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75 011 - 11 ème arrondissement

 
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MessagePosté le: Lun 6 Juil - 14:06 (2009)    Sujet du message: 75 011 - 11 ème arrondissement Répondre en citant

Eglises

Eglise Saint-Ambroise (IMH), 71 bis bd Voltaire,

Construite vers 1865 par Ballu selon un pastiche romano-gothique. On y accède par 3 porches en arcades, deux clochers latéraux, hauts de 70 m, surmontés de flèches encadrées par 4 lanternons aux coins, sont placés de part et d'autre de la nef centrale, éclairée par une grande rosace en façade. L'église possède un grand orgue, de Merklin-Schütze, en 1859, restauré par Gutschenritter dans les années 60 et un petit orgue de choeur, fabriqué par Merklin à la fin du XIXè. La paroisse est ancienne : elle date de la Révolution et une chapelle est signalée dès le XVIIè au lieu-dit "La Fosse Turquam", mais rien ne prouve que le culte s'y exerce régulièrement.

Située à proximité des trois hauts lieux de l’est parisien que sont les places de la Bastille, de la Nation et de la République, l’église Saint Ambroise est dédiée au saint évêque de Milan et docteur de l’Église qui baptisa le futur Saint Augustin en 387. Réalisation monumentale du Second Empire, contemporaine de percement du boulevard du Prince Eugène (aujourd’hui Bd. Voltaire) et très reconnaissable à ses clochers jumeaux hauts de 68 mètres, l’église actuelle a été construite entre 1863 et 1869, sur l’emplacement d’un ancien couvent d'Annonciades – ordre féminin fondé en 1500 par Ste Jeanne de France, fille du roi Louis XI ; elle remplaça une chapelle devenue trop petite par suite de l’expansion démographique du quartier Popincourt.
Voilà une page sur ce couvent : http://www.saint-ambroise.com/VVSA/01_quartier/012_annonciades/annonciades.…

La chapelle Notre Dame de Protection devient l'église de la nouvelle paroisse Saint Ambroise créée le 4 février 1791 par décision de l'Assemblée Constituante. Le Père Vallet, premier curé, est logé dans la caserne de Popincourt. En 1793, l'église est fermée et devient propriété nationale. Le 21 mai 1797, l’église est vendue comme « bien national », mais la brasserie qui s’y installe fait faillite deux ans plus tard. C’est alors que les abbés Thomas et Louis Raynaud prennent le bâtiment en location pour 1800 francs par an et y exercent leur ministère. Le 31 août 1811, l’église Saint Ambroise est rachetée par la ville de Paris, comme beaucoup d'autres lieux de culte. Lors de l'invasion des troupes alliées en 1814, le comble de l'église et le presbytère sont réquisitionnés pour accueillir blessés et malades

L’architecte Théodore Ballu, à qui l’on doit aussi les églises Ste Clotilde et de la Trinité, n’hésita pas à faire appel aux techniques « modernes » : en intégrant dans les combles des ossatures métalliques, il put élargir la nef et alléger les parties hautes. Autre innovation : il calcula les dimensions de l’édifice de sorte que le volume intérieur (25 000 m3) permette d’accueillir 2 500 personnes dans des conditions d’hygiène optimales. Selon l’usage de l’époque, Th. Ballu juxtaposa des citations architecturales d’origine diverse : les arcs en plein cintre utilisés dans les parties basses sont de style roman ; les trois immenses rosaces, qui illustrent le mystère de la Sainte Trinité – Dieu le Père au nord, le Fils au sud, le Saint Esprit à l’ouest – s’inspirent de grandes œuvres gothiques ; le ciborium est une évocation de l’édifice « byzantin » qui coiffe l’autel dans l’église St Ambroise à Milan, tandis que le lustre central copie la « couronne de lumière » placée au dessus du tombeau de Charlemagne à Aix-la-Chapelle. L’ensemble ne manque néanmoins pas de grandeur. Le 29 avril 1869, l’archevêque de Paris, Mgr Darboy, bénit les cloches en présence de l’Empereur et de l’Impératrice Eugénie, marraine de la plus grosse, pesant 1650 kilos. Les deux autres, Marie et Catherine, pèsent respectivement 1100 et 850 kilos. La statue de Sainte Jeanne de France en marbre blanc, par Louis Noël, qui orne le pilier gauche du chœur date de 1920 ; depuis 1980, un Saint Ambroise, par Gérard Vincent, lui fait pendant à droite.

Lors du siège de Paris, en 1871, les fédérés réquisitionnent l'église. On entrepose, sous les deux flèches, 7000 barils de poudre, des caisses de balles, des obus, des bombes... que les fédérés, éclairés par des bougies, manipulent, la pipe ou le cigare à la bouche. Aucun accident ne survient. Le mardi 23 mai, le « club des prolétaires » encore appelé « club Saint Ambroise » dont le slogan est « faire l’éducation du peuple par le peuple », y tient sa dernière séance, les Versaillais étant dans Paris depuis la veille. Le jeudi 25, l'église échappe au pillage de justesse. Tandis que l’armée versaillaise fait tomber toutes les barricades entre Montmartre et St Ambroise, les communards parviennent à capturer six otages : Monseigneur Darboy, archevêque de Paris, le président Bonjean et quatre prêtres.Le 24 mai, les otages sont fusillés tandis que les derniers membres du gouvernement de la Commune se réfugient à la mairie du XIème et y résistent jusqu'au bout.

Voici une page remarquable sur les vitraux de l'église : http://www.saint-ambroise.com/VVSA/04_art/043_vitraux/vitraux.html

Eglise Sainte-Marguerite, 36 rue Saint-Bernard.

En 1624, l'église St-Paul, qui se trouvait 30, rue St-Paul, dans le quartier du Marais, et dont il ne reste qu'un petit bout de mur, desservait également les habitants du Faubourg St-Antoine. Ces derniers étaient très loin de leur église, les chemins étaient peu sûrs et en mauvais état. Antoine Fayet, curé de St-Paul , décide de construire une chapelle succursale pour la commodité de ses lointains paroissiens. Jean de Vitry, Seigneur de Reuilly, lui vend un terrain situé près du moulin de l'abbaye de St-Antoine. L'année suivante, la construction commence, mais en 1629 un arrêt du Parlement de Paris en fait une chapelle privée. En 1634, Antoine Fayet meurt sans parvenir à son but, mais quelques mois plus tard sa chapelle devient succursale de Saint-Paul. De 1669 à 1679 la chapelle est allongée et flanquée de bas-cotés. En 1703, Gilles le Sourd, curé de Saint-Paul, commence à construire une chapelle latérale nord, dédiée à Sainte-Marguerite. En 1712, Sainte-Marguerite devient paroisse. En 1724, Goy, curé, agrandit l'église avec la chapelle de la Vierge, au sud.

Le 31 mai 1725, la guérison miraculeuse de Mme De La Fosse, lors de la Procession de la Fête-Dieu, devant l'église, émeut le peuple. A sa mort en 1760, ses cendres sont récupérées par l'église Saint-Paul et une plaque est placée par les soins de l'archevêché, dans la nef de Sainte-Marguerite; on y lit : "Ici le 31 mai 1725 Anne Charlier femme de La Fosse a été miraculeusement guérie à la procession du St Sacrement". Le récit est ici : http://pagesperso-orange.fr/paroisse-sainte-marguerite/miraculeuse.htm

Chargé d'agrandir l'église Sainte Marguerite, l'architecte Victor LOUIS conçut entre 1760 et 1764 la chapelle funéraire des Ames du Purgatoire, située au nord du choeur sur un terrain dépendant du cimetière. Victor Louis eut à résoudre un problème assez complexe, étant chargé d'élever à moindres frais une somptueuse chapelle, financée en partie par la construction de sépultures pour quelques riches paroissiens du quartier. Victor Louis, dans le dessein de simuler une opulente architecture de pierre ainsi qu'une non moins fastueuse décoration, s'adressa au spécialiste renommé en trompe-l'oeil Paolo Antonio BRUNETTI. Ainsi la chapelle rappelle par son allure théâtrale, que Victor Louis a été avant tout un homme de théâtre. Paolo Antonio BRUNETTI orna cette chapelle funéraire de peintures en trompe-l'oeil dans des tons beiges et gris (parois classées).

La voûte est en plein cintre, décorée de caissons, avec rosaces ou macarons peints en grisaille et imitant la pierre sculptée. Cette chapelle consacrée aux Ames du Purgatoire, spécialement conçue pour la prière aux intentions des défunts, revêt par son décor une allure théâtrale tout en proposant un programme philosophique à méditer. L'arc s'appuie sur deux frises imitant le bas-relief, occupant toute la longueur de la chapelle et représentant : à droite, Jacob expirant au milieu des siens donné en exemple car il a su avoir une pieuse mort, dans la confiance en Dieu, et, à gauche, Les funérailles du patriarche, pleines de magnificences et son transport dans la terre de Canaan. Cette frise évoque par son style les bas-reliefs gréco-romains. Ces deux scènes préfigurent et symbolisent la mort du chrétien et son entrée au Paradis. Tout le registre supérieur est ainsi consacré à la faute et au salut, selon l'Ancien Testament. Cette frise simulée est supportée par douze colonnes cannelées d'ordre ionique imitant le marbre blanc. Brunetti a su élargir la chapelle au moyen de deux enfilades de colonnes et utiliser la faible lumière pour accentuer son caractère sépulcral. En même temps qu'elle éclairait indirectement l'autel d'où vient l'espérance, la lumière, tombant du ciel, donnait du jour à là chapelle et laissait voir les hautes figures des parois assez bien pour frapper les fidèles et assez peu pour que subsiste l'illusion du trompe-l'oeil. Entre ces colonnes, il y a des statues allégoriques de grandeur nature placées sur des socles, se rapportant à la brièveté de la vie et la vanité de ce monde.

L'autel est dans la forme des tombeaux des premiers chrétiens et n'avait pour ornement qu'un tabernacle fort simple (aujourd'hui disparu) ; deux lampadaires de forme antique l'accompagnent. Derrière l'autel, se trouvait autrefois le tombeau d'Antoine Fayet qui fut enterré sous le règne de Louis XIII, dans l'ancienne chapelle de Sainte Marguerite qu'il avait édifiée. Les peintures ont été outrageusement restaurées en 1846 par Pierre Charles CICERI. Celui-ci repeignit les figures en blanc sur fond noir. M.J. Malesset a été chargé de remettre cette décoration dans son état primitif. Découpées comme les portants d'un décor de théâtre, les colonnes se détachent, derrière l'autel, sur une haute niche à éclairage zénithal où une toile de GABRIEL BRIARD, peinte en 1761, évoque "le Passage des Ames du Purgatoire vers le Ciel".

La chapelle abrite la tombe de Vaucanson, mais aussi celle des dames de Ste Marguerite. Cette communauté avait reçu le titre de Notre Dame des Vertus en mémoire de son premier établissement au village de ce nom, plus connu aujourd'hui sous celui d'Aubervilliers. Vers 1679, quelques religieuses de la Communauté des Filles de-Notre-Dame, d'Aubervilliers, s'établirent à Paris, rue Basfroi. En 1681, le curé de St Paul, l'abbé Mazure, leur donna une maison qu'il possédait 24-26 rue Saint Bernard, dans laquelle ces religieuses vinrent s'installer en 1685 ; Le but de cette communauté était d'apprendre à lire et à écrire aux jeunes filles pauvres du faubourg. Après la mort de ce curé, ses héritiers firent annuler sa donation et, en 1690, vendirent cette maison à de Bradelongne, conseiller à la chambre des enquêtes. Celui-ci la redonna aux Filles de Notre Dame des Vertus, en y adjoignant une fondation pour l'entretien de sept d'entre elles. Cette communauté fut fermée à la Révolution et sa maison vendue en 1797. Il y a aussi une dalle indiquant les sépultures des dames Trinitaires, dites mathurines, religieuses non cloîtrées qui s'établirent en 1713 vers le 12 de la rue de Reuilly. Elles donnaient une éducation convenable à leurs pensionnaires, instruisaient gratuitement les filles pauvres du quartier et visitaient les malades, ce jusqu'en 1790, lorsque l'établissement fut fermé et les soeurs dispersées.

En 1795, le culte déiste, dit théophilantrope, reniant tout clergé et tout cérémonial, se partage l'église avec le clergé Constitutionnel. Vers 5h du soir, le 10 juin 1795, on inhuma dans le cimetière de Ste Marguerite, l'enfant mort le 8 juin vers 3h du soir au donjon du Temple (6ème arrondissement alors), sous le nom de Louis XVII. Le cortège comprenait 25 à 30 personnes composé de porteurs, d'une escorte militaire, de commissaires civils du Temple, de gardiens municipaux. Pour atteindre Ste Marguerite : le cortège emprunta les rues du Temple, de Bretagne, du Pont aux Choux, Saint Sébastien, Popincourt, Basfroi et St Bernard puis pénétra directement dans le cimetière. Il n'y eut pas de service religieux. L'enquête faite plusieurs années après reposant sur les témoignages entendus du gardien du cimetière dit que: La bière fut déposée à la suite de la fosse commune en service, qui croit-on, était située à gauche de l'entrée (qui était à l’époque voisine du portail de l'église) vers le fond à 30 pas de cette entrée, dans le voisinage du gardien, soit à 3,30 m du mur de clôtureLa nuit, le fossoyeur retira le cercueil et le plaça dans une bière en plomb après avoir dessiné avec des clous une fleur de lys sur le couvercle. Il inhuma de nouveau le corps et plaça le cercueil, partie dans le mur de fondation de l'église et partie dans le cimetière à hauteur du pi-lastre de gauche de la porte latérale de l'église qui située à l'ouest du transept, fait communiquer l'église et le cimetière..
C'est presque par hasard que le cercueil fut retrouvé. Le curé de Sainte Marguerite, l'abbé Haumet, désirant faire construire un hangar attenant à l'église, la pioche des maçons en creusant le sol, rencontra un corps dur. On le mit à jour : c'était un cercueil de Plomb qui contenait les restes du prisonnier du Temple. Les exhumations faites en 1846 et le 5 juin 1894 ont montré que les ossements enfermés dans cette bière étaient ceux d'un jeune homme de 15 à 18 ans alors que le dauphin n'avait que dix ans, 2 mois et douze jours. De nouvelles fouilles effectuées en septembre 1979, sous la Présidence de J. Favier, ne permettent pas plus que les précédantes, d'affirmer que le corps exhumé soit celui l'enfant mort au Temple. La dépouille se trouve actuellement là ou elle fut inhumée en 1846 soit dans un étroit caveau de maçonnerie construit dans la cour, tout contre le mur du fond de la chapelle des Ames du Purgatoire.

En 1848, M. Affre, tentant de s'interposer entre les insurgés et les soldats, est griévement blessé et meurt le lendemain. En 1971, sous la Commune, l'église manque de peu l'incendie. Le 20 avril 1883 St Jean Bosco est venu prier et célébrer la messe à la chapelle de la Ste Vierge. En 1894, Sainte-Marguerite est l'une des paroisses les plus peuplées de Paris. Elle sera redivisée de nombreuses fois au cours du XXème siècle.

Avec son mobilier et ses toiles du 17ème au 19ème, l'église a conservé une partie de son cimetière où l'on a cru longtemps que le Dauphin avait été enterré. Le choeur, les bas-côtés, la chapelle des Ames et le décor sont classés Monuments Historiques. Le reste de l'église, l'ancien charnier et la stèle sont à l'Inventaire des Monuments Historiques. Le facteur d'orgue Stolz a fabriqué en 1875 un grand orgue et l'orgue de choeur pour cette église. Le dernier a été complété par Haepfer-Erman en 1970. Le clocher, carré, est placé au coté droit de la nef; au-dessus de l'étage de l'horloges se trouve un petit lanternon de section carrée, à jour, qui abrite les 4 cloches. Une croix et un coq en fer forgé surmontent cette élégante construction couverte d'ardoises.

Citation:
En l'an Jésus-Christ 1804, le mercredi 7 mars à 11 heures (16 ventose de l'an douze) à la fin du Consulat et peu avant l'Empire, par Mgr Jean Baptiste Dubelloy, cardinal de Paris et M. Jean Jacques Dubois, curé de l'église, ont été baptisées quatre cloches à Ste Marguerite :

- Napoléon Jean Baptiste ayant pour parrain, M. le Maire de l'arrondissement et son épouse là marraine.
- Jeanne Marguerite ayant pour parrain la Corporation des Ebénistes, Tourneurs et Menuisiers du Faubourg.
- Anne Marie : ayant pour parrain la Corporation des Jardiniers, Maraîchers des Jardins de Charonne.
- Gabrielle Sophie : ayant pour parrain le Corps des Marguilliers représenté par Mrs J.J. Dubois, Curé et les vicaires et paroissiens.


Enfin, une des originalités de Sainte-Marguerite est d'avoir gardé son cimetière attenant. Celui-ci fut créé en 1637. Il la bordait alors sur trois côtés et s'étendait jusqu'au jardin du couvent des Dominicaines de la Croix, situé autrefois au 94 rue de Charonne. Les parties sud et est disparurent en 1722. Seule, resta la partie nord qui constituait la surface la plus étendue. Le nombre des inhumations croissant, J.B. Goy, premier curé de Sainte-Marguerite, fait construire en 1724 deux galeries de charniers. Avant d'être ordonné prêtre, Goy était peintre et sculpteur ; ainsi, il exécuta le fronton de la façade du transept nord. Il choisit comme thême : Les disciples d'Emmaüs. En 1762 la construction de la chapelle des âmes du Purgatoire, accolée au transept nord, réduisit encore le cimetière mais il restait, de 1786 … 1803, l'un des grands cimetières parisiens.Sa désaffectation commença en 1804 ; il fut fermé définitivement en 1806. Cependant le cimetière de Sainte-Marguerite est marqué par l'histoire car une grande partie des soldats tués lors des combats de la Fronde, près de la Bastille, (2 juillet 1652) y ont été ensevelis. Du 9 au 21 juin 1794, il reçoit les corps de plus de trois cents guillotinés ... mais la notoriété‚ du jardin tient surtout la tombe de Louis XVII.

Visite virtuelle de l'église, très complète : http://pagesperso-orange.fr/paroisse-sainte-marguerite/Visite.html


Eglise Saint-Joseph des Nations, 161 rue Saint-Maur.

Dès le XIIe siècle, face à l'enclos du temple et à la Porte du Temple, existe un chemin qui deviendra la rue du Faubourg du Temple. Ce chemin s'élance vers la Courtille. Les "Courtilles" étaient des jardins champêtres ou des vergers, environnés de haies, où nos ancêtres allaient prendre l'air. On n'y batit d'abord que de simples hangars pour se mettre à couvert. Ensuite, des maisonnettes qu'on a aggrandies et qui forment aujourd'hui les guinguettes. Contrairement au sud du XIe arrondissement (le faubourg Saint-Antoine), laborieux, et qui a son centre religieux, de par ses couvents, le long de la Roquette et de Charonne, le Nord s'adonne à la chanson, au théatre, à la danse et ne craint ni la boisson, ni le tapage, aux abords principalement du faubourg du Temple où les guinguettes, bals et cabarets prospèrent et prolongent les soirées fort tard. Y sont renommés le fameux bar à l'enseigne du "Pistolet" et le cabaret de Gilles Desnoyer. Situé à l'angle de l'actuelle rue des Orillons et de la rue Saint-Maur, dès 1758, le cabaret de Jean Ramponneau connut une vogue incroyable. Gueux et grands seigneurs étaient reçus de la même façon par un patron jovial qui les installait aux mêmes tables boiteuses. Là, chaque année, on montait le Mardi-Gras pour en redescendre le mercredi des Cendres après avoir "ramponné" toute la nuit, c'est-à-dire bu du vin jusqu'à ne plus voir les bouteilles. La rue du même nom en garde le souvenir.

Le creusement du canal de l'Ourcq en 1812, prolongé dans Paris par le Canal Saint-Martin en 1824 qui traverse l'arrondissement de part en part, fut un évènement important. Il constitue une des grandes artères d'approvisionnement en eau de Paris. Pour faciliter la circulation, à partir de 1859, il est recouvert par le boulevard Richard-Lenoir.
Du Premier Empire date l'urbanisation du coeur de l'arrondissement. Les spéculations gagnent le Nord-Est où se crèe le parcelage des rue de l'Orillon, de Riom, des Trois-Couronnes. Voies et venelles se multiplient ; le lotissement du Faubourg du Temple s'accélère. Le boulevard et la rue du Faubourg du Temple s'énorgueillissent de théatres toujours plus nombreux. Cette "foire perpétuelle" aurait pu connaitre encore de beaux jours si Napoléon III et Haussmann n'avaient fait en 1857 le projet "d'assainir" ce quartier populeux : le paysage urbain est radicalement transformé par l'action simultanée de la surpopulation, du rehaussement des immeubles, de la densification et de l'amélioration de l'hygiène, de l'élargissement des rues et de l'abattage des taudis. En 1836, les moulins à vent sont détruits, sauf le long de la rue Joly. Vers 1856, les activités agricoles ont disparu. Le petit commerce et la nouvelle industrie prolifèrent au fond des cours. L'industrie est partout : dans les appartements, dans les caves, dans les sous-pentes. En témoigne encore le nom des rues ou passages ou cours comme : Passage de l'Industrie, Passage de la Fonderie, Cour des Fabriques, ...Jusqu'à Haussmann, le pavé de Paris reste problèmatique, inconfortable et dangereux...quand il y en a. Les essais de pavement de bois, bien que solides et silencieux, durent être abandonnés car ils étaient trop glissants pour les chevaux. On trouvait encore dans les années 1990 quelques vestiges de pavés en bois dans une entrée d'immeuble rue de la Présentation. Pendant le Second Empire, l'avenue Parmentier est aménagée. Partant de la rue du Chemin Vert où Antoine Augustin Parmentier possédait au n° 68 une maison dans laquelle il est mort en 1813, elle vise au Nord l'hopital Saint-Louis à travers le dédale des anciennes rues. Ce dernier hôpital se retrouve dans le Xème arrondisssement. Le boulevard des Amandiers devient l'avenue de la République. La rue de Ménilmontant devient la rue Oberkampf. La transformation du quartier amène le clergé à s'intéresser aux provinciaux et aux étrangers implantés dans les cours et appentis. L'évêché crée la paroisse Saint-Joseph en 1852.

Une église provisoire, 26 rue Corbeau (aujourd'hui rue Louvel Teissier) servit de paroisse aux habitants du quartier pendant 22 ans, de 1852 à 1874. C'était un simple hangar pouvant contenir 700 personnes, alors que la paroisse comptait environ 10.000 âmes. L'intérieur était peint en bois de chêne, la nef comportait 8 pilliers en bois de forme octogonale. Le maître-autel appliqué au fond était surmonté d'ne copie de la "Vierge aux donateurs" de Van Dyck. A l'église était adjointe une école pour 700 enfants, une chapelle des catéchismes et une maîtrise. Au nord, la chapelle de l'Hopital Saint-Louis, dans le Xème, était l'autre centre religieux du quartier. L'actuelle église fut édifiée à l'emplacement d'un casernement entre 1866 et 1875, mais elle fut ouverte au culte dès le mois de mai 1874 pour la Première communion où se pressa la foule.

L'édifice s'élève dans la vieille et longue rue Saint-Maur, anciennement voie de communication entre la fameuse Abbaye des Bénédictins de Saint-Maur et celle non moins célèbre des Bénédictines de Montmartre. Le style adopté pour sa construction est celui du XIIe siècle, avec certains rappels des formes de la Renaissance. Une grande flèche couronne directement l'entrée, qui est en forme de porche : porche de 3 travées supportant une galerie de 5 petites arcades. Là se trouvent trois statues de Delaplanche représentant la Sainte-famille. Le clocher unique de 60 mètres de haut est constitué de deux étages qui contiennent l'horloge et les cloches. La flèche ajourée est flanquée, à sa base, de 4 petits chochetons cylindriques. Le porche, le clocher et les flancs latéraux de l'église obéissent au même style architectural. Le chevet présente trois étages ajourés de baies plein-cintre. La grande chapelle des catéchistes, placée derrière, masque les parties inférieures de l'abside. La maçonnerie est en pierres de taille et moellons piqués. Orientée d'est en ouest, l'église est une copie plus simple de Saint-Ambroise, car elle a le même porche en arcades, avec un plan basilical a trois nefs, transepts et choeur, mais a quelques diffèrences notables. D'abord, elle a un clocher-porche unique. Ensuite, son presbytère est construit au nord, entre le transept et le choeur. Enfin, elle possède trois absides hémi-circulaires; celle de gauche est la chapelle de la communauté portugaise et possède de belles fresques du début du XXème, au-dessus d'arcatures aveugles. Elle a été dévastée à l'époque de l'affaire Dreyfus.

Ayant franchi le porche et pénétrant dans l'église, on est frappé par la grandeur du volume intérieur. La nef est accompagnée de larges bas-côtés avec des chapelles latérales. Ses colonnes sont en pierre de Soignies (Belgique). Le choeur est suivi de trois chapelles circulaires formant l'abside. Entre le départ de la voûte et le sommet des arcs court une galerie, un triforium, tout au long de l'édifice. Les vitraux ont été exécutés par Oudinot en 1868. L'orgue Stolz date de 1874 et a été restauré par Gonzalez en 1964, puis retouché encore par Dargassiès en 1982.

Plan de l'église :


Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Joseph
Siècle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : clocher-porche
Clocher en péril : non

Photos (22) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (3) :

façade à l'est
vue du coté sud
coté nord et chevet

Intérieur (19) :

nef latérale gauche
nef centrale
nef latérale droite

ancienne chapelle des fonts, à gauche en entrant
chapelle du souvenir des morts, à droite en entrant

tribune des orgues, au-dessus de l'entrée

la chaire

autel latéral du transept gauche (sud)
autel latéral du transept droit (nord)

absidiole gauche
vue du choeur
absidiole de droite

fresques du choeur, de gauche à droite

Eglise du Bon-Pasteur, 177 rue de Charonne.

L'ancienne église était néo-gothique et datait du XIXème; la nouvelle est un lieu de culte modeste, sans clocher, érigé au bas d'un immeuble dans la deuxième moitié du XXème.

Eglise Notre-Dame-d'Espérance, 4 rue du Commandant-Lamy.

En 1900, le quartier est surtout occupé par des ateliers de fabrique de meubles, de petite métallurgie et par des échoppes de dinandiers. Le faubourg Saint Antoine grouille d'artisans, d'ouvriers de ces métiers. Nombreux sont ceux qui travaillent et vivent sur place dans des conditions souvent désastreuses. Le Père ANIZAN vient de créer les Fils de la Charité pour annoncer l'évangile aux ouvriers et aux pauvres. En 1911, il s'établit rue de la Roquette et construit une chapelle qui deviendra ensuite l'église Notre Dame d'Espérance. Les Fils de la Charité auront une action missionnaire remarquable jusqu'en 1973, date à laquelle ils cèdent la place aux prêtres du diocèse de Paris. L'église construite en 1928 n'avait pas la solidité espérée. Très vite, il fallut se rendre à l'évidence : son béton était de mauvaise qualité et le bâtiment devenait dangereux. Le diocèse de Paris prit la décision de la démolir et de la reconstruire. Confiée au Père Jean LAVERGNAT en 1989-1990, la reconstruction est une réussite.

L'église, de l'architecte Bruno Legrand se présente comme un pavé blanc, devancé par un campanile blanc recourbé vers le haut. Une croix blanche le surmonte, au-dessus des cloches que l'on devine grace aux abat-sons latéraux. Haute de 20 mètres et large de 11 mètres, sa façade est constituée par trois couches de verre. La première est un verre transparent comme du cristal et conçu pour ne pas blesser en cas de bris. La seconde est un verre épais légèrement vert d'eau. Il constitue le support où sont gravées les citations du Nouveau Testament, lumière de la Bonne Nouvelle pour les chrétiens. La troisième est de même nature que la première ; elle est sablée sur son pourtour. Constituée de vingt-deux éléments, cette façade est l'úuvre du verrier Guillaume SAALBURG. L'écriture est de type " boustrophédon ". Elle est réalisée par le calligraphe Franck LALOU. Chaque lecteur peut lire une ligne sur deux. La ligne qu'il ne peut lire n'est pas de l'hébreu, mais celle d'un autre texte du Nouveau Testament qu'il pourra découvrir de l'autre côté de la vitre. Ainsi, de l'extérieur, la Bonne Nouvelle peut être lue par tous, mais il faut entrer dans l'église pour en découvrir une autre partie. A l'extérieur les textes proposés sont des fragments des évangiles synoptiques : Matthieu, Marc et Luc. A l'intérieur, ce sont des fragments de l'évangile de Jean et des lettres de saint Paul. Les textes de la façade de la rue du Commandant Lamy sont tirés de l'Ancien Testament. La ligne du bas rappelle des lieux bibliques, celle d'au - dessus, des noms de personnages bibliques, la troisième, les livres de la bible et celle du haut, les noms des prophètes. La tour d'angle fait la liaison entre l'Ancien et le Nouveau Testament avec un texte du prophète Michée et le psaume 150. La calligraphie est aussi de Franck LALOU. Dans la tour du clocher, vous pouvez apercevoir la statue de Notre Dame d'Espérance en bronze et ivoire. Mlle HEUVELMANS, sculpteur, l'a réalisée vers 1930. Deux cloches (Geneviève et Lucie) sonnent les heures et les offices. Elles proviennent de l'ancienne église.

A l'intérieur de l'église nos regards sont naturellement attirés par le puits de lumière et la croix. Celle-ci est l'oeuvre du sculpteur Nicolas ALQUIN. Taillée dans une vielle poutre du 18e siècle, elle dit avec force l'Incarnation du Christ en notre monde par son montant vertical, mais aussi la gloire de sa Résurrection par les trois carrés d'or, en guise de traverse horizontale. L'autel a été réalisé par François CANTE PACOS. La sculpture ronde évoque la terre partagée, divisée, que la table eucharistique réunit. L'ambon, volontairement sobre, a été réalisé par l'atelier XYLOS. On peut y voir les symboles des quatre évangélistes : une tête d'homme pour Matthieu, le lion pour Marc, le taureau pour Luc et l'aigle pour Jean.

Les vitraux ont été conçus par Jean-Baptiste AMBROSELLI et réalisés par Jacques BONNY, maître verrier. Ils sont inspirés du thème du désert : " Je vais la séduire, la conduire au désert et parler à son coeur " (Osée 2,16). Celui de l'oratoire est inspiré du texte des pèlerins d'Emmaüs : " Ils le reconnurent à la fraction du pain ". La statue de Notre Dame d'Espérance, est en pierre rose de Tournus. Elle est l'oeuvre de Mlle HEUVELMANS, comme le chemin de croix. La cuve baptismale et les tables de l'église sont créations des ateliers XYLOS.

Basilique mineure de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours, 55 bd de Ménilmontant, à coté du Père Lachaise.

Vers 1850, il n'y avait guère, dans ce quartier de Ménilmontant, que des villages verts, incorporés par la suite à la Ville de Paris. C'est là, non loin du Mont-Louis, ancienne propriété de la Compagnie de jésus transformée plus récemment en cimetière du Père-Lachaise, que l'abbé Maurice d'Hulst exerça son ministère comme vicaire à la paroisse Saint-Ambroise (septembre 1866). Il se dévoua notamment à l'internat pour les apprentis dont l'abbé Courtade avait pris l'initiative. Il fit construire, le long du boulevard de Ménilmontant, une chapelle de secours dédié à Saint Hippolyte. Devenu secrétaire (1872) du Cardinal Guibert, archevêque de Paris, il pensait confier sa chapelle aux chanoines réguliers de Dom Gréa, récemment fondés, et y créer une maîtrise.

Sur ces entrefaites, le Père Philippe Grümblatt, supérieur de la communauté rédemptoriste de Landser, était venu à Saint-Hippolyte prêcher la retraite aux Alsaciens-Lorrains. Le genre apostolique du Père réveilla en Monseigneur d'Hulst le souvenir d'une mission qu'il avait entendu prêcher par les pères rédemptoristes et des relations que sa famille avait eues à Bruxelles avec les mêmes Rédemptoristes. Il offrit donc au Père Achille Desurmont, supérieur provincial de France, la chapelle du boulevard de Ménilmontant, son oeuvre, ainsi que la maison attenante. Constatant que c'est bien d'âmes abandonnées que l'église Rédemptoristes auraient à s'occuper entre la Roquette et la rue Haxo, le Père Desurmont accepta, et le gouvernement général de Rome approuva. Le 2 août 1874, les Pères prirent possession de la chapelle. Par suite des lois antireligieuses, ils en furent expulsés Ie 5 novembre 1880 et partirent pour Saint-Mandé. Mais ils réintégrèrent presque aussitôt leur domicile, en janvier 1881. Toutefois, ce n'est qu'en 1888 qu'ils furent autorisés à reprendre la prédication à la chapelle.

Dix ans plus tard, en 1898, s'élevait la magnifique église actuelle, consacrée à Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours, dont l'architecte et le maître d'oeuvre était le Frère Gérard, rédemptoriste. Monseigneur d'Hulst avait béni la première pierre. La fondation de la communauté ont lieu le 25 avril 1898 et les Pères prirent possession des lieux le 19 juin, en la fête précisément de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours. Les ennuis n'étaient pas terminés. Le 10 mai 1904, les Pères furent de nouveau expulsés, et pour longtemps car leur retour ne pu avoir lieu qu'en 1921. Entre-temps le clergé de la paroisse Saint-Ambroise, dont dépendait la chapelle, y assura le ministère. En 1960 la chapelle est devenue église paroissiale. Le premier curé en fut le Père Raymond Cocoal auquel succéda, de 1965 à 1980, le Père Raymond Echavidre. Le 25 juin 1966, une faveur insigne était accordée à l'Eglise : elle fut élevée, selon les termes mêmes de la Lettre Pontificale, « à l'honneur et à la dignité de Basilique Mineure » et affiliée à la Basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome. Elle possède une copie de l'icône du Perpétuel-Secours, attribuée à Saint-Luc, qui fut reproduite et confiée aux pères Rédemptoristes.

Cette église a été construite tout à la fin 19ème dans le style néo-gothique flamboyant, en pierre calcaire et meulière. A la croisée du transept se trouve une flèche octogonale en ardoise.

La réalisation de l'orgue de Notre-Dame du Perpétuel Secours a été confiée au facteur d’orgues Bernard Dargassies dont les réalisations récentes les plus remarquables à Paris sont les restaurations des orgues de la Cathédrale américaine, de la Maison de la Radio et de l’église Saint-François–Xavier. A l’initiative de l’abbé Jean Louveau, curé de la paroisse jusqu’en 1996, un financement de départ avait été réuni grâce à la générosité des paroissiens. Le complément a été apporté par la Ville de Paris dont l’expert :Jean-Louis Coignet, a établi la composition avec le facteur d’orgues. Ce projet est original, car ce nouvel orgue s'est construit à partir d’éléments ayant appartenu à des instruments démontés ou transformés. On y trouve entre autres des séries de tuyaux ayant résonné sous les voûtes des églises Saint-Georges, Saint-Ferdinand des Ternes, Saint-Eustache, et Notre-Dame du Perpétuel Secours qui possédait auparavant un orgue de 22 jeux construit par Bourgarel en 1965. Les éléments neufs sont la façade, superbe montre de 16 pieds supportée par une boiserie de chêne massif, la console à 3 claviers de 61 notes et pédalier de 32 notes, et les divers circuits électriques et électroniques.

Eglise de la Sainte-Famille, 46 rue de Montreuil, mission catholique italienne.

Eglise Notre-Dame Réconciliatrice (XXè). C'est un volume en béton, au chevet relativement hémi-circulaire. Devant ce chevet, une tour carrée blanche porte une cloche unique, surmontée d'une crois en fer forgé prenant appui sur les portants, en fer forgé eux aussi, de la cloche.


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MessagePosté le: Lun 6 Juil - 14:06 (2009)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Lun 6 Juil - 14:07 (2009)    Sujet du message: 75 011 - 11 ème arrondissement Répondre en citant

Chapelles

Chapelle Notre-Dame-Réconciliatrice de la Salette, 55 bd de Belleville; ancienne chapelle Saint-Joseph-et-St-Louis. Elle possède un orgue Cavaillé-Coll de 1880, complété en 1961 par Gutschenritter.


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MessagePosté le: Lun 6 Juil - 14:08 (2009)    Sujet du message: 75 011 - 11 ème arrondissement Répondre en citant

Autres cultes

Temple du Bon-Secours (culte luthérien), 20 rue Titon, édifiée par souscription fin 19ème. La façade est chargée de sculptures et de reliefs, depuis le porche couvert d'un toit à deux pans, saillant sur la rue, jusqu'aux baies : celle du centre est large et en plein cintre, et est dominée par une rosace, dans sa partie supérieure; sur les cotés, les deux baies latérales sont étroites et en plein cintre. La nef est couverte par des ardoises. Au-dessus de la façade, se trouve un clocher, sa flèche d'ardoises prenant appui sur un volume carré, à jour, qui contient les cloches et qui est éclairé sur chaque face par une baie jumelée inspirée du gothique. L'orgue de Merklin, datant de 1895, fut complèté par Picaud au sortir de la première guerre mondiale (1918).

Eglise protestante du Foyer de l'âme, ou Eglise Réformée de la Bastille, 7 bis, rue du Pasteur Wagner.

Construit en 1907 à l'initiative du pasteur Charles Wagner, le Foyer de l'Ame bénéficie encore aujourd'hui des charmes de l'architecture de l'époque, notamment de la disposition centrale de la chaire, élément fondamental chez les protestants. Dans la galerie supérieure, est accroché un tableau peint et offert à la paroisse par Marcelle Rondenay après qu'il ait été exposé au Salon de 1904 : " Jésus prêchant dans la barque ". Les vitraux, créés en 1996, par Martine Serlinger-Stehr sont inspirés du thème de l'oiseau, " passeur entre les deux mondes auquel il appartient pleinement, celui de la terre, et celui de l'air. Nous partageons l'un de ces mondes avec lui, mais de l'autre nous en sommes étrangers ". L'orgue Mutin de 1907 fut complété par Haerpfer en 1966.

Chaque dimanche matin, on peut entendre, au début et à la fin du culte, sonner les trois cloches installées dans le clocher en bois situé côté boulevard Richard-Lenoir. Elles ont été offertes en 1934 au pasteur Wautier d'Aygalliers - successeur de Charles Wagner - à l'occasion du 25ème anniversaire de son ministère. Elles se nomment Jeunesse, Justice, et Vaillance et donnent respectivement un ré, un si et un sol.

Eglise du foyer évangélique, 153, avenue Ledru-Rollin

Centre Evangélique Philadelphia, 9, passage du Bureau


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 18:12 (2017)    Sujet du message: 75 011 - 11 ème arrondissement

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