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75 015 - 15 ème arrondissement

 
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MessagePosté le: Mer 1 Juil - 15:37 (2009)    Sujet du message: 75 015 - 15 ème arrondissement Répondre en citant

Eglises

Eglise Saint-Christophe de Javel (IMH), 4 rue Saint-Christophe. Javel - André Citroën ou Javel

Occupant l'emplacement d'une chapelle en bois élevée en 1864 et détruite en 1920, l'église est l'oeuvre de l'architecte Charles-Henri Besnard. Les plans datent de 1921-1922 et le chantier de construction et de décoration s'échelonne de 1926 à 1934. Dédiée à saint Christophe, patron des voyageurs, en raison de l'ancienne importance dans le quartier de Javel dédié aux industries du transport (ferroviaire, aérien et automobile), l'église fut inaugurée le 27 décembre 1933.
Suivant des procédés de construction qu'il avait brevetés à partir de 1918, l'architecte utilise pour cette construction des panneaux de béton armé préfabriqués, moulés à pied d'oeuvre et montés par l'entreprise Fourré et Rhodes. Le clocher latéral est de section octogonale et est entièrement en briques. La construction en béton permet de dégager le chœur et laisse la place libre pour la décoration intérieure.

La peinture murale d'Henri-Marcel Magne sur la voûte du choeur représente le saint entouré de voyageurs qui implorent sa protection et présentent les moyens de locomotion modernes : avion, ballon, train, paquebot, automobile. L'église est décorée aussi de vitraux signés de Jacques Gruber et de Max et Jean Braemer, ainsi que d'une vie du saint en douze panneaux dus au peintre Jac Martin-Ferrières. Le fronton de l'église est orné d'une statue de Saint-Christophe réalisée en béton par le sculpteur Pierre Vigoureux. L'édifice a été protégé lors d'une campagne nationale sur l'architecture dès les 19e et 20e siècles. A voir aussi : sa fresque extérieure sur ciment de la symbolique de saint Christophe et ses vitraux représentant la vie de saint Christophe en panneaux peints à la cire.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Christophe
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (3) : (cliquez pour agrandir) :



Crédits : Laurence Doré pour http://clochers.org


Eglise Notre-Dame-de-La Salette du Haut Vaugirard, 38 rue de Constadt Convention ou Georges Brassens

C’est en 1853 que remonte la présence dans le quartier des Religieux de Saint Vincent de Paul, à qui est confiée la paroisse, ce qui est d'ailleurs relativement courant à Paris. A l’époque, c’était la zone, à la place des fortifications arasées, occupée par des chiffonniers, ce qui avait motivé le choix du fondateur, M. Le Prévost ( 1803 – 1874 ). Celui-ci commença par construire un orphelinat pour 90 enfants et une chapelle, dédiée aux Saints Coeurs de Jésus et Marie, démolie en 1968 lors de la construction du « Foyer Le Prévost » qui, aujourd’hui, loge des jeunes : c’est le bâtiment de 10 étages au n°27 de la rue de Dantzig, sous la voûte duquel il faut passer pour se rendre à l’église. L'ancien orphelinat et le clocher contigu au sanctuaire ont commencé à être démolis à partir de 1962.

En 1960, face aux exigences nouvelles d’un quartier en pleine expansion, il fallut penser à la construction d’un nouveau lieu de culte plus vaste. Un comité de laïcs fut constitué. L’actuelle église Notre-Dame de La Salette est inaugurée en 1965. Sa forme ronde s’est imposée en raison de la configuration du terrain disponible. Bâtie sur des carrières, elle est fondée sur 26 puits maçonnés dont 12 ont entre 18 et 20 mètres de profondeur et traversent les couches exploitées jusqu'au roc solide. Ces carrières, circonscrites entre les rues de Cronstadt, Olivier de Serres, de la Convention et des Morillons, ont été ouvertes dès le XVIème et exploitées jusqu'en 1792. Elles ont notamment servi à la construction de l'église Saint-Sulpice et de l'Ecole militaire. Cette église est construite en ciment blanc, brut de décoffrage, son diamètre intérieur est de 32, 70 mètres et sa hauteur de 16, 70 mètres.

La coupole est supportée par 16 piliers de 4 mètres formant console pour permettre le dégagement total du choeur et du déambulatoire, afin d'assurer le maximum de visibilité pour tous les fidèles. Le diamètre de la coupole à sa base est de 20 m et de 12 m 25 au sommet. Les 16 vitraux de la coupole ont 10 m de hauteur avec 0 m 40 de largeur en bas et 0 m 30 en haut; leur dégradés de couleurs symbolise les chants de la chorale montant vers le ciel ; ils sont disposés en biais de manière à capter au maximum les rayons lumineux. Le portail et le chemin de croix sont l'oeuvre de J.M. BAUMEL, Premier Ouvrier de France (la réalisation du portail lui valant le prix Puvis de Chavannes). Les bancs du déambulatoire proviennent de l'ancienne chapelle des saints Coeurs de Jésus et de Marie. La Vierge en pleurs qui se trouve actuellement dans le choeur provient d'un don effectué à la communauté dans les années 1980-1990. Elle est l'oeuvre également de J.M. BAUMEL ainsi que le saint Joseph. Ces deux oeuvres ont été sculptés dans un tronc d'arbre exotique. L'autel de forme ovale est constitué d'une table de travertin romain massif de 20 cm d'épaisseur, 2 m de long et 80 cm de large d'un poids total de 2 tonnes 1/2.
Un reliquaire scellé dans l'autel contient cinq reliques :
- de 3 martyrs de l'Église des premiers siècles : Innocent, Victoire, Raffine
- et de 2 saints chers à la communauté : St Vincent de Paul et St François de Sales.
La consécration de cet autel a eu lieu le 19 décembre 1965 lors d'une belle cérémonie avec messe de la Vierge Réconciliatrice de la Salette, présidée par Monseigneur VEUILLOT archevêque coadjuteur de Paris.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : ND de la Salette
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (7) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

entrée de l'église (à droite, la chapelle)

vue vers le choeur
vue vers l'entrée
orgues de choeur
coté droit de l'église

la coupole


Eglise Notre-Dame-de-Nazareth, 351 rue Lecourbe Bâlard

Située dans le XVème arrondissement de Paris, la paroisse Notre-Dame de Nazareth est tenue par la Congrégation des Religieux de Saint Vincent de Paul. A l'origine, se trouvaient à cet emplacement des entrepôts de l'usine Alsthom. En 1935, lorsque l'usine ferme, le terrain est confié en partie à la Congrégation des Religieux de Saint Vincent de Paul, qui ont pour mission de prendre en charge les jeunes du quartier. Les Vincentiens ouvrent un patronage. La population ne cessant de s'agrandir, une paroisse est érigée en 1957. Elle est placée sous le patronage de Notre-Dame de Nazareth, grâce à la présence d'une statue de la Sainte, sauvée des tourmentes révolutionnaires.
L'église est un espace rectangulaire, où l'on entre par une porte unique, latérale, selon un choix de son architecte, François Bevillard. A Notre-Dame de Nazareth, à l'intérieur de la cuve du baptistère, creusée à droite de la porte, une phrase tirée de l'Evangile exprime la grâce du baptême : "TU ES MON FILS BIEN-AIME, MOI AUJOURD'HUI, JE T'AI ENGENDRE." Le tabernacle est en forme de soleil. Il a été placé dans le mur du choeur pour manifester la place centrale de la présence de Dieu, au centre de nos vies. Le petit clocher est monté en poivrière sur le coté droit de l'édifice.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : ND de Nazareth
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : en poivrière
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

entrée de la paroisse
le patro

l'église
son clocher


Eglise Saint-Antoine-de-Padoue, 52 bd Lefèbvre. Porte de Versailles ou Georges Brassens

En avril 1919 fut décidée la destruction des fortifications qui entouraient Paris, notamment à la limite du quartier de Vaugirard et de la commune de Vanves. A la suite de la disparition des vieilles murailles d'enceinte, le Conseil Supérieur de l'Aménagement lança en 1932 un plan d'aménagement de la Région Parisienne avec la construction de 40 000 logements. Ce sont les désormais célèbres H.B.M. en ciment et briques que l'on trouve partout entre le périph et la ceinture des Maréchaux, grands boulevards construits sur les fortifications.

Dans les années 20, l'abbé Mortier, curé de la Chapelle St François d'Assise à Vanves, venait visiter les familles de ce coin des « fortifs » appelé aussi la zone. Mais la chapelle devient rapidement trop petite. Le Cardinal Verdier décida , grâce aux Chantiers du Cardinal, de bâtir une église de style francisain, analogue à celle de Vanves, sur les plans de Léon Azéma, "réalisateur" audacieux et discuté du Palais de Chaillot. La première pierre d'une nouvelle paroisse consacrée à St Antoine de Padoue, disciple de St François, fut posée le 11 Juin 1933 (53è Chantier) à la Porte de Plaisance. La bénédiction du sanctuaire eut lieu le 29 Septembre 1935, ainsi que l'installation du 1" curé, l'Abbé Mortier. Le choeur est dominé par une fresque, exécutée par le peintre Jean Bernard et inaugurée le 5 juin 1948. Le motif central, vision entourée d'un halo de lumière, représente le Christ expirant. Le soubassement porte une oraison à Saint Antoine. A l'entrée du choeur, Saint François montrant les stigmates et Saint Joseph présentant l'enfant Jésus invitent les fidèles à participer au sacrifice du Christ. Près des portes, Sainte Thérèse de Lisieux et Saint Antoine rappellent la vocation missionnaire de tout chrétien. A droite en entrant, on trouve la chapelle des Morts et le tombeau de l'Abbé Mortier. La chapelle St Antoine est à gauche. Plus loin à droite se trouve la petite chapelle de semaine, volume rectangualire flanqué de la guérite de l'accueil. A gauche la salle Jean-Paul II lui fait pendant. Au fond à gauche de l'autel se trouve la chapelle du Sacré-Coer et le baptistère tandis que la chapelle au fond à droite est dédiée à la Vierge.

L'église est l'œuvre de l'architecte Léon Azéma, 1er Grand Prix de Rome en 1921. L'entreprise Marcel Chérioux fut chargée de la construction : une ossature en béton armé, avec un remplissage et un revêtement en briques rouges. A l'extérieur, sur le boulevard, une flèche de 46 m, flanquée, aux quatre points cardinaux, des statues de Saint François et Sainte Claire, Saint Louis et Sainte Elisabeth, domine l'ensemble de la construction. Trois cloches furent bénies le 27 novembre 1938, Antoinette-Roberte (650kg) donne le Fa, Marie-Thérèse (475kg) donne le sol et Claudine (325 kg) donne le La. Le 13 juin de chaque année, fète du saint patron est l'occasion d'un grand rassemblement. Au dessus de la grande porte, deux bas-reliefs sont les emblèmes des Franciscains : à droite, le Tau, qui figure dans les alphabets grec et hébreu, symbole de la croix: c'était la signature de François à la fin de ses lettres. A gauche, les Conformités évoquent l'intimité de ce dernier avec le Christ : deux bras croisés, l'un nu, celui de Jésus, l'autre celui de François.

L'église est aussi caractérisée par des « claustra », ouvertures en dalle de pierre ajourées en usage dans les premières basiliques chrétiennes. Ici le béton a remplacé la pierre, et les ouvertures sont garnies de verres épais colorés. Les claustra du clocher forment un « puits de lumière » au dessus de la tribune de l'orgue, à l'intérieur de l'église. En forme d' «oculi » au-dessus des claustras, les 10 vitraux sont du peintre Robert Pougeon, exécutés par le maître-verrier Louis Barillet. Ils illustrent les évènements de la vie du Christ ou certaines de ses paroles.

L’orgue de Saint-Antoine de Padoue a été construit il y a cent ans pour la salle des concerts Touche, Boulevard de Strasbourg à Paris, par Charles Mutin, et a été harmonisé par Jean Perroux. Déplacé à l’église Saint-Dominique (14è), puis installé à Saint-Antoine de Padoue juste après la seconde guerre mondiale, il a été séparé en deux parties, a perdu son buffet et sa transmission mécanique, pour devenir électro-pneumatique. Il était avant 2005 à bout de souffle. La présente reconstruction, menée par le facteur d’orgues Olivier CHEVRON, qui vient de reconstruire aussi l’orgue de Saint Mandé (94), lui permet de retrouver enfin une transmission mécanique et un buffet neuf (dessiné et réalisé par Olivier CHEVRON) parfaitement adapté au style de notre église. Les sommiers d’origine, qui portent et alimentent les tuyaux en air, ont été restaurés et étanchés. La charpente, les porte-vents, les sommiers des jeux de pédale sont neufs. Les anciens tuyaux ont été réutilisés, mais l’orgue a aussi gagné trois jeux neufs et attend un Cornet dont la place est préparée. Il a été béni le 28 septembre 2008. Les travaux ont duré 2 ans en atelier, puis 2 mois sur place pour le montage, les réglages sonores ne pouvant se faire que dans l’acoustique de l’église. L’orgue pèse environ 7 tonnes, il comprend 21 jeux répartis sur 2 claviers et un pédalier, qui font un ensemble de 1192 tuyaux (dont 256 nouveaux) en étain et en bois, dont les tailles varient d’environ 20 cm pour les plus aigus à plus de 5 m pour les plus graves. Notre orgue comprend deux niveaux : en bas, la console des claviers, la mécanique, la soufflerie, les tuyaux de pédale, puis en haut, les tuyaux des claviers manuels (Grand Orgue devant, Récit à l’arrière) et les passerelles d’accord.
Site de la paroisse : http://www.saintantoinedepadoue.org/

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Antoine de Padoue
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : clocher-porche à flèche
Clocher en péril : non

Photos (10) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

la flèche sur fond d'orage depuis la rue Thureau-Dangin

façade au nord sur les Maréchaux
la flèche depuis l'est

chapelle des Morts à droite en entrant

nef latérale gauche
nef latérale droite

intérieur de l'église

fresque derrière l'autel

vue vers l'entrée

Eglise Saint-Jean-Baptiste de Grenelle, 23 place Etienne-Pernet. Commerce

Jusqu’au début du XIXè siècle, la plaine de Grenelle (une “garenne”) est un vaste territoire agricole régulièrement envahi par les crues de la Seine. Longtemps fief de l’abbaye parisienne de Sainte Geneviève, devenue bien national à la Révolution, la plaine de Grenelle est achetée par César Ginoux, affermée à un agriculteur, Monsieur de Frémicourt (on reconnaît déjà le nom des rues du quartier), puis vendue, en 1824, à Jean-Baptiste Violet. Associé à Monsieur Letellier, le nouveau propriétaire crée un lotissement “Beaugrenelle” sur un plan orthogonal classique, avec tout ce qui est nécessaire à un nouveau village : voirie, marché, théâtre... et église. On en construit une, de 1828 à 1831, d’abord destinée à remplacer Saint-Lambert du quartier Vaugirard voisin, puis érigée en paroisse de la nouvelle commune de Grenelle qui, trente ans plus tard, est rattachée à Paris, avec les communes environnantes (dont Vaugirard) pour former le 15e arrondissement en 1859.

Voulue et financée par le lotisseur, Jean-Baptiste Violet, qui lui donne son prénom, l’église de Charles X est plus simple que l’église actuelle. Vue de la rue du Commerce, son aspect est identique avec son clocher un peu étrange. Elle est construite sur un plan basilical, comme une dizaine d’autres églises de la même époque. C’est le retour de la simplicité et de l’authenticité que l’on prête aux premières basiliques romaines. Elle est constituée d’une nef et de deux bas-côtés séparés par des colonnes, un porche également à colonnes, une abside en rotonde. L’église n’est pas voûtée mais dotée d’un plafond plat. Elle restera à l’identique pendant cent ans.
Dès septembre 1828, l’église, encore inachevée, est ouverte au culte. Elle va se compléter et se meubler pendant quarante-cinq ans : chaire et banc d’oeuvre, tribune, orgue, autel, dont on dit qu’il provient des démolitions de Viollet le Duc à Notre-Dame, tableaux, vitraux, statues. Le clocher est doté d’une horloge « pour rendre service à la population ouvrière de la localité », on y installe des cloches que l’on sonne du péristyle. Vers 1854, il y a un calorifère et l’éclairage au gaz. Pourtant, dès les années 1840, l’église est jugée trop petite et des projets successifs prévoient son agrandissement. Aucun n’aboutit. Toutefois, deux chapelles construites dans le voisinage en 1872 et 1886 sont desservies par la paroisse. En 1909, une pétition (restée sans suite) réclame la démolition de l’église et sa reconstruction sur un terrain voisin pour permettre la jonction de la rue du Commerce et de l’avenue Félix-Faure. Finalement l’agrandissement de l’église est décidé en 1924.

Les travaux durent deux ans (1924 à 1926) : le choeur est démoli, on crée un transept et un nouveau choeur avec une chapelle de chevet. La partie nouvelle est considérablement exhaussée, ce qui permet d’aménager une chapelle basse de plain pied avec la rue. Le plafond est remplacé par une voûte en plein cintre et la croisée du transept est couverte d’une coupole aplatie. À l’arrière, on construit une sacristie et des locaux à usage de bureaux et de logements. Pratiquement tout le mobilier de l’ancienne église disparaît. La décoration est confiée au peintre Henri Nozais qui, de 1928 à 1930, réalise des peintures murales au-dessus des baies du transept, dans le choeur de la chapelle de chevet et dans la coupole du transept. Elles figurent des épisodes de la vie de saint Jean Baptiste (naissance, rencontre avec le Christ au bord du Jourdain, présentation du chef par Salomé, accueil au ciel par le Christ). Les autres éléments de décoration présentent peu d’intérêt, sauf deux vitraux du XIXe siècle provenant de l’ancienne église et deux statues modernes, en bois, du sculpteur Gustave Dormigny. Un nouvel orgue de la manufacture Haerpfer a été installé tout récemment.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-JB de Grenelle
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : au-dessus de la façade, sur le toit
Clocher en péril : non

Photos (16) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4) :

façade au nord-est
vue du coté sud
transept nord et chevet derrière le presbytère

Intérieur (12) :

bas-coté gauche
grande nef
bas-coté droit

bras de transept
coupole

chapelle latérale gauche
le choeur
chapelle latérale droite

chapelle absidiale

vue vers l'entrée


Eglise Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle, 9 rue du Docteur-Roux. Pasteur

En 1907, l'abbé Alphonse Rey, alors second vicaire à Saint-Lambert de Vaugirard, reçoit d'un généreux donateur la somme de 200 000 F. Il propose au cardinal Amette, archevêque de Paris, de créer une paroisse entière, avec son église, son école, son presbytère. Il se met en quête d'un terrain et arrête son choix sur la biscuiterie Guillout dont l'usine, qui était à vendre, s'étendait de la rue Dutot à la rue Falguière. L'abbé Rey suggère alors à l'archevêque d'utiliser une partie des bâtiments existant pour y ériger une église longue de cinquante mètres et large de vingt.

L'architecte Jacquemin résolut le problème de place auquel il était confronté en utilisant au mieux ce qui existait déjà. La nef de l'église en construction prit la place du grand hall de l'usine et le clocher s'éleva là où se dressait auparavant la grande cheminée. La voûte centrale est très élevée et les trois premières nefs sont très ensoleillées. La façade de l'église donne sur la rue du Dr Roux et le maître autel se trouve à l'opposé. Comme il fallait tenir compte de la pente du terrain, la rue du Dr Roux se situant cinq mètres trente cinq en dessous de la rue Falguière et le sol de l'église se trouvant au niveau de cette dernière, l'accès à l'église a lieu par un escalier en fer à cheval prenant sur la rue du Dr Roux avec, en haut, la statue de saint Jean-Baptiste de La Salle. Du côté de la rue Falguière, on entrait dans l'église en traversant la cour de la cité paroissiale. A l'intérieur, les fidèles trouvaient un élégant autel à mosaïque et de style néogothique ; en dehors de la verrière, l'église était éclairée par six fenêtres fermées par des vitraux de Charles CHAMPIGNEULLE retraçant les grands épisodes de la vie de Saint Jean-Baptiste de La Salle : son baptême, sa première communion, sa première messe, son école, sa mort et sa canonisation. Un incendie en a détruit une partie, qui a été remplacée plus tard.
Les locaux furent bénis le 18 juin 1910 et Monseigneur AMETTE procéda à l'érection de la paroisse le 28 juin. Après la guerre de 1914, en souvenir des 400 paroissiens morts sur le front, on inaugura le 18 décembre 1922 une chapelle dédiée à Notre-Dame de Consolation dans l'ancienne salle des catéchistes, au rez-de-chaussée de la rue Dutot. Ce lieu a été depuis affecté aux services des Archives diocésaines.

Le chanoine Henri Cosson, curé de 1919 à 1945, entreprit de vastes transformations dans l'église, avec le souci d'habiller le choeur au goût du jour. Le 8 décembre 1934, un autel dédié à saint Jean-Baptiste de La Salle fut consacré par Monseigneur Crépin, évêque auxiliaire de Paris. L'autel, dans le fond du choeur, fut décoré de bas-reliefs par Le Louël, sur le thème de la vigne. Le Christ est la véritable vigne, comme le rappelle, sur le soubassement du maître-autel, la citation de l'évangile de Jean "Ego sum vitis vera". La frise qui se déploie de chaque côté du tabernacle, dont la porte est décorée d'un sarment portant le raisin, évoque également la vigne "fruit de la terre et du travail des hommes" d'un côté, et de l'autre le Christ qui vendange avec ses Apôtres. La récolte des raisins est placée dans un tombereau tiré par les quatre vivants (Apocalypse 4, 6-7). Passés par le pressoir de la croix, ces raisins deviendront le "vin du royaume éternel", donné en communion par le prêtre aux fidèles assemblés dans l'église, à l'extrême droite de la frise. Le tabernacle est lui-même surmonté du Christ en croix, entouré de la Vierge Marie et de saint Jean. Les verrières à dominante bleue de la nef côté gauche sont de cette même période. Elles ont été réalisées par Marguerite Huré, qui travailla aussi pour l'église du Raincy. Toutes les verrières sont décorées d'entrelacs, sauf une au niveau du choeur représentant saint Henri, saint-patron du curé de l'époque. Le 18 mai 1936, le cardinal SHARD, alors archevêque de Reims, bénit la mosaïque réalisée en 1935 par Marcel Imbs qui travailla aussi pour le Sacré Coeur de Montmartre, Maurice Denonin et J. Gaudin, au-dessus du nouveau choeur.

En réalisant la mosaïque qui surplombe et enserre le maître-autel, l'artiste Marcel IMBS a voulu, tout à la fois, glorifier saint Jean-Baptiste de La Salle, résumer la mission éducatrice de son Institut et magnifier le Christ, principe et but de toutes les entreprises apostoliques. C'est pourquoi le Christ domine l'ensemble. L'ensemble de la mosaïque s'appuie sur des colonnes de la Foi représentées par les quatre évangélistes : saint Matthieu, saint Marc, saint Luc, saint Jean. Ces figures, plus grandes que nature, sont équilibrées, du côté opposé, par une colonne d'inscriptions : les principales cités dans les murs desquelles s'épanouissent les oeuvres qu'anime l'esprit de saint Jean-Baptiste de La Salle. En 1935, leur simple énumération atteste de l'universalité de l'Institut : Paris, Rome, Bruxelles, Québec, Londres, Dublin, Vienne, New-York, Alexandrie, Madrid, Buenos Aires, Hambourg, Istanbul, Tananarive, La Havane, Bogota, Colombo, Hong-Kong, Sydney. En 1993, dans l'avant-nef de l'église, passé le clocher-porche, a été aménagé un espace d'accueil comprenant un bureau-confessional à droite et un oratoire de semaine dédié à Sainte Geneviève, permettant un accès pour la prière pendant toute la journée. La décoration du tabernacle a été confiée à un jeune artiste, Xavier Baconin, qui réalisa une oeuvre en terre cuite émaillée sur le thème de l'Alliance. En 1994, dans la logique de cette entrée, le choeur est réaménagé dans la cohérence architecturale du bâtiment en conservant la disposition arrondie de l'assemblée. Au-dessus de l'autel, qui était installé auparavant dans la chapelle de la Vierge et qui a été rénové, une croix sculptée par Alix des Francs a été suspendue. La même artiste réalisa le dessin des portes du narthex.

Source : http://sjbs.free.fr site de la paroisse

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Jean-Baptiste de la Salle
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : clocher-porche à flèche
Clocher en péril : non

Photos (15) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (3) :

façade
campanile
vue depuis la rue

Intérieur (12) :

oratoire de semaine

bas-coté gauche
vue vers le choeur
bas-coté droit

vitraux du bas-coté droit

le choeur

vue vers l'entrée


Eglise Saint-Lambert de Vaugirard, place Gerbert Vaugirard ou Convention

Cette église est bâtie au milieu du XIXème dans un style roman dépouillé. Devant la nef principale se dresse un clocher-porche haut et étroit, surmonté par une flèche octogonale en ardoises, portant des lucarnes donnant sur les 4 points cardinaux. Les bas-cotés de l'église ont des chapelles, dont Notre-Dame du Pardon, aménagée en chapelle de semaine. Un vaste sanctuaire souterrain forme une crypte sous l'église. Elle est orientée sud/nord.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Lambert
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : clocher-porche
Clocher en péril : non

Photos (14) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4)

façade au sud
coté ouest
chevet au nord
clocher et coté est

Intérieur (10) :

bas-coté gauche
grande nef
bas-coté droit

chapelles d'entrée

transepts gauche et droit

le choeur
chapelle axiale

escalier de la tribune


Eglise Saint-Léon, 1 place du Cardinal-Amette, construite dans les années 1930 en briques polychromes, style dépouillé d'inspiration romane : riche mobilier et décor intérieur par des artistes contemporains ; vaste mosaïque thématique, vitraux de Barillet.

L'église paroissiale Saint Léon, comme Saint-Antoine de Padoue, illustre le renouveau de l'architecture religieuse française après la séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905. Elle a été édifiée pour répondre au développement urbanistique et démographique du quartier. Un concours fut lancé en 1913 pour la construction d'une église sur la place Dupleix et les dix projets sélectionnés faisaient tous appel au béton armé et au ciment, les matériaux les plus économiques. L'architecte, Émile BRUNET (1872-1952), formé à l’école de Viollet-le-Duc, maîtrisait bien l’usage du béton. Il propose d’abord une église à « tour-porche » en façade (projet de 1914). Après la guerre, en 1924, quand le chantier reprend, il choisit un clocher unique dont la silhouette elliptique est influencée par l'Europe du Nord. Quant à la coupole plate à huit pans, élevée sur le chœur, elle rappelle les églises de la première chrétienté. Grâce au béton, la nef, d’une largeur de 16 mètres, peut se développer harmonieusement et l’église présente le double avantage d’utiliser toute la parcelle disponible et de constituer une salle d’assemblée où le sanctuaire est très visible car les points d’appuis sont rares et peu volumineux. La construction de cette église fut très longue : 10 ans pour les projets (1914-1924) car on cherchait à inventer une image moderne de la chrétienté dans la ville, et 10 ans pour la réalisation du gros œuvre (1924-1934). L’édifice est remarquablement homogène grâce à la brique claire de Caen utilisée en parement du ciment à l’extérieur comme à l’intérieur.

Les dix ensembles de 3 vitraux des bas-cotés furent réalisés par Barillet, moderne et éminent maître verrier de l’époque, inspiré par le cubisme : ils constituent l’un des plus beaux ensembles de vitraux modernes de la capitale. Leur mise en place dura une quinzaine d’années. Ils représentent les sacrements et les instruments de la Passion. Les vitraux de la Chapelle de la Vierge, décidés et choisis après la construction de l’abside inaugurée en octobre 1930, ont pour motifs les mystères du Rosaire. Ils sont également de Barillet. Les 10 vitraux des fenêtres hautes de la nef qui évoquent les grands saints de l’Église de France sont de l’atelier d’art sacré de Labouret assisté de Chaudières. Ils ont été installés plus tard, sous l’Occupation alors qu’il faut défendre la patrie par tous les moyens, ce qui explique ce choix iconographique. Les mosaïques de la chapelle de la Vierge furent réalisées en 1941 par Auguste Labouret : elles représentent le couronnement de Marie. Celles du fronton au-dessus du chœur représentent des scènes de la vie de Léon le Grand ; elles furent également réalisées par Labouret et son élève en 1943. Ces représentations illustrent un tournant important dans l’art sacré où l’édifice, redevenu un lieu d’enseignement, se dote de grandes décorations murales narratives et pédagogiques comme seules en possédaient jusqu’alors les grandes basiliques de pèlerinage. En outre, le choix de la mosaïque avait un intérêt pratique, celui de l’inaltérabilité aux infiltrations d’humidité toujours menaçantes dans les édifices en béton.

Le chemin de croix est l’œuvre d’un prestigieux artiste, Henri Bouchard, grand Prix de Rome en 1901. Réalisé en pierre blanche de Quilly, il fut installé en 1938 en remplacement des simples croix de bois portant un chiffre qui avaient été accrochées en 1926 lors de la construction de l’église. Cet ensemble de sculptures constitue un parcours de prière en même temps qu’un ensemble d’art religieux d’une haute inspiration. L’artiste a eu l’idée de ne montrer que des visages et des mains en gros plan et de tirer toute l’expression dramatique de leur dialogue. L’autel en pierre blanche situé dans l’abside est consacré à la Vierge, il est surmonté d’une sculpture d’Henri Bouchard représentant la Vierge présentant l’enfant entouré de deux anges adorateurs ; l’autel du bas-côté Nord est consacré à Saint Joseph et celui du bas-côté Sud, plus récent, au Sacré-Cœur. La cuve baptismale située au revers gauche de la façade de l’église est également due à Brunet. Le métal est très présent dans l’église : les tribunes à l’entrée du chœur sont une œuvre du grand ferronnier Raymond Subes, de même que les barrières de communion de la chapelle de la Vierge.

L'orgue, installé il y a une cinquantaine d’années dans l’église, il appartenait auparavant au marquis de Froissart, directeur de la manufacture d’orgues Cavaillé-Coll. Il était composé d’éléments de provenances diverses (Merklin, Casavant) et différents ajouts ont été réalisés dans le temps. Il a été restauré en 1998.

Source : http://www.saintleon.com

Accès : Dupleix

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Léon
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : clocher-porche à flèche (en obus)
Clocher en péril : non

Photos (17) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4) :

façade à l'est
coté nord
chevet à l'ouest
coté sud

Intérieur (10) :

bas-coté gauche
grande nef
bas-coté droit

la lanterne
tribune latérale

vues du choeur

vue vers l'entrée

Chapelle basse (3) :

vues de la crypte


Eglise Notre-Dame de l'Arche-d'Alliance 1997, 81 rue d'Alleray Volontaires ou Pernety (puis passer sous les voies de Montparnasse par les rues de Gergovie (14e) puis de la Procession (15e); cette église est loin de tout).

On peut accéder à l'église de trois manières : par les escaliers extérieurs, par un ascenseur dont l'entrée est dans le hall d'accueil, et aussi par le baptistère situé entre les colonnes. Au-dessus du parvis, le clocher, cylindre ajouré en métal, haut de 37 mètres, porte la cloche, Joséphine, baptisée le 15 juin 1997, du nom de sœur Joséphine de Jérusalem (1850-1925) à qui on doit la restauration, en 1920, de l'église Notre-Dame de l'Arche d'Alliance à Qiryat Yearim. La cloche pèse 150 kg et sonne le do. La cuve, réalisée par Jean-François Ferraton et José Fonséca (Compagnons des Devoirs Réunis) en marbre pur de Tassos, est un prisme octogonal creusé en forme de croix grecque. Les huit côtés renvoient aux sept jours de la création du monde que complète le huitième jour, celui de la Résurrection du Seigneur. Le couvercle est en bois de cormier et en acier; sur celui-ci, une colombe représente l'Esprit saint. Derrière le baptistère se trouve la première pierre de l'église, bénie par le cardinal Lustiger le 6 octobre 1996.

Un escalier étroit permet d’accéder dans l’église que les dalles de verre laissent deviner : le baptême n’est pas une fin en soi, c’est une première étape, don gratuit de Dieu, pour pouvoir ensuite vivre en chrétien. L’escalier est raide et étroit, comme le dit le Christ: "Entrez par la porte étroite.". On le voit, l'interprétation de la Bible et le parcours de chrétienté dominent l'architecture même de l'édifice.

En pénétrant dans l'église par l'escalier du baptistère, on découvre le sanctuaire. En forme de croix grecque, à 4 branches égales, il rappelle le plan des églises primitives et byzantines. Le revêtement interne est fait du même matériau qu'à l'extérieur (mais sans sérigraphie) ; il prend une couleur de cuir, comme l'intérieur d'un écrin. Le sol est en ardoise et fait ressortir la pureté du marbre de l'autel (œuvre de Mickaël Prentis en marbre de Tassos). Deux grandes baies saisissent le regard: Œuvres de Martial Raysse et réalisées par Jean-Dominique Fleury, elles représentent à droite le roi David qui danse devant l’Arche d’Alliance lorsque celle-ci quitte Kiryat-Yearim pour entrer dans Jérusalem (deuxième livre de Samuel, chapitre 6) et à gauche Marie, enceinte du Christ, rendant visite à sa cousine Elisabeth, enceinte de Jean le Baptiste, lequel tressaille d’allégresse. (Evangile selon Saint Luc, chapitre 1). Dans l’Ancien Testament l’Arche d’Alliance était un coffre d’acacia doré contenant les tables de la Loi (les dix commandements) et la Manne (le pain que Dieu avait donné aux Israélites pendant leur séjour dans le désert). Elle symbolisait la présence de Dieu dans le Temple de Jérusalem après sa construction par Salomon et fut perdue lors de la destruction du premier temple de Jérusalem par Nabuchodonosor en 587 av. Jésus Christ. Ainsi l’église en forme de cube de 18 mètres de coté symbolise la Jérusalem céleste, la cité sainte dont la « longueur, largeur et hauteur y sont égales » (Livre de l’Apocalypse, chapi 21). Cette cité contient le peuple des croyants, comme l’Eglise rassemble les croyants, et la forme cubique fait penser à un coffre précieux, comme le signifie le mot arche, « arca », coffre, en latin. Le nom de l’église vient de son architecture cubique : Notre Dame de l’Arche d’Alliance.

Dans le chœur de l’Eglise, l’autel, en marbre blanc de Tassos lui aussi, est surmonté de la résille métallique dont le point de départ se situe au dessus de l’autel et qui dessine une iconostase, comme dans les église orthodoxes, qui ne sépare pas (à la diffèrence des orthodoxes) le peuple de Dieu des prêtres : tout ce qui se passe sur l’autel doit rayonner dans l’Eglise et en dehors de l’Eglise. C’est la raison pour laquelle cette résille se continue à l’extérieur et enveloppe tout le bâtiment, adoucissant la forme cubique. Le tabernacle, en bois d’acacia doré comme l’était l’arche de l’ancienne alliance, est surmonté d’une croix lumineuse projetée depuis les tribunes. On retrouve cette résille projetée dans l'élancement cylindrique du clocher-campanile. Enfin l’ensemble du bâtiment repose sur douze colonnes, symbole des douze tribus d’Israël et des douze apôtres. L'église a été construite par Architecture Studio, voir ICI : http://www.architecture-studio.fr/Architecturestudio.php?rubrique=ReaDetail…

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : ND de l'Arche d'Alliance
Siécle de l'édifice: fin XXe
Forme du clocher : campanile
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (2) :

l'église et le campanile

Intérieur (3) :

vue vers l'autel



Eglise gallicane Sainte-Rita (1896), rue François Bonvin. Sèvres-Lecourbe ou Ségur ou Volontaires

L'église est entourée sur trois cotés par les bâtiments ultra-sécurisés de l'UNESCO.

MAJ 28/5/2012 : L'église, qui n'est pas la propriété des Gallicans, est concernée par un projet immobilier et devrait être démolie : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/05/28/01016-20120528ARTFIG0051…

C'est l'une des rares paroisses gallicanes en France; elle découle de la longue dégénérescence du gallicanisme, qui affirmait à l'origine l'indépendance de l'église française par rapport au pape romain et sa soumission au pouvoir temporel de la royauté française. L'église gallicane (enfin le gallicanisme au sein de l'église catholique en France) se développa à partir du XVe siècle, et surtout au XVIIIe grâce aux jansénistes, ce qui fut une cause de la Constitution civile du clergé (qui, rappellons-le, faisait du clergé des salariés de l'Etat sous réserve de prêter un serment de fidèlité à la Constitution républicaine). L'Église constitutionnelle, en place jusqu'en 1801, se considère comme une Église gallicane, c'est-à-dire catholique, romaine (les évêques reconnaissent la primauté spirituelle du pape, à qui ils adressent une lettre de communion), mais qui a ses libertés propres. Elle ne se veut en aucun cas une Église schismatique.

Soucieux de rétablir la paix civile, Napoléon Bonaparte négocie le Concordat avec le pape Pie VII. À cette occasion, en 1801, le souverain pontife, à la demande du chef de l'État, dépose l'ensemble de l'épiscopat français : évêques élus en vertu de la Constitution civile du clergé comme prélats d'Ancien Régime survivants : c'est la fin des principes de l'Église gallicane, et la reconnaissance, implicite, de la primauté de juridiction du pape. Certains évêques et prêtres réfractaires, d'esprit gallican, refusent de se soumettre et fondent la Petite Église.

Le gallicanisme tend à se réduire à une doctrine administrative pour justifier l'intrusion du pouvoir dans les affaires religieuses. Ainsi les Articles organiques imposés unilatéralement par Napoléon Bonaparte sont d'essence gallicane : enseignement de la Déclaration de 1682 dans les séminaires, interdiction de publier un texte pontifical sans l'accord du gouvernement, nomination des évêques par le gouvernement, réglementation très stricte de l'exercice du culte... Leur principal artisan, Portalis, explique ainsi que « d’après les vrais principes catholiques, le pouvoir souverain en matière spirituelle réside dans l’église et non dans le Pape, comme, d’après les principes de notre ordre politique, la souveraineté en matière temporelle réside dans la nation et non dans un magistrat particulier ». Après la Restauration, l'ultime sursaut du gallicanisme parlementaire (c'est-à-dire politique) se manifeste avec la parution en 1845 du Manuel sur le droit ecclésiastique français de Dupin. Ainsi subordonné à l'État et à ses intérêts, le gallicanisme perd de plus en plus de terrain au sein du clergé. Le catholicisme français se romanise progressivement, avec la victoire des ultramontains, en philosophie, en théologie morale, dans la liturgie et dans les formes de la piété. Dans cette évolution, Félicité Robert de Lamennais et son livre Essai sur l'indifférence en matière de religion, écrit de 1817 à 1823, a joué un rôle pionnier. Il qualifie ainsi le gallicanisme de « dégoûtant mélange de bêtise et de morgue, de niaiserie stupide et de sotte confiance, de petites passions, de petites ambitions et d’impuissance absolue de l’esprit ». D'ailleurs, tous ses partisans sont des adversaires farouches du gallicanisme : Mgr Gousset, dom Guéranger, Rohrbacher... L'Univers de Louis Veuillot devient l'organe de ce clergé ultramontain et intransigeant.

Mais ce sont surtout le dogme de l'infaillibilité pontificale (1870) et la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat (1905) qui sonnent la fin du gallicanisme. Celui-ci survit dans quelques paroisses, et se distingue sur quelques principes fondamentaux du catholicisme. Ainsi, le mariage des prêtres et évêques est autorisé, les femmes peuvent devenir diacres, la confession n'est pas obligatoire, les excommunications sont bannies, la pratique du jeûne et de l'abstinence est libre, les fidèles participent au gouvernement de l'église, les évêques sont élus par le clergé et les fidèles et le monde animal a sa place dans l'Eglise; c'est ainsi qu'à sainte-Rita a lieu une bénédiction annuelle des animaux de compagnie.

Type d'Edifice: Eglise gallicane
Nom de l'Edifice : Sainte-Rita
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : en péril

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (2) :

façade
coté sud

Intérieur (3) :

vues vers l'autel

vue vers l'entrée


Dernière édition par Admin le Mar 29 Mai - 17:14 (2012); édité 30 fois
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MessagePosté le: Mer 1 Juil - 15:37 (2009)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mer 1 Juil - 15:39 (2009)    Sujet du message: 75 015 - 15 ème arrondissement Répondre en citant

Chapelles

Chapelle Saint-Bernard de Montparnasse, construite dans la gare même, son entrée se trouvant sous la pendule gauche. Elle a été ouverte le 1er septembre 1969 et a été bâtie dans un style novateur. Article de 1969 sur la chapelle : http://chapellestbernard.free.fr/images/StBdM_ouv_1Sept1969.jpg A ce jour, c'est le monument religieux le plus introuvable de Paris... pour ma part, j'ai arpenté le secteur sans pouvoir la retrouver, lecteurs, vous aurez peut-être plus de chance que moi...

Site internet : http://chapellestbernard.free.fr/

Chapelle de l'ancien collège de l'Immaculée-Conception, 391 rue de Vaugirard. C'était là un collège de Jésuites. La chapelle date du début 19ème et est très remaniée. Ce bâtiment héberge maintenant une partie de l'université Paris II - Assas, la grande chapelle est devenue un amphi.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Imm Conception
Siécle de l'édifice: XVIIIe-XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

le bâtiment
plan général

Chapelle Notre-Dame de la Salette, à proximité de l'église du même nom, 31, rue de Cronstadt

La vocation de Maurice Maignen qui avait promis de tout quitter en 1846 et qui se rend pour une retraite à Chartres ( où il est rejoint par Clément Myionnet ), se manifeste au moment même où Notre-Dame apparaît sur la montagne de La Salette.C’est pourquoi une telle coïncidence entre leurs aspirations et ce signe leur inspire une dévotion particulière pour Notre-Dame de La Salette. La guérison de trois orphelins ( 1852 et 1855 ) incita M. Le Prévost, fondateur de l'ophelinat et de la chapelle du Haut-Vaugirard à témoigner à la Sainte Vierge sa reconnaissance. L’idée de lui élever un modeste sanctuaire se présenta à son esprit mais l’argent manquait. M. Le Prévost se tourna une fois de plus vers la Sainte Vierge. Bientôt, des dons affluèrent et la somme nécessaire fut réunie pour permettre l’acquisition du terrain nécessaire .

La construction de la chapelle « Notre-Dame Réconciliatrice de La Salette » fut menée à bien le 18 septembre 1858. Le lendemain, on célébra à Paris pour la première fois l’anniversaire de l’apparition de la Très Sainte Vierge à La Salette. Parmi les pèlerins de La Salette du Haut-Vaugirard, signalons Maximin Giraud et Mélanie Calvat auprès desquels la Vierge est apparue, St Léonardo Murialdo, St Pierre-Julien Eymard, Mgr Gay, Mgr d’Hulst, Léon Bloy, Jean Guitton, Mgr Roncalli. Le sanctuaire abrite des souvenirs précieux : une pierre d’autel extraite de la sainte Montagne, des reliques insignes du saint Curé d’Ars, le corps du Père H. Planchat, le cœur et le corps du vénéré Père Le Prévost, le coeur de Clément Myionnet, le cœur de Maurice Maignen.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : ND de la Salette
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

plan
vue de la chapelle

Chapelle Notre-Dame du Lys, au début de la rue Blomet (nord). Sèvres-Lecourbe
Cette chapelle du XXe siècle, à charpente en fer apparente, est constituée d'une haute nef pourvue de bas-côtés. Elle se trouve au milieu de l'Ecole Normale Catholique, mais est un lieu de culte paroissial. Il n'y a pas de clocher.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : ND du Lys
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (10) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (2) :

immeuble devant la chapelle
vue depuis la cour

Intérieur (8) :

bas-coté gauche
grande nef
bas-coté droit

vitraux du bas-coté droit

vue vers l'entrée

Chapelle Notre-Dame de Grâce, rue Fondary, Dupleix quasiment face à la synagogue. Elle voisine un foyer de jeunes travailleurs géré par la conférence de Saint-Vincent de Paul, sur les lieux mêmes ou Maurice Maignen créa en 1859 un Cercle des jeunes ouvriers de Montparnasse, afind e loger les jeunes de l'Ouest de la France (essentiellement des bretons) qui venaient alors travailler à Paris.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : ND de Grâce
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade

vue vers l'autel
le choeur
vue vers l'entrée

Chapelle Saint-Pie X, rue Miollis. Cambronne. Elle se trouve au rez-de-chaussée de la grande barre ondulée, au n°38, au fond de l'immeuble. Elle dépend d'un foyer de réinsertion d'ex-SDF, sous le patronage de quelques soeurs.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Pie X
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

la barre où se situe la chapelle

vue vers l'autel
le chevet
vue vers l'entrée

Oratoire de l'annexe de l'UNESCO, rue François Bonvin. Son accès est réservé aux seuls fonctionnaires qui travaillent là.

Chapelle de l'Ecole Normale Catholique, au sud de la rue Olivier de Serres.

Chapelle du Sacré-Coeur-de-Jésus Roi de France, 20 rue Gerbert. Vaugirard
C'est un lieu de culte traditionnaliste catholique, aménagé aux premier et deuxième étages d'un immeuble décrépi du 19e siècle. La chapelle a été restaurée en 2009 et mise aux normes d'accessibilité PMR : http://www.laportelatine.org/communication/presse/2009/gerbert091010/gerber… Elle est une succursale de l'église traditionnaliste Saint-Nicolas du Chardonnet dans le 5ème arrondissement de Paris.

Chapelle du Foyer Notre-Dame, square Léon Guillot (rue de Dantzig, juste avant l'église de la Salette). Le foyer est géré par les religieuses de Marie Réconciliatrice.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Notre-Dame
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

bâtiments du foyer
la chapelle

Chapelle de l'Institution Sainte-Elisabeth, 112 rue Lourmel Boucicaut. L'école est gérée par les soeurs Oblates de l'Assomption qui ont leur couvent au n°223, rue Lecourbe. Il y a une chapelle à l'intérieur des bâtiments.


Chapelles d'établissements hospitaliers et assimilés

Chapelle de l'ancien hôpital Boucicaut (XIXe-XXe) Boucicaut

En 1887, Madame Boucicaut , veuve d'Aristide Boucicaut fondateur des magasins du " Bon Marché " désigne l'AP-HP comme légataire universelle. Elle demande que soit construit un hôpital sur la rive gauche de la Seine. Selon les théories pastoriennes de l'époque, l'Assistance publique souhaite appliquer une triple répartition des malades : outre la traditionnelle distinction entre les sexes, on distribue les malades entre les services de médecine et de chirurgie, et on sépare enfin les infectieux des non-infectieux. Cette conception innovante est appliquée pour la première fois à hôpital Boucicaut.

Construit par Alphonse Legros, architecte-voyer de la Ville de Paris, et son fils, l'hôpital se compose de treize pavillons et d'une chapelle : 2 files de pavillons à gauche pour la chirurgie, 2 files à droite pour la médecine, la maternité au fond à droite, et les services généraux dans un autre bâtiment. Tous sont en majorité à rez de chaussée surélevé sur caves (sauf les bâtiments d'entrée et les services généraux, plus hauts) et communiquent entre eux par des galeries souterraines, ce qui est une première en France. Le système de ventilation des chambres ogivales évitant les angles est conçu selon le modèle de Tollet : la ventilation se fait par le bas, au ras des planchers, et l'air vicié est évacué par des lanternaux, au niveau des toits. Une grande attention est apportée au bien-être des patients par la création de cours, jardins et vérandas. Les pavillons en brique sur soubassement de pierre voient leurs façades ornementées de briques émaillées colorées.

L'hôpital ferme en 1996. Son site est réaffecté à l'université Pierre et Marie Curie; la chapelle, transformée en labos, subsiste encore au milieu de la cour. Elle a un petit clocher-mur sur un côté.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'ancien hôpital Boucicaut
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : clocher-mur
Position du clocher : latéral
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

chapelle et pavillons hospitaliers
vues de la chapelle

Chapelle funéraire de l'institut Pasteur, rue du Dr Roux (MH) Pasteur

Fondé en 1935, le musée conserve le souvenir de Louis Pasteur dans le vaste appartement au coeur du musée où il vécut les sept dernières années de sa vie. Lieu de mémoire, l'appartement est demeuré intact depuis la mort du célèbre savant. La chapelle funéraire, conçue par Charles GIRAUT (architecte du Petit Palais) et L.O MERSON, où repose Pasteur, est inspirée du style romano-byzantin. Les mosaïques de Guilbert-Martin scintillantes d'ors et de couleurs évoquent les découvertes du savant.
Le musée est ouvert tous les jours sauf les WE et jours fériés; son entrée est payante.

Chapelle de la clinique Blomet, rue Blomet, (XIXè), bâtie dans le style néo-gothique. Elle possède des vitraux et des boiseries remarquables. Accès : Convention.

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vue de l'extérieur

vues de l'intérieur et des vitraux

vue vers la tribune et l'ex-façade de la chapelle

Chapelle de l'hôpital Saint-Michel, rue L'Huilier, visible depuis le passage, mais peu souvent ouverte. L'hôpital fait partie du groupe hospitalier Saint-Joseph, avec l'hôpital du même nom et celui de ND du Bon-Secours, tous les deux dans le 14e.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Michel
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

l'hôpital
la chapelle

Chapelle de la maternité Ste Félicité (XXe), pl R. Rollet. Convention.

Elle est gérée par la congrégation des Petites Soeurs des Pauvres et abrite bien sûr une petite communauté de soeurs. La chapelle moderne, située dans la cour intérieure, cachée par un bouquet d'arbres, a un campanile extérieur et de beaux vitraux.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de la maternité Sainte-Félicité
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : campanile
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

la chapelle
la cloche
vue de la chapelle


Chapelle de la clinique Jeanne Garnier, rue Emile Zola Charles Michels siège de l'oeuvre du Calvaire (XIXe-XXe). L'oeuvre est fondée en 1874. Le 25 mai 1994 la première pierre des nouveaux bâtiments est posée par le cardinal Lustiger. Toute la superficie de la clinique est reconstruite, chapelle y compris. Seuls sont conservés le parc, le chalet érigé dans un coin et la plaque au-dessus de l'ancien portail, insérée dans le parement de façade, à hauteur du deuxième étage.

Type d'Edifice: Chapelle d'établissement hospitalier
Nom de l'Edifice : inconnu
Siécle de l'édifice: fin XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

bâtiment de la clinique
vue de la chapelle

Oratoire de l'Hopital Saint-Jacques, rue des Volontaires, Volontaires. Il est situé dans un grenier de cet hôpital toutà fait labyrinthique, bien qu'il ne soit composé que d'un U de bâtiments en briques du XIXe siècle. C'était un ancien hôpital homéopathique, construit à partir de 1884 et qui cessa son activité en 2000. Il abrite maintenant la fondation Lejeune, un centre de santé et un pôle homéopathique.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'hôpital St Jacques
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)



bâtiments hospitaliers

Chapelle de l'Hôpital Necker (XXIe) Pasteur, ou Falguière ou Duroc (coté chantier) ou Sèvres-Lecourbe

En 1778 Suzanne Necker, épouse du ministre des Finances de Louis XVI, crée rue de Sèvres un hôpital consacré à la médecine et à la chirurgie de l’adulte, en lieu et place d'une communauté bénédictine en voie d'extinction; le terrain est racheté et l'hôpital construit pour la somme de 42 000 livres prélevés sur la loterie royale. En 1802 La Maison des Orphelins devient L’hôpital des Enfants Malades. Ses 250 lits sont réservés aux malades de moins de 15 ans jusqu’alors hospitalisés avec les adultes. En 1926, une même direction est donnée aux deux établissements contigus. Madame Necker conçoit son hôpital avec des critères d’hygiène d’avant-garde (pour l’époque). Seulement 120 malades couchés dans 120 lits sur deux étages, des ventilateurs à chaque extrémité pour compenser la faible hauteur des plafonds, des instruments de cuisine en cuivre et un médecin présent nuit et jour. Dans un premier temps, ces progrès ne suffisent pas à diminuer la mortalité et à mieux soigner qu’ailleurs, la médecine n’ayant fait en définitive aucun progrès significatif depuis le temps d’Hippocrate.

L’hôpital passe sous le contrôle de l’Etat en 1792 et devient L’Hospice de l’Ouest. En 1802, il est rebaptisé Hôpital-Necker. Petit à petit, les choses changent : René Laennec invente stéthoscope à Necker en 1816. Armand Trousseau y exerce de 1839 à 1846, au début de sa carrière. La clinique étant née, l’ère de l’instrumentalisation médicale peut commencer. Pierre-Carl Edouard Potain met au point à Necker un sphygmomanomètre qui permet de mesurer la pression artérielle. L’urologie est aussi née dans cet hôpital avec Jean Civiale qui réalise la première lithotritie chez l’homme, Antonin-Jean Désormeaux qui invente le premier endoscope, Jean Casimir, Félix Guyon et Joachim-Marie Albarran qui fondent la clinique urologie.

L'hôîtal des Enfants Malades, entre les rues de Sèvre et de Vaugirard, doit son existence à un hospice géré par le curé de Saint-Sulpice depuis 1724. Avant la Révolution, cette paroisse populeuse était la plus riche et la plus généreuse de Paris. Ce n'est qu'en 1802 que cet hospice historique est réservé aux enfants. Au XIXe , la tradition pédiatrique s’affirme progressivement en suivant l’essor de la biologie : les petits malades contagieux sont isolés, les maladies aiguës et chroniques sont distinguées et l’hygiène respectée. Par ailleurs, les enfants ne sont plus abandonnés. Des religieuses puis des infirmières laïques secondent les médecins. Dès son ouverture, L’Hôpital des Enfants Malades compte plusieurs centaines de lits (plus de 600 en 1850). Jean-Louis Baudelocque, Joseph Grancher, Antonin Marfan, Robert Debré, fondateur d’une puissante école pédiatrique s’y succèdent, tant en clinique médicale qu’en pédiatrie chirurgicale.

Sources : AP-HP. CPAs anciennes de l'Hopital : http://www.hopital-necker.aphp.fr/Diaporama-du-Necker-historique.html

L'hôpital est actuellement en grand chantier, pour la construction du futur Hopital Mère-Enfant et d'un nouveau bâtiment Laennec. Le porche dit Servandoni, dessiné par cet architecte au XVIIIe a été démonté et sera rebâti au début de la future allée qui formera l'axe central de l'hôpital. Les bâtiments XVIIIe-XIXe du Carré Necker (MH) seront sauvegardés et restaurés. L'ancienne chapelle, située au nord-est du complexe, a été détruite et remplacée par un Algeco au sud-est de l'hôpital, coté rue de Vaugirard.
Vues du chantier : http://www.nouveau-necker.aphp.fr/Carte-postale-des-Travaux.html?var_mode=c…

Plan de l'hôpital, emplacement de l'ancienne chapelle :


Type d'Edifice: Chapelle hospitalière
Nom de l'Edifice : de l'Hopital Necker - Enfants malades
Siécle de l'édifice: XXIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

extérieur
intérieur

Chapelle de l'Hopital européen Georges Pompidou (XXe-XXIe) Pont du Garigliano ou Boulevard Victor

L'hôpital européen Georges-Pompidou (HEGP), qui a reçu le nom l'ancien président de la République Georges Pompidou, est un hôpital de l'Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) situé à la porte de Sèvres dans le 15e arrondissement de Paris, au bord de la Seine en bordure du parc André-Citroën et des locaux de France Télévisions. L'architecte est Aymeric Zublena.

Dernier né des grands hôpitaux parisiens, l'hôpital européen Georges-Pompidou regroupe les services des anciens hôpitaux Boucicaut (15e arrondissement), Broussais (14e arrondissement), Laennec (7e arrondissement) et le service d’orthopédie-traumatologie de Rothschild. Le Pôle du Coeur, le Pôle Cancérologie et le Pôle Urgences Réseau constituent les 3 pôles cliniques de l'HEGP. La chapelle est située au rez-de-chaussée de la section A de l'établissement, à l'opposé de la station du RER-C.

Type d'Edifice: Chapelle hospitalière
Nom de l'Edifice : de l'HEGP
Siécle de l'édifice: XXIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

l'allée de l'Hopital

vue de la chapelle


Chapelle de la Maison Sainte-Germaine (XXe), rue Desnouettes, gérée par les Soeurs Hospitalières du Sacré-Coeur de Jésus. Accès : Desnouettes

La Maison Sainte Germaine a été créée en 1894, à l'initiative de Saint Benoît Menni et de la Congrégation des Sœurs Hospitalières du Sacré-Cœur de Jésus. C'est une association à but non lucratif agréée par la DASES de Paris, qui accueille 80 femmes adultes handicapées présentant en priorité des déficiences motrices non évolutives.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Sainte-Germaine
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

le foyer
la chapelle

vue vers le choeur
l'autel
vue vers l'entrée


Dernière édition par Admin le Mar 31 Aoû - 18:52 (2010); édité 26 fois
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MessagePosté le: Mer 1 Juil - 15:43 (2009)    Sujet du message: 75 015 - 15 ème arrondissement Répondre en citant

Couvents, monastères et communautés religieuses

Couvent des soeurs missionnaires du Saint-Esprit, 18, rue Plumet. Les soeurs occupent le grand bâtiment construit au début des années 1990. Il y a environ 30-35 soeurs en permanence, ce lieu abritant aussi le noviciat et la maison généralice. Le couvent est transféré ici depuis Boulogne-Billancourt. Il y a un petit oratoire privé. L'ordre est fondé en 1921.

Maison-mère des Franciscaines missionnaires de Notre-Dame, 31, rue Dombasle. La chapelle est vouée à Notre-Dame de l'Espérance. La congrégation est fondée en 1854 par la réunion de 7 maisons franciscaines dans le Pas-de-Calais, s'enracine dans la tradition franciscaine et particulièrement celles de St François d'Assise et Ste Élisabeth de Hongrie. Anciennement, on appellait cette congrégation les soeurs franciscaines de Calais.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des Franciscaines missionnaires de ND
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle conventuelle
Nom de l'Edifice : ND de l'Espèrance
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)



Couvent des soeurs de la Charité de Saint-Louis, 101 rue Olivier de Serres. Les quatre soeurs présentes dans cette communauté gèrent un foyer d'étudiantes, qui a un petit oratoire privé.

Le 25 mai 1803, l'évêque de Vannes nomme Marie-Louise-Élisabeth de Lamoignon, désormais connue sous le nom de MÈRE SAINT-LOUIS, supérieure à vie de la Congrégation qu'elle a fondée pour l'éducation des petites filles pauvres et abandonnées. Au décès de la Fondatrice, la Congrégation compte une cinquantaine de religieuses. Elles désirent vivre selon son esprit et porter aux déshérités l'amour de Dieu qui les habite. La loi de 1905 pousse l'ordre à l'exil en Angleterre puis au Canada, et à la fondation de communautés par delà les océans. Aujourd'hui la congrégation est présente à Vannes (maison-mère), Auray, en région parisienne et dans huit autres pays.

Couvent des Filles de la Charité, 41, rue Périchaux. Une petite communauté est implantée dans cette grande maison située tout au bout de l'ensemble d'immeubles de la tortueuse rue des Périchaux. Il y a une chapelle à l'intérieur, réservée à la communauté.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des Filles de la Charité
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle conventuelle
Nom de l'Edifice : des filles de la Charité
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vue du bâtiment de la communauté

Communauté des Soeurs de l'Enfant Jésus du Mans (XXe). Elles gèrent là un dispensaire et un foyer de jeunes étudiantes, les deux ouverts en 1979 à l'emplacement d'un ancien foyer de jeunes travailleuses. Il y a un petit oratoire privé.

Congrégation des soeurs de la Divine Providence de Ribeauvillé, 4 rue Nicolas Charlet. Le couvent est situé dans un immeuble du XIXe. Seuls les pas de porte sont loués et accueillent des échoppes.

Représentation officielle de l'Ordre de Malte auprès de la France, rue des Volontaires. Le bâtiment date du XIXe. Une chapelle a été aménagée au XXIe, à gauche en entrant.

Maison générale des soeurs du Christ, 44, rue des Volontaires, dans le même bâtiment qui abrite l'Ordre de Malte. La congrégation des Sœurs du Christ, Union Mysterium Christi est une communauté catholique de religieuses formée par l'union de sept congrégations le 27 décembre 1976. Cette institution est présente en France, en Belgique, en Italie, en Angleterre, au Chili, au Cameroun et à Madagascar. La congrégation appartient à la famille ignatienne. La congrégation dispose aussi d'un centre spirituel à Épernon, en Eure-et-Loir.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des soeurs du Christ
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle conventuelle
Nom de l'Edifice : des soeurs du Christ
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photo (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)

vue du couvent

Communauté jésuite Pierre Favre, 310 rue de Vaugirard. Ils ont une grande chapelle, sans clocher, au premier étage de la maison.

Type d'Edifice: Communauté
Nom de l'Edifice : Pierre Favre
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle conventuelle
Nom de l'Edifice : de la communauté Pierre Favre
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

le monastère
la chapelle

Couvent des frères saint-Jean-de-Dieu, 223, rue Lecourbe. Ils accueillent des garçons handicapés. L'institution est une longue bâtisse uniforme en briques, qui s'étend le long du côté gauche de la rue Lecourbe.

Communauté d'Oblates du Coeur de Jésus, 8 rue Carcel. Elles gèrent ici un foyer de jeunes filles pourvu d'un oratoire privé.

Généralat des dominicaines de la Présentation, rue Olivier de Serres (19e)

Le couvent est bâti autour d'une cour carrée où se dresse la chapelle, dédiée à la Présentation de la Sainte-Vierge. Il faut remarquer sa sobriété : les voûtes en arc brisé épurées, les fenêtres garnies de vitres transparentes, l'absence de décorations amènent inexorablement le regard vers la lueur dorée de la Vierge, illuminée au-dessus de l'autel. A cet endroit se trouve aussi l'institution privée Saint-Charles.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des dominicaines de la Présentation
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle conventuelle
Nom de l'Edifice : de la Présentation de la Sainte-Vierge
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

le cloître

vues de la chapelle

vue vers l'autel
vue vers l'entrée

Couvent des Oblates de l'Assomption, 203, rue Lecourbe. La chapelle, sans clocher, est le long de la rue.

L'histoire des Oblates est liée à celle des Augustins de l'Assomption (appelés également assomptionnistes), congrégation que le Père d'Alzon avait fondée en 1845. En 1862, lors d'une visite à Rome, le Père d'Alzon comprend que le Pape Pie IX souhaite que les Assomptionnistes créent une mission en Orient et aident les chrétiens bulgares à se rapprocher de Rome. Dès novembre 1862, le Père Galabert, assomptionniste, partait en éclaireur à Constantinople pour étudier la situation. Le Père d'Alzon le rejoint au printemps 1863. Très vite, le Père d'Alzon et le Père Galabert comprennent que les Assomptionnistes ont besoin d'être secondés par une présence religieuse féminine.

Le projet avance dans sa tête, il pense faire appel aux Religieuses de l'Assomption, qui finalement, ne peuvent donner suite. Finalement, c'est grâce au Père Hippolyte Saugrain que les premières oblates seront trouvées : des filles travailleuses et solides qu'il confesse. Le 23 mai 1865, le Père d'Alzon bénit la maison de Rochebelle (proche de Nîmes), où s'installent les 6 premières oblates. Le 24 mai, date officielle de la fondation, le Père d'Alzon dit la première messe dans la petite chapelle. Plusieurs "co-fondatrices" sont pressenties, mais les événements ne se montrent pas favorables !

Malgré les complications familiales, après plusieurs hésitations, Marie Correnson accepte ce rôle. Elle commence un noviciat secret le 7 avril 1867. Elle prendra le nom de Sr Emmanuel-Marie de la Compassion. Elle a 25 ans. Trois ans après la fondation, jour pour jour, le 24 mai 1868, cinq Oblates pour la Bulgarie (Andrinople) et se mettent au travail : pharmacie, dispensaire, école... En 1882 la toute jeune congrégation rompt avec les Assomptionnistes. En 1926, grâce à l'aide bienveillante du Père Gervais Quenard (supérieur des Assomptionnistes), les deux branches de Paris et de Nîmes furent réunies. celle de Paris ayant auparavant connu la séparation en 1912 des Mères Franck (Augustines de la Providence de Bordeaux ou Oblates de Notre-Dame de la Consolation). En 1963, les O.A. absorbèrent les Norbertines du Mesnil-Saint-Denis fondées en 1889 par Marie de Husson-Carcenac (1865-1897).

Les Oblates sont au nombre de 513, en 73 communautés et 10 provinces ou vice-provinces, dans 19 pays (Royaume-Uni, Belgique, Brésil, Bulgarie, Burkina Faso, République démocratique du Congo, Corée du Sud, Côte d'Ivoire, France depuis 1865, Irlande, Israël, Italie, Pays-Bas, Paraguay, Roumanie, Russie, Rwanda, Tanzanie, Turquie depuis 1868).

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des Oblates de l'Assomption
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle conventuelle
Nom de l'Edifice : des Oblates de l'Assomption
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photo (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)

le couvent depuis la rue

Soeurs de Saint-Joseph de l'Apparition, 83 rue de l'Abbé Groult (siège social)

Les Sœurs de Saint Joseph de l'Apparition forment une congrégation religieuse catholique apostolique fondée en 1832 à Gaillac (Tarn) par sainte Émilie de Vialar (1797-1856). Née à Gaillac, pendant 20 ans elle se consacre aux malades et aux pauvres et en 1832, avec trois compagnes, elle fonde la congrégation enseignante et hospitalière de Saint Joseph de l'Apparition. Elles prononcent leurs vœux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance l'année suivante. Elle a été canonisée en 1951.

La congrégation connaît une expansion rapide car au bout de 24 ans, en 1856, lors du décès de sa fondatrice, elle compte 42 maisons. Dès 1835, elle l'implante en Algérie pour soigner la population lors d'une épidémie de choléra, puis en Tunisie (1840) et encore l'Italie, Chypre, Grèce, Liban, Birmanie, Syrie, Arménie, Empire ottoman, Bulgarie... Elle compte en 2007 neuf cent membres, de 26 nationalités répartis dans 154 maisons dans le monde, en France et les pays ci-dessus, en Australie, Inde, Thaïlande, Argentine, Guatemala, Panama, Pérou, Angleterre, Irlande, Palestine, Israël, (gèrent des écoles à Jérusalem, Ramallah et Bethléem), Roumanie. Le siège social est à Paris 15e, 83, rue de l'Abbé Groult. Elles sont présentes dans des écoles, des hôpitaux, des foyers...

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des soeurs St Joseph de l'Apparition
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Oratoire conventuel
Nom de l'Edifice : des soeurs St Joseph de l'Apparition
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photo (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)

le couvent

Couvent des Petites soeurs de l'Assomption, 55-57, rue Violet.

Après plusieurs aménagements, les petites soeurs de l'Assomption s'installent le 7 avril 1870 au n°57 de la rue Violet. Cette maison, avant les soeurs, était louée et affectée à l'école ottomane; une salle y servait pour l'étude du Coran et fut reprise et transformée en chapelle par les soeurs. Large de 8 m 20, longue de 11 m 20, elle était située au rez-de-chaussée, et on y entrait par une porte du parloir St Joseph, à droite dans la cour d'entrée. Derrière la chapelle, une petite cour la séparait de l'écurie et de la sellerie sur la rue Violet. La première chapelle fut bénite le 24 juin 1870 par le curé de Saint-Jean-Baptiste de Grenelle.
En 1878-1879, le nombre de soeurs augmentant, la chapelle est trop petite. Les novices sont envoyés à Sèvres le 13-4-1877 tandis que de gros travaux commencent rue Violet : la maison-mère est surelevée de trois étages, le noviciat est établi au 4e étage et une nouvelle chapelle est construite. La première chapelle fut agrandie sur tous les espaces disponibles et creusée, pour former une chapelle basse, salle de réunions et support de la chapelle haute, celle des soeurs. Le 30 mars 1879 est posée la première pierre de la chapelle haute. Les travaux ralentissent par manque d'argent; en 1882 un mur s'écroule, blessant deux ouvriers. La chapelle basse est achevée en avril 1882 et sert de chapelle provisoire, tandis que la chapelle haute n'est achevée et meublée qu'en 1895.

En 1956 le choeur de la chapelle basse est restauré. celui de la chapelle haute suit, avec un nouvel autel, bloc de marbre rose presque cubique, consacré le 16-11-1968. Les anciens vitraux furent remplacés par 34 verrières oeuvres d'Alfred MANESSIER.

En 1999 a lieu la rénovation du couvent et de la chapelle par l'architecte Brandois. Il transforme profondément l'espace en faisant des chapelles votives de la chapelle haute des nefs latérales, séparées par des arcades de la grande nef. En outre, la partie la plus haute de la chapelle a été transformée en bureaux, la nouvelle chapelle est la chapelle basse des origines. Un nouveau tabernacle très symboliste (cercle, croix, carré) est incrusté dans le mur. Dans l'ancien choeur, devenu maintenant un côté de la chapelle, où se trouve la Tombe des Fondateurs, a été placé un crucifix offert par la famille de Fernand Py, artiste décorateur, malentendant, qui réalisa de nombreuses oeuvres religieuses. Dans la chapelle latérale de la Vierge a été placée une statue du XVIIIe provenant de la communauté de Grenoble. Les vitraux ont été remplacés par ceux de Jacques LOIRE, dont le grand vitrail, la Gloire de Dieu. La chapelle fut inaugurée le 21-5-1999.L'entrée de la chapelle, depuis l'intérieur, est signalée par la Croix de Saint-Maur (IXe) qui ornait le fronton du pignon de façade de l'église abbatiale de Saint-Maur, dans l'Anjou.

Source : La Chapelle de la maison mère, décembre 1999, par les soeurs Gisèle Marchand et Michèle Barrot.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des petites soeurs de l'Assomption
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : des petites soeurs de lAssomption
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : lanternon
Position du clocher : sur le toit
Clocher en péril : non

Photos (12) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (5) :

le couvent
façade rue Violet
vue côté cour
chevet et clocher

Intérieur (7) :

vue de la chapelle
vue vers l'ancien choeur
l'entrée

l'autel et le grand vitrail
tombes des fondateurs
chapelle de la Vierge
le tabernacle







Soeurs de Saint-Paul de Chartres, 82, rue du Théâtre. La chapelle se trouve à droite en entrant dans la cour, elle n'a pas de clocher.

La congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres est née en 1696, dans un petit village de France : Levesville-la-Chenard près de Chartres. Là, quatre jeunes filles autour d’un curé de campagne l’Abbé Louis Chauvet débutèrent l’œuvre pour secourir les pauvres. La congrégation est maintenant présente dans 33 pays et à une vocation missionnaire et apostolique.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des soeurs de St Paul de Chartres
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : des soeurs St Paul de Chartres
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

le couvent
la chapelle

Communauté de Frères Missionnaires de la Charité, 10, rue Violet. Les quatre frères présents ici prennent la suite de religieux suisses, qui ont fait bâtir l'immeuble et décorer la chapelle, au premier étage. La maison accueille des personnes en voie de réinsertion sociale.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des missionnaires de la Charité
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : des Missionnaires de la Charité
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade

vues de la chapelle
le vitrail suisse

Maison provinciale des soeurs du Sacré-Coeur, 22-26 avenue de Lowendal. La Société du Sacré-Coeur a été fondée en 1800 par Sainte Madeleine-Sophie Barat, fille d'un tonnelier de Joigny (Yonne), simple, humble et exceptionnellement cultivée pour l'époque. Elle n'avait pas encore 21 ans. Aujourd'hui, la congrégation est internationale et gère écoles, hôpitaux, maisons de retraite... le premier couvent de Joigny, aménagé dans la maison de la fondatrice, existe toujours.


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Autres cultes

Orthodoxes

Eglise orthodoxe patriarcale russe(XXè), 5 rue Pétel Vaugirard : cette sobre église forme un pavé posé au pied d'un immeuble non aligné sur la rue. A gauche de la porte se découvre l'espace voué au culte, éclairé par 5 fenêtres rectangulaires sur rue, grillagées et mise en valeur par des encadrements en béton blanc saillants. La façade est parée de pavés rectangulaires de diverses tailles et de divers alignements. L'église est dédiée aux Trois saints docteurs : St Basile le Grand, St Grégoire le Théologien et St Tychon de Voronèje. Le dimanche et les jours de fêtes, la messe a lieu à 10h selon la liturgie de St Jean Chrysostome; en semaine cette messe est donnée à 8 h. A 18 h ont lieu en outre les vêpres et les mâtines, tous les jours.

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)



Saint-Séraphin de Sarov, 91 rue Lecourbe, Volontaires à hauteur du square Blomet. Elle se trouve à gauche, au fond de la deuxième cour. Une grosse maison du XIXe lui fait face : c'est la maison paroissiale. Les arbres qui bruissent autour de l'église, construite en bois et pourvue de deux bulbes, donnent à ce coin de Paris un air de campagne russe.

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)



Eglise orthodoxe de la Présentation de la Vierge, rue Olivier de Serres, Georges Brassens à coté de la tranchée du chemin de fer de Petite Ceinture. Cette église a été installée dans une ancienne imprimerie, dans les années 30. L'église elle-même occupe l'ancien hangar, la sacristie a été rajoutée.

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (2)

l'entrée
le bâtiment de l'église

Intérieur (2) :

vue vers l'autel
vue vers le fond de l'église

Chapelle orthodoxe Notre-Dame de Tendresse, rue Clouet Ségur. Cette petite chapelle au bas d'un immeuble est le lieu de résidence du métropolite de France de l'Eglise Orthodoxe Autonome d'Europe. Cette église est la continuation de l'église orhodoxe de France.

Photo (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)

façade de la chapelle

Eglise géorgienne Sainte-Nino, 6-8 rue de la Rosière. Charles Michels

La paroisse Sainte Nino fut fondée en 1929 pour être celle des géorgiens orthodoxes réfugiés en France à la suite de l'invasion de la Géorgie par les armées sociétiques en 1921. Ces réfugiés voulurent maintenir, hors des frontières nationales, la pratique de la chrétienté géorgienne vieille de plus de seize siècles. En effet, c’est vers 337, que la Georgie fut évangélisée. Elle le fut, fait unique dans l’histoire de l’Eglise, par une femme, Sainte Nino, sous le patronage de laquelle se trouve cette chapelle.
C’est à partir de septembre 1973 que le culte de la paroisse Sainte Nino est célébré dans la chapelle actuelle, propriété de la paroisse. Jusqu’à cette date et depuis 1944, le culte était célébré dans des locaux loués à Paris. En 1973, à la suite d’une action et sous l’impulsion de M. Lévan Zourabichvili, président de l’Association Géorgienne en France, un local a pu être acquis à Paris, grâce à la générosité des Géorgiens de France et de l’étranger. L’aménagement et la décoration de cette chapelle furent confiés à M. Alexis Kobakhidzé, architecte.


Protestants

Eglise évangélique luthérienne de la Résurrection (XIXè), rue Quinault Commerce. Il a un clocher-mur au-dessus de sa façade. Ce temple est enclavé dans un lycée professionnel public.

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
chevet

Temple St Sauveur, 105, rue de l'Abbé Groult Convention. Le temple se trouve dans la cour intérieure de l'immeuble.

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

entrée sur la rue
porche du temple

Eglise protestante Evangélique de Paris XVè, 16, rue des quatre Frères Peignot. Cette rue tire son nom du sacrifice des Frères Peignot, tous quatres tués en 1914-15, et qui étaient aussi héritiers de la fonderie du même nom : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fonderie_Deberny_et_Peignot

Foyer de Grenelle, 17, rue Avre La Motte-Picquet

Au lendemain de l’écrasement de la Commune, un pasteur protestant écossais de passage à Paris, interpellé par des ouvriers, entreprend de leur proposer « une religion de liberté et de réalité ». Bâti en 1895 dans un secteur alors en plein essor industriel, le Foyer de Grenelle est l’une des premières implantations de cette Mission populaire évangélique. Au carrefour de préoccupations sociales et de convictions spirituelles, il propose aux habitants du quartier action sociale diversifiée, éducation populaire, conférences, étude de la Bible, dans le cadre de la laïcité naissante dont les protestants étaient d’ardents promoteurs.
Au fil du XXè siècle, le Foyer de Grenelle adapte son action à l’évolution de la population du quartier et de ses besoins : l’industrie automobile et ses sous-traitants se développent, entraînant l’arrivée massive d’une population migrante ; puis c’est la désindustrialisation, la précarisation croissante… Depuis le début des années 1970, le Foyer de Grenelle rassemble l’essentiel de ses activités dans un Centre social, agréé par la Caisse d’allocations familiales, la Ville et le Département.
Résolument laïque et ouvert à tous, le Foyer de Grenelle plonge ses racines dans une inspiration chrétienne protestante, qui lui fait affirmer, avec bien d’autres mouvements et compagnons, qu’il n’y a de fatalité ni dans l’injustice, ni dans l’oppression, ni dans l’échec. Avec toutes celles et ceux qui travaillent dans les mêmes perspectives, il entend « contribuer à rendre habitable et fraternelle la terre habitée », conformément à la charte de la Mission populaire évangélique.

Source : site du Foyer de Grenelle

Le temple est un petit hangar en bois et moellons, situé à droite en entrant, et flanqué de salles paroissiales et d'une cuisine. Il sert aussi de salle de sports et de conférences, les chaises étant stockées contre la tribune en acier, toute récente.

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (2) :

façade sur la rue de l'Avre
extérieur du temple-hangar

Intérieur (2) :

vues du temple depuis la tribune


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:20 (2017)    Sujet du message: 75 015 - 15 ème arrondissement

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