Le site des clochers de la France Index du Forum Le site des clochers de la France
Recensement des lieux de culte chrétiens dans chaque commune de France
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Villequier

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Le site des clochers de la France Index du Forum -> Clochers de Normandie -> Clochers de Seine-Maritime
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Admin
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 20 Aoû 2007
Messages: 1 662

MessagePosté le: Mar 14 Juil - 21:28 (2009)    Sujet du message: Villequier Répondre en citant

Eglises

La commune est formée en 1823 par réunion des deux anciennes paroisses de Villequier ("Villechier" au 12ème) et de Bébec ("Buiebec" au 12ème). Cette dernière se trouve sur le plateau, 3 km à l'ouest de Villequier. Le lieu est mentionné pour la première fois au XIIe siècle sous les formes Villechier et Villequier, le deuxième élément est analogue à celui d'Orcher (jadis Aurichier XIIe siècle) et s'explique par le vieux danois kjarr "marais", toujours associé à un nom d'arbre d'après Smith. Le premier élément est sans doute le vieil anglais wilig (variante de weliġ) "saule" trouvé dans le nom de lieu anglais Willitoft, Yorkshire. En Normandie, le /w/ est passé à /v/ au XIIe siècle.

Eglise Saint-Martin, à Villequier (XIIè-XVIè-XVIIè-XVIIIè)

L'église date du 16ème siècle, et son choeur a été remanié aux 17ème et 18ème siècles. Il est possible d'y entrevoir des traces du 12ème siècle. Son clocher flamboyant haut de 33 mètres est surmonté d'une flèche d'ardoises. Cette église recèle de nombreux trésors tels que des tableaux : "l'adoration des mages" de l'école de N. Poussin et "la présentation au temple" de Jouvenet (1644-1717). On peut voir de multiples statues comme celles de Saint Martin et sept magnifiques vitraux dont une Bataille navale (1523) et Les Rameaux (1530).

En façade se trouve, à droite, la nef avec son double portail en arc brisé surbaissé, comme à Saint-Maurice d'Etelan. cette forme semble courante dans le Pays de Caux et à Rouen. A gauche se trouve la tour-clocher, composé de 4 niveaux soulignés par des corniches en calcaire. Au-dessus s'élève la flèche polygonale en ardoises. Dans le coin du clocher, auprès de la nef, se trouve l'étroit escalier éclairé par de fines meurtrières. En façade, une baie gothique à double lancette trahit la présence d'une chapelle (sans doute celle des fonts) sous le clocher... par la suite, sans doute au XIXème, cette chapelle a été réaménagée, une petite chapelle latérale prenant place dans l'arcature entre la nef et le clocher, et les fonts étant déplacés dans le début de la nef. La nef, couverte par un large toit à deux pans, est éclairé par trois baies au noird et 4 baies au sud, garnies de vitraux. A l'est, le choeur a été rajouté au XVIIème, et est beaucoup moins haut, et un peu moins large que la nef. Il est aussi couvert par un toit à deux pans et éclairé par deux baies de chaque coté. Seuls celles du nord sont garnies de vitraux, présentant des scènes de la vie de Saint Joseph et de Saint Martin. les baies du sud sont garnies de grisailles sans doute posées au XIXème. Immédiatement après le choeur se trouve la sacristie, bâtie, elle, du nord au sud et aussi couverte d'un toit à deux pans. Plus loin, le presbytère du XVIIIème, en briques, est en travaux depuis 2005 et accueillera bientôt la mairie.

Tout au bout du mur de gauche du choeur, juste après les vitraux, une plaque gravée, au fond d'une niche en arc brisé rappelle que "Mme Veuve placide POULTIER, née Ernestine VAGNON, a fait don du chemin de croix à l'église en 1887 en mémoire de son mari [et] en 1896 du maître-autel à l'occasion du sacerdoce de son fils Monsieur l'abbé Placide POULTIER qui la bénit et dit sa première messe le 16 juillet 1896." Juste avant le choeur, à droite et à gauche, les deux autels latéraux néo-gothiques semblent aussi dater de la fin du XIXème.

Au sud de l'église, dans le cimetière qui l'entoure, se trouvent, réunies dans un carré, les tombes des familles Hugo-Vacquerie : Léopoldine Hugo (1824-1843) et Adèle Hugo (1830-1915), filles de Victor Hugo, Charles Vacquerie (1817-1843), époux de Léopoldine, mort noyé avec elle le 4 septembre 1843. Se trouve également inhumés près d'eux Adèle Hugo, née Foucher (1803-1868), femme de Victor Hugo, et Auguste Vacquerie (1819-1895), poète, journaliste, compagnon d'exil de la famille Hugo à Jersey. Un poème bien connu de Victor Hugo rappelle la douloureuse visite du père à la tombe de sa fille Léopoldine : « Demain, dès l'aube... » (Les Contemplations, livre quatrième, pièce XIV, 3 septembre 1847). La maison Vacquerie, dans le bourg, est devenue le musée Victor-Hugo après son achat par le département en 1951. Son téléphone est le 02 35 56 78 31 ; il est ouvert tous les jours sauf le mardi. Du 1er mars au 30 octobre : de 10h à 12h30 et de 14h à 18h30 et du 1er novembre au 28 février : de 10h à 12h30 et de 14h à 18h.

Ce jour là, Charles Vacquerie et Léopoldine se rendirent chez leur notaire à Caudebec-en-Caux. Ils partirent par temps très calme, avec peu ou pas de vent; ils furent obligés de lester leur canot à voiles avec des pierres, celui-ci étant peu stable. Sur le chemin du retour, en face du lieu-dit "le Dos d'âne" un coup de vent fit gîter le bateau ... les pierres roulèrent et le bateau chavira... Léopoldine resta coincée sous le canot; son mari était un excellent nageur. Il plongea plusieurs fois sous l'eau pour tenter de la secourir... mais en vain...il ne put la sauver et se laissa couler avec elle. Ils étaient mariés depuis 6 mois (le 15 février 1843). Il y avait aussi l'oncle Pierre Vacquerie et leur neveu Arthur, morts noyés. Par la suite, on prétendit que c'était le mascaret, alors même que celui-ci se produisait lors des grandes marées, vers 11 h... cfe jour là il était 13 h et c'était en période de mortes-eaux.

"Demain, dès l'aube"

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur
.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Martin
Siécle de l'édifice: XIIè-XVIè-XVIIIè-XIXè
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (22) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (5) :

l'église en montant depuis la Seine (coté sud)

façade à l'ouest
vue du nord

vue du nord-est de l'église et de Villequier

carré des sépultures de la famille HUGO, au sud de l'église

Intérieur (17) :

vue de l'église vers le choeur
chapelle de gauche, en entrant

fonts baptismaux
dédicace au Sacré-Coeur (1944)

vitraux du coté gauche de la nef (mur nord); le 2ème est une Bataille navale et date de 1523

vitraux du coté droit de la nef (mur sud)

vue du choeur et du grand vitrail

vitraux du coté gauche du choeur (mur nord)

plaque rappellant le don du chemin de croix et de l'autel
grisailles (baies sans vitraux picturaux) sur le mur sud du choeur

vue de l'église vers l'entrée


Eglise Saint-Pierre, à Bébec (XVIè)

Ce monument historique du 16ème siècle se trouve sur les hauteurs de Villequier et se distingue par les graffitis présents sur ses murs extérieurs. Ces graffitis représentent principalement des navires et sont des ex-voto de marins ou de prisonniers libérés. Le cimetière possède une partie protestante où quelques tombes subsistent, orientées à l'inverse des autres. A l'origine du nom du bourg, Buie le Bec, devenu Buëbec puis Bebec, signifie « ruisseau bourbeux ». Curiosité du clocher-porche, la flèche de section octogonale est enchâssée sur un départ de flèche de section carrée... était-ce l'ancien clocher relevé ou une création d'un charpentier artiste? L'église est inscrite à l'Inventaire des Monuments Historiques en 1975.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Pierre
Siécle de l'édifice: XVIè
Forme du clocher : clocher-porche à flèche
Clocher en péril : non

Photo (1) : (cliquez pour agrandir)



Crédits : Marylène GEULIN-LEPRINCE pour http://clochers.org


Chapelles

Chapelle bleue ou Notre-Dame de Miséricorde, à Barre-y-va.

Cette chapelle Bleue est initialement le plus ancien édifice, érigée en 1216 au-dessus de la Seine. Plusieurs fois restaurée, elle le fut pour la dernière fois au XVIIIème. Elle se présente comme un petit bâtiment sans clocher, à l'est de la grande chapelle, couvert d'un toit en croupe, à 4 pans, en ardoises. Une grille bleue sépare le petit oratoire de l'extérieur. Sur le mur nord est fixé un petit retable, devant lequel se trouve la statue de Notre-Dame de Miséricorde. Une petite porte, avec une plaque bleue en guise de vitrail, donne sur une placette à l'est de la chapelle. Sur cette placette on voit une croix en fer forgé du XIXème, sans doute posée lors d'une fin de mission religieuse.
La chapelle est ainsi nommée car un vitrail de couleur bleue fut posé au XVIIème siècle sur la petite porte. Après les bombardements de 1940, le vitrail disparu fut remplacé par une plaque de Plexi de la même couleur, qui existe toujours. La chapelle pourrait avoir aussi trouvé son nom dans les fresques bleues dont il ne reste que quelques rares traces sur ses murs. Cet oratoire est orienté au sud, c'est-a-dire ouvert vers la Seine, pour répondre ainsi au service du culte pratiqué par les marins-pêcheurs. La statue découverte par les marins occupait donc une niche dans cette chapelle.

Au borde de la route ancienne qui va de Caudebec-en-Caux à Villequier, on voit une étrange grotte, face à la chapelle, qui est creusée directement dans la falaise. Elle est due à une faille naturelle dans le calcaire de la falaise. Cette grotte aurait servi de refuge à des ermites dépendant d'une abbaye située sur l'ile de Belcinac pour des séjours de prières et de pénitence. Cette pratique était courante chez les moines d'origine celte . Or, c'est au moine gallois Concède que le roi Thierry III donna l'île de Belcinac et des bois et des prés sur la rive droite du fleuve. Le moine s'y installa avec trois disciples.

Ces religieux placèrent leur grotte une croix et un oratoire dédié à la Vierge. Malgré les recherches menées par un curé de la paroisse de Saint-Arnoult et dom Laporte de St Wandrille, l'histoire de cet oratoire reste obscure. Cependant, d'après la tradition, une chapelle aurait été bâtie en 1216 pour accueillir les pélerins . Une charte du cartulaire de St Wandrille datée de 1260 confirmel'existence d'une chapelle. Ce serait en fait la vraie origine de la chapelle de Barre-y-va. En 1494, un ermite,frère Héliot, est mentionné. Au XVIéme siècle, un vieil ermite, demeure à cet endroit et doit tenir le lieu ouvert. En 1597, messire Gilles le Bunetel ,prêtre, est nommé chapelain. Il offre le vitrail de St Gilles daté de 1610 et qui se trouve encore aujourd'hui à droite dans la nef. A la révolution, la chapelle fut fermée et le domaine de 17,5 ares vendu pour 1 600 livres à M Devismes de Caudebec. Antoine Lesage lègua le domaine à l'hôpital de Caudebec en 1839. En 1975, il fut remis à la ville de Caudebec... qui entretient toujours cette chapelle, dont plus personne ne sait l'appartenance exacte à Caudebec ou à Villequier, chose en toute somme sans importance, puisque la foi ne s'arrête pas aux limites des communes. Un petit coup d'oeil jeté au cadastre permet tout de même d'assurer l'appartenance de cette chapelle à la commune de Villequier, à l'extrême nord-est de celle-ci (parcelles 33 et 55)... ouf Smile

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Notre-Dame de Miséricorde
Siécle de l'édifice: XIIIè-XVIIIè
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vue du coté nord de la chapelle et du vitrail bleu
vue du coté de la Seine (sud-ouest)

vue intérieure et statue de la Vierge
ex-votos sur le mur de droite

autel et ancienne niche au coin, sur le mur de gauche (ouest)

Chapelle Notre-Dame de Barre-y-va, à la limite de Caudebec-en-Caux, de Saint-Arnoult (falaise) et de Villequier.

Barre-y-va est la dérivation du toponyme Barival; cependant l'explication commune est donnée par le passage du mascaret de Seine (la barre) au pied de la chapelle. Ce mascaret disparaît en 1963, après des travaux d'aménagement de l'estuaire du fleuve, mais son fantôme rode encore dans des articles comme celui-ci : http://voyages.liberation.fr/grandes-destinations/la-recherche-du-mascaret-…

Un jour de 1216, une tempête sévit sur la Seine, très large, tumultueuse, indomptable en ces jours d'équinoxe. Des marins pêcheurs courent un grand danger et implorent le secours de NOTRE DAME DE MISÉRICORDE. Leur voeu est aussitôt exaucé... le calme revient... et tandis qu'il regagne la berge, ils découvrent une statue de la Vierge. Reconnaissants et impressionnés par leur découverte, les marins décident d'abriter la statue dans un oratoire qu'ils se proposent de construire....ainsi est né la CHAPELLE BLEUE et le début du culte à Barre-y-Va.

En raison de l'importance du culte à Barre-y-Va, on construisit au XVIIème siècle une seconde chapelle, cette grande chapelle Notre-Dame, orientée d'ouest en est, le long de la route. Elle est relevée au XVIIIème, puis la dernière fois en 1837. Son entrée est située à l'ouest; au-dessus du portail à deux battants se trouve un oculus, curieusement surmonté de deux autres, aveugles, côte à côte. A l'intérieur, la voûte est en forme de carène de navire. Des ex-votos de marbres tapissent les murs, le plus ancien datant de 1859. Mais, à la manière des églises et chapelles bretonnes, on y trouve aussi 3 petits bateaux suspendus dans le choeur et un plus gros, haut de 1 m 35 et datant du XVIIème. Il est classé Monument Historique. Un autre tableau est conservé aujourd'hui à caudebec, au musée de la Marine de Seine, c'est l'ex-voto de Jean Galay (1783) : "Celui-ci voguait alors au milieu de la Seine sur une barque chargée de bois, quand le 3 août 1783, il fut surpris par un violent orage et risquait fort de chavirer. En vain, sa femme et ses fils qui se tenaient sur le rivage, tendaient leurs bras pour le sauver. Implorant alors Notre Dame de la Miséricorde, le marin fit voeu d'élever un autel sur la côte ; le calme revint aussitôt et Galay, consolé par la douve vision de la Vierge qui apparut dans le ciel, s'agenouilla dans le sanctuaire." Les vitraux sont aussi en tous points remarquables.

Au nord de la chapelle, dans le mur, se trouve un puits. A l'ouest de celle-ci se trouve l'ancienne maison du chapelain, aujourd'hui propriété privée; elle date aussi du XIXème. Au-dessus de la façade de la chapelle se trouve le petit clocher à bâtière, abritant l'unique cloche. cette façade est construite en respectant l'alternance de 5-6 rangs de moellons de calcaire suivis de 2 ou 3 rangs de briques, ce qui rapelle bien sûr les constructions gallo-romaines. Le mur nord et le mur séparant la chapelle de la route sont construits de la même manière. Par contre, le mur sud est entièrement bâti en blocs de calcaires, quant au chevet à pans, les briques remplissent les rares interstices entre les blocs de calcaires, disposés en soubassement et en chaînage des baies. Une petite sacristie à colombages a été rajoutée par la suite au coté sud de la chapelle. Sur la façade, une plaque rappelle la mémoire de Mme Henriette FOULON, gardienne de la chapelle de 1913 à son décés le 18 avril 1984. Elle vivait dans la maison du chapelain.

Historique des deux chapelles de Barre-y-va (cliquez pour agrandir) :


Et pour trancher une fois pour toutes dans le débat de la localisation (certes difficile) des chapelles de Barre-y-va entre Caudebec, Villequier et Saint-Arnoult, voici une photo de la chapelle Notre-Dame prise juste à la limite de Caudebec (qui continue en bas, par la piscine juste en-dessous de la chapelle) : le panneau de fin d'agglomération au milieu du hameau et la fin de la route communale rebitumée trahissent une limite de commune; Saint-Arnoult tenant la falaise, les chapelles restent à Villequier (mais étant tout de même propriétés de la ville de Caudebec depuis 1975, suite à un legs)... querelles de clocher, quand vous nous tenez Very Happy . D'ailleurs, voyez par vous mêmes :



Le cadastre confirme cette double appartenance : par le territoire communal à Villequier (parcelles 33 et 55 du cadastre) et par le legs à la ville de Caudebec (d'abord à son hôpital jusqu'en 1975...). Curieux, non?

Par ailleurs, pour les fans d'Arsène Lupin en particulier et les curieux en général, un épisode du gentleman cambrioleur s'est déroulé à proximité immédiate des chapelles... c'est bien sûr Arsène Lupin - La Barre-y-va. Rappelons pour cela que Maurice Leblanc, créateur d'Arsène Lupin, est né à Rouen le 11 décembre 1864 (en Seine-Maritime/FRANCE), fils d'un industriel spécialisé dans la construction navale. Il fit ses études au Lycée Corneille-Rouen. A 15 ans, il découvre la bicyclette grâce à son camarade de classe André Delamare-Debouteville : désormais, il pourra satisfaire son appétit d'excursions. C'est ainsi qu'il va sillonner tout le Pays de Caux et les environs de Rouen. Après ses études de droit, il est embauché dans l'entreprise familiale, mais finalement il va se consacrer aux romans d'aventures. Il est devenu célèbre grâce aux tribulations de son héros gentleman-cambrioleur, Arsène LUPIN. Enfant, Maurice séjourne fréquemment à Jumièges chez son oncle maternel, Charles Brohy et sa femme Ernestine. Cette maison est aujourd'hui le bureau de poste de Jumièges (voir à ce sujet la page consacrée à Jumièges). Voici le résumé du livre : "En plein pays cauchois, non loin de l'embouchure de la Seine, le manoir délabré de la Barre-y-va est le théâtre d'évènements mystérieux et terribles. La jeune fille qui est est l'héritière ne retrouve plus à leur place ses arbres favoris. Une vieille femme à demi-folle l'avertit d'un péril qu'elle ne peut préciser....Un assassinat est perpétré devant témoins au milieu du parc... Appelé au secours, Arsène Lupin - ici Raoul d'Avenac - quitte aussitôt sa luxueuse garçonnière parisienne. Une vieille connaissance l'attend là-bas : le brigadier Béchoux, et, pour un seul regard de la ravissante Catherine, l'aventurier devenu détective va entreprendre de résoudre la plus indémêlable des énigmes."

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Notre-Dame de Barre-y-va
Siécle de l'édifice: XIXè
Forme du clocher : bâtière
Clocher en péril : non

Photos (19) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (7) :

grotte des ermites, fermée au public

cotés nord et est, vus de la route
façade de la chapelle à l'ouest et maison du chapelain

mur nord et mur sur route
puits contre la route, au nord

coté sud et sacristie
chevet à l'est

Intérieur (12) :

vue de la chapelle vers l'autel

ex-votos sur le mur de gauche
grand bateau ex-voto (XVIIè)

vitraux du mur droit; le dernier date de 1612

vue du choeur et de l'autel

vitraux du choeur

vue de la chapelle vers l'entrée

Chapelle privée

Chapelle du château de Villequier, au-dessus du bourg.

La terre de VILLEQUIER a eu ses Seigneurs particuliers depuis le XIe siècle. Le Seigneur de VILLEQUIER, avec ceux d’Yvetot, de Recusson, de Bellengues et de Calletot est au nombre des Chevaliers qui accompagnèrent Robert, Duc de Normandie, en Terre-Sainte. C’est de ce siècle que date la première forteresse élevée au lieu-dit de Coudreaux. Elle faisait partie des possessions des Comtes d’Evreux, propriétaires des forêts de Gravenchon et Malévrier. En 1259, Godefroy de VILLEQUIER, Chevalier et Seigneur de ces terres, y fonde une chapelle dans son manoir. Un aveu de 1393 donne ensuite le nom de Colas de VILLEQUIER pour son plein-fief de Haubert, mais l’on sait que le domaine subit un certain éclatement. Beaumesnil devient simple demi-fief; La Guerche, tout à côté, devient plein-fief de Haubert. La Maison Blanche, ou Manoir des Roques, élevée au XVe siècle sur l’ancien fief des Roques, à flanc de falaise, faisait aussi partie de cet ensemble. Existant encore aujourd'hui dans son état d'origine, elle est à ce titre la plus ancienne demeure seigneuriale du pays de Caux. En 1674, la terre est érigée en duché héréditaire sous le nom de Villequier-Aumont. En 1712, la terre est érigée en baronnie, et jacques-Louis Asselin, fils du conseiller secrétaire du Roi jacques Asselin, en est alors le propriétaire.

Jean-François Jacques Asselin fait reconstruire le château, détruit par un incendie, en 1763. Il résida à la Maison Blanche des Roques le temps de la reconstruction. L’actuelle demeure de brique rose et de pierre fut terminée en 1784. Madame Mussard acquit en 1868 le château et le fît remanier avec l'ajout de la galerie nord. Treize ans plus tard, le Domaine devint propriété du Baron d’Acher dont la famille resta ici une quarantaine d’années. En 1920, le nouveau propriétaire, Monsieur Latham, du Havre, y fit d'importants travaux : la toiture est restaurée, les intérieurs réaménagés, le potager est crée, et surtout le jardin à l'anglaise d'origine est remplacé par un parterre à la française. Une terrasse est construite : elle surplombe à 110 mètres de haut la forêt de Brotonne et la Seine. En 1933, Monsieur et Madame Comar acquièrent le Château et y font aménager une salle de chasse et de jeux. Durant l'occupation, l'état major allemand s'y installa et respecta le domaine. C'est en 1948 que Monsieur Legrand (de la Bénédictine et de Radio Normandie) et Madame (née Comar) héritèrent du Château. Ils le cédèrent ensuite au groupe PECHINAY en 1960 qui en fit un lieu d'accueil pour les colonies de vacances de l'entreprise durant une dizaine d'années.

A l'abandon durant quelques années, le Château devait revivre en 1974 sous l'impulsion de Monsieur Maurice Lalonde, de Caudebec-en-Caux avec la transformation du Domaine en résidence-hôtelière. Vingt-neuf chambres furent ouvertes par la construction d'un bâtiment à deux niveaux en façade sud (donnant sur la Seine) intégrant le colombier du XVIIe siècle, le château proprement dit étant réservé à la restauration notamment grâce à la construction d'une vaste salle panoramique entièrement transparente sur la terrasse.

La chapelle se trouve à l'écart du château. Au-dessus de la façade se trouve le petit clocher, un lanternon de section octogonale, couvert d'ardoises, monté sur un volume à jour. Curieusement, le bout de l'abside est surmonté d'une tourelle ronde... est-ce un accès à la charpente? le chevet est à pans et on y distingue les même remplissages de briques entre des chaînages de mortier que l'on peut voir à Barre-y-va. Tous ces éléments indiquent que la chapelle actuelle date du XIXème.

Site du château : http://www.chateau-de-villequier.com

Sources : Pour Barre-y-va, merci à http://www.sequana-normandie.com/barreyva/barreyva.html

Type d'Edifice: Chapelle privée
Nom de l'Edifice : du château de Villequier
Siécle de l'édifice: XIXè
Forme du clocher : flèche
Clocher en péril : non


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mar 14 Juil - 21:28 (2009)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Le site des clochers de la France Index du Forum -> Clochers de Normandie -> Clochers de Seine-Maritime Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Orancia phpBB Theme by Kaelys
Powered by phpBB © 2001, 2003 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com