extrémité ouest de l'extension)
vue actuelle de la nef

Nord

l'église Notre-Dame de Lourdes (1931-1958), située au Pont-du-Cens et oeuvre des architectes Jean et Yves Liberge. Elle est orientée du sud au nord, avec une façade monumentale sur le Pont du Cens.

En 1882 et 1883, 5 propriétaires nantais ou orvaltais dont les résidences principales ou secondaires sont situées non loin du Pont du Cens, s'adressent à l'évêque pour qu'une chapelle de secours soit construite au Pont du Cens. Ce sont : Joseph VINCENT, négociant-tanneur, Charles PELLERIN, négociant-raffineur, Louis FORTUN, commerçant, François LECHAT, notaire et Alexis JOBART, ancien notaire. L'arguement essentiel est bien sûr la distance séparant le Pont du Cens des églises Saint-Félix et Saint-Similien, inconfortable à la population. Les deux paroisses nantaises concernées, Saint-Félix et Saint-Similien, ainsi que celles de Saint-Herblain et d'Orvault, réagissent de manière négative à cette demande qui amputerait leurs paroisses et leurs recettes. Les cinq promoteurs achètent en mai 1882 la propriété "tenue Decrais", désormais appellée "les Douves de la Vallée", en bas de la côte, pour 25 000 francs. Puis ils recourirent à une souscription qui apporta des sommes importantes, qui paraissaient suffisantes pour construire une chapelle.

Après avoir fait recours à l'évêque et à la mairie de Nantes puis avoir été rassuré par l'évêque sur son accord, ils engagèrent les travaux en mars 1885, en confiant le projet à M. Liberge, architecte, et à M. Drouin, entrepreneur. Le devis prévisionnel était de 25 000 francs mais les travaux coûtèrent en définitive 33 000 francs, notamment à cause des fondations plus profondes qu'il fallait prévoir.
Le bâtiment achevé, l'aménagement intérieur terminé, les objets du culte achetés, le curé de Saint-Félix se rendit sur les lieux le 15 novembre 1886 et rédigea un procès-verbal de visite : " le local est propre, décent. L'autel qui est modeste, la pierre sacrée, le tabernacle m'ont paru canoniques. Trois ornements, en bon état, m'ont été présentés: le premier, or; le deuxième, violet; le troisième, noir. Le linge est très peu nombreux, il est vrai, mais ce qui existe et qui est strictement en nombre suffisant, est convenable." L'autorisation d'ouverture de la chapelle fut donnée par tolérance épiscopale, mais seulement en tant que chapelle privée, et le curé de Saint-Félix reçut la délégation des pouvoirs nécéssaires pour bénir la chapelle, les statues et les objets du culte. Le 21 novembre 1886 la chapelle ouvrit pour la première fois ses portes aux fidèles : l'abbé Lèbre assura le culte, puis à son départ, les aumoniers de Bethléem.

Le 29 novembre 1886, le curé de Saint-Félix se plaint que la chapelle Notre-Dame de Lourdes prélève l'argent des chaises, chose réservée d'habitude aux paroisses, et monte une cloche de 25 kilos. L'autorisation de la chapelle est prorogée en juin 1887 en tant que chapelle privée et non chapelle de secours. Malgré une forte opposition du curé de Saint-Félix, la chapelle resta ouverte et fut enfin autorisée en 1889. En 1890, une sacristie est construite et l'aménagement intérieur de la chapelle se poursuit. Une souscription permet d'acquérir des statues et un chemin de croix; l'autel provient de l'ancienne église Saint-Similien. La chapelle accueille déjà 200 à 300 paroissiens en 1892 et a un presbytère. En 1893 une école de filles est fondée à proximité de la chapelle, sur une propriété vendue par M. Lumineaun charpentier. Cette école est tenue par les soeurs de Saint-Philibert. Dès octobre 1893, l'enseignement du catéchisme commence dans la chapelle et les premiers enfants du Pont du Cens catéchisés à Notre-Dame de Lourdes communient à Saint-Félix en 1895. Ce n'est qu'en 1912 qu'une autorisation épiscopale permettra aux enfants de communier dans la chapelle. Le vocable de Notre-Dame de Lourdes est érigé canoniquement en 1896.

La nouvelle paroisse de Notre-Dame de Lourdes ne naît officiellement que le 25 avril 1926, par lettre épiscopale. Le premier curé est l'abbé Poupard, à partir du 20 mai 1926. Il y est installé officiellement le 30 mai. Très rapidement l'ancienne chapelle s'avèra insuffisante et le projet d'une nouvelle église fut arrêté en 1931, sous la direction de l'architecte Liberge. Les travaux débutèrent par le choeur en 1931, puis contrairement à l'usage établi, la première pierre ne fut posée que le 25 octobre 1931 par Monseigneur Le Fer de la Motte. En novembre 1931, l'ancienne chapelle fut abattue pour poursuivre les travaux de l'église. Le 31 janvier 1937, une nouvelle église était prête à accueillir les fidèles, mais elle était hélas amputée d'une travée, de sa façade et du clocher, par manque de fonds. Néanmoins elle fut bénite le même jour par Monseigneur Villepelet. La deuxième guerre mondiale empêcha la poursuite des travaux, et la façade provisoire fut déteriorée par le cyclone de mars 1951. Les travaux ne reprirent qu'en 1957 avec une façade non prévue par les plans initiaux et qui symbolise la grotte de Lourdes renfermant la statue de la Vierge.

Près de l'église nous pouvons admirer la grotte de Lourdes au Pont du Cens, créée dans une ancienne carrière par l'abbé Ollivier, curé de la paroisse, en 1936. Cette grotte, réplique de celle de Massabielle, est inaugurée en grande pompe le 6 septembre 1936 en présence de 2000 fidèles environ. En 1941, le pélerinage diocésain à Lourdes rendu impossible par l'occupation allemande, l'évêque Monseigneur Villepelet organisa un rassemblement à la grotte du Pont du Cens. Mais le 25 juin 1944, tous les records d'affluence sont battus : Notre-Dame de Lourdes, épargnée par les bombardements, accueille Notre-Dame de Boulogne, statue créée en 1938 à Boulogne sur Mer pour commémorer le tricentenaire du voeu de Louis XIII, qui en remerciement de sa victoire sur les Espagnols, consacra la France à la Vierge. En 1942, 4 statues de Notre-Dame de Boulogne entamèrent un périple à travers toute la France en guerre. Celle de Nantes passer un mois dans la Poche de Saint-Nazaire. Vingt mille personnes assistent à Nantes à la grand-messe qui se déroule sur le terrain devant la grotte. Puis le 14 octobre 1945, plusieurs milliers d'anciens prisonniers, de déportés ou de rapatriés, s'y retrouvent une nouvelle fois pour prier.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Notre-Dame de Lourdes
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : clocher-porche
Clocher en péril : non

Photos : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir):

Extérieur (5) :

église vue depuis le sud
façade

vue de l'est
vue de l'ouest
abside au nord

Intérieur (7):

vue de la nef
vue de la nef vers l'entrée principale (sud)

nef latérale gauche (ouest)
nef latérale droite (est)

autel
abside
l'un des vitraux du mur est de la nef principale.

L'église Saint-François d'Assise, rue de la Bourgeonnière.

Au début du siècle les habitants du nord de Nantes étaient éloignés des écoles, commerces et lieux de culte. Cette vaste partie de la ville comprenait la Morhonnière et le terminus de tramways, la Jonelière, son village, ses quais et guinguettes, ainsi que quelques usines, beaucoup de fermes et de cultures maraîchères ainsi que les châteaux de la Morrhonnière, du Tertre, du Halleray, de Launay-Violette et de l'Herbergement. Les lieux de culte de ce quartier étaient soit l'église Saint-Félix, soit la nouvelle église N-D de Lourdes. Au cours du XXème le quartier s'urbanise, mais reste toujours éloigné des églises. En 1950, des habitants s'adressent à l'évêque afin de demander la création d'une paroisse et d'une église dans ce secteur de Nantes.

Le 29 décembre 1952, l'évêché décide la création d'un centre religieux dans le quartier et la construction d'une chapelle. Le premier prêtre chargé de ce nouveau centre religieux est l'abbé Poulain, alors vicaire à Saint-Félix. La première chapelle fut aménagée dans un vaste local des "Salles Baudais", propriété du lycée Saint-Stanislas.La première messe fut célébrée en présence de 53 personnes le 8 février 1953. Le 26 décembre 1953 Mgr Villepelet annonce que le saint patron et protecteur de la future chapelle sera Saint-François d'Assise. Le 12 avril 1955, le centre religieux est érigé en chapellenie et ses limites géographiques sont officiellement indiquées.

L'association "Saint-François d'Assise achète un premier terrain d'une superficie de 6000 m² à la Barboire. Par la suite, ce terrain s'avèrant trop petit et mal orienté, une autre parcelle de 23 300 m² est alors achetée par l'association à 300m de là, sur la ferme du Baut. Rapidement, les plans de construction furent à l'étude sous l'égide de M. Liberge, fils de l'architecte de N-D de Lourdes. La construction de l'église n'est autorisée par l'évêché que le 14 septembre 1955. Ensuite, tout va très vite : le 28 septembre 1955, les plans sont déposés à la Mairie et le 3 novembre ils passent sans difficulté aux diffèrentes commissions. Le 9 novembre 1955 parvient la première autorisation de construction, mais pour le presbytère seulement. Il faudra attendre le 30 novembre 1955 pour obtenir le permis de construire de l'ensemble. Le 10 décembre 1955, les travaux de creusement des fondations par des bénévoles commencent, et se poursuivront jusqu'au 4 février 1956.

La "première pierre" est posée en pleine construction le 6 cotobre 1956. Elle contient un parchemin dont voici le texte : " Chapellenie de Saint-François d'Assise, l'an du Seigneur mil neuf cent cinquante-six, le 6 octobre. Son excellence Monseigneur Villepelet, évêque de Nantes, bénit la première pierre de cette future église dédiée à saint-François d'Assise. Etaient présents : Monsieur le chanoine Guihéneuc, curé de Saint-Félix et Monsieur l'abbé Busson, curé de Notre-Dame de Lourdes, l'abbé Poulain, chargé du centre religieux, Messieux les abbés Eriau, Gris, Doucet, vicaires à saint-Félix et l'abbé Gascoin de Notre-Dame de Lourdes, Monsieur Bourcy, Président du Conseil d'Administration de l'Association Saint-François d'Assise, Monsieur Sablé, premier adjoint au maire de Nantes, Messieurs Liberge, architecte, et André, ingénieur béton, Messieurs les entrepreneurs Grénapin, Grossin, André, Le Guillou, Thury et Bouyer, un grand nombre de fidèles de Saint-François d'Assise et des paroisses de Saint-Félix et Notre-dame de Lourdes.". Avec son précieux contenu, la pierre est refermée et enduite de ciment.

L'église devait être inaugurée le 6 octobre 1957 mais une grève a retardé les travaux. Le 26 juin 1957, dans l'église en travaux, 38 garçons et filles faisaient leur communion solennelle. Le premier mariage est célébré le 17 août 1957 entre Roger Lebreton, mécanicien en cycles de la Grande Sensive, et Odette Guicheteau, fille du dynamique président de l'amicale paletiste de la Jonelière. C'est pourquoi les paletistes leurs font une haie d'honneur au sortir de l'église toujours en travaux.

L'inauguration officielle et la première messe solennelle ont eu lieu le 2 février 1958 en présence de l'évêque de Nantes. Le dimanche 5 ocotbre 1958, au cours de la journée de la Fête patronale, le chanoine Guiheneuc, ancien curé de Saint-Félix et archi-prêtre de la Cathédrale, bénit une plaque de mémoire sur laquelle est gravée le mémorial : "En souvenir de Monsieur l'abbé Poulain, premier chapelain de Saint-François d'Assise, décèdé le 31 octobre 1956, qui posa la première pierre de cette église le 6 octobre 1956."

Le maître-autel en pierre de Dinan, superbe table de 4 mètres de long et d'1 mètre de large, reposant sur 3 socles identiques, fut installé dans la soirée du 24 décembre 1858 par l'entreprise Noël de Rezé. Le soubassement de l'autel est une vaste estrade recouverte de plaques de marbre rose-vert de Campan. L'ensemble, d'un montant supérieur à 80.000 francs (plus de 800.000 francs anciens) fut offert par une seule famille qui a tenu à garder son anonymat. Le 9 octobre 1960 le Chemin de Croix en 14 tableaux peints par le chanoine Bouchaud, est érigé. Le même jour eut lieu la bénédiction du Crucifix du Maître-autel, Christ en bois de 1.20 mètres, oeuvre du sculpteur Fréour de Batz-sur-Mer. Le 8 cotobre 1961, bénédiction d'une statue de Saint-François d'Assise, peinte en ton chêne clair, par monsieur Guy Bâty et bénédiction de la table de communion en granit bleu de Dinan, offerte par les 150 dames de l'Action Catholique Générale Féminine. Quant aux vitraux de l'église, ils sont l'oeuvre de maître-verrier Loire, de Chartres.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-François d'Assise
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur: (4 photos )
la façade
le coté est, les salles pour la catéchèse et la croix.
le coté ouest

Intérieur (3 photos)
vue vers le choeur
vue vers la porte, surmontée d'une tribune.
grand vitrail à gauche du choeur


L'église de Saint-Dominique, rue des Renards

En 1958, Monseigneur Villepelet, évêque de Nantes, décide de former un nouveau centre religieux dans les quartiers nord de Nantes. Une telle décision peut étonner, puisque l'église de Saint-François d'Assise est toute neuve, mais celle-ci, construite à la limite ouest de la Jonelière, se trouve trop éloignée des grands ensembles projetés au Chêne des Anglais, à la Boissière, au Bout des Pavés ou au Bout des Landes. L'abbé Clouet est chargé de s'occuper de ce centre religieux; en septembre 1958 il rejoint d'abord l'équipe pastorale de Notre-Dame de Lourdes. Très rapidement, en 1959, un baraquement comprenant un logement et une chapelle est érigé sur un terrain le long de la route de la Chapelle-sur-Erdre (à l'emplacement de l'actuelle médiathèque Nord). Ce barquement accueillait pendant de longues années l'école publique du quartier de Saint-Médard, à Doulon, avant d'être racheté aux Domaines et remonté par des bénévoles près des baraquements de la cité du Chêne des Anglais.

Rapidement, on s'aperçoit que cet emplacement est trop excentré par raport aux quartiers où l'urbanisation est en cours : les premiers habitants de la cité de la Boissière arrivent en février 1959 alors que les lotissements des Renards et de la Rivière sont construits en 1958. Le choix du nouvel emplacement de l'église se porte alors sur une tenue maraîchère rue des Renards à la limite des cressonnières, que son propriétaire s'apprêtait à lotir. Contacté par l'abbé Clouet, il accepte de vendre une parcelle de 4 150 m² pour la future église. Un nouvel hangar est érigé alors dans la partie haute de ce terrain : c'est un hangar de 10 m de large sur 26.5 de long, capable d'accueillr 440 personnes assises. Le 26 mars 1959, jour du Jedi Saint, l'abbé Clouet s'y installe et le chanoine Dubreuil bénit cette chapelle préfabriquée le 31 juillet 1960. Dès le mois d'août, de nombreuses familles commencent à arriver, deux messes ont lieu chaque dimanche, puis bientôt 3. Cinq cent enfants assistent au catéchisme. L'abbé Jacques Bossard est nommé vicaire afin de seconder le curé Clouet.

La chapellenie de Saint-Dominique est créée sur décision de Mgr Villepelet, le 1er novembre 1960. Saint-Dominique n'est donc qu'une chapelle et ses prêtres demeurent sous la responsabilité de Notre-Dame de Lourdes, même si cette tutelle est très théorique puisque l'abbé Clouet mit en place la paroisse Saint-Dominique sans en référer au curé de N-D de Lourdes. Un second vicaire, Joseph Luton, est nommé en juillet 1961. Rapidement, le baraquement s'avère insuffisant et un local est construit plus bas sur le terrain en pente pour servir au culte, puis au catéchisme. Il faut donc construire une église définitive, mais avec quel argent? Et quelle église construire?

Afin de répondre à la nécessité du financement, les paroisses nouvelles se sont regroupées au sein du Groupement des Paroisses Associées (GPA) afin de rassembler les financements nécéssaires aux églises des Dervalières, du Pin Sec, de la Bouvardière, du Château à Rezé... Le GPA avait lançé un emprunt au même taux que celui des caisses rurales mais qui était directement géré par l'association. Pour réunir les fonds, les prêtres de l'association, une vingtaine, s'organisaient pour aller prêcher dans les diffèrentes paroisses du département. Le coût de l'église de Saint-Dominique s'était élevé à 80 000 000 de francs de l'époque, soit environ 5 millions de francs actuels, couverts par l'emprunt et les quêtes dans le diocèse.

Un premier projet architectural avait été élaboré par l'architecte Salmas mais n'avait pas été accepté par l'abbé Clouet, qui se tourna alors vers le beau-frère de Salmas, l'architecte Michel Desmars. Celui-ci mit au point le projet architectural de l'église Saint-Dominique. C'est d'abord le presbytère qui fut construit en 1962-1963. Les prêtres s'y installèrent le 22 juin 1963. Le style dépouillé de l'église, la grande simplicité des lignes et des formes ont été des choix délibérés pour que l'église puisse s'intégrer au coeur de la cité HLM de la Boissière. Certains regrettaient l'absence de clocher. Constituée d'une grande salle de 854 places assises, l'église Saint-Dominique pouvait rassembler tous les chrétiens du grand quartier Boissière. C'est l'entreprise Robin qui fut chargée du gros oeuvre.
Les murs sont en béton armé, la charpente en sapin de Norvège collé, est constituée de poutres; chacune d'elles mesure 30 mètres de long, 1.2 mètres de largeur en son milieu et pèse près de 3 tonnes. Leur mise en place fut spectaculaire et nécessita l'intervention de deux grues mobiles géantes pour l'époque. Le choeur, en schiste sombre, constraste avec la blancheur des murs, le tout donnant une sensation d'abondance. La lumière converge vers le choeur par une série de vitres transparentes situées en haut des murs.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Dominique
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos : (10 photos)

Extérieur (4) :
façade
coté sud
coté est
coté nord

Intérieur (5) :
choeur
autel
coté nord
tableaux coté nord et vue vers la porte depuis l'autel




Ouest

l'église Saint-Martin de Chantenay (1756-1840), située rue des Réformes, œuvre des architectes L. Laillaud et Louis Gelée. L'église de Chantenay, datant de 1237, est reconstruite en 1759-61 par les architectes Laillaud (XVIIIe) et Gilée (XIXe). Elle est agrandie en 1840. Elle se compose d'une nef bâtie en 1761, accrue en 1839-1841 d'une tour octogonale et de deux bas-côtés. La nef date de 1759-1761, l'intérieur est refait et agrandi au XIXème siècle. L'autel date du XVIIIème siècle. Lors de la Révolution, l'édifice est désaffectée et en partie détruite. Elle est vendue, comme bien national, à M. Moustier; l'architecte Gilée la restaure de 1833 à 1841. Elle est orientée d'ouest en est, au-dessus de la Loire dans le vieux bourg de Chantenay. Le presbytère du XVème siècle se trouve dans le prolongement est de l'église, son jardin ouvre sur la Loire au sud; la paroisse a été fondée en 1287 et devient commune en 1791.

Le cimetière "ancien", rue des Réformes, a vu sa première concession s'ouvrir le 27 mai 1827. Une plaque sur la façade ouest de l'église indique que cette église a servi pour le culte des Acadiens:


La voûte du choeur est ornée d'une belle peinture du XIXe représentant le Christ en gloire autour duquel se presse le clergé, l'évêque tenant la maquette de l'église, des bonnes soeurs, servants de messe, curés etc. Elle est néanmoins fragilisée par des fissures qui lézardent aussi les murs du choeur. Des travaux de réfection du chauffage sont prévus en 2016 par la mairie de Nantes, la voûte ne présentant pas de péril. Par ailleurs la statue de la Vierge située dans la grotte de Lourdes aménagée dans le prolongement du choeur - une absidiole surmontée d'un carreau - est hélas cachée par un rideau devant lequel se trouve un Christ en croix, lui même caché par un autre rideau; cette partie du choeur est en mauvais état.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Martin de Chantenay
Siécle de l'édifice: XVIIIe-XIXème
Forme du clocher : clocher-porche
Clocher en péril : non

Photos (3): (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)





Photos de l'intérieur de l'église ===> https://eglisesdebretagne.wordpress.com/2016/01/10/eglise-saint-martin-de-c…


l'église Saint-Michel de la Croix-Bonneau, située boulevard Léon Jouhaux devant la station de tram Croix-Bonneau (L1). Elle a été construite en 1966 par les architectes George Evano et Jean-Luc Pellerin.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Michel
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir

vues cotés nord et ouest, respectivement.

vue vers l'autel
vue depuis l'autel vers le fond.


l'église Saint-Etienne de Bellevue, située rue Auguste Ménoret. Elle a été construite en 1971-1972 dans le nouveau quartier de Bellevue par l'architecte Luc-Arsène Henry. Le plan intérieur est intéressant, car l'autel est situé à la croisée des transepts, et est donc entouré par des bancs dans 3 directions.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Etienne
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (5) ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir

extérieur
vues intérieures

l'église Saint-Laurent (1962-1965), oeuvre des architectes Marcel Favraud et Maurice Ferré. Son entrée principale est située à l'est sur la place des Dervallières. La cure et le centre paroissial se trouvent au nord et à l'ouest.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Laurent
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4): (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade est sur la place des Dervallières
coté sud
coté ouest
coté nord, entrée de la cure


l'église Saint Luc de Carcouet (1963-1968), située boulevard Pierre de Coubertin et oeuvre des architectes Pierre Pinsard et Hugo Vollmar. Elle est orientée du sud-ouest (façade) au nord-est, sur la butte au niveau des tours du quartier du Breil-Malville. C'était la première église polyvalente de France, une église qui pourrait aussi servir pour des combats de judo, des spectacles, ...; une église à l'image du quartier, construction de béton épurée aux grilles forgées à toutes les ouvertures aux milieu des barres HLM. A l'intérieur, du coté est, un petit sanctuaire avant l'ancien espace polyvalent, aujourd'hui transformé en grande église, à l'ouest.
Cette église a une particularité importante: elle est divisible et divisée par de grandes cloisons mobiles qui peuvent descendre dans le sous-sol, inventions de Jean Prouvé. Elles permettaient d'isoler l'autel et les fonts baptismaux de l'espace qui pouvait accueillir des manifestations profanes. L'architecture industrielle moderne française est née dans cette église, réussite architecturale dans ses détails, sous une apparence déroutante et dépourvue d'une grande beauté. On peut voir les rainures dans lesquelles s'enfoncent ces cloisons depuis le sous-sol de l'église. Le fond de ces rainures permet de faire le tour de l'église par le dessous. Un large espace est resté non construit sous l'église, bâtie sur des pilotis pour compenser la pente de la butte du Breil.
L'église Saint-Luc est le témoin d'une époque militante pendant laquelle certains prêtres comme l'abbé Michel Brion, secrétaire de l'Evêché de Nantes et responsable du Centre religieux des Diocèses de Nantes défendaient une église ouverte sur le monde nouveau. L'édifice fait aujourd'hui partie des 1200 monuments du XXème recensés par le ministère de la Culture comme ayant un intérêt architectural. Trois autres réalisations de l'architecte Pierre Pinsard figurent dans cette liste: la crypte de Lourdes, le couvent des Dominicains de Lille et l'église d'Armbouts Cappel, près de Dunkerque.
L'église possède aussi un mode de chauffage particulier: l'air est insufflé via des bouches d'air en haut des pièces pour être capté en bas. En été, il y a la possibilité d'inverser le système pour prendre de l'air extérieur, mais cette dernière possibilité n'a jamais été utilisée à cause de la chaleur de l'été dans le quartier, exposé au sud et sans un arbre ou presque. Une plaque près de la machine chauffante schématise ce système (voir photo ci-dessous). Elle porte la mention "Maison du peuple chrétien", nom primitif de l'église à sa construction. Le nom de SZaint-Luc ne fut donné que dans les années 1970 et une croix fut alors apposée sur la façade.
Comme toutes les églises construites au milieu du XXème siècle à l'image de leur quartier, donc souvent peu esthétiques, l'église Saint-Luc a été menacées de destruction. Pourtant, ce concept, né après le concile de Vatican II, avait de l'avenir: des églises implantées au coeur des quartiers, images de leurs quartiers, et qui pouvaient accueillir des manifestations profanes. Le concept de salle polyvalente n'est plus actuel : comme pour l'église Saint-Michel de la Croix Bonneau, autre église polyvalente nantaise de la même période, les demandes ont diminué après 1975 et les églises se sont retrouvées surdimensionées et occupant toutes seules un emplacement bien trop grand. Son sort encore aujourd'hui est incertain, mais elle a été raffraîchie (peinture et restauration de l'extérieur, aménagement de sécurité) récemment. Peut-on croire que ce témoin précieux de l'architecture du XXème siècle est sauvé?

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Luc
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (17) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (3):

façade boulevard Pierre de Coubertin
coté nord
coté est

Intérieur (14) :

vues du petit sanctuaire, à l'est

vues du grand sanctuaire, ancienne partie polyvalente

plaque chaufferie
vue du sous-sol
mécanismes et rainures des cloisons mobiles



l'église Sainte-Anne (1845-1846), édifiée par l'architecte Chenantais. Elle est inaugurée en 1847. Par décret impérial du 6 juin 1857, l'église Sainte-Anne est érigée en cure; le maire de Nantes Ferdinand Favre est informé par une lettre de M. Rouland, ministre de l'Education et des Cultes. Le 31 décembre 1860, la famille Blineau donne à la mairie de Nantes l'église Sainte-Anne et le sol des rues adjacentes; la superficie totale du terrain est de 7132 m². Le 6 juillet 1866, le curé de Sainte-Anne et le conseil de la paroisse demandent à la mairie une subvention de 24 000 francs pour le clocher, qui sera accordée en 1867. En mai 1871, le préfet autorise la construction du clocher. La nef est aggrandie en 1869 par une travée supplémentaire, deux chapelles latérales sont construites, ainsi que deux sacristies. Le clocher, élevé en 1872, est en pierres de taille avec 3 rangs de galeries, en pierres elles aussi. L'une de ce ces galeries porte 7 statues. Une flèche élégante surmonte le tout. Des dons, souscriptions et quêtes permmettent la réalisation de vitraux riches en couleur, oeuvres de Lusson, qui glorifient Sainte-Anne.

En haut de l'escalier Sainte-Anne, une statue de la sainte est conçue par amédée Ménard et réalisée par Voruz en pierre. Elle est bénite et inaugurée au soir du mardi de Pâques, le 22 avril 1871.

L'escalier Sainte-Anne qui relie le quartier Sainte-Anne au quai de l'Aiguillon en 100 marches date de 1849-1851. Une restauration entière du clocher, de la nef, du choeur et du transept, en péril, a été entreprise depuis 2005, elle sera achevée fin 2010 et coûtera plus de 3.5 millions d'euros. La charpente et la couverture ont été refaites. L'une des églises les plus pittoresques de Nantes sera alors sauvée. Début 2008, la couverture a été refaite, la flèche immaculée et la façade ont été restaurées. En février 2010, l'extérieur était entièrement rénové, l'intérieur commencé.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Sainte-Anne
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : Clocher-Porche
Clocher en péril : non

Photos (4): (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

le clocher restauré

façade
l'un des cotés
le chevet

l'église Saint-Clair (1854-1856), oeuvre de l'architecte Gustave Le Prévôt de Bourgerel. La nef date de 1854 et l'édifice a été achevé le 16 juillet 1856. Elle a été construite sur un terrain donné pour cela à la commune de Chantenay le 13 décembre 1861 par Marie Désirée Bernard, épouse de Jean Lécuyer, et par René Lepeltier dit Richer, entrepreneur de travaux publics. Les donateurs avaient souhaité que le nouveau sanctuaire soit dédié à saint-Bernard car ils étaient descendants de Jean Bernard, fondateur du premier cabaret de la Ville en Bois, à Nantes. L'évêché s'y refusa et Saint Clair, premier évêque de Nantes, donna son nom à la nouvelle église.

L'église est orientée du sud (façade) au nord; elle a une nef étroite et haute, dont la couverture intérieure a été récemment refaite (pose de lambris) et deux bas-cotés. Le plan est celui d'une fausse basilique, sans transepts, mais avec de gros piliers en granits recouverts d'un enduit imitant le tuffeau à joints rouges. L'orgue est situé au fond de l'abside centrale; les deux absides latérales qui se situent au bout des bas-cotés ont un autel dédié à la Vierge pour le bas-coté ouest et un autel dédié à Saint Clair, premier évêque de Nantes, pour le bas-coté est. La sacrisitie se trouve près du bas-coté est. Les voutes des absidioles et de l'abside centrale sont décorées de fresques. Une frise court à mi-hauteur de la nef et représente les saints de Nantes.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Clair
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : clocher-porche
Clocher en péril : non

Photos (14) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (3):
vue du nord et coté ouest de l'église
coté est depuis le presbytère
façade au sud

Intérieur(11)

nef vers choeur
nef vers tribune et entrée
bas-coté ouest
bas-coté est

autel de la Vierge absie latérale ouest
autel St Clair abside latérale est

autel et orgues
fresques de l'abside centrale
frise de la nef

fonts baptismaux (au début du bas-coté est)
hommage au curé fondateur


Nantes-Sud et île Beaulieu

Eglise Saint-Jacques de Pirmil (XII-XIXème siècle), située rue Saint-Jacques et appartenant anciennement à la paroisse de Saint-Sébastien d'Aignes, aujourd'hui Saint-Sébastien sur Loire. Cette église remonte à la fin du XIIème siècle. L'architecte Théodore Nau, qui allait se charger de la restauration de cette église, la décrivit ainsi dans sa lettre au ministre de l'Intérieur, chargé des Monuments Historiques, le 31 octobre 1846:
" Cette église fut construite dans un style, dit de transition, entre le roman et le gothique, par les moines bénédictins qui habitaient ce quartier et l'évangélisaient. Le style concorde parfaitement avec la date de 1180, inscrite au-dessus de l'arc-doubleau de l'entrée du choeur. Le plan de l'église est une croix formée par la nef principale, l'abside du choeur et le transept. La façade fut en partie reconstruite, en 1484, par le prieur commandataire, Mgr Thomas James, evêque de Dol de Bretagne [...] Les travaux éxécutés à cette époque sont la seule dérogation qu'ait subie ce monument religieux. Ils consistaient uniquement à faire réparer la dernière travée de la nef et à rebâtir la façade: les chapiteaux romans à l'intérieur furent supprimés; la rangée d'arcatures, sur la façade, fit place à une vaste fenêtre flamboyante, et la porte d'entrée fut adaptée au goût du quinzième siècle."" L'abside centrale, construite intérieurement et extérieurement en tuf, est assez bien conservée. Il n'en est pas de même de la façade latérale sud de l'église. Sa forme première a presque entièrement disparu sous les réparations nombreuses qu'elle a du subir. Les parements de ce mur sont un enduit et un "moéllénage" a l'intérieur. La pierre de taille y est réservée aux coins et aux moulures. [...] La face nord est en moellons de schiste, comme celle du sud, mais elle est mieux conservée. Quant à l'intérieur de l'église il est en tous points satisfaisants. Les arcs-doubleaux reposent sur des faisceaux de colonnes ornées de chapiteaux très variés. Dans la nef, des colonnes engagées dans le mur supportent des gerbes de nervures formées d'un tore. L'un de ces chapiteaux représente une énorme grappe de raisin, portée par deux hommes; la grappe de Josué sans doute, symbole eucharistique."

Les mutilations que cet édifice a subie [...] ne laissent cependant aucun doute sur sa forme primitive. Ce sont des colonnes en partie détruites pour établir la chaire, un autel ou des stalles. Un banc régnait tout autour de la muraille intérieure: il a été supprimé peut-être pour gagner de l'espace. Les murs sud ont beaucoup souffert de l'humidité. Les travaux de réparation et d'entretien réclamés par le mauvais état du monument ont été commencés par la Fabrique de la paroisse, qui a employé toutes ses ressources personnelles, et par le conseil municipal de Nantes, qui a offert quelques allocations. Ces sommes réunies s'élévent environ à 15.000 francs. Il faudrait trouver encore vingt mille francs pour achever ce travail. Le soussigné réclame de votre obligeance l'aide charitable de la commission des monuments historiques"

Th. Nau
architecte à Nantes


A cette lettre ajoutons quelques détails supplémentaires. L'antique église Saint-Jacques était la chapelle des Bénédictins de l'Ancien prieuré Saint-Jacques de Pirmil, aussi demeure-t-elle assez étroite. La nef mesure, abside comprise, 40 m de longueur sur 7 de largeur, la hauteur sous voute est de 12 mètres seulement. Ces voutes existent sur toute la surface du bâtiment. Elles se divisent en 7 travées de 7 mètres chacune. Le transept mesure 21 mètres de longueur.Deux autres absides, parallèles à la principale, mais moins profondes qu'elle, s'ouvrent dans les deux bras de la croix formés par le transept et comportent des autels.
L'ensemble ne manque pas de grandeur apparente car les éléments sont à l'échelle humaine. Il faut admirer également les beaux piliers de la croisée et les chapiteaux historiés, fantaisistes ou même goguenards su'ils supportent. Des baies très évasées vers l'intérieur éclairent la nef. Les voûtes sont inspirées du Plantagenêt du Maine ou du Poitou, du fait de la direction spirituelle des bénédictins du prieuré Saint-Jacques par l'abbayé de Saint-Jouin de Marnes en Poitou. Le choeur était autrefois fermé par une grille car il était réservé uniquement aux offices et aux cérémonies des moines bénédictins. Les deux autels latéraux étaient affectés au service de la paroisse: celui du coté sud était plus spécialement l'autel des paroissiens où l'on distribuait la communion et où se rendaient les malades et les infirmes qui ne pouvaient aller à l'église paroissiale Saint-Sébastien. A cet autel étaient invoqués les saints Crespin et Crespiniens, tous deux martyrs à Soissons vers 280.
A l'autel situé dans l'abside nord, on priait spécialement Notre-Dame de Vie. Sur le coté gauche de la nef, appuyé au pilier qui sépare l'abside principale du transept nord, était situé un dernier autel dédié à Saint-Bonaventure, le saint patron des tisserands, si nombreux dans la rue Saint-Jacques au XVIIIème. La Révolution les refoula vers Pont-Rousseau, à Rezé, sur la Sèvre.

L'église continua son service pendant la Révolution, puis fut restaurée en 1850 par Théodore Nau. Actuellement cette église est rattachée à la paroisse de Saint-Sébastien, comme elle l'a été jusqu'au XVIIème.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Jacques
Siécle de l'édifice: XIIème-XIXème
Forme du clocher : dôme à l'impériale
Clocher en péril : non


Photos : http://eglisesdebretagne.wordpress.com/2014/03/14/eglise-saint-jacques-et-c…



Eglise Sainte-Madeleine de Beaulieu (XXème siècle), située boulevard Gustave Roch.

En 1852 est achevée la construction de l'église "succursale" de la Madeleine. Le 6 mars 1855, l'architecte Théodore Nau certifie que la façade et le clocher sont terminés. Gustave Cussoneau, entrepreneur au 64, rue de Rennes, se chargea des travaux pour 47250 Francs, avec un rabais de 5%. Il est utile de dire que en ce temps là, les entreprises de construction concédaient d'importants rabais pour obtenir les marchés, qui allaient parfois jusqu'à 30 %. Le 29 mars 1855, un décret impérial autorise la cure de la Madeleine à acquérir une maison et un jardin appartenant à M. Martin est situés quai Hoche, moyennant 23 000 francs, aisni qu'une pièce de terre située rue du Nouveau Pont, appartenant à la famille Poydras, au prix de 7000 francs.

Pendant la guerre cette église avait été détruite lors des bombardements de 1943. Après la guerre, une église a été reconstruite, sans relief à l'extérieur, mais dont l'intérieur rappelle l'église Sainte-Thérèse, de même époque, sur la Route de Vannes. A l'entrée, nous pouvons vois une cloche du XIX ème (bénite le 25 mars 1857 ) et déposée. Les architectes de cette église, construite entre 1952 et 1954 sont Guilloux et Joëssel. Avec l'église Sainte-Thérèse, ce sont les deux grandes églises en brique de Nantes.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Sainte-Madeleine de Beaulieu
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : Sans
Clocher en péril : non


Photos (9) (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur : (5)



façade, presbytère (à droite) et coupole à la croisée du transept
la façade (gros plan)
cloche du XIXème déposée.

Intérieur (4) :
la nef vue depuis l'entrée
statue de la vierge
vitraux ouest


Nantes-Est

l'église Saint Bernard (2000). Construite par le cabinet nantais d'architecte Quadra en 2000, Saint-Bernard se situe sur l'ancienne route de St Joseph de Porterie au Nord-Est de Nantes, ainsi que sur l'avenue Abel Gance..Elle est constituée d'un parallélépipède (la maison paroissiale) et d'un cylindre tronqué (l'église), tel celui de la Cathédrale d'Evry dans l'Essonne. L'ensemble de béton est relié par un soubassement de brique agraffé.Un campanile en béton lui-aussi accueille les fidèles, placé devant la façade sud du bâtiment. La première église a été construite en 1959-1960 et était un modeste batiment en béton, aujourd'hui transformé un immeuble d'habitation. L'église, achevée pour Pâques 2000, a été inaugurée le 7 mai de la même année.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Bernard
Siécle de l'édifice: XXIème
Forme du clocher : campanile
Clocher en péril : non

Photos (12) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir):

Extérieur (5):

vue de l'est depuis la route de Saint-Joseph
vue de l'ouest depuis l'avenue A Gance

le cylindre tronqué de l'église au nord du bâtiment

campanile vue de l'ouest
façade sud de l'église

Intérieur (7):

vue intérieure de l'église (vers le nord)
vue vers l'entrée (vers le sud)

verrière centrale
verrière de droite (est)
verrière de gauche (ouest)

autel
plafond


Eglise St Augustin: c'est l'un baraquement de 1944 constuits au Chêne des Anglais (nord de Nantes) pour abriter la population victime des bombardements de 1943, amené en 1963 pour créer la paroisse St Augustin, couvrant le quadrilatére Beaujoire- Erdre- Boulevard des Belges - Boulevard Jules Verne. L'église est située sous les tours du Port Boyer, près de l'Erdre.


Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Augustin
Siécle de l'édifice: 1944 (baraquement), 1963 (église)
Forme du clocher : Sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (cliquez pour agrandir)



Eglise St-Jean de Bosco

L’école DON BOSCO L’an du Seigneur 1936, Monsieur le Chanoine BOURCIER, curé prévôt de la Collégiale Saint-Donatien, ouvre, pour les garçons, une école chemin du Moulin des Carmes. L’école prend le nom de Don Bosco canonisé à Pâques 1934. La bénédiction de l’école a lieu le dimanche 24 janvier 1937. Monsieur le Chanoine BOURCIER, curé de Saint-Donatien, exprima, auprès de l’évêque Monseigneur Jean-Joseph VILLEPELLET, le souhait de voir se réaliser, pour le quartier, une chapelle provisoire ouverte au culte les dimanches et fêtes. C’est alors que le premier étage de l’école fut aménagé en chapelle. La construction d’un sanctuaire véritable est bientôt décidée, sur un terrain concédé par les religieuses Ursulines.
La Chapelle SAINT -JEAN BOSCO : Le 24 septembre 1939, on bénit la chapelle, l'actuelle église, qui est placée sous le vocable de SAINT-JEAN BOSCO. Le 3 septembre 1939, c’est la déclaration de la guerre, puis ce sera la défaite en juin 1940. Le camp construit par les Anglais au début de la guerre, près de la route de Saint-Joseph, est occupé par les Allemands qui y emmènent la cloche. Ils s’en serviront pour sonner les débuts et les fins des alertes aériennes. Les avions alliés survolent le camp : des bombes tombent aux alentours de la chapelle En 1944, c’est enfin la libération ! L’ennemi quitte Nantes après avoir fait sauter les ouvrages de guerre. L’explosion des pièces d’artillerie de la D.C.A. de la route de Saint Joseph sera fatale aux vitraux de la chapelle ; tout le côté de l’épître sera sérieusement endommagé.La chapellenie autonome est érigée en 1950. Le quartier compte alors 2000 habitants. Une chapelle est alors reconstruite en 1951. Un historique en panneaux est présent dans l'église. Avec l'autorisation du curé de Saint-Jean Bosco, je peux diffuser cette historique. Cette église est orientée du nord (entrée) au sud. L'autel se trouve à droite en entrant: avant il se trouvait au sud, au bout de la nef, mais le curé de 1974 changea la disposition afin de meiux rassembler les fidèles auprès de l'autel.

Historique de la chapelle en photos (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir):



Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Jean de Bosco
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (8) (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir):

Extérieur (3) :

façade
coté est

Intérieur (5):

nef depuis l'entrée
nef du sud au nord
autel

verrière de la façade (croix)
cloche de la paroisse


l'église Saint-Joseph (XIXème), située place Dollier de Casson à Saint-Joseph-la-Porterie. Elle a été construite dans les années 1845-1846 et est orientée du sud-oues (façade) au nord-est. La chapelle des fonts baptismaux est située à l'ouest du clocher-porche, le monuments aux morts de la paroisse sur le mur est est à remarquer. L'église est assez simple mais belle, avec des vitraux bien conservés.
Pour y aller: bus N°22 depuis la Cathédrale, aller jusqu'au terminus puis premdre la rue des Tonneliers sur 100 m. En voiture: suivre la rue du Pitre Chevalier, puis la rue du Coudray, puis la route de Saint-Joseph, puis la rue de la Grange au Loup.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Joseph
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : clocher-porche
Clocher en péril : non

Photos (11)

Extérieur (4): (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

clocher
coté ouest
coté est
chevet au nord-est

Intérieur (7) :

nef vers choeur
choeur
nef vers entrée

transept est
transept ouest

tribune
monument aux morts
fonts baptismaux



l'église de Saint-Georges, située au 55 boulevard de la Beaujoire et construite en 1992 par Stéphane Leroux, architecte. L'église orthodoxe Saint-Basile a été érigée juste à coté (53 bd de la Beaujoire). Cette église a été construite en 1990 pour remplacer l'ancienne église Saint-Georges des Batignolles, convertie aujourd'hui en espace culturel. L'église possède un petit campanile séparé de l'édifice qui supporte une cloche.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Georges
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : campanile
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir):

façade au nord sur le bd de la Beaujoire

vue depuis les cotés sud-est et est


l'église Saint-Jean Baptiste (1957), située rue Louis Guiotton, dans le quartier du Pin Sec, non loin de l'arrêt de tram éponyme sur la ligne 1. Cette petite église a un clocher-porche stylisé, semblable à celui de l'église Notre-Dame des Vents aux îles Kerguelen

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Jean-Baptiste
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : clocher-porche
Clocher en péril : non

Photos (2): (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir):

vue depuis la rue

coté ouest


l'église Saint-Marc (1974-1975), située boulevard de Sarrebruck, au bord de la Loire, près du petit centre commercial du quartier. Depuis ce petit édifice carré, qui semble un peu écrasé par le poids de la banane (barre en forme de courbe) d'Angleterre qui le borde, on peut avoir une vue magnifique sur l'autre coté du bras de la Madeleine, l'Hotel de Région, la flèche du couvent Notre-Dame des Lumières et la pointe est de l'île Beaulieu. Son architecte a été Yves Liberge. On appelle souvent cette église Saint-Marc de Malakoff.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Marc
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4): (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

coté nord
coté est
coté sud sur le bd de Sarrebruck
coté ouest


Dernière édition par Admin le Jeu 18 Fév - 23:50 (2016); édité 158 fois
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MessagePosté le: Sam 29 Sep - 11:02 (2007)    Sujet du message: Nantes Répondre en citant

Nantes-Doulon

Eglise Saint-Médard (XXème siècle). Elle est de style roman et fut fondée en 952 par Alain Barbe-Torte au Vieux Doulon. On y trouve les traits de l'art roman, peut-être carolingien, dans le mur plat du chevet donnant dans le jardin de la cure : de beaux arcs en plein cintre à claveaux de pierre blanche alternant avec des briques rouges. Des "A" ou triangle de briques décorent le mur. L'église a été profondément remaniée et même défigurée au cours des siècles. L'édifice a été carrelé à neuf en 1714 , les deux piliers qui étaient en dedans de l'église ont été abattus et une porte derrière la chaire fut fermée. Trois ans plus tard, les murs latéraux menaçant de s'écrouler sont abaissés et étayés de puissants contreforts. L'église a subi de graves dégâts lors de l'ouragan du 15 mars 1751. Le clocher qui consistait en un exhaussement du mur au-dessus du faîte de l'église à la façade, de forme rectangulaire terminé en triangle et percé de deux arcades plein cintre avec deux cloches, est démoli en 1868 et remplacé par une tour carrée et clocher à flèche pointue. Le cimetière entourait jadis l'église. Le presbytère, construit en 1665 et réparé en 1754, est accolé au monument de l'autre côté avec cour et jardin. La sacristie, qui date du XVIème siècle, est voûtée en arrêtes avec écusson à la clef située au Sud du temple avec une fenêtre carrée à angles arrondis. Une cloche fondue en 1765 par Radu, maître fondeur à Nantes, a pour parrain Guillaume de Seigne, seigneur des Perrines et Blottereau, et dame de Grout de Bellesme, dame de Doulon, Chambellan, fondatrice de l'église. En 1659, l'enfeu de la famille de La Monneraye est déplacé pour ériger un autel à Saint-Roch et Saint-Sébastien. En 1683, on inhume sous la pierre tombale de l'enfeu du Verger, une fille de Julien Pelaud de la Ville-Aubin, conseiller à la Chambre des Comptes. En 1967, cette église est rasée, une nouvelle sera construite en 1987.

La nouvelle église est construite à coté du presbytère, sur le square de l'Abbé Dérideau. Elle est orientée d'ouest en est et n'a pas de clocher. Les bâtiments paroissiaux sont construits à coté de l'église. Les encadrements en brique des fenêtres rappellent à la fois l'ancienne église et le passé ouvrier de Doulon.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Médard
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (5): (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

coté ouest
coté nord

coté est
coté sud

porche


Eglise Notre-Dame de Toutes-Aides, située au village de Toutes-Aides, ancienne trève du Vieux-Doulon. Elle renferme une vieille chapelle (la chapelle Notre-Dame de Toutes-Aides), but d'un pèlerinage annuel. Au départ, un voeu de la duchesse Constance II, retirée en son domaine du Petit-Bottereau, pleurant le rapt de son fils Arthur, duc de Bretagne. Elle fait élever, en lisière de sa propriété, une chapelle en l'honneur de la Vierge et un pèlerinage s'y établit tout au long des siècles. Sous Louis XIII, grâce à l'influence d'un membre de la famille de Charette, seigneur du Vieux-Doulon, la chapelle est reconstruite et les murs restent avec une porte à fronton triangulaire. Une statue en bois "Notre-Dame-de-Toutes-Aides" est alors réalisée et placée au fond de la chapelle en une niche centrale. A la Révolution, l'Etat déclare la chapelle bien national et elle est vendue, non payée et revendue. Mais en 1798, elle figure dans le lot (lot n°8 ) de la succession de la famille de Seigne. Sous l'Empire et sous la Restauration, la chapelle est louée à des manufacturiers pour y loger du matériel. C'est en 1830 seulement, qu'est obtenue la remise au culte. Au moment de la Terreur, la légende conte que quatre forcenés ivres, tentèrent d'abattre la statue : l'un d'eux grimpé à l'échelle avec sa hache retomba sur celle-ci et se tua, ce qui arrêta la profanation, d'où le thème représenté dans les vitraux.

Le village de Toutes-Aides devient au cours du XIXème beaucoup plus peuplé que le vieux Doulon. En 1861, les frères de Ploermel décident de transfèrer leur pensionnat de la Papotière à Doulon, près de la chapelle de Toutes-Aides. Les bâtiments qu'ils édifieront deviendront un demi-siècle plus tard, l'hôpital Broussais. En 1873, malgré l'opposition tenace du curé de Doulon, l'évêque érige la chapelle Notre-Dame de Toutes-Aides en paroisse indépendante. Le curé de Doulon enverra des paroissiens vider complétement la chapelle de Toutes-Aides 3jours avant l'inauguration officielle de la paroisse. La cloche est même descendue et ne sera restituée qu'en 1949! Quant au procès qu'il fait à la paroisse nouvelle, il traînera en longueur jusqu'en 1876.

Le premier curé est l'abbé Remaud. L'édifice est remanié par l'architecte François Bougouin et les murs sont couverts d'ex-voto. En 1833, il est procédé au couronnement de la Vierge de Toutes-Aides. La nouvelle église, à coté de la chapelle, est finie en 1881. En 1895, quatre cloches sont bénites et placées dans le nouveau clocher haut de 50 mètres terminé en 1893. Après les bombardements terribles de Doulon en juin 1944, la statue est transférée dans l'église de La Chapelle-Heulin et le 11 novembre c'est à nouveau sa rentrée solennelle à Toutes-Aides. Les vitraux détruits ont été remplacés. Les autels, les orgues, les stalles, la chaire , ... sont à remarquer. Une cloche datant du passage de Charles IX en 1565, est placée à droite de l'autel Notre-Dame. A la fin du XIXème, Toutes-Aides accroit sa domination sur le Vieux Doulon : la mairie et l'école y sont déplacès, et dès 1887 le vieux cimetière de Saint-Médard, trop plein, ne peut plus accueillir les sépultures des paroissiens qui doivent alors se faire enterrer dans Toutes-Aides, l'ancien faubourg ennemi.

la chapelle Notre-Dame-de-Toutes-Aides (XVIIème siècle), édifiée le 16 octobre 1639. On y disait la messe en 1654 , elle est aujourd'hui englobée dans l'église de Toutes-Aides.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Notre-Dame de Toutes-Aides
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : flèche à dôme
Position du clocher: Clocher latéral
Clocher en péril : non


Photos (4): (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4):

vue du nord-est
vue de l'est
façade à l'ouest et coté sud

Chapelle Notre-Dame de Toutes-Aides (XVIè), coté nord

Photos de l'intérieur de l'église ===> https://eglisesdebretagne.wordpress.com/2016/01/10/notre-dame-de-toutes-aid…


Dernière édition par Admin le Mar 12 Jan - 23:06 (2016); édité 17 fois
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MessagePosté le: Sam 29 Sep - 11:02 (2007)    Sujet du message: Nantes Répondre en citant

Chapelles

Centre

la chapelle de l'Immaculée-Conception (1469-1481 - XVIIème siècle - XIXème siècle), située rue Malherbe et fondée en 1469 par le duc François II en mémoire de sa première épouse Marguerite de Bretagne, particulièrement dévote envers saint Antoine de Padoue. A l'origine, cette chapelle était dédiée à saint Antoine de Padoue. Le duc avait érigé ce santuaire dans l'espoir de faire venir des religieux franciscains qui prieraient pour le salut de l'âme de sa défunte femme.

Le terrain choisi par François II se trouvait à l'est de la cathédrale, dans le domaine du château et était occupé par la conciergerie du château. Tout ce quartier, si densément peuplé aujourd'hui, n'offrait à la vue du passant au XVème siècle que des enclos parsemés de rares logis: La Brégolière, à l'emplacement de la future rue des Minimes, la Chapelle, la Colloterie, Belle-Vue, la Malvoisine, Chateau-Gaillard, qui se trouvaient à l'actuel emplacement du lycée Clémenceau et du Jardin des Plantes. Au nord, c'était la Mironnerie, qui allait devenir le couvent de la Visitation et qui est actuellement un bâtiment militaire au 106, rue Gambetta. Au sud, la grande prairie du Seil, où se bâtissaient les maisons du port de Richebourg.

Les travaux de la chapelle commencèrent au début de 1470 et se poursuivirent, pour la première partie de la chapelle, jusqu'en 1481. Le 6 juin, le duc annonça la bonne nouvelle aux nantais ainsi que celle de la création d'une chapellenie en la nouvelle chapelle avec une rente annuelle de 80 livres et cinq messes par semaine. Ce santuaire, dont la première partie se distingue par son syle gothique flamboyant, existe encore rue Malherbe à Nantes.

Cette chapelle comprenait le choeur actuel et les deux chapelles qui l'encadrent. La nef s'arrêtait à hauteur du premier pilier, fermée par un mur plein où se trouvait une seule porte de sortie donnant sur le chemin qui conduisait à la motte Saint-Pierre (actuelle rue Malherbe). Un autre chemin descendait en ligne droite, venant de la Mironnerie (actuelle rue Gambetta), traversant le terrain qui allait devenir le jardin des Minimes, au nord de la chapelle pour gagner la rue Coustou et la prairie du Seil. Ce chemin empêchait tout aggrandissement de l'église à l'ouest et au sud. La façade était ornée seulement d'un oculus et d'une étroite fenêtre et surmontée d'une croix latine.

En 1488, la Chapelle Saint-Antoine de Padoue est léguée à Saint François de Paule (┼1491) , fondateur de l’ordre des Minimes. Cette même année, le roi Charles VIII et la reine Anne (Anne de Bretagne, fille de François II) confirment la donation aux Minimes. Mais suite à la contestation d’un chapelain, les Minimes s’installent, en 1499, dans une maison à la Fosse, donnée par Anne de Bretagne. C’est seulement un siècle plus tard, alors que la Bretagne est devenue française suite au Traité d'union en 1532, que le roi Henri III, en 1589 confirme la donation de François II en faveur des Minimes, qui peuvent réoccuper la chapelle et bâtir leur couvent.

La chapelle comprenait 3 autels; l'autel principal se trouvait adossé au mur de chevet du choeur. Il était surmonté d'un retable, formé de colonnes cannellées et et de plaques de marbre ornées de statues. A droite, se trouvait l'autel de Notre-Dame de Lorette, à gauche celui de Saint-Sébastien. C'est là que l'on pouvait voir dans un vitrail qui éclaire l'autel les armoiries du duché de Bretagne et celles de la Ville de Nantes. La verrière du choeur représentait le Calavire avec la Sainte Vierge et Saint Jean immobiles au pied de la croix. De chaque coté on découvrait les vitraux du duc de Bretagne et celui de la princesse Anne de Bretagne, tous deux sur fond blanc. A noter que le vitrail d'Anne de Bretagne ne fut placé qu'à la fin du XVème siècle. Les deux vitraux de la chapelle N-D de Lorette représentaient Saint Dominique et Saint-Yves. On ne saurait trop admirer la délicatesse de l'architecture de la chapelle, la gracieuse élégance de ses hautes fenêtres, l'austérité et la souplesse des nervures qui montent, sans chapiteau, jusqu'à la clef de voûte. Il existe à la sacristie des meubles très anciens et une clef de voûte qui est l'un des beaux spécimens de l'art du XVème.

Le mariage de Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII, avec Marie de Montpensier, a été célébré le 5 août 1626 dans cette chapelle. Pour remercier les moinesd'avoir accueilli le mariage dans leur chapelle, Marie de Médicis, mère de Gaston d'Orléans, alloue aux Minimes 70 livres à prendre chaque année pendant 10 ans sur les revenus de ses fermages. La duchesse de Rohan leur offre 200 livres en janvier 1627. Puis les dons affluent. Nantie de cet afflux de dons inespérés, la communauté décide d'agrandir la chapelle vers 1630, mais en procédant avec prudence: les travaux dureront plus de 50 ans.

La partie ancienne devait être laissée debout. Dans la partie nouvelle, la base des piliers repose sur un dé et une collerette de feuillages tient lieu, en haut des colonnes, de chapiteaux, ce qui manque totalement dans la partie construite sous François II. La nef fut continuée vers l'ouest jusqu'à la façade actuelle et aussitôt les chapelles latérales furent mises en oeuvre sur le coté nord où on avait tout le terrain nécéssaire pour bâtir compte tenu des jardins du couvent.

On commença par édifier, dans le prolongement de la chapelle de Saint Sébastien, une nef latérale assez étroite avec des arcs en ogive. Trois chapelles latérales débouchaient sur cette nef afin que des autels y soient logés facilement. La plus proche de l'autel de Saint-Sébastien abritait la confrérie de la Sainte Famille. De nos jours, elle conserve les Saintes Espèces, à savoir le pain et le vin des messes. La seconde chapelle est dédiée à Saint François de Paule. Les religieux reçurent une relique insigne de leur Père Général, qu'ils conservèrent jusqu'à la Révolution. Devant cette relique les mères nantaises venaient implorer la protection du Saint pour leurs jeunes enfants et s'engageaient à leur faire porter le scapulaire brun, symbole de leur consécration. La troisième chapelle fut celle de Saint Julien le Pauvre. Une relique insigne de Saint Julien, une parcelle importante de son bras, fut remise le 15 mars 1662 au vicaire de la chapelle Georges Arnaud par le vicaire général du pape Alexandre VII, le cardinal Ginette.

La façade, exécutée vers 1680 ne sera qu'un modeste pignon, flanqué de deux contreforts et surmonté de pinacles. Le portail d'entrée, conçu à la romane fut d'une ouverture en plein cintre, avec deux piliers de chaque coté, surmontée d'une imposte aveugle et d'un fronton grec. Le pignon ne s'élevait pas au-dessus du toit et un abat-son refermait les cloches. Sur la plaque visible depuis la chaussée on lisait la devise des Minimes, "Caritas", "Charité". En 1467, les religieux écrivirent à Anne d'Autriche afin qu'elle les aide à achever la chapelle: elle leur expédie le secours désiré. La chapelle est consacrée le 13 juin 1681.

Durant la Révolution, la chapelle sert tour à tour d'atelier de serrurerie et de magasin de fourrage. Un historien nantais, Monsieur de la Gournerie, prétend qu'il a vu, en 1825, les piliers de la chapelle enfouis sous des bottes de foin. Quelques années plus tard, les piliers étaient dégradés, les vitraux brisés, les portes défoncées, le sol jonché de débris des tombeaux que l'on avait ouverts.

Le 19 septembre 1849, l'évêque de Nantes était déclaré possesseur de la chapelle pour la somme de 39.000 francs. Elle était menacée de destruction. L'abbé Lusson donne 25.000 francs qu'il a récolté afin d'ouvrir un foyer marial. Néanmoins cette acquisition a inquièté le curé d'alors de Saint-Clément, l'abbé Maillard, car dans sa paroisse il y avait déja 5 lieux de culte en exercice, dont son église. La chapelle fut désormais consacrée à l'Immaculée Conception. Les Pères de Saint-François de Sales, missionnaires installés depuis 1820 sur la rue du Boccage à Nantes s'installèrent à l'Immaculée Conception tandis que l'Externat des Enfants Nantais, à l'étroit dans ses locaux, occupa leur maison. L'architecte, M. Nau, construisit les édifices qui devaient abriter pendant plus d'un siècle les "Missionnaires diocésains de l'Immaculée Conception". Aujourd'hui la maison de l'Immaculée est une maison de retraite pour les prêtres agés du diocèse, au 6, rue Malherbe.

La chapelle se compose d'une nef bordée de bas-côtés simples et, au Nord, des trois chapelles, d'un transept et d'un choeur que termine un chevet à trois pans. La nef et le chœur datent des XV-XVII-XIXème siècles. Les vitraux modernes évoquent le mariage de Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII, avec Marie de Montpensier, célébré le 5 août 1626 dans cette chapelle. La chapelle a été entièrement restaurée entre 2009 et 2011 et achevée. Elle est maintenant le lieu d'animation culturelle du diocèse, avec le prieuré dit de Sainte-Croix, ancien prieuré martinien auprès de l'église Sainte-Croix (mais qui en était distinct). On peut la visiter le mercredi après-midi.
De l'ancien couvent ne reste à peu près que la sacristie, avec son plafond d'époque (XVIe).

Photos du chantier de restauration Arrow http://nanteslafdc.canalblog.com/albums/chantier_de_la_chapelle_de_l_immacu…

Site de la chapelle restaurée : http://chapelledelimmaculee.eklablog.fr/

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'Immaculée Conception
Siécle de l'édifice: XV-XVII-XIXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) Ce sont des photos personnelles, cliquez pour aggrandir

façade ouest et porche


Chapelle Saint-Vincent de Paul (XVIème siècle), située au coin de la rue St-Jean et de la rue du Refuge et appartenant jadis à l'ancien couvent des Cordeliers. Les Cordeliers s'installent à Nantes au début du XIIIème siècle.Elle jouxte l'institution des soeurs de Saint-Vincent de Paul, un ancien orphelinat, installée en 1819 dans l'Hotel St-Aignan (vers 1472, complété au XIXème siècle) avec ses lucarnes scupltées et ses fenêtres à meneaux et a appartenu jusqu'en 2003 à cette institution, aujourd'hui garderie et jardin d'enfants.
La chapelle peut, semble-t-il, se visiter lors des journées du Patrimoine, une WE/an; la présence d'enfants empêche, par sécurité, l'organisation de visites régulières pour celle-ci et l'Hôtel saint-Aignan.

Type d'Edifice: chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Vincent de Paul
Siécle de l'édifice: XVI ème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos: (3) Ce sont des photos personnelles, cliquez pour aggrandir




la chapelle de l'Oratoire (1651-1665), œuvre des architectes Abel de Sainte-Marthe, Corbineau et Jacques Malherbe. Cette chapelle est située place de l'Oratoire. Les Oratoriens s'installent à Nantes en 1617 et construisent leur logis dans le faubourg Saint-Clément. Le marché est passé entre la communauté et Gilles Corbineau en 1652 (semble-t-il). Ce dernier est issu d'une famille d'architectes lavallois et a achevé la cathédrale de Rennes. Il s'agissait de finir "les murailles et l'architecture de l'église " en la surélevant de 6 à 30 pieds environs (1 pied = 32.48 cm). L'architecte devait recevoir 600 livres d'honoraires, ainsi que le gîte et le couvert durant les travaux. Leur durée mérita un supplément de 300 livres auxquelles les oratoriens satisfaits ajoutèrent 100 livres en gratification. Les travaux sont arrêtés en 1654 sans doute faute de ressources. La chapelle n'est consacrée que le 27 janvier 1665. Vers 1760, on abaisse le niveau de la Motte Saint-Pierre, d'où la nécessité de construire un perron avec un double escalier : l'un et l'autre sont terminés en 1765. Désaffectée sous la Révolution, la chapelle devient tour à tour hôpital, grange à foin pour les gendarmes, caserne, musée archéologique (1856-1899) et annexe des archives départementales (1899-1933). Aujourd'hui c'est une salle d'exposition du Musée des Beaux-Arts de Nantes, tout proche. C'est l'un des seuls édifices baroques de Nantes avec l'Eglise Ste-Croix au Bouffay.

C'est une façade de style baroque dont l'ancienne chapelle des Jacobins, détruite entre 1899 et 1904 offrait jadis aux natais un autre exemple. Trois travées, qu'un entablement divise en deux étages, sont amorties par un fronton courbe. Les baies sont encadrées par des pilastres à chapiteaux ioniques au rez-de-chaussée et corinthiens à l'étage supérieur. Au rez-de-chaussée une porte surélevée d'un linteau triangulaire s'encadre entre deux niches sous frontons courbes. Au premier étage une baie en plein cintre voisine avec deux niches à fronton triangulaire. La décoration est abondante, sans excés. Si les statues des Evangélistes destinées aux 4 niches ont disparu, on voit toujours les chapiteaux des pilastres, les sculptures de la porte et de son linteau (ici et là, deux angelots tiennent la couronne d'épines de la Passion du Christ), les coquilles des niches, les balustres placés au-dessous de la grande baie, les chutes de fleurs et de fruits accrochés aux ailerons, le cartouche encadré de palmes et d'angelots aux frontons et tout en haut trois pots à flammes.
A l'intérieur, la nef unique de deux travées, le transept et l'abside semi-circulaire sont éclairés par huit fenêtres. Des pilastres à chapiteaux corinthiens supportent un entablement. Sur les lambris qui tiennent lieu de voûte, on voyait encore en 1870 les armes de la famille Cossé-Brissac, du maréchal de La Meilleraye et du duc de Mazarin. Le porche est construit, vers 1870, avec les vestiges de la chapelle Saint-Thomas, l'un des derniers vestiges de l'ancienne collégiale Notre-Dame, dont on a longtemps cru, et à tort, qu'il ne restait absolument plus rien.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'Oratoire
Siécle de l'édifice: 1651-1665
Forme du clocher : Sans
Clocher en péril : non

Photos: (Ce sont des photos personnelles, cliquez pour aggrandir)

Extérieur (2)
vue de la façade de la chapelle, encadrée par deux hôtels particuliers du XVIIIème.
vue de l'abside

Intérieur (3)
choeur
transept
vue vers l'entrée


Chapelle des Jésuites(1854-1857), située au n° 9 rue Dugommier et oeuvre de l'architecte Magloire Tournesac, inspecteur des Monuments Historiques et architecte de nombreuses églises.Cette chapelle est dédiée à Notre-Dame du Calvaire. La nef date de 1854-1857. Le terrain a été acquis par les pères Jésuites en 1841. Neuf pères et 3 frères s'installent en juillet 1842 dans l'immeuble à coté qui devient la résidence des Jésuites. Monseigneur Jacquement consacre la chapelle le 15 août 1857.

La chapelle a une grande nef aux hautes baies à laquelle deux nefs latérales sont accolées. Trois chapelles absidiales s'ouvrent sur un déambulatoire. L'édifice, qui a été fortement endommagé en 1943, a été restauré par la suite. Elle vient d'être très bien restaurée, un magasin de meubles (Architeck) s'est installé au rez-de-chaussée, et un grossiste en vêtements devrait s'installer dans la partie haute de la chapelle, qui est orientée du nord (façade) au sud.

La nef, dont la voûte culmine à 17 mètres, a été séparée en deux étages par un vaste plancher perché à sept mètres de haut. Un aménagement entièrement démontable soutenu par sept piliers et une poutre en acier: "si dans 100 ans ce que l'on a fait ne plait pas, on pourra tout enlever", explique l'architecte. L'étage et ses dix mètres de hauteur sous plafond éclairés par les vitraux de l'église abritera un ensemble de bureaux sur trois niveaux, via un système de boîtes en verre, acier et bois modulables. Un deuxième ensemble de bureaux similaire sera installé dans une chapelle transversale. Enfin, le petit "plus" de la réalisation dans l'église est la création d'un loft de 180 m2 sous la voûte de cette chapelle, avec la rosace de la façade en guise de fenêtre, au deuxième étage.

Type d'Edifice: chapelle
Nom de l'Edifice : des Jésuites ou Notre-Dame du Calvaire
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non chapelle désaffectée, réhabilitée en logements et commerce.

Photos (15)

Extérieur (3):

façade sur la rue Dugommier, au nord
coté est
plaque historique

Intérieur (12): (avec l'autorisation d'Architeck)

nef latérale ouest
nef latérale est

vue vers le choeur
vue du choeur et de la grille
chapelle absidiale de l'est

vue vers l'entrée
vue vers l'entrée et nef latérale nord

Parties hautes de la nef centrale et de la nef latérale ouest (5)

vue vers l'abside
vue vers la façade
verrière haute de l'abside

vues de la nef latérale ouest (magasin meubles design)

la chapelle Saint-Joseph (1860-1880), située au n° 63 rue Gaston Turpin et oeuvre de l'architecte Paul Nau. Le choeur date de 1870-1880. Il s'agit d'une chapelle ayant appartenu jadis à un orphelinat avant de devenir un dépôt de mendicité sous le nom de manoir Saint-Joseph. La chapelle est reconstruite suite à la donation de Jean Lorette de La Refoulais. A la fin du XIXème siècle, le bâtiment abrite un hospice. Aujourd'hui la maison de retraite Saint-Joseph occupe les lieux. La chapelle posséde des peintures murales exceptionnelles.Cette chapelle n'est pas seulement destinée aux pensionnaires mais joue un rôle important dans les relations de la Maison avec l'extérieur. Ainsi, pour son inauguration en 1868, l'évêque de Nantes y célèbre l'adoration du Saint-Sacrement pendant trois jours. La Société y fait dire un service religieux en souvenir des bienfaiteurs décédés.
Symboliquement, la chapelle est au centre des bâtiments et est orientée du nord au sud. A l'origine, son intérieur est assez sobre, puis, un bienfaiteur anonyme ayant fait un don à cet effet, la nef principale et le choeur sont "décorés de peintures d'un style harmonieux et sévère, parfaitement en rapport avec l'édifice". Son plan est en croix, avec deux bras de transept intégrés dans les bâtiments et surmontés de tribunes. Sous les tribunes, les deux chapelles latérales abritent deux autels richement décorés et quelques bancs devant eux. Au fond de ces deux chapelles latérales se trouvent des entrées communiquant avec la maison de retraite.
Depuis 1846, la chapelle abrite une relique de la Vraie Croix donnée par M. Bizeul. Sur les murs est et ouest auprès de la porte sont posées deux plaques en hommage à Jean Lorette de la Refoulais, et au-dessus de la porte se trouve une plaque qui remercie le généreux donateur anonyme qui a permis la réalisation des peintures.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Joseph
Siécle de l'édifice: 1860-1880
Forme du clocher : Sans
Clocher en péril : non

plus d'informations: http://maison-retraite-saint-joseph.com/accueil.html


Photos (10) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (2):

façade
abside sur cour

Intérieur (8):

choeur
nef vers porte

coté est et tribunes est
chapelle est et entrée
fond de la chapelle est (coté de la façade nord)
] autel est

coté ouest et tribunes
chapelle latérale ouest

la chapelle des Carmélites.
Les Carmélites s'installent rue St Gildas (actuelle rue des Carmélites) en 1617.Elles sont expulsées en 1792. Le couvent est transformée en prison pour prêtres jusqu'en 1793. Ensuite, elle devient temple protestant. Les offices y sont célébrés de 1805 à 1854. Beaucoup plus tard, un serrurier l'a rachète pour y installer un cinéma comme en témoigne l'actuelle enseigne en fer forgé au-dessus de l'entrée. Son chevet est plat; on peut la voir depuis la cour du N°6 (Compagnie du Café-Théâtre) ainsi que le bâtiment conventuel voisin. Le bâtiment du N°4 rue des Carmélites, dont la partie arrière est en cours de restauration, date du XIXème mais a été partiellement construit sur un mur de soubassement, qui était anciennement un mur de clôture, et dont on aperçoit encore le couronnement à deux pentes.

Type d'Edifice: chapelle
Nom de l'Edifice : des Carmélites
Siécle de l'édifice: XVIII ème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non réutilisée en cinéma

Photos (3) (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
et
chevet depuis la cour

la chapelle Saint-Antoine (1874), située à l'angle de la rue Noire et de la rue de Haute-Roche et oeuvre des frères Douillard, architectes. Elle fut jusqu'à récemment la chapelle conventuelle des Capucins qui sont installés à Nantes depuis le début du XVIIème siècle. Ils résident alors près de la Fosse, où ils édifient un couvent et une chapelle en 1628. Expulsés en 1791, les pères capucins reviennent au XIXème siècle et fondent un nouveau couvent dans la rue Noire en 1874. Aujourd'hui elle est la salle de répétition du Centre Chorégraphique National. Les bâtiments du couvent sont loués à la mairie par le Centre Chorégraphique National Natais (chapelle) et par le CHU qui a établi dans les bâtiments conventuels le Service Médico-psychique pour Enfants. La chapelle est orientée du nord-est (façade) au sud-est, et présente une façade de style néo-classique.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Antoine
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : clocher-mur
Position du clocher : au-dessus de l'abside centrale
Clocher en péril : non

Photos (4) (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade néo-classique
vue depuis la rue Noire: façade et coté nord
abside de la chapelle et clocher

vue d'ensemble de l'ancien couvent depuis le parc municipal des Capucins. A gauche, la chapelle.



Chapelle des Capucins (XIXè), située dans le parc municipal des Capucins. L'entrée au nord de ce petit oratoire orienté nord-sud est aujourd'hui condamnée. Elle reproduit la chapelle de Saint-Damien à Saint-François d'Assisse en Italie, sanctuaire au coeur de la tradition des franciscains, dont les Capucins sont un ordre dérivé. A l'origine, elle se trouvait dans le jardin du monastère, transformé en parc municipal à la cession du terrain du monastère à la mairie de Nantes, dans les années 1980. Les murs est et ouest possèdent deux petites fenêtres entourées de briques et qui sont aujourd'hui bouchées. Une frise de briquettes couronne aussi les murs juste avant le toit. Des arbres ont poussé autour de la chapelle, la cachant peu à peu aux regards. La chapelle est couverte par un toit en tuiles à deux pans, à faible pente; le chevet au sud, se présente sous la forme d'une petite abside qui prend appui sur le mur plat de la chapelle, et qui est couverte par des tuiles qui descendent en pente douce vers les bords.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du parc municipal des Capucins
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4): (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade au nord
coté est
coté ouest
chevet au sud


la chapelle du Séminaire de la Gourmette (1935), située avenue Cardinal-Richard et rue de la Gourmette. Elle est édifiée par l'architecte François Bougouïn. Elle possède l'une des seules flèches néo-gothiques en béton armé de tout l'Ouest de la France, avec l'église de Saint-Lyphard, en Brière, dont le clocher date de 1938.

Photos (4):

Extérieur (3): (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

extérieur de la chapelle

Intérieur (1): (cliquez pour agrandir)



Chapelle Saint-Etienne (VIe)
C'est le plus ancien édifice religieux conservé qu'on trouve aujourd'hui à Nantes. Il se trouve dans le cimetière de l'église Saint-Donatien.
Elle a été construite en 510 par Epiphanius dans le cimetière où furent enterrés Donatien et Rogatien, les premiers chrétiens connus de Nantes et condamnés à mort. Après un voyage à Jérusalem, il rapporta une relique insigne de saint Etienne. La relique fut d'abord logée dans la cathédrale. La chapelle abrita ensuite le sarcophage du prélat vers 521. Devant la chapelle existait un puits (aujourd'hui disparu) qui servait aux pèlerins. Saint-Louis Grignon de Montfort prêcha vers 1710 une mission. Il tenta de donner le nom de Notre-Dame des Sœurs. Le registre de Saint-Donatien de cette porte en effet cet entrefilet : « Chapelle de Notre-Dame des Sœurs, alias de Saint-Etienne ».En 1802, elle devint provisoirement église Saint-Donatien après avoir été agrandie d'un bâtiment de bois provisoire, car celle-ci avait été brûlée en partie lors de la Révolution Française.

Cette chapelle est un rectangle de 17.50 m sur 7.50, couvert par un toit à deux versants, dont la façade a été retouchée au XVIIIème dans un style néo-classique et une baie gothique, dans laquelle s'inscrit le tracé d'une autre baie rectangulaire, a été ajoutée au chevet. Elle est aujourd'hui murée. Depuis une époque relativement récente, quelques fenêtres en plein cintre et une porte à linteau au nord en percent les murs latéraux. Le mur occidental est le mieux conservé: haut de 4 mètres environ, il est paré de petites pierres cubiques, et soulignées toutes les 4 assises par des cordons de briques rouges sur deux assises. On peut voir cet appareil romain autour de la Cathédrale par exemple, ou sur tout reste conservé des murs gallo-romains. En 1710 encore, la chapelle avait un clocher, dont la petite flèche se dressait au-dessus de l'entrée, à l'ouest, et dans laquelle une cloche fut suspendue le 21 juin sous le parrainage de Saint Louis de Montfort.

Vue de la chapelle en 1863 : (cliquez pour agrandir, cette gravure provient du livret d'Eugène Durand, "Saint-Donatien")



A l'intérieur, la statue de Saint-Etienne (XVè-XVIè) et la crédence à droite de l'autel sont les principaux témoins du passé. Le chanoine Tendron, curé de Saint-Donatien, fit placer dans la chapelle une statue du saint missionnaire, qui fut bénite le 28 avril 1917. L'autel est encadré par deux statues et surmonté d'un tableau; l'ancienne baie du chevet est encadrée par des cordons de brique. Le parement cubique des murs est apparent.

Intérieur de la chapelle : (cliquez pour agrandir, cette gravure provient du livret d'Eugène Durand, "Saint-Donatien")



Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Etienne
Siécle de l'édifice: 510
Forme du clocher : Sans
Clocher en péril : non

Photos (7): Ce sont des photos personnelles, cliquez pour aggrandir

coté sud
coté nord
coté est
coté ouest

Intérieur (rare! 3 photos)

Trois vues de l'intérieur de la chapelle, prises depuis des trous dans des vitraux le 19 novembre 2008 :



Chapelle Saint-Joseph, près de l'Hotel-Dieu. Elle a été aménagée en 1990 dans l'oratoire de l'ancienne école Sainte-Croix, tenue jusqu'en 1984 par les frères de Saint-Gabriel. C'est aujourd'hui une succursale de l'église Sainte-Croix.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Joseph
Siécle de l'édifice: XIXè
Forme du clocher : Sans
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (3):

coté sud du préau servant au caté
fond du préau vitré
mur sud de la chapelle

Intérieur (2):

vue vers l'autel
vue vers l'entrée


Chapelle rue Jean Jaurès

Il ya une chapelle XIXe près de la rue Jean-Jaurés, près du N°10. Apparemment ce serait un vestige d'un ancien édifice, peut-être un reste du couvent Sainte-Elisabeth, rasé au XIXème?

Chapelle Saint-Marc, située au 42, rue Gaston Turpin. Elle accueille chaque année des concerts. Cette petite chapelle du XIXème a un clocher-mur au-dessus du chevet, au sud, et des murs avec des pierres apparentes. Il y a une abside latérale semi-circulaire à l'est.
La chapelle est aujourd'hui propriété de l'évêché et fait partie de la maison diocésaine des Oeuvres.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : St Marc
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade au nord
coté ouest
coté sud
abside latérale à l'est



Chapelle Notre-Dame de la Grande Providence (1819), située au 89, rue Gaston Turpin, tout près de l'église Saint-Clément. Cette chapelle du début du XIXème, réalisée dans un style néo-classique et dont les combles sont aménagés en chambres, est actuellement en rénovation. Son petit clocher se trouve sur le toit de la nef.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Notre-Dame de la Grande Providence
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : pavillon
Clocher en péril : non

Photo (1) :


Chapelle de la Petite-Providence (XIXè), située dans la cour du n°2 bis, rue Clémenceau, face au Lycée (cour de la librairie Siloë). Désaffectée depuis la fin de l'institution du même nom, qui accueillait des orphelins, et qui ferma en 1955, elle est depuis reconvertie en salle de réunion. De forme rectangulaire, elle est orientée d'ouest en est, a une porte principale à l'ouest, et chacun de ses cotés est éclairé par 3 fenêtres de style gothique.

Arrow Ancien couvent de la Petite-Providence (ci-dessous)

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de la Petite Providence
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non


Chapelle du Christ Roi, au 88 rue d'Allonville, près de l'arrêt de tram Gare SNCF Nord, dans la cour de l'immeuble. Cette chapelle est le lieu de culte des sédévacantistes, gardiens de la tradition dans le culte catholique (messe en latin avec le prêtre dos tourné aux fidèles, maintien de la foi, refus de l'oeucuménisme). Comme leur présence dans les églises a été refusée par l'evêché, une chapelle a été installée dans la cour du 88, rue d'Allonville, dans un ancien hangar d'un marchand de bois, en 1979. La chapelle a été remarquablement aménagée, avec un autel ancien remisé après le concile Vatican II qui instaurait la nouvelle messe (le prêtre célébre face aux fidèles, sur une table), des bancs d'églises, des statues,...Une grotte de Lourdes a été aménagée dans un coin de la cour. En 2013, la chapelle, jusqu'alors louée, a été rachetée à la faveur d'une succession et pourvue d'une voûte en berceau.

Les sédévacantistes considèrent que les papes depuis Pie XII (pape de 1939 à 1958) sont illégitimes car ils ont imposé le modernisme à l'église, accélérant la crise de son identité et de ses valeurs. Ces papes, selon eux, professent des concepts que l'Eglise a déjà condamné. Les sédévacantistes ont aussi restauré la chapelle de Notre-Dame des Donsà Treillières.
Pour plus d'informations sur le sédévacantisme: http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9d%C3%A9vacantisme

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du Christ Roi
Siécle de l'édifice: XIXème (bâtiment), XXème (chapelle)
Forme du clocher : Sans
Clocher en péril : non

Photos (10) : Ce sont des photos personnelles, cliquez pour aggrandir :

Extérieur (3):

immeuble du 88, rue d'Allonville

auvent de la chapelle
grotte de Lourdes et cour

Intérieur (7):

nef vers l'autel
autel
nef vers le fond

Statue de la Mater Dolorosa au fond de la chapelle.
crucifix et prie-dieu du XIXème

après les travaux de 2013



Chapelle du MCLA, ancienne chapelle des Bleuettes. Elle est située au 84, rue du Général Buat. Récemment restaurée, cette chapelle du XIXème siècle accueille des pièces de théâtre. Depuis le site de ce qui est devenu récemment le grand T on pourrait avoir une vue admirable du chevet de l'église Saint-Donatien si un mur hideux de 1 m 50 et un grillage qui est aussi affreux que le mur (voire plus) ne cachaient pas l'église à la vue de tous. Dommage.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : des Bleuettes
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : Lanterneau
Clocher en péril : non

Photos (2):

coté nord
coté est

Chapelle des soeurs de la Sagesse, rue d'Allonville. Cette chapelle de la fin du XIXème a appartenu aux soeurs de la Sagesse, ordre fondé le 2 février 1703 par le prêcheur apostolique Saint Louis-Marie Grignion de Montfort avec Marie Trichet. Actuellement, la chapelle a été reliée à des immeubles d'habitation neufs, construits il y a peu le long de la rue Frédéric Caillaud. L'architecte a voulu sauvegarder la chapelle. Elle est orientée du nord au sud (chevet). Quelques bâtiments conventuels sont restées, dont le couvent proprement dit, qui accueillait la maison provinciale de l'ordre. Anciennement, le site accueillait l'acole Notre-Dame des Anges, dirigée par les soeurs.

Des travaux ont été menés, entre fin 2008 et début 2009, notamment dans la chapelle, transformée en un "volume exceptionnel de 600 m²", qui conserve toujours son architecture et ses vitraux originels. Désormais, le couvent et la chapelle sont vendus en deux lots par l'agence immobiliere Giboire, de Nantes. Leur sauvegarde paraît maintenant assurée, ce qui justifie le déclassement par notre site de cette chapelle comme étant en péril.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : des soeurs de la Sagesse
Siécle de l'édifice: XIX ème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3):

chapelle depuis le sud
coté ouest

coté est et transept
vue du nord-est


Chapelle de la maison du Bon-Pasteur (1995). C'est la chapelle de la maison de retraite pour les anciens prêtres du Diocèse, le Bon Pasteur, au 80 rue du Coudray ou au 11 rue du Haut-Moreau.

Chapelle des soeurs de l'Espérance (1895), au passage Louis Levesque, près de la place Edouard Normand où se trouve le temple protestant. Comme l'ancien couvent des soeurs de l'Espérance (voir ci-dessous), elle est de style néo-gothique et n'est plus aujourd'hui occupée par des soeurs. Le couvent et sa chapelle appartiennent à Groupama et la chapelle sert de stockage d'archives.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : des soeurs de l'Espérance
Siécle de l'édifice: XIX ème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non


chapelle du Couvent de Marie-Réparatrice (1875), située rue Mondésir et oeuvre de René Ménard. Cette chapelle était l'église conventuelle de l'ancien couvent de la rue Mondésir, rasé il y a peu. Deux immeubles l'ont remplacé et la chapelle s'est retrouvée enserrée entre eux. De style gréco-byzantin, elle a un plan en croix latine avec un clocher octogonal à la croisée du transept couvert de tuiles. Cette construction lui donne un caractère original qui tranche avec le nombre de chapelles néo-gothiques en tuffeau à Nantes. Elle a été vendue par ses nouveaux propriétaires, les soeurs Ursulines, et est devenue maison particulière.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : chapelle du Couvent de Marie-Réparatrice
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : clocher en pavillon de forme octogonale
Position du clocher : à la croisée du transept
Clocher en péril : non

Photos (2): (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade sur la rue Mondésir
nef, clocher et abside


Oratoire du presbytère Saint-Nicolas, au 5 rue Affre, en sous-sol. Cet oratoire a été aménagé dans les anciennes caves de ce presbytère construit dans un style néo-gothique au XIXème. Il date de 2004-2005.

Type d'Edifice: Oratoire
Nom de l'Edifice : du presbytère St Nicolas
Siécle de l'édifice: XXIème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non


Photo (1) :


Oratoire de l'espace Sainte-Croix (2008), 6 rue Belle Image à Nantes, au sud de l'église Sainte-Croix (visible depuis la place devant la façade).

Cet espace a été créé afin de remplacer le presbytère décrépi situé dans la cour du prieuré Saint-Martin. Bientôt celui-ci sera restauré et accueillera des expositions et un centre religieux majeur. L'espace Sainte-Croix, ouvert du mardi au vendredi de 14 h 30 à 18 h 30, accueille des expositions et possède de la documentation dans le domaine social et religieux. Il est aussi un lieu de débat (un jeudi par mois) sur les thèmes de société, d'écoute et d'échange (tout le temps). L'oratoire se trouve à l'étage.

Type d'Edifice: Oratoire
Nom de l'Edifice : de l'espace Sainte-Croix
Siécle de l'édifice: XXIème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Oratoire (XVIIIe-XIXe), 20 avenue du Maréchal Ney, sur les bords de l'Erdre, à droite au bout de l'avenue. Cet oratoire - une grande arche assez haute pour se tenir debout - a été construit avant 1806 et probablement à la fin du XVIIIe siècle. Il est aujourd'hui propriété de la ville qui l'entretient et a été porté sur la liste du petit patrimoine protégé.


Sud

Chapelle Notre-Dame de Bonne-Garde (XVIIème-XIXème)

Non loin de l'église Saint-Jacques s'éléve une chapelle dédiée à Notre-Dame de Bonne Garde. La tradition rapporte que les religieux de l'ancien prieuré Saint-Jacques, aujourd'hui disparu, trouvèrent une statuette de la Vierge, et la transportèrent dans leur chapelle, devenue maintenant l'église Saint-Jacques, mais elle disparut aussitôt, car ce n'est pas là qu'elle voulût être honorée!
Une pieuse tertiaire, respectée de tous pour ses vertus et sa grande charité, soeur Marie de Bonne Garde, entreprit d'élever, sur un terrain proche du prieuré, une chapelle dédiée à la Vierge, après avoir reçu le consentement de sa famille et du prieur de Pirmil. Le 4 novembre 1657, l'édifice était achevé et la messe y était célébrée pour la première fois. Un prêtre fut attaché à cette chapelle, sous l'affluence grandissante des fidèles qui venaient de paroisses voisines se mettre sous la protection de Notre-Dame de Bonne Garde.
A la Révolution, la statue de Notre-Dame de Bonne-Garde fut sauvée mais l'édifice fut vendu comme bien national au prix de 916 livres. M.Jean Durand, curé de la paroisse entre 1852 et 1862, originaire de Vay, voulut rétablir ce lieu de culte.
La chapelle tombait en ruines et les agents de la voirie menaçaient de la faire disparaître; alors le curé appela à la générosité de ses paroissiens er un nouveau sanctuaire remplaça en 1857 l'ancienne chapelle qui devait être démolie. La nouvelle chapelle était l'oeuvre de l'architecte Bourgerel. La statue de Notre-Dame de Bonne-Garde y fut replacée, et elle s'y trouve toujours. De plus c'est l'une des rares chapelles de Nantes à être ouverte toute la journée, puisque l'église Saint-Jacques voisine, privée de curé depuis 6 ans, est fermée. Le souvenir des pélerinages fut commémoré par une grande "statue de bois", installée au débouché du pont de Pirmil lors de la création de la Ligne 2 du tramway entre Orvault et Rezé (la station de Pirmil étant une des grandes stations de correspondance de la banlieue sud de Nantes).Tout comme dans les églises et chapelles des littoraux, il y a un ex-voto en forme de bateau suspendu dans la nef.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Notre-Dame de Bonne-Garde
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos (Ce sont des photos personnelles, cliquez pour aggrandir)

Extérieur (3)
façade
coté ouest
coté est

Intérieur(4)
choeur et autel
vue de la nef
nef et entrée
la statue de Notre-Dame de Bonne-Garde



Nord

Chapelle du château de la Chantrerie (XIXème). Cette chapelle a été construite en 1836 dans un étonnant style néo-gothique. Elle se trouve au sud du parc de la Chantrerie, sur la rive gauche de l'Erdre (nord-est de Nantes). La flèche a été restaurée, mais la toiture se dégrande; de plus la chapelle est fermée et inacessible. Elle est bâtie en façade sur l'Erdre, à l'ouest; le clocher est une flèche légère bâtie à l'est, derrière la courte nef de la chapelle. Les cotés nord et sud, en tuffeau, sont les plus dégradés.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du château de la Chantrerie
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : flèche
Position du cloche : Derrière la nef
Clocher en péril : dégradé

Photos (4): (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade et clocher
coté sud
coté nord
vue depuis l'est.


Est

Chapelle de la caserne militaire (XIXème). Elle existait avant la Révolution et a été rénovée en 1833 par les Dames du Sacré-Coeur qui résidaient sur l'actuelle route de Paris. De 1910 à 1940 la chapelle a été utilisée comme atelier par le 51 ème et le 356 ème régiments d'artillerie. Elle a été rendue au culte en 1990 et remise à neuf. Elle n'a pas de clocher et son coté nord borde le gymnase de la caserne.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de la caserne
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur : (1)

la chapelle

Intérieur (4):

nef vers l'autel
autel

nef depuis l'autel
chemin de croix et Notre-Dame à l'ancre, symbole des bataillons de l'infanterie marine.

Chapelle du château de la Basinerie (1646)

Cette imposante demeure était une ancienne résidence des évêques nantais. Habitée encore récemment par une figure du quartier, Mlle de Sécillon, “la comtesse” décédée aujourd’hui, la Basinerie s’étend sur 3 500 mètres carrés de terrain, planté d’arbres imposants. Pour parler de sa propriété, la “comtesse” employait une formule marquante : le “poumon du quartier”. Le cours privé Charlier s'installa là vers 2000, et restaura la chapelle, orientée du sud au nord, possèdant un chevet hémi-circulaire, et située au coin nord-est de la propriété, coté rue de la Bottière (non loin de la mairie de quartier). En 2007, le cours migra vers le n°26, rue des Hauts-Pavés, dans les anciens locaux de la Montfortaine (ancienne école diocésaine non occupée depuis quelques années); en 2008, avec ses classes du CP à la 3ème, il scolarisait 180 élèves.

La statue de Notre-Dame qui domine l'autel est posée en 2004.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de la Basinerie
Siécle de l'édifice: XVIIè-XIXème
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos (8) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Château (2) :

château, façade sur rue (Nord)
façade sur jardin

Extérieur (4) :

vues extérieures de la chapelle

Intérieur (2) :

vue vers l'autel
vue vers l'entrée

Chapelle du château de la Haltinière, rue des Ancolies (route de Sainte-Luce)

Ce château fut construit vers 1750 par la famille Normand. Grand édifice à deux étages de style néo-classique, il est flanqué à chaque bout de la chapelle à l'ouest et d'un pavillon à l'est. Rénovée au XIXème, la chapelle est une petite construction rectangulaire avec un chevet hémi-circulaire, sans clocher.
Par la suite, des maraîchers s'installèrent dans la demeure. Un retour d'angle fut construit dans un style douteux, comportant ateliers et garage. Des hangars et installtions agricoles sont situées derrière le bâtiment. La chapelle en sortit meurtrie : une cave fut faite dans ses fondations, un escalier flanqué contre la fenêtre de ladite cave, des fenêtres ménagées du coté des ateliers, et une verrière,maintenant délabrée, flanquée en façade, devant la chapelle reconvertie en stock d'engrais.
Actuellement, le château est en cours de restauration. La chapelle sera restaurée,mais non réhabilitée en lieu de culte, au vu de l'importance des destructions intérieures.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du château de la haltinière
Siécle de l'édifice: XVIIIè-XIXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

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Chapelle de la maison d'arrêt, près de l'Ancien Palais de Justice (XIXème).

La première pierre de la prison a été posée le 26 septembre 1865 et a été inaugurée le 30 juillet 1869. Elle est l'oeuvre de l'architecte Joseph Chenantais. Plus de 600 personnes participent à l'inauguration de cette prison d'un nouveau temps, dont le coût a été de 614 885 Francs, et qui comprend 4 salles d'infirmerie, 2 pour les hommes et 2 pour les femmes, 4 chauffoirs, 2 réfectoires, 36 cellules pour les hommes et 11 pour les femmes, 15 dortoirs d'hommes contenant 300 lits et 8 dortoirs de femmes avec 80 lits.
La chapelle est bénite à 9 h 30, c'est l'abbé Fournier qui prend la parole et la chorale nantaise interprête la messe de Gounod. Le jeudi 5 aout les détenus de l'ancienne maison d'arrêt sont transferés.

Cette maison d'arrêt a été rénovée de 1983 à 1988 et est maintenant réservée aux hommes. Une nouvelle prison, ainsi que la maison d'arrêt des femmes, se trouvent au nord de la ville.


Dernière édition par Admin le Sam 14 Déc - 10:59 (2013); édité 84 fois
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MessagePosté le: Sam 29 Sep - 11:28 (2007)    Sujet du message: Nantes Répondre en citant

Couvents, abbayes, prieurés

Le couvent de la Vistation et sa chapelle (1859-1864), situés au n° 8 rue du Maréchal-Foch. La nef de la chapelle date de 1864. Les Visitandines, jadis installées à la Mironnerie (transformée en caserne durant la Révolution), sont invitées à venir s'installer, sous le Second Empire, par l'évêque Mgr Duvoisin, sur les vestiges de la Chartreuse, fondée au XVème siècle par François Ier, le duc de Bretagne. L'intérieur de la chapelle du Couvent est décoré de fresques par l'artiste nantais Jules Elie Delaunay (1828-1891).
François Ier avait fondé le 13 octobre 1445 une chartreuse à Nantes au dépens de la Chapelle au Duc (élevée en 1325 par Jean III, puis convertie en collégiale en 1350 sur l'ordre de Charles de Blois sous les vocables des saints Donatien et Rogatien). Le duc François Ier posa la première pierre de la chartreuse le 14 octobre 1446 mais ce n'est qu'en 1457 que le duc Arthur III installa les Chartreux venus de Paris. Le monastère est fermé en 1790 (durant la Révolution) et les ossements d'Arthur III et de la duchesse sont transférés à la cathédrale dans la crypte des évêques en 1792. Le premier terrain du cimetière de la Bouteillerie a été acheté aux Chartreux et, selon la légende populaire, son nom est tiré de l'énorme nombre de bouteilles qu'avaient laissé les chartreux!

Type d'Edifice: couvent
Nom de l'Edifice : de la Visitation
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du couvent de la Visitation
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : pavillon
position du clocher : à la croisée du transept
Clocher en péril : non

Photos : (5) (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)
extérieur
fresques
chapelle des soeurs



Couvent des Clarisses (XIXème), crée en 1860 à l'angle des rues Molac et Haute-Roche. Les clarisses, installées avant la Révolution près de l'ancienne église Saint-Vincent, (voir Ancien couvent des Clarisses), se réinstallent à Nantes près de la rue Paul Bellamy, dans un quartier où se trouvent aussi les frères Saint-Jean Baptiste de la Salle, expulsés de ce qui deviendra le collège Victor Hugo en 1905, les Petites Soeurs des Pauvres, les Augustines...
Le monastère a été réinstallé à Nantes avec l'aide de la comtesse de Pimodan, les soeurs avaient été envoyées du couvent des Clarisses de Marseille, fondé en 1254, expulsé en 1792 et rétabli en 1803. La communauté s'installe le 14 juillet 1859 rue de Sévigné, dans une maison préparée par M. Liberge, architecte. La première abbesse est Mère Marie de Sainte Claire Maurel (née Rose Maurel). M. et MMe de Pimodan trouvent un terrain sur les anciennes carrières de Gigant en 1859, un lieu où ont été fusillés 8000 Vendéens. L'evêque refuse ce terrain. Alors un autre terrain est acheté près de la rue de Rennes, il comprend une maison et deux jardins et sera acheté le 13 août 1860. Sous la direction du père Lepré, secrétaire de Monseigneur l'evêque, l'indispensable est construit et les soeurs emménagent dans le nouveau couvent le 18 juin 1862. Jusqu'au 20 juin, la clôture est levée, et quiconque peut visiter le monastère. Les visiteurs affluent et les soeurs sont touchées par la piété et la générosité des nantais. Les travaux reprennent à mesure que les dons affluent. La première pierre de la chapelle est posée en 1866 et il faut l'agrandir dès 1867, ce qui explique que le clocher-mur de la chapelle soit relégué au niveau du mur de séparation entre la chapelle des soeurs et le couvent. Les soeurs sont expulsées en 1909 après une bataille juridique aux multiples rebondissements mais ne partent que le 25 septembre 1911 pour l'Italie. De généreux bienfaiteurs rachètent les bâtiments et se constituent en Société Civile Immobilière. Mais, croyant le retour des soeurs lointain, les bâtiments ont été loués: une crèche, un garde-meuble et cinq locataires se partagent tout le monastère, à part la chapelle, la salle du chapitre et le petit couvent des soeurs externes. Revenues en 1917, les Clarisses reprennent les parties non occupées et réoccupent pied à pied tout le couvent en cinq ans.

Ci-dessous la photo du couvent des externes, un cliché des archives du monastère: (cliquez pour agrandir) :



Ci-dessous une photo du couvent avant 1957, un cliché des archives du couvent: (cliquez pour agrandir) :



Peu après le retour, la communauté reprend rapidement de la vigueur sous la direction de Mère Marie-Louis de Gonzague jusqu'à sa mort le 7 mars 1926, puis sous celle de Mère Marguerite-Marie du Sacré-Coeur jusqu'à sa mort le 2 octobre 1927, puis sous la direction de Mère Marie du Sacré-Coeur si bien que la communauté compte près de 70 religieuses. Ce nombre est bien trop grand pour de si petits batiments et nuit à la fraternité et aux échanges des Clarisses. Si bien que lorsque Monseigneur Suhard, evêque de Reims demande aux Clarisses de Nantes de refonder un monastère dans sa ville, siège primitif de l'ordre en France et lieu du premier monastère des Clarisses en France, fondé en 1120, du vivant de Sainte-Claire, les Clarisses de Nantes acceptent cette demande avec joie. 19 soeurs nantaises dont 4 tourières sont choisies pour la fondation et partent en 3 groupes en 1933. Le monastère est inauguré le 8 septembre de la même année sur les lieux de l'ancien monastère des Capucins, à Tinqueux. Les travaux sont interrompus par la guerre et ne reprennent que en 1964-1965. Le monastère de Reims deviendra autonome en 1957 et sera fini en 1967. Le monastère est depuis 2000 à Cormontreuil, un autre faubourg de Reims.
En 1936, Nantes envoie des religieuses à la demande de l'abbesse du monastère des Clarisses de Montbrison, fondé en 1500, qui était vieillissant. Ce monastère a fêté ses 500 ans en 2000, maintenant des liens très fort avec la communauté nantaise.
En 1939 l'abbesse de Perpignan fait appel à l'abbesse de Nantes, Mère Marie du Sacré-Coeur, afin de redonner un nouveau souffle à la communauté. Des échanges seront interrompus par la guerre puis reprendront après. A partir de 1969, des soeurs nantaises s'installent au Madagascar, à Antsirabe, au départ avec une professe malgache, puis les novices malgaches affluant, elles fondent un couvent près de Tananarive (Antananarivo) en 1995. En 1975, 4 soeurs nantaises partent au couvent de Nazareth, fondé le 25 juin 1894, et qui est maintenant en difficulté. Une cinquième soeur de Nantes les rejoint l'année suivante. Le rayonnement du monastère est très important montrant ainsi les valeurs de partage et d'échange qui animent les soeurs. La communauté nantaise est composée de 30 soeurs en 2007.

Ci-dessous: la table des fondations et des aides de Nantes (cliquez pour agrandir) :



A l'occasion du concile Vatican II, la communauté s'est renouvelée à partir de ses sources, la liturgie a été retravaillée pour passer du latin au français et les pratiques ont été revues afin de respecter la volonté papale de revenir aux sources de la foi. L'autel et le sanctuaire dans la chapelle ont changé plusieurs fois d'aspect afin de respecter les évolutions de l'Eglise, comme le montrent ces vues prises en 1936, 1957 et 1999: (cliquez pour agrandir):



La chapelle (1866-1867) est simple et de style néo-gothique, peu décorée, mis à part une grande croix sur le mur au-dessus de l'autel principal, de vitraux simples et de croix des clarisses aux murs. Elle est orientée du sud au nord, avec une façade sans clocher sur la rue Molac. Une crèche est visible de décembre à janvier à l'entrée de cette chapelle, qui se fait par une petite porte à l'ouest. Elle ne possède pas de vrais transept, mais des niches accolées aux murs qui forment des chapelles latérales. Néanmoins la position de ces niches en fait de vrais petits transepts. La chapelle est divisée en deux parties: une plus grande pour les laïcs, et l'une, plus petite, visible à travers la vitre derrière l'autel principal, pour les soeurs. Cette partie de la chapelle réservée aux soeurs se présente comme une salle rectangulaire, entourée de stalles en bois. Fait intéressant, le clocher de la chapelle, un discret clocher-mur, se trouve au nord de la chapelle, du coté du couvent, est n'est donc visible que d'assez loin. Voici une photo actuelle de la partie de la chapelle réservée aux soeurs (cliquez pour agrandir) :



Type d'Edifice: couvent
Nom de l'Edifice : des Clarisses
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du couvent des Clarisses
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos du couvent (9) (cliquez pour agrandir)

cloître et arrière de la chapelle des soeurs.
cloître et jardin intérieur

sanctuaire et grille du choeur dans la chapelle
réféctoire du couvent

jardins du monastère



Photos de la chapelle (14) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (5):

façade depuis la rue Molac
façade depuis l'est de la cour
chapelle des Clarisses depuis l'arrière de la chapelle des Petites soeurs des Pauvres.

coté ouest
coté est

Intérieur (9):

nef vers autel
autel principal
partie de la chapelle réservée aux soeurs

vue de la nef vers l'entrée principale, au sud
entrée principale
vue diaonale vers le sud-ouest, du choeur vers l'entrée actuelle.

transept ouest
transept est
crèche

Source: "Une source au coeur de la ville, Histoire des Clarisses à Nantes", livre réalisé au monastère des Clarisses de Nantes en janvier 2007 pour le 550 ème anniversaire de l'arrivée des Clarisses à Nantes. Les images ont été numérisées à partir de cet ouvrage, disponible au monastère des Clarisses, 20 rue Molac. Les photos du couvent sont des numérisations de cartes postales fournies par les Clarisses, avec leur autorisation.


l'Institution de Betléem et sa chapelle (1864-1931) à la Censive, Nantes: c'est le point de départ du Carmel Apostolique Notre-Dame de Bethléem, qui essaimera à la Ducherais, à la Moëre, à Curzon, et à Sainte-Marguerite sur Mer plus tard. Les bâtiments ont été construits à partir de 1859 par le Père Bauduz, fondateur du Carmel. La chapelle date de 1864, une partie est rajoutée en 1931. Pendant de nombreuses années Betléem est un orphelinat vivant des allocations familiales, des dons, des legs, et surtout du travail bénévole des religieuses. Le jardin d'enfants au pavillon Saint-Joseph a accueilli pendant de nombreuses années des enfants jusqu'à 6 ans. En 1960 s'ouvrent des classes spécialisées pour des enfants de la maison qui ont des difficultés scolaires; plus tard ces classes accueilleront des enfants externes. En 1992, l'école ferme et tous les enfants sont scolarisés à l'extérieur.
En 1972 l'orphelinat est devenu une "maison d'enfants à caractère social". Financée par le conseil général et gérée par l'association Notre-Dame de Betléem, cette maison peut accueillir 72 enfants et poursuit sa mission d'aide et de soutiens aux enfants en difficulté.

Source: brochure "Carmel Apostolique Notre-Dame de Betléem", avec l'autorisation de la mère supérieure de la communauté de Nantes.

Type d'Edifice: Institution (Carmel)
Nom de l'Edifice : Notre-Dame de Bethléem
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non


Photos (2): (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)



La chapelle a été construite en 1868, pour sa plus grande partie, c'est à dire une nef et une aile en angle droit (transept) à droite. Une aile à gauche a été ajoutée en 1931. La chapelle abrite le tombeau du Père Gilbert Bauduz, fondateur du Carmel Notre-Dame de Betléem, au fond de l'aile de droite Le chevet est plat; on peut remarquer à l'intérieur l'autel central, l'autel du Carmel, et, assez curieusement, la sacristie du XIXème.

Type d'Edifice: chapelle
Nom de l'Edifice : de l'Institution Notre-Dame de Bethléem
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos: (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur: (3)


Intérieur (10)

vue de la nef et de la tribune
vue intérieure du transept
partie ajoutée en 1931

autel central
clef de voûte centrale
sacristie XIXème

autel du Carmel
le tombeau du père Gilbert Bauduz
tombe du père Gilbert Bauduz

autel du transept droit



Chapelle Sainte-Anne de la maison de retraite des Petites Soeurs des Pauvres, sur la rue Russeil.

En 1858 l'asile Sainte-Anne est construit aux frais de la ville dans le quartier de Bel-Air sur l'actuelle rue Russeil. Il sagit de satisfaire à l'une des conditions de la donation de M. Urvoy de Saint-Bedan à la Ville de Nantes d'une statue en bronze, de 30 tableaux et d'une somme de 25 000 francs : acquérir ce terrain et y construire un asile pour les vieillards pauvres des deux sexes. Le 31 octobre 1856, Ferdinand Favre, maire de Nantes, informe le conseil municipal que l'asile Ste Anne est "terminé et livré depuis quelques mois à sa destination". Aux frais de M. Urvoy de Saint-Bédan, l'asile est enrichi d'un système de chauffage et la chapelle est ornée d'un autel sculpté. Cette chapelle est inaugurée le 24 novembre 1856 par le curé de Saint-Nicolas.

En avril 1856, Jacques-Olivier Urvoy de Saint-Bédan achète un terrain limitrophe de l'asile de 1931.38 m² et le donne à la commune pour agrandir la superficie de l'asile, sous condition que celle ci se charge chaque année du chauffage de l'asile, avec 16 000 kg de charbon de terre anglaise (tourbe) de 1ère qualité. Il donne en outre 8000 francs pour que la Ville édifie un mur à l'extrême sud du domaine.

Lors de la première donation, Jacques Urvoy de Saint-Bédan demande que la direction et l'administration de l'asile soient confiés à perpétuité aux Petites Soeurs des Pauvres, ce qui est fait.

La chapelle possède un petit clocher en lanternon placé sur le toit de la nef, assez haute. L'édifice est orienté du sud au nord, le chevet à pans coupés est au nord. On peut voir le coté est et le chevet depuis la rue de Haute-Roche qui longe la clinique.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'hospice des Petites Soeurs des Pauvres
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : lanterneau
Clocher en péril : non

Photos (5): (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

coté est depuis la rue de Haute-Roche
coté ouest et clocher
coté ouest vers le chevet
chevet

grotte de Lourdes. Depuis la cour derrière la chapelle, on peut voir le couvent des Clarisses.

Pour en savoir plus sur la congregation des Petites Soeurs des Pauvres: http://www.infobretagne.com/congregation-soeurs-pauvres.htm




le couvent et l'église Notre-Dame de Lumières (fin du XXème), situé sur la pointe est de l'île de Nantes.

La fondation du couvent de Nantes est due à une rencontre entre deux projets. Les Grands Carmes voulaient revenir en France et l'évêque de Nantes, Monseigneur Marcus, souhaitait confier à des religieux un Centre de prière dans le nouveau quartier de l'île Beaulieu. Ayant appris le désir des Carmes, Monseigneur Marcus, en 1987, les invita à concrétiser ce projet. C'est le Père Tertrais, vicaire épiscopal, qui gérera les différents contacts avec l'Ordre et qui oeuvrera beaucoup à l'accomplissement de ce projet. En 1988, le Conseil des Provinces de Dublin accepta officiellement la proposition de l'évêque de Nantes.

Le projet architectural retenu par le diocèse de Nantes fut celui de monsieur Bertrand Lemaire. Trois composantes le caractérisent : une église conventuelle, un couvent avec un cloître et une bibliothèque de spiritualité. L'église conventuelle est en forme de pentagone autour de l'autel ; elle évoque une grande tente marabout rassemblant le peuple chrétien autour de son Seigneur. Au-dessus de l'église, une flèche s'élève à plus de 30 mètres, surmontée des trois flammes de feu emblématiques de la quête mystique du Carmel.

Le couvent et l'église des Carmes de Nantes sont consacrés à Notre-Dame de Lumières. Si ce vocable évoque la lumière caractéristique des bords de la Loire, il est aussi le rappel d'un autre sanctuaire carmélitain en Provence.

La construction du couvent et de l'église a commencé au début de l'été 1992. Les premiers Carmes sont arrivés en septembre 1993. L'inauguration officielle et la consécration auront lieu le 16 avril 1994. La première communauté était composée de Frère Gianfranco Tuveri (Prieur), Frère Klaus R. Schenkelberger, Frère Otger Steggink et Frère Bouke Halma. La communauté fut complétée en 1994,1995 et 1996.

Type d'Edifice: couvent
Nom de l'Edifice : Notre-Dame de Lumières
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: église
Nom de l'Edifice : Notre-Dame des Lumières
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : flèche
Clocher en péril : non

Photos (4):

couvent et église conventuelle

extérieur de l'église conventuelle

Site du couvent: http://www.carm-fr.org/Deleg/Nantes

Les textes et la photo du couvent ont été publié avec l'autorisation de Frère Yves de Sante Marie (autorisation par téléphone du 13/01/08, 15 h 35). Les 3 photos de l'église m'ont été amicalement transmises par Emile Taillefer. Je le remercie pour cette contribution si utile et pour la qualité remarquable de ses photos.


Le prieuré Saint-Louis et sa chapelle, situé au 25, rue François Bruneau, non loin de l'égliseSaint-Félix. Une école catholique traditionnelle hors contrat, située dans le quartier de Longchamp, est rattachée à ce prieuré duquel dépendent aussi les chapelles du couvent du Rafflay en Chateau-Thébaud, du château de la Saudraie à La Baule et de Notre-Dame de la Grève à Pornichet. Ce prieuré est le centre départemental du rite traditionnel catholique, du chant grégorien et de la liturigie tridentine, avec sa messe en latin et le prêtre tourné dos aux fidèles. Les traditionnalistes s'appuient sur de nombreuses fraternités et congrégations religieuses comme la fraternité Saint-Pie X ou les Petites Soeurs de Saint-Jean-Baptiste à Chateau-Thébaud. La chapelle est une reconversion plutot bien réussie d'un ancien hangar industriel, réalisée dans les années 1980. Un clocher de type beffroi a été ajouté devant la chapelle et supporte la cloche. Cette chapelle provisoire devrait être prochainement détruite pour être remplacée par une vraie chapelle. Le retable derrière l'autel principal provient d'une chapelle de château et date du XVIIIème. Le lieu de culte est composé de deux parties contigues et non séparées: la "nef" dans l'ancien hangar proprement dit, avec un faux-plafond, et le "choeur" dans les bureaux, avec un plafond qui suit les pans du toit.

Type d'Edifice: Prieuré
Nom de l'Edifice : Saint-Louis
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du prieuré Saint-Louis
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : Campanile
Clocher en péril : non

Site internet du prieuré Saint-Louis: http://www.prieurestlouis.net/site/index.php

Photos (7): (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (3):

prieuré

façade
coté est

Intérieur (4):

nef vers autel
nef vers porte

autel de l'ouest
maître-autel et retable


Monastère des Carmélites de Nantes, dédié à Jésus Médiateur et à l'Immaculée Conception, situé au 90, rue du Coudray.

Il a été fondé le 4 mai 1841 par les Carmélites, sur une propriété nommée Clermont, sur le chemin du Coudray. La première pierre de la chapelle néo-classique, sans clocher, est posée le 5 avril 1842. Son architecte est Monsieur Gilée. L'évêque consacre la chapelle le 6 avril 1843, qui est dédiée à Jésus Médiateur et à l'Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie. Le 5 mars 1862, le maire autorise la création d'un cimetière dans l'enceinte même du monastère. Bénit le 21 octobre de cette même année, les restes des soeurs du Carmel inhumés jusque là dans le cimetière de la paroisse y sont transférés.

Le monastère possède un clocher au-dessus du cloître, une petite flèche effilée qui contient les cloches. Il se trouve près de l'arrêt Chalet sur la ligne de bus N°22, et est orienté du nord au sud. La chapelle principale se trouve au sud du couvent. Actuellement il compte 13 soeurs.

Anciennement les carmélites étaient sur l'actuelle rue des Carmélites (avant la Révolution) puis à la Tour Quarrée, rue du général Buat (jusqu'en 1841). Pour plus de détails, voir dans Anciens couvents : Ancien monastère des Carmélites de la rue Saint-Gildas (actuellement rue des Carmélites) et Ancien monastère des Carmélites de la Tour Quarrée.


Le monastère possède deux chapelles dans le jardin, dédiées à Saint-Joseph et à Notre-Dame de Lorette. Une grotte de Lourdes est aussi installée. Une partie de la chapelle, à l'intérieur du bâtiment du monastère, est réservée aux soeurs. Dans l'escalier qui mène à la tribune au-dessu de l'entrée est accrochée une plaque en ardoise noire qui couvrait l'une des tombes du monastères des Carmélites lorqu'il était rue Saint-Gildas.

Type d'Edifice: Monastère
Nom de l'Edifice : des Carmélites
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : flèche
Position du clocher: au-dessus du cloître
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Jésus Médiateur et l'immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Chapelles de la clôture (réservées aux soeurs pour la prière)

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Notre-Dame de Fatima
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Sainte-Thérèse
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (7): (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)


Extérieur (2):

couvent et façade de la chapelle
coté sud du couvent

Intérieur (5):

vues de la nef

chapelle des soeurs
vue vers l'entrée et la tribune

autel

Ci-dessous, voilà des photos du couvent des Carmes et de la clôture, partie réservée aux nonnes. Ce sont des photos que m'a aimablement envoyées le Carmel de Nantes (cliquez pour agrandir) :

monastère vu du jardin
clocher

cloître Saint-Joseph
Jesus Mediateur du cloître

chapelle Notre-Dame de Fatima
intérieur de N-D de Fatima

chapelle Sainte-Thérèse
Christ Roi

grotte de Lourdes et "buisson en feu" ( surnom de l'agestrenia)


Communauté des Ursulines au lycée Blanche de Castille (1928)

Les soeurs Ursulines s'installent à Nantes en 1627 à l'emplacement de l'actuel Lycée Clémenceau. Le monastère s'étendra progressivement jusqu'à l'actuel Jardin des Plantes. En octobre 1792, les religieuses sont dispersées, les bâtiments deviennent un hôpital puis un lycée. Certaines religieuses seront emprisonnées et mourront.
En 1806 elles obtiennent une autorisation impériale pour se regrouper près de Saint-Clément, dans l'actuelle caserne des pompiers, ancienne maison des prêtres de Saint-Clément. Les soeurs y rouvrent une école, maintenue malgré les menaces anti-cléricales qui pèsent sur elles à la fin du siècle. En 1900, à l'appel du pape de nombreuses ursulines du monde se regroupent pour fondé l'Union Romaine de l'Ordre de Sainte Ursule.
Le 4 mai 1907 au petit matin, les Ursulines nantaises sont expulsées manu militari. Avant cette expulsion, quelques religieuses avec l'aide d'anciennes éléves ont ouvert le cours Blanche de Castille. Les soeurs s'exilent en Belgique jusqu'en 1914 où elles continuent d'enseigner puis rentrent peu à peu à Nantes à cause de la guerre.

Le 21 mars 1928, les Ursulines sdécident d'acheter le château du Plessis-Tison, qui datait de 1610, ainsi que 4 hectares de terrain. Le tout appartenait à la famille de la Tullaye qui ne s'en séparait pas sans émotion. Le vaste bâtiment de 43 mètres de long sur 7 de large serait aisément transformé et possédait une chapelle. Les Ursulines empruntaient sur 40 ans, leurs caisse étant quasiment vide. Elles prirent possession de la maison le 16 mars 1628. Les cloisons du premier étage du château furent abattues pour faire des dortoirs. Le bâtiment de la communauté étaient l'oeuvre de l'architecte M. Bougouin, alors que M. Liberge se chargeait des bâtiments de l'externat. Les 33 premières pensionnaires arrivaient le 5 octobre. le 29 janvier 1929, la première pierre de la chapelle, dédiée à Marie Immaculée (pour plus d'informations, voir chapelle du Lycée Blanche de Castille dans la partie Chapelles d'Etablissements Scolaires). Le 2 septembre 1929, le bâtiment de la communauté était béni par Monseigneur d'Herbigny. Ce bâtiment a un petit lanterneau sur son toit.

Le 7 octobre, la rentrée se fit : ce jour-là naquit l'Institution Blanche de Castille qui rassemblait le Cours Blache de Castille et le Pensionnat. L'institution fut bientôt peuplée de 200 élèves. La chapelle et les classes furent bénites le 30 février 1930 par Monseigneur le Fer de la Motte. Pendant la guerre, le lycée fut occupé et la chapelle servit de garde-meubles.

En 1967, un contrat d'association du lycée avec l'Etat fut passé; aujourd'hui il y a encore des religieuses de la communauté qui enseignent, notamment la Mère Prieure, Soeur Florence-Marie, qui enseigne l'anglais, et que je remercie de m'avoir permis de voir et de photographier la chapelle et la communauté.

Type d'Edifice: Communauté
Nom de l'Edifice : des Ursulines de l'Union Romaine
Siécle de l'édifice: XX ème
Forme du clocher : lanterneau
Position du clocher: sur le toit du bâtiment de la communauté
Clocher en péril : non

Photos (4) :

le bâtiment de la communauté vu du sud
couvent et, à droite, la chapelle
bâtiment de la communauté depuis le nord
ancien château du Plessis-Tison et couvent


Pour en savoir plus sur les Ursulines de Nantes, voir :

Arrow Ancien couvent des Usulines à la Malvoisine

Arrow Ancien couvent des Usulines à Belle-Vue

Arrow Ancien couvent des Ursulines à la maison des prêtres de Saint-Clément

(tous les trois anciens couvents sont dans la partie "Anciens couvents de Nantes", ci-dessous)

Arrow Chapelle du lycée Blanche de Castille (ci-dessous dans la partie "Chapelles d'Etablissements Scolaires")

Arrow Ancienne chapelle privée du Plessis-Tison (ci-dessous dans la partie "Anciennes chapelles privées")



Couvent des Franciscaines Missionnaires de Marie au Fort

La congrégation des Missionnaires de Marie a été fondée en 1877 et a aujourd'hui des missions partout dans le monde. Sept des soeurs venues prêcher en Chine ont été martyrisées dès leur débarquement. Le pape Jean-Paul II les a canonisées en 2004.

Les bâtiments de la demeure du Fort datent des XVIè-XVIIème siècles et appartenaient à la famille Galbaud du Fort. La partie centrale a été reconstruite après un incendie entre 1740 et 1753. Les communs et une partie du logis sont un peu plus anciens. La chapelle, orientée du sud au nord a été finie en 1743. Cette ancienn partie est maintenant le sanctuaire de la chapelle actuelle.

La congrégation vient s'installer au Fort en 1923. La chapelle est aggrandie vers le sud et un petit clocher-mur est ajouté. Dans les années 1990 des bâtiments sont ajoutés et le couvent devient un lieu d'accueil spirituel; un oratoire est aménagé dans une pièce du bas, il est actuellement en travaux.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des Franciscaines Misssionnaires de Marie
Siécle de l'édifice: XVIè-XVII ème
Forme du clocher :sans
Clocher en péril : non

Photos (4): (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vue du couvent (coté rue du Fort)
couvent depuis les jardins

partie centrale
partie du logis plus ancienne


Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : des Franciscaines Misssionnaires de Marie
Siécle de l'édifice: XVI ème - XXème
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (2) :

façade
vue des cotés nord (à gauche) et ouest. La partie la plus ancienne se trouve à gauche (moins large).

Intérieur (1):

vue de la nef vers l'autel


Couvent des Franciscains, place Canclaux (1880). C'est aujourd'hui une maison de retraite pour les frères agés ou malades. La partie haute de la chapelle n'est plus utilisée qu'en salle de réunions, seule la crypte abrite messes et célébrations. La chapelle et sa crypte sont réalisées dans un style néo-roman pur et sont dédiées à Sainte-Croix. Le couvent, rénové récemment, abrite un oratoire moderne de forme elliptique.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des Franciscains
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos du couvent (3): (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vue extérieure du cloître
jardins et clôître
le grand escalier

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Sainte-Croix
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher: Clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos de la chapelle (3): (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir) :

façade de la chapelle
coté est
abside et clocher

Type d'Edifice: Oratoire
Nom de l'Edifice : des Franciscains
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Communauté de la Grande-Providence. Elle s'installe en 1780 au domaine de la Mocquarderie, sur la rue Gaston Turpin. Alors fut élevé l'édifice principal. Il ne reste que peu de moniales pour gérer la maison de retraite de la Grande-Providence qui a été massivement laïcisée. Dans les années 1990, les anciens bâtiments furent presque tous remplacés par des constructions neuves.

Arrow voir Chapelle Notre-Dame de la Grande Providence (ci-dessus)

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : de la Grande-Providence
Siécle de l'édifice: XVIIIè-XIXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non



Couvent des fidèles compagnes de Jésus, au 17 rue Marie-Anne du Boccage. Les moniales ont un oratoire à l'intérieur de leur maison, qui est une simple habitation sans style distinctif autre qu'une façade complétemment dénuée d'ouvertures hormis une simmple porte, à cause de la proximité de l'école Saint-Michel. Elles sont des moniales enseignantes et missionnaires qui ont ouvert à l'origine une école de jeunes filles au 18, rue de Gigant, dans un bâtiment qui est aujourd'hui en cours de démolition, avant de migrer vers la rue Marie-Anne du Boccage.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des Fidèles Compagnes de Jésus
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Oratoire (pièce)
Nom de l'Edifice : des Fidèles Compagnes de Jésus
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2): (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vue du couvent (maison)
vue de l'oratoire


Couvent des Franciscaines oblates de Chantenay (1887). Le couvent, fondé par Sophie Victorine de Gazeau, est fondé en 1186. Les soeurs possèdent une magnifique chapelle du XIXème à clocher latéral en bâtière. Elle est construite dans un style néo-gothique: une grande nef à la voute circulaire, aux baies en anse de panier, comme dans les églises romanes, éclairée par une rosace dans le style gothique flamboyant au sud. Cette haute nef est bordée de chapelles latérales et une tribune court autour de la chapelle. En outre, les soeurs ont conservé un grand jardin en pleine ville, dont une ferme, qui est devenue depuis la maison de l'Apiculture, rue Fontaine des Baronnies.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des Soeurs Franscicaines Oblates
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Notre-Dame du Chêne
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : bâtière
Position du clocher: clocher latéral
Clocher en péril : non

Vues aériennes (Bing Maps) :
coté sud
coté est
coté nord
coté ouest

Couvent de la Sainte-Famille de Grillaud, à la Priauté (1893).

Le couvent, situé entre les rues Monte au Ciel, Condorcet, Cheneau et l'avenue de la Priauté possède, fait inhabituel, deux chapelles parallèles, toutes deux orientées d'est en ouest. La première, rectangulaire avec un chevet plat, est construite au milieu de la propriété au XIXème siècle. Une petite flèche surmonte le clocher, au-dessus de la façade. La deuxième est construite en ciment armé, au début du XXème siècle, avec un corps de bâtiment. Cette deuxième chapelle possède une abside à trois pans, moins large que la nef. Un clocher-mur surmonte sa façade et une croix est juchée au-dessus de l'abside.

Très discrète et fuyant toute renommée (au point d'empêcher toute photographie de l'intérieur du couvent, autrement que depuis l'extérieur), la communauté vient de fêter ses 150 ans depuis sa fondation. En 1856, à Nantes, beaucoup de familles, venues des campagnes, vivent dans les quartiers les plus insalubres : le Marchix (de Saint-Nicolas à la place de Bretagne), Notre-Dame de Bon Port, Sainte- Anne. Le Père Laurent, vicaire à Notre-Dame de Bon Port, rassemble, dans des réunions dites « de la Sainte Famille », des pauvres à qui il parle du Bon Dieu et distribue des bons de pain et des sabots. Bientôt, la voix populaire le désigne sous le nom de « Vicaire des pauvres».
A des employées de maison, désirant se consacrer au Seigneur, il dit : « Cessez de servir les riches et donnez-vous uniquement aux pauvres ; c’est encore à Dieu que vous vous donnerez ». Ainsi nait la Congrégation de la Sainte Famille.

Actuellement, le couvent est une maison de retraite privée. Un bâtiment a été rajouté le long de la rue Monte au Ciel en 2008, pour agrandir la maison de retraite.

Voici la bio du fondateur de la Sainte-Famille de Grillaud, trouvée ici : http://books.google.fr/books?id=7XXzrCg2igEC&pg=PA236&lpg=PA236&amp…



Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : de la Priauté
Siécle de l'édifice: XIXè-XXè
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de la Priauté
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : flèche
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des Soeurs de la Sainte-Famille
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Vues du couvent depuis la rue Condorcet, 9/06/2008 (2) :

les deux chapelles
le couvent

Vues du couvent depuis le boulevard de la Fraternité, 5/02/2009 (2) :

chapelle du XXème et couvent


Communauté des soeurs de la Haie-Mahéas (XXè), dans l'ancienne clinique Notre-Dame de Lorette, rue Clémenceau. C'est ici que les soeurs se sont retirées après avoir quitté leur couvent de la Haie-Mahéas, en Saint-Etienne de Montluc, qui devait être normalement restauré et transformé en logements privés et qui se trouve maintenant depuis plusieurs années au coeur d'une bataille judiciaire opposant la mairie et les promoteurs privés.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des soeurs de la Haie-Mahéas
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Oratoire (pièce)
Nom de l'Edifice : des soeurs de la Haie-Mahéas
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photo (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez sur l'image pour l'agrandir)



Voir aussi :

Arrow Saint-Etienne de Montluc (44360) : http://lafrancedesclochers.xooit.com/t179-Saint-Etienne-de-Montluc-44360.ht…
Arrow Chapelle du château de la Haie-Mahéas
Arrow Ancien couvent de la Haie-Mahéas


Dernière édition par Admin le Lun 20 Déc - 14:16 (2010); édité 62 fois
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MessagePosté le: Sam 29 Sep - 18:36 (2007)    Sujet du message: Nantes Répondre en citant

Chapelles d'établissements scolaires

Chapelle de Saint-Stanislas

De style néogothique, cette grande chapelle a été inaugurée en 1893. Son orgue à 13 jeux, de type "Cavaillé-Coll", a été transféré depuis l'Eglise St-Clément en 1893. Il est classé Monumement Historique.
Voici une photo de cet orgue: (cliquez pour agrandir)

orgues Cavaillé-Coll dans la nef

La chapelle posséde une crypte de même époque qui sert pour les messes hebdomadaires des éléves. Tout comme le collège, son architecte a été François Bougouïn. Les deux nefs latérales est et ouest aboutissent à deux autels latéraux situés de part et d'autre du choeur.

En plus des messes propres à l'établissement, la chapelle est desservie le dimanche à 10 h 30 par la Fraternité Saint-Pierre; c'est une fraternité de prêtres traditionalistes, qui s'est détachée de la Fraternité Saint-Pie X après que Mgr Lefèbre ordonna de son propre chef quatre évêques en 1988. La fraternité Saint-Pierre est reconnue par Rome et célèbre la messe tridentine, avec des livres antérieurs au concile Vatican II. Voir aussi : http://fsspnantes.over-blog.com/

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du lycée Saint-Stanislas
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (23): (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir) :

Extérieur (3) :

vue du coté est
coté ouest
le choeur de la chapelle, au nord.

Intérieur de la chapelle (12) :

entrée de la chapelle