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Clisson (44190)

 
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MessagePosté le: Lun 1 Juin - 17:59 (2009)    Sujet du message: Clisson (44190) Répondre en citant

Eglises

Eglise Notre-Dame (1887-1888), œuvre de l'architecte René Ménard.

Olivier de Clisson, décédé en 1407, fonde dans cette église un Collège composé de six chanoines, six semi-prébendés, six chantres et quatre enfants de choeur, en donnant des terres pour assurer cette fondation. Les chanoines, dirigés par un doyen, devaient accompagner le seigneur de Clisson dans tous ses déplacements et assurer, chaque jour, une messe, à tour de rôle, dans la chapelle du château. Les prébendes étaient de 300 livres et les demi-prébendes de 200. Le doyen seul était logé. Les demi-prébendés n'avaient voix au chapitre qu'à défaut de prébendés en nombre suffisant. Les fonds affectés à l'établissement de la Collégiale consistaient en la terre et châtellenie de Montfaucon. Les patronage et présentation des bénéfices étaient réservés au testateur. Olivier donnait, en outre, à l'église Notre-Dame, une image d'argent de la Vierge, du poids de vingt marcs ; il n'oubliait enfin ni les pauvres de Clisson, ni le capitaine de Clisson, Jehan de Lesnerac, ni enfin maître Jehan Reyrant, chargé par lui de poursuivre envers le pape la confirmation de sa Collégiale et d'un couvent de frères meneurs qu'il ordonnait être fondé à Clisson. Ce testament est daté du 5 février 1406.
L'église primitive était lambrissée, avec, dans le choeur, le cénotaphe d'Olivier de Clisson et un grand vitrail représentant des cavaliers armés, en prière. Un petit clocher de charpente surmontait la nef en son milieu. Il fallait monter par un escalier, passant entre la voûte de briques et le toit pour aller sonner, à la main, les deux cloches. Tout autour de la nef, à l'intérieur, étaient rangées de vieilles statues de saints. Sous l'Empire, on transporta à Notre-Dame, le bel autel de l'église de la Trinité. L’église Notre Dame était autrefois l’église de la ville enclose par les murs. Cette collégiale daterait des XIV-XVème siècle (selon le Comte de Berthou). Elle subit quelques modifications au cours des siècles suivants dont l'adjonction de la Chapelle Saint Anne à la nef au XVIIème siècle. A la fin du XVIIIème siècle, l’église Notre Dame, de dimensions restreintes, avait un petit clocher de charpente, s’élevant au milieu de la nef.
Sous le grand autel, se trouvait, depuis le Moyen Age, l’enfeu des seigneurs de Clisson. Mais peu avant 1790, on dut le combler car on remplaçait le vieil autel par un autre, en marbre, beaucoup plus lourd, qui aurait enfoncé la voûte de crypte (les châsses furent retirées et déposées dans un autre caveau sous la sacristie de la cure). Brûlée et saccagée au cours des Guerres de Vendée, l’église fut restaurée sous l’Empire (début XIXème siècle). En 1804, elle fut close et couverte, la nef étant plus allongée. En 1820, un clocher y fut adjoint. Construit d’après un plan de l’architecte Crucy, il se détachait du côté sud de l’église. Frédéric Lemot avait fortement appuyé la construction du clocher en faisant don d’une cloche de 550 Kg.

L'ancien édifice disparaît en 1886 et au bout de deux ans (donc en 1888) est remplacé par un édifice élevé sous la direction de l'architecte Ménard (ou Mesnard). Les cinq travées sont délimitées par des colonnes corinthiennes. Le clocher date de 1887-1888. Les fresques (vers 1950), qui représentent l'Assomption de la Vierge, sont l'œuvre de Georges Lusseau. En 1840, l’église fut agrandie vers le nord par un premier bas-coté, le mur nord étant remplacé par une colonnade de pierres blanches. En 1850, le chœur et le bas-coté sud furent reconstruits.

Jugée en fort mauvais état, l’église fut entièrement rasée et reconstruite, en 1887-88, par l’architecte nantais René Ménard. Ce nouveau sanctuaire, de style néoclassique-roman, est fortement inspirée de l’église plus ancienne de Saint Jean et Saint Paul de Rome. A l’extérieur, le clocher-campanile et le chevet de l’église sont caractéristiques des églises italiennes. L’église Notre Dame présente une façade tripartite, basse et trapue, typique des églises romaines. Supporté par des colonnes, le tympan du portail principal présente l’effigie de Notre Dame et les tympans latéraux celles de St Joachim et Ste Anne. Aux angles de la façade, nous pouvons observer 2 blasons (à droite, les armes d’Olivier de Clisson et à gauche, peut-être les armes de la famille d’Avaugour). Les bas-reliefs sur la façade représentent St Jacques, Ste Madeleine et 2 croix de Malte : ces bas-reliefs évoquent 2 paroisses de Clisson : les paroisses St Jacques (avec St Jacques de Compostelle) et Ste Madeleine (avec la Sainte et les Croix de Malte). Au faîtage du fronton, nous découvrons les armes de la papauté.

Suivant l’usage, l’église Notre Dame est orientée à l’est. Son plan est celui de l’antique basilique romaine, une vaste salle rectangulaire constituée d’une nef et de deux collatéraux. Les travées sont délimitées par des colonnes corinthiennes. Le chœur terminant la nef principale est voûtée en pierre, en cul-de four. A l’intérieur, la nef présente une charpente apparente et sculptée, en bois de châtaignier et un plancher en épis.

La fresque du chœur, comme celle des fonts baptismaux , est l’œuvre de Georges Lusseau, peintre clissonnais. La fresque qui décore le chœur voûté en pierre représente l’Assomption de la Vierge. Les personnages sont très stylisés, longilignes en hommage aux artistes italiens de la Renaissance. La composition est très symétrique. En pendant à la fresque, au dessus-de l’entrée principale, est exposée la reproduction d’un tableau dont l’original se trouve au musée des Beaux-Arts de Nantes. La toile originale est l’œuvre d’un artiste lyonnais du XVIIème siècle, Jacques Stella. Le donateur, un Jésuite de la famille Arese de Milan, blotti sous les plis de la toge d’un apôtre, est portraituré à mi-corps, à l’angle inférieur droit de la toile, dans une attitude de méditation et de repentance. Sur l’œuvre exposée dans l’église Notre Dame, le visage mélancolique du donateur a fait place à celui d’un rapin aux favoris abondants, au teint fleuri, contrastant avec sa chevelure grisonnante. Ce rapin est Michel-Charles Duboueix, l’auteur de cette reproduction. Il est le fils de Michel Duboueix, à la fois un médecin réputé et le premier maire constitutionnel de Clisson.

Quant aux vitraux, ils représentent, dans le collatéral gauche, la Nativité de la Vierge, l’Annonciation, la Visitation, la Nativité, et, dans le collatéral droit, la Présentation au Temple de Jérusalem, l’ouvrier charpentier en Galilée, la mort de Joseph, le Calvaire. Une statue moderne de la Vierge, sculptée en plein cœur de chêne, est érigée après la Seconde Guerre Mondiale, en reconnaissance de la protection accordée à la ville. Enfin, en 1961, une plaque commémorative en marbre blanc rappelle le massacre, pendant la période révolutionnaire, de 8 prêtres de la paroisse (5 noyés, 1 brûlé vif, 1 mort en prison) ainsi que 107 laïcs clissonnais.

Page du site municipal de Clisson sur la fresque du choeur : http://www.mairie-clisson.com/module-Contenus-viewpub-tid-2-pid-206.html

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Notre-Dame
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (10) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4) :

l'église, au-dessus de la Sèvre

façade ouest
coté nord et sacristie
clocher et chevet

Intérieur (6) :

ancienne chapelle des fonts
vue de la nef et des bas-cotés

aux 8 prêtres et aux habitants massacrés en 1793-94 par les Républicains

vitraux de la façade
vue vers l'entrée

fresque du choeur

Eglise Saint-Jacques (XIIè)

Ancien prieuré bénédictin du XIème siècle, l’église St-Jacques dépend de Saint-Jouin de Marnes. Dans un accord entre Guillaume de Goulaine et les moines de Vertou, portant la date de mars 1189, nous voyons cité un prieur de Clisson, Petrus prior Clicii; Clisson possédait en fait deux prieurés, la Trinité et Saint-Jacques. Le curé primitif de l'un et de l'autre était abbé de Saint-Jouin de Marnes. Edifiée sous le vocable de Saint-Jacques Le Majeur, cette église est régulièrement fréquenté par les pèlerins de St-Jacques de Compostelle appelés les Jacquets. Ce pèlerinage prend de l’ampleur dès le XIème siècle avec la reconquête de la Péninsule Ibérique par les chrétiens sur les musulmans. Clisson se trouve dès cette époque sur l’itinéraire Nantes-Parthenay et l’église Saint-Jacques est un relais pour les pèlerins. L’église romane Saint-Jacques date de la fin du XIIème siècle.

Elle ne présente actuellement que sa nef ; son abside, transept et clocher ont été détruits au XIXème siècle. L’édifice est aujourd’hui un bâtiment à peu près rectangulaire orienté de l’ouest à l’est. Il est soutenu par cinq contreforts glacis. L'édifice a perdu sa façade originale lors de la restauration de 1867 (laquelle a fait disparaître une grande porte en plein cintre ornée, de chaque côté, de trois colonnes trapues à chapiteaux sévères, et couronnée de trois arceaux). La façade actuelle à l’ouest est percée d’une porte en arc brisé, inscrite en retrait dans un arc de plus grande portée, et au-dessus, d’une étroite fenêtre ébrasée. L’extrémité de la nef présente une grande ouverture en arc brisé, maintenant murée, ancien arc triomphal qui donnait accès au carré du transept. A l’origine, cette église romane, entourée par un cimetière, était assez grande et consistait en une nef, deux bras de transept, le tout couvert de simples lambris, une abside voûtée et un clocher cubique couvert en tuiles et renfermant trois cloches. L’édifice contenait deux chapelles, une de chaque côté de l’arc triomphal ; la sacristie était derrière le chevet. Les quatre ouvertures de la face sud sont plus étroites et plus anciennes. La face nord, outre des ouvertures plus grandes et de tailles différentes, montre une porte en plein-cintre et une pierre tombale portant les traces d'un dessin en creux : une épée et un bouclier. On y voit quelques vieilles pierres tombales.

La charpente, assez curieuse, porte aujourd’hui quelques grossiers ornements et se fait remarquer par des entraits qui semblent sortir des gueules de crocodiles, sculptées à chacune de leurs extrémités. Sur l’un des entraits, est taillé dans le bois la date de 1583, année en cours de laquelle la charpente a été posée, en remplacement d’une plus ancienne.

Dans la nef, se trouvait l’autel de la confrérie des Agonisants. Son retable était orné d’un tableau représentant un malade gisant sur son lit, sa femme, un diable (avec sa fourche), tenu en respect par Saint-Michel (armé d’une lance) et un prêtre. Il fallait donner un écu pour entrer dans la confrérie des Agonisants. Au moment de l’agonie d’un confrère, la cloche tintait à Saint-Jacques : chacun quittait aussitôt son travail et se mettait en prière pour le malheureux souffrant. Quant un confrère était décédé, l’un de ses compagnons, vêtu d’une dalmatique noire ornée de têtes et d’os de mort agitant deux clochettes, allait dans tous les carrefours, annoncer à haute voix la mort et l’heure de l’enterrement du défunt.

L’église St-Jacques, d'abord siège de la paroisse du faubourg, fut réunie au XIIIème siècle à la paroisse voisine de saint-Brice. La paroisse St-Jacques n’était pas très grande et s’arrêtait à la porte principale de la cité close de Clisson (porte St-Jacques). Le 29 mai 1789, le Tiers Etat des paroisses de Notre Dame, la Trinité, St-Jacques et St-Gilles se réunirent dans l’église St-Jacques pour y rédiger leur cahiers de doléances. Sous la période révolutionnaire, cette église ne fut pas incendiée. En 1792, elle fut transformée en temple décadaire, où l’on proclamait des lois et célébrait des mariages. Les statues de saints furent remplacés par deux déesses peintes sur des planches de bois, l’une tenant une balance et l’autre le livre de la loi. Désaffecté à la fin du XVIIIème siècle, l’ancienne église a longtemps servi de dépôt à des chiffonniers. Au XIXème siècle, elle subit quelques destructions (abside et transept)

Elle est inscrite à l’Inventaire des Monuments Historiques depuis 1941. Propriétaire de l’ancienne église St-Jacques depuis 1967, la ville de Clisson œuvre désormais à sa conservation ainsi qu’à son animation.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Jacques
Siécle de l'édifice: XIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
arcade avant le transept disparu
vue de la nef

Eglise de la Trinité et Couvent de la Trinité

A l’origine, l’église de la Trinité était l’église d’un prieuré bénédictin dépendant des abbayes de Saint Martin de Vertou et de Saint Jouin de Marnes. La première mention de cette église est faite en 855 quand Gislard, évêque de Nantes, cède son évêché à Actard avec les doyennetés de Clisson et de Retz. Au XIème siècle, le prieuré était occupé par les chanoines réguliers de St Augustin. Il revient ensuite, sans doute au XIIème, aux religieux bénédictins de St Jouin de Marnes. En 1428, l'église devient paroissiale, siège de la paroisse bordée par la Sèvre et par la Moine. Au XVIIème siècle (1645), une petite communauté de bénédictines de Fontrevault s’y installe, crée un collège et y reste jusqu’à la Révolution. La Trinité est incendiée en 1794, passage des Colonnes Infernales.

L’église de la Trinité, au plan non aligné date du XIIIème siècle, mais elle a subi beaucoup d’altérations au cours des siècles. Aujourd’hui, l’église, orientée à l’est, est formée d’une nef à 5 travées avec bas-cotés et transept. Du XIème siècle nous restent deux arcades romanes entre le choeur et l'absdiole nord, soutenues par trois piliers ronds. Au XVIIème siècle, l’arrivée des bénédictines modifie grandement l'église. Le chœur très allongé, à chevet plat, remplace l’ancien chœur roman et son abside Le transept, à l’origine, portait, sur chacun des deux bras, une petite absidiole. L’abside placée sur le bras sud a été détruit au XVIIème siècle pour la construction du chœur. Aujourd’hui il ne reste qu’une absidiole sur le bras nord. Pour assister aux offices sans voir les fidèles qui sont dans la nef, les religieuses font élever une salle communiquant par une arcade avec le choeur, le long du bras sud du transept. Au fond du choeur, à la place du buffet d'orgue actuel, il y avait un autel au-dessous du beau retable du XVIIème siècle actuellement masqué. Le chevet plat du XVIIème siècle présente un retable, dont les colonnes de marbre de diverses couleurs sont surmontées de chapiteaux corinthiens dorés. Celui-ci est richement orné de guirlandes et mascarons, de statues des 4 Evangélistes en plâtre et, à sa partie supérieure, d’un médaillon ovale représentant la Sainte Trinité. Les soeurs se sont réservées aussi le bras sud du transept, fermé par une cloison de planches, pour leurs inhumations.

Au moment de la restauration de l’église Notre Dame, les habitants du faubourg de la Trinité protestent et réclament également la restauration de leur église. Les autorités acceptent de faire de cette dernière une succursale de l’église paroissiale Notre Dame où on célébrera des messes les dimanches et fêtes. En 1867-70, la Trinité subit des restaurations et est profondément remaniée. La façade, et une grande partie de l’église, sont remaniées au XIXème siècle. Seule la tour carrée qui surmonte la croisée du transept a échappé aux réparations de 1867. Sur chacune de ses faces sont percées 2 longues et étroites ouvertures qui paraissent être du XIIIème siècle. A la place de son toit plat, elle avait autrefois une flèche aiguë en charpente. Les voûtes de la nef et des bas côtés sont postérieures à 1867 ; avant cette date, il n’y avait pas de voûte mais un plafond lambrissé. Il est cependant probable qu’à l’origine, il y avait une voûte en pierres. Les 2 bras du transept ont gardé en partie leur caractère ancien.

Au XIXème, Jacques-Charles Valentin, ancien marchand boucher du roi, attiré sur les bords de Sèvre par son ami, le sculpteur Frédéric Lemot, il acquiert l’ancien couvent des Bénédictines de la Trinité de Clisson en 1807-1809. Le couvent avait été incendié en 1794, en même temps que l’église. Il avait auparavant été réquisitionné comme bien national. En 1796, l’assemblée communale s’y réunit pour procéder aux élections.

Valentin décide d’édifier sa résidence d’été à l’imitation des villes de la campagne romaine, sur l’emplacement de cet ancien couvent, en partie démoli et dont il intègre certains éléments. Dès 1810, Lemot aide son ami Valentin : il fait appel à Joseph Gautret, gestionnaire de la Garenne Lemot et à l’architecte Mathurin Crucy pour les plans de la Garenne Valentin. Mais Lemot en restera le maître d’œuvre. L’ensemble de la Garenne Valentin, accolé à l’église de la Trinité, se constitue des restes de l’ancien cloître du couvent, du Belvédère et de trois corps de logis. Le premier corps de logis longe la galerie voûtée de l’ancien cloître du couvent de la Trinité. Le pignon sud du logis comprend un portique néoclassique, composé de 4 piliers doriques surmontés d’un fronton. Des escaliers descendent en terrasses jusqu'à la Moine et accentuent le caractère italianisant de cette architecture. Cette aile a enfermé les appartements de la famille Valentin.

Le second logis, construit face à la Moine, est aussi réalisé sur les restes de l’ancien couvent. Enfin, le dernier corps de logis se situe en bordure de la place de la Trinité. Il prend le nom de galerie puisqu’il renfermait une importante collection de tableaux et de plâtres ayant appartenu à Valentin mais aujourd’hui disséminés, notamment au Musée des Beaux-Arts à Nantes. La galerie fut détruite en 1902. L'ancien clocher des religieuses est alors converti en bélvédère. Le style rustique à l’italienne de la maison du jardinier de Lemot se retrouve dans la porterie (ou Pavillon Henri Aillet), construite avec des baies en plein cintre appareillées de briques ainsi que dans la grange.

Ainsi donc, les travaux commencés en 1810, perdurent jusque dans les années 1822-30. Le meilleur dessin qui restitue la Garenne Valentin telle qu’on pouvait encore l’admirer au début du siècle, est dû à Lemot lui-même et conservé aux archives Auvray : on y observe les ailes, le belvédère. Sans cela, nous ne pourrions imaginer l’importance et la beauté du site, dénaturé par la destruction de la galerie au début du XXème siècle, et du belvédère, dénaturé par la construction d’un bâtiment sans caractère à la place de la treille et par la restauration malencontreuse de l’ancien clocher des religieuses en ciment gris et briques violettes.

Le parc de la Garenne Valentin a été aménagé à partir d’un jardin déjà existant. Ici, comme à la Garenne Lemot, on trouve le jardinier Lechappé. Le parc paysager possède une fabrique monumentale appelée le « Pavillon des Rochers » édifié en 1819 sur un rocher de granite dominant la Moine, sur les fondations des latrines de l’ancien couvent. C’est l’exemple parfait de la fabrique italianisant avec son garde corps en tuileaux et son oculus en brique.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : de la Trinité
Siécle de l'édifice: XIe-XIIIe-XVIIe-XIXe
Forme du clocher : Clocher-porche à pavillon
Clocher en péril : non

Photos (17) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (7) :

vue du Viaduc

une entrée de la Garenne-Valentin
coté sud de l'église et l'ancien couvent

la façade de l'église
coté nord
le chevet

Intérieur (10) :

vue de la nef vers l'entrée
vue de la nef vers le choeur

bas-coté gauche
bas-coté droit
vue du choeur

transept gauche
transept droit
grand retable du choeur

absidiole et arcatures romanes

Chapelles

Temple de l'Amitié, ancienne église Saint-Gilles (XIXè)

Ce temple doit son nom à l’amitié qui unit les frères Cacault au sculpteur Lemot, initiateurs et créateurs de l’architecture italianisante de Clisson au début du XIX è siècle. Ce temple se trouve sur le coteau St Gilles. L’ancienne chapelle St Gilles et le cimetière auraient été achetés par Lemot en 1808 (d’après Chamard) : Il semble bien que le projet primitif ait été un mausolée à François Cacault (mort en 1806) élevé par son frère Pierre. Après la mort de Pierre en 1810, le projet aurait été repris par Lemot qui pense placer les deux frères Cacault dans le mausolée.

Le projet du temple est confié à Mathurin Crucy. Il s’établit un premier plan : s’inspirant des temples grecs, l’architecte propose, en 1811, un temple périptère d’ordre dorique sans base, avec 6 colonnes en façade surmontées d’un fronton. Lemot simplifie le plan, retenant une « cella » et 4 colonnes doriques surmontées d’un fronton triangulaire en façade, qui est orientée vers la Garenne-Lemot (au nord). Ce choix rappelle le Temple de la Sybille à Tivoli et se retrouve dans d’autres monuments contemporains (Temple de l’Amitié à Betz, monument commémoratif des victimes de Quiberon à Auray).

Le Temple est édifié, entre 1812 et 1825, sur les fondations de l’ancienne église paroissiale de St Gilles. Le transept est ajouté après 1844 à l’image des deux bras de croix à l’ancienne église romane. Ce temple devait recevoir les tombeaux des Cacault. Antoine Peccot (1766-1814), ami de Crucy, des Cacault et de Lemot, avait proposé, avant 1814, que soit inscrite une dédicace « vis à vis »le tombeau des Messieurs Cacault ». Le poème invitait le passant à se souvenir des « talents »,des « vertus » et des « prodigues bienfaits » de ces deux frères. L’inscription ne fut jamais gravée. D’ailleurs, la famille des Cacault s’opposa au transfert des cendres de Pierre et François dans le Temple. Ceux-ci seraient inhumés à Nantes. C’est finalement Lemot lui-même qui y est enterré en 1827 (ainsi que certains membres de sa famille).

Ce Temple, classé Monument Historique, est propriété du Conseil Général. Il a fait l’objet, en 1995, d’une restauration.

De l'ancienne église Saint-Gilles et Saint-Brice, on ne sait que peu de choses. Il n'en subsiste aujourd'hui que le cimetière, sur la route de Cugand, dominé par le Temple de l'Amitié et la colline Henri IV. Les d'Avaugour, propriétaires du château au XIVème, auraient rasée l'église car elle gênait la vue depuis leurs fenêtres; la paroisse fut unie à celle de Saint-Jacques. Par la suite, une chapelle fut rebâtie, qui survit jusqu'à la Révolution.

Type d'Edifice: Chapelle funéraire
Nom de l'Edifice : Temple de l'Amitié
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade à la grecque et viaduc depuis la Garenne-Valentin (Trinité)

l'autre façade (ouest) vue du cimetière
vue de l'est et colonnes accolées au nord

Chapelle Sainte-Madeleine du Temple, ancienne église (fin XIIè)

Cette église, de fondation romane, date de la fin du XIIème siècle et constitue l’ultime édifice d’une des nombreuses commanderies des Templiers ou chevaliers du Temple, ordre militaire et religieux, fondé en 1119, qui se distingua particulièrement en Palestine. Les commanderies Templières furent introduites en Bretagne en 1142. Attestée à Clisson avant 1213, cette commanderie venait de Mauléon, dans le diocèse de Maillezais, en Poitou. Elle disposait, en plus de l’église, d’un manoir, du moulin de Plessard, de terres cultivées et d’un cimetière.

L’église paroissiale de la Madeleine du Temple comprend une partie ancienne construite à la fin du XIIème siècle, époque transitoire entre l’Art Roman et l’Art Gothique. Elle est composée d’une nef, d’un chœur et d’une abside voûtés en berceau légèrement brisé. L’édifice présente une série de baies romanes ébrasées, à voussures ainsi que des contreforts romans à glacis.

Son campanile, à baie jumelée en plein cintre, est caractéristique des églises templières. Il est couvert d’un fronton à 2 rampants. Sa façade romane très pure est remarquable par l’élégante harmonie de ses proportions et par sa simplicité. D’après Berthou, "les gens de toute la contrée avait une grande admiration pour l’église de la Madeleine, de style si simple et si harmonieux et disaient qu’elle avait été construite par les fées que l’on voit encore." Il est à croire que ces fées sont les modillons romans à figures étranges qui décorent la corniche extérieure de l’abside. La toiture en tuiles, réalisée par les Compagnons du Tour de France en 1977-78, remplace une ancienne couverture d’ardoises.

L'abside était jadis couverte de vieilles peintures sur ciment encore discernables vers 1900. On y voyait la figure du Christ avec des légendes en caractères gothiques. Il y avait un grand autel dédié à Sainte Madeleine dans le choeur et deux autels latéraux pour Saint Jean Baptiste et Saint Sébastien. Une chapelle latérale, aujourd'hui complètement ruinée, communiquait jadis avec la nef romane par une ouverture grossièrement obstruée : il s'agit de la chapelle Sainte Marguerite, lieu de pèlerinage vénéré encore vers 1850. La nef romane était pavée de pierre tombales et la deuxième nef servait pour les inhumations des laïcs. Il y avait aussi un cimetière exigu tout autour.

A l’intérieur de l’église romane, nous pouvons remarquer deux enfeus sous arceaux ainsi que la présence d’une pierre tombale sculptée d’un abacus des hospitaliers c’est-à-dire un fût surmonté d’une croix pattée (croix dérivée de la croix de Malte). L’église primitive est précédée d’une avant-nef, en grande partie détruite, qui est du XVème s .Elle appartenait à la paroisse de la Madeleine, tandis que l’église romane restait aux chevaliers de Malte, successeurs des Templiers. En dehors et à droite de l’église, demeurent les murs d’une ancienne chapelle du XVIIè siècle dédiée à Notre Dame des Victoires et fondée par un seigneur du Pin Sauvage dont le manoir se situe non loin de l’église. On peut voir encore aujourd’hui les 2 niches qui renfermaient des statues sur le mur du fond.

La Madeleine, au XVIIIème siècle, était le centre d’une paroisse comprenant une soixantaine de feux et dont le territoire s’étendait sur un côté de la route qui, de l’église, mène à Clisson jusqu’à St Gilles. Toutes les maisons qui en faisaient partie portaient une croix de Malte, sculptée au-dessus de leur entrée. Le 6 avril 1789, les paroissiens de la Madeleine du Temple rédigèrent, dans l’église, un petit cahier de doléances. En 1794, la commanderie fut entièrement détruite par les colonnes infernales du général Turreau, hormis le sanctuaire des Templiers.

Cette église inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques depuis le 9 janvier 1926, faisait encore l’objet de pèlerinages au début du XXème siècle, ces derniers étant dédiés à St Marguerite dont elle possédait la statue. Celle-ci était objet de la vénération de tous, particulièrement des femmes enceintes qui s’y rendaient en pèlerinage. En 1962, la chapelle dite des Templiers est devenue propriété de la ville de Clisson qui œuvre désormais à sa conservation et à son animation. Maintenant, un espace dédié à l'enluminure et à l'imprimerie y est installé, accueillant beaucoup d'enfants. Des machines et des oeuvres d'art réalisées à partir de papier y ont été amenées. Devant l'avant-nef, on peut voir un cylindre de pile à papier de 1934, offert par la société Sofop-Taliaplast de Cugand à Clisson lors de la fermeture de son usine à Cugand. Il y avait en effet beaucoup de papéteries le long de la Sèvre, dont le moulin à papier du Liveau, en cours de réhabilitation.

Type d'Edifice: Chapelle, ancienne église
Nom de l'Edifice : Sainte-Madeleine du Temple
Siécle de l'édifice: XIIe-XVe
Forme du clocher : Clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (2) :

la chapelle et l'avant-nef ruinée
le chevet

Intérieur (3) :

le chevet
vue vers l'entrée
les voûtes

Chapelle du Prieuré

Le prieuré de Saint-Jacques a été restauré au XIXème par la famille Rousseau-Pelloutier. A cette occasion, la petite chapelle fut construite ou reconstruite. L'édifice, rectangulaire, à chevet hémisphérique, est éclairé par trois fenêtres de chaque coté. Sous la façade, couronnée d'un clocher-mur et éclairée par une croix quadrilobée engagée dans un cercle, est ménagée un porche bas et large. Une seule fenêtre a été faite dans l'axe du chevet. Aujourd'hui, la chapelle est au centre d'une maison de retraite-résidence, aménagée à partir de la deuxième moitié du XXème siècle et restaurée récemment.

A gauche en entrant dans la chapelle, une petite plaque indique la sépulture de Ulric Auguste St Ange PELLOUTIER, né à Nantes le 12 avril 1812, décédé le 24 et inhumé le 25 août 1845. Plus loin se trouve l'enfeu de Michel-Charles DU BOUEIX, né à Clisson le 31 mars 1772, mort à Nantes le 24 novembre 1839, inhumé dans cette chapelle élevée à sa mémoire le 26 décembre 1839. En face, à droite, nous trouvons l'enfeu de Macdeleine-Perrine BLOYET, veuve de Michel-Charles DU BOUEIX, née à Nantes le 6 août 1778, morte à Clisson le 30 mars 1851, inhumée dans cette chapelle élevée à sa mémoire le 1er avril 1851. Juste en-dessous se trouve la sépulture de Léonce-Adrien, abbé Pelloutier. En retournant vers l'entrée, à droite, une plaque indique la tombe de Loiuis-Adrien-Ulric-Auguste PELLOUTIER, né à Nantes le 23 avril 1805, décédé le 17 et inhumé le 19 novembre 1840. Tous ces enfeux et plaques sont fixés aux murs.

Enfin, à gauche de l'autel, une plaque posée par le Souvenir Vendéen indique le lieu de la tombe commune de 18 clissonnais massacrés par les colonnes infernales de Cordelier et jetées dans le puits du château (longtemps appellé "Puits des Vendéens"), le 8 février 1794. Les ossements ont été retrouvés et exhumés en février 1961.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du Prieuré
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : Clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade de la chapelle
chevet et chapelle

vue vers l'autel
vue vers la nef

plaque vendéens

Chapelle du château

Le site de Clisson occupe une place géostratégique de première importance depuis le milieu du IX è siècle, époque à laquelle le Sud Loire fut inclus dans le territoire breton jusqu’à la région clissonnaise. Depuis lors, cette place forte se dresse face à l’Anjou et au Poitou. Le château de Clisson représente un véritable ouvrage de synthèse de l’architecture militaire. On peut y étudier les caractéristiques propres à chaque époque et l’évolution de conception de défense d’un site.

Les premiers seigneurs de Clisson, mentionnés pour la première fois en 1040, sont d’origine franque et se prénomment Gaudin et Gui. Ils ont bâti une tour en bois sur une hauteur naturelle protégée par une palissade solide et un fossé profond.

Guillaume de Clisson, mentionné en 1217, est le véritable fondateur du château actuel (en pierres), bien que ce dernier présente aujourd’hui des éléments architectoniques de la seconde moitié du XII è siècle. Le château actuel se présente sous la forme de 2 enceintes polygonales, flanquées l’une à l’autre et édifiées entre le XII é s. et XVI é s.

Le 1er château est construit à partir des XII – XIII é siècles jusqu’au XIV é s. par les seigneurs de Clisson. Il est édifié sur un éperon rocheux et profite à l’Est de la défense naturelle qu’est la Sèvre Nantaise. Le château se présente sous la forme d’une enceinte polygonale, flanquée de tours rondes. Ce château a été la demeure natale d’un personnage oublié par l’histoire de France, Olivier IV de Clisson ( 1336-1407), futur connétable de France. Le second château, édifié à partir de 1466 suivant les désirs du dernier duc François II, vient couvrir le front Ouest exposé du château. François II souhaite faire de ce château une puissante forteresse et une résidence princière. Il y épouse en secondes noces Marguerite de Foix ( en 1471). De cette union, naîtra Anne de Bretagne. Puis François II cède son château au fils qu’il a eu avec sa maîtresse, Antoinette Maignelais qui habitait Cholet. François d’Avaugour devient donc propriétaire du château en 1481. Au XVI è s, du temps des Guerres de la Ligue, les d’Avangour couvrent le front Sud du château avec 3 bastions terrassée d’orillons et améliorent les fortifications de la ville. En 1588, le futur Henri IV tente en vain de prendre le château.

Au cours du XVII è siècle, le château se transforme en résidence de plaisance. Au XVIII è siècle, propriété de Charles de Soubise, il n’est plus habité et tombe en ruine. Le château de Clisson est incendié en 1793-94 pendant les Guerres de Vendée. L’ancienne forteresse, en ruine, devient une réserve de bois et de pierres. En 1807, Frédéric Lemot se porte acquéreur du monument : il peut ainsi intégrer à son parc de la Garenne, en cous d’aménagement, une ruine authentique, chargé d’histoire. Tout en entreprenant une restauration partielle du château, il y introduit des aménagements destinés à relier esthétiquement la ruine aux constructions italiennes et au parc de la Garenne. Il construit, notamment, des piliers en brique destinés à supporter une vigne ; il aménage un jardin à l’italienne dans le bastion construit par François II et transforme la grande terrasse des écuries en véritable pépinière. Le château reste dans la famille Lemot jusqu’en 1962, date à laquelle il devient propriété du Conseil Général de Loire-Atlantique. Il fait, depuis lors, l’objet de nombreuses campagnes de restauration.
La chapelle date de 1480-1485 et est en ruines : seuls les murs subsistent. Située dans la cour du premier château, au nord du puits. Une fenêtre à meneaux et une porte ogivale sont visibles en façade. Adossées à la murailles, des baies ébrasées sont conservées, une grande en haut, quatre petites en bas, chaînées de briques. Si on éléve un peu le regard, au-dessus des échafaudages de la campagne actuelle de restauration on découvre une étrange arche en plein cintre dans laquelle sont ménagées quatre baies treflées, en fin réseau de pierres. C'est là-haut que se trouvait l'oratoire du château.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du château
Siécle de l'édifice: XVe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vue du château depuis la Sèvre

extérieur de l'ancienne chapelle
[img]http://[url:8c6bf399b4=http://img20.imageshack.us/i/clisson080.jpg/%5D%5BIMG%5Dhttp://img20.imageshack.us/img20/6987/clisson080.th.jpg%5B/img] intérieur

[url=http://img19.imageshack.us/i/clisson081.jpg/]
[/url:8c6bf399b4] vue de la baie de l'oratoire


Dernière édition par Admin le Lun 24 Aoû - 14:48 (2009); édité 7 fois
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MessagePosté le: Lun 1 Juin - 17:59 (2009)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Lun 1 Juin - 20:57 (2009)    Sujet du message: Clisson (44190) Répondre en citant

Ancien couvent

Ancien couvent des Cordeliers (XVè)

Les Cordeliers (fils de Saint François) sont établis à Clisson en 1410 par Marguerite de Clisson, comtesse de Penthièvre, en exécution du testament de son père, Olivier IV le Connétable. Les religieux vivent d’aumônes, de dons charitables et d’honoraires de messe. On distingue, à l’époque, l’église donnant sur la rue des Cordeliers, et le couvent donnant sur la rive droite de la Sèvre. Les bâtiments encadrent la cour intérieure du cloître. Il semble que le couvent et la chapelle soient rebâtis aux XVI-XVII è siècles par les Avangour.
Vers 1750, l’église se compose d’une grande nef, avec une nef latérale, dont l’entrée donne un large vestibule ouvrant sur la rue des Cordeliers . Le chœur, situé derrière l’hôtel, est séparé par un massif de maçonnerie, percé de deux portes, pour établir une communication avec la nef. Au-dessus de ce mur, s’élève un clocher couvert d’ardoises contenant deux cloches. Une statue de St Bonaventure, placée dans une niche, surmonte la porte principale. On y venait en pèlerinage et on invoque ce saint pour les enfants que l’on amenait au pied de la statue. Le couvent est bâti avec simplicité et régularité. Il comprend un grand corps de bâtiment, parallèle à l’église et est reliée à celle-ci par deux ailes, pour former la cour intérieure du cloître.

Le monastère est incendié en 1793-94 et est probablement utilisé ensuite comme gisement de pierres taillées pour les reconstructions des alentours. Il ne reste plus qu’un fragment de la façade de la chapelle, une porte aux piédroits armés de moulures (du XVIème siècle) et quelques arcades de l’église, le tout situé rue des Cordeliers, dans le faubourg de la Trinité, à mi-pente.

Au XIXème siècle, dans l’enceinte de l’ancien couvent, la petite fille de Frédéric Lemot, amatrice de chant lyrique et elle-même chanteuse à ses heures, fait construire autour de 1860, la première partie de la demeure actuelle (des Cordeliers) ainsi que le théâtre « Tivoli ». Sans héritier, mademoiselle Lemot vend sa propriété. Les acquéreurs l’agrandissent. L'ex-école des Cordeliers y est construite sur la propriété Paviot et finit par être désaffectée en 1983 et reconvertie dans les années 90 en espace associatif.

Anciennes chapelles

Ancienne chapelle Saint-Antoine. Cette chapelle est jointe à une ancienne aumônerie fondée en 1434, près du vieux pont gothique du même nom sur la Moine, par Richard de Bretagne, frère du duc Jean V et seigneur de Clisson, afin de soigner les pauvres atteints du mal des "ardents" ou "feu de Saint Antoine". Cette chapelle richement ornée, est choisie par le duc François II pour son second mariage avec Marguerite de Foix. En 1683, elle menaçait ruine et l'hôpital était désert. Celui-ci est reconstruit vers 1812, puis à la fin du XIXème. Entretemps, en 1840-41, le viaduc actuel est construit au-dessus de la Moine pour faciliter la traversée de Clisson par la route nationale Nantes-Poitiers. Il est l'œuvre de l’inventeur nantais Jégou d’Herbeline.

Il comporte 15 arches de granit et a une hauteur de 20m. Une dénivellation de 1 m, s’étend entre les 2 extrémités du viaduc. Dessous, l’on se croirait dans une cathédrale Gothique : la perspective des piles du viaduc ressemble à une voûte sous croisée d’ogive. Sur le viaduc, un vaste panorama sur la ville s’offre à nos yeux (château, église Notre Dame, Garenne Valentin…). En 1944, au cours de leur retraite, les Allemands détruisent quelques arches, qui sont reconstruites après la guerre.

Ancienne chapelle Notre-Dame de Lorette, détruite par les Anglais; cette chapelle était située sur la rive de la Moine, près du viaduc. Le duc de Clisson éleva trois croix dédiées à Notre-Dame de Lorette à l'emplacement de la chapelle disparue.


A signaler aussi :

===> Le pont de la Ville, reliant le quartier du château, de Notre-Dame et de la Gare à celui de la Trinité. Ce pont sur la Sèvre possède cinq piles massives et six arches de portées inégales. Une croix datant de 1888 y est érigée. Elle provient de l'église Notre-Dame.

===> Le pont Saint-Antoine (fin du XVème siècle), chevauchant la rivière Moine et passage obligé sur la route Nantes-Poitiers. Ce pont possède deux arches en arc brisé de dimensions inégales et une pile unique.

===> Les halles (XVè-fin XVIIIè-XIXè), voir ici pour en savoir plus : http://www.mairie-clisson.com/module-Contenus-viewpub-tid-2-pid-192.html

===> La gare, plus belle de la ligne Nantes-Cholet. Initialement construite sur la commune de Gorges, son annexion à Clisson a donné lieu à une bataille épique entre villages et municipalités. Gorges a gagné une compensation en argent et le droit de construire sa propre gare, petit arrêt qui ne bénéficie aujourd'hui que d'un train par jour.


Citation:
Sources :

Arrow www.infobretagne.com
Arrow Mairie de Clisson
Arrow les vérifications sur le terrain Smile


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 18:13 (2017)    Sujet du message: Clisson (44190)

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