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Pornic (44210)

 
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MessagePosté le: Mar 14 Avr - 22:26 (2009)    Sujet du message: Pornic (44210) Répondre en citant

Sous-Communes : Sainte-Marie-sur-Mer, Le Clion-sur-Mer. La commune de Pornic est augmentée de la commune du Clion-sur-Mer et de la commune de Sainte-Marie-sur-Mer par arrêté du 30 mai 1973. Mais la fusion effective entre Sainte-Marie et Pornic, après de nombreux recours et une bataille juridique anthologique, ne se fait qu'en 2006.

Gros villages : Le Porteau, La Fontaine-aux-Bretons, Gourmalon

le château, l'église et la ria : vue de Pornic depuis la croix de Gourmalon

Eglises

Eglise Saint-Gilles (XIXè), à Pornic

Pornic se divise en ville haute et ville basse. La ville haute possède l'église et l'hôpital. La ville basse s'étend le long du port, avec ses quais, son môle, son vieux château au pied duquel on remarque une croix penchée que le peuple appelle la croix des Huguenots. C'est ici que les protestants de la ville abjurèrent ensemble à la Révocation de l'Edit de Nantes. Les royalistes tués à Pornic auraient été enterrés devant cette croix, le 23 mars 1793.

L'église St Gilles date d'une époque où beaucoup d'églises dans notre région vont être construites. La décision de rebâtir l'église édifiée par Gilles de Retz est intervenue le 22 janvier 1852. Commencée en 1864, elle est terminée en 1875 et possède une nef flanquée de deux bas-cotés sur lesquels s'appuient des arcs-boutants et un choeur hémi-circulaire. A la diffèrence des églises du Clion (XVIIe-XIXe) et de Sainte-Marie (XIXe), orientée de manière traditionnelle, d'ouest en est, celle-ci est orientée à l'inverse et la façade fait donc face au port et à l'hospice.

Saint Gilles, le Saint patron de cette église, était moine, abbé du VI ème siècle. Sa fête se célèbre le 1er septembre. Il naquit en Provence. La légende le montre vivant en ermite dans la fôret, en compagnie d'une biche, qu'il aurait protégée de sa main droite pour qu'elle ne reçoive pas la flèche d'un chasseur. On peut voir cette scène à l'extérieur de l'église, sculptée au-dessus du porche d'entrée, et à l'intérieur sur un vitrail du choeur. L'église actuelle est la 3ème construite à cet emplacement. La 1ère l'a été en 978 par un prince breton nommé Glévien, la seconde en 1370 par Gilles de Retz ; c'est lui qui décide de placer l'église sous la protection de St Gilles.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Gilles
Siècle de l'édifice: XIXè
Forme du clocher : clocher-porche à flèche
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

coté sud
façade à l'est
coté nord

Eglise Sainte-Marie, située à Sainte-Marie-sur-Mer, détruite vers 1870 et reconstruite de 1869 à 1874 par l'architecte Eugène Boismen. L'ancienne église, qui datait du XIIème siècle, se composait d'une nef et d'un seul bas-côté. Sur les 46 mètres de long, 13 mètres étaient consacrés au choeur des moines. Un porche latéral avec ses rangées de colonnes richement ornées s'ouvrait au midi. Le choeur était surmonté d'un imposant rétable du XVIIIème siècle où se superposaient colonnes, guirlandes, vases de fruits, ... parmi les tableaux et les statues. Gilles de Retz reconstruit ou restaure l'église primitive du XIIème siècle en 1370 et il la dédie à Saint-Gilles. Les bâtiments de l'abbaye occupaient les jardins de la cure actuelle et l'on peut voir encore à droite de l'entrée des vestiges du cloître : bases de colonnes romanes, chapiteaux et blasons "de gueules au porc-épic d'argent". Le sire de Pornic était seigneur fondateur et supérieur de l'abbaye Sainte-Marie de Pornic (Ordre des chanoines réguliers de Saint-Augustin), des églises paroissiales de Pornic, la Plaine, Saint-Michel, Saint-Viaud, Corsept et Chauvé, et aussi de l'hôpital de Pornic. On l'église actuelle on remarque une vieille statue en bois de la Vierge portant l'enfant Jésus, et dans un vitrail, Saint-Gilles protégeant une biche.

La statue de Notre-Dame (Vierge-Tabernacle ou Vierge-Ostensoir) située au-dessus du tabernacle date du XIV-XVème siècle. En pierre calcaire, la statue de Notre-Dame est remaniée en 1901, et au pied de la Vierge de grandeur nature, est sculpté un corps humain piétiné (il s'agit de l'Eve tentatrice). La poitrine de la Vierge a été creusée de façon à former un reliquaire dont l'orifice de face est un cercle de 0,12 de diamètre, donnant accès à une cavité de 32 x 14, dans laquelle on dépose aujourd'hui des lettres, des billets exprimant des voeux. La tradition prétend que cette statue, très lourde, provient d'un galion espagnol qui fit naufrage. On y voit aussi, dressée dans la branche droite du transept, la pierre tombale de Guillaume de Bretesches (XIVème siècle) : sculpté en ronde-bosse, sous un arc tréflé, mains croisées sur la poitrine, le chevalier a la tête sur un coussinet et, à ses côtés, l'épée et l'écu à la croix, vraisemblablement en souvenir de la VIIIème croisade (1270).

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Sainte-Marie
Siècle de l'édifice: XIXè
Forme du clocher : clocher-porche à flèche
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade et coté sud
coté nord
chevet

Eglise Saint-Pierre (1625-1636), située au Clion. On pense que le premier village du Clion n'était pas à l'emplacement actuel mais plutôt sur la voie ancienne de Bourgneuf à Pornic, plus précisément à la Fontaine-aux-Bretons. La croix dite de Saint-Etienne aurait marqué l'emplacement d'un premier édifice religieux. Les moines de l'abbaye de Redon y bâtirent une chapelle et par la suite les Bretons y venaient en pèlerinage et la fontaine voisine prit le nom de Fontaîne-aux-Bretons. Une église s'établit au XIIème siècle là où se trouve le sanctuaire actuel, bâti au XVIIème siècle dans le style roman, mais restauré à différentes époques. Le clocher est construit sur une ancienne tour de guet : tour carrée sur porche à quatre arcades, avec contreforts à pinacles, petites ouvertures jumelées et couronnement en corniche à corbeaux. Au-dessus de l'arcade du porche se trouve l'inscription "1636. R. LOUYS 13 R" (Roi). L'église dispose d'un carillon de dix cloches qui sonne l'Ave Maria. Dans l'église, au transept de droite, un des premiers vitraux fut offert par les Maujouan du Gasset.

Il s'agit de la seule église du XVIIè siècle en Pays de Retz. La sobre architecture du bâtiment témoigne du style Louis XIII. Les décorations superflues sont bannies. La pierre reste apparente et peu sculptée. Cette église date de l'époque de la Contre-Réforme catholique qui encouragea la mise en oeuvre d'une décoration intérieure maniériste ou baroque. Après la révolution, l'église tomba en ruine. Une première restauration eut lieu vers 1825. A partir de 1837, une rénovation complète fut menée. Les travaux les plus importants débutèrent en 1857.

L'église est très bien entretenue et ouverte même les dimanches, en revanche le clocher est un vrai pigeonnier, ce qui complique sérieusement son accès.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Pierre
Siècle de l'édifice: XVIIe-XIXe
Forme du clocher : clocher-porche à flèche
Clocher en péril : non

Photos (14) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (5) :

façade
dédicace
carillon

côté sud
côté nord et chevet

Intérieur (9) :

vue de la nef

transept nord

le choeur et ses vitraux

vue vers l'entrée
transept sud

accès au clocher



Chapelles

Chapelle Notre-Dame de Gourmalon (1873-1909)

L'un des sujets les plus brûlants pour les habitants de Gourmalon, vaste quartier à l'est de la vieille ville, loti au XIXème, lorsque Pornic devient une station balnéaire, est la construction d'une chapelle. En effet, il n'y a pas de passerelle entre Gourmalon et le bourg de Pornic, d'où la grande difficulté pour les villégiateurs de se rendre à l'église.

Le syndicat des propriétaires de Gourmalon crée en 1873, décide d'entreprendre la construction de la chapelle malgré l'opposition du clergé. La chapelle est finalement construite et entièrement financée par les habitants de Gourmalon. Inaugurée le 1er mars 1909, elle n'est donc pas comprise dans l'inventaire des biens confisqués au moment de la séparation de l'Etat et de l'Eglise. Elle reste donc à la charge entière de la paroisse de Pornic. Il ne reste plus qu'à obtenir la nomination d'un desservant mais la paroisse s'y refuse. Face à cette obstination, les résidants de Gourmalon font appel à Rome qui décidera finalement l'ouverture d'un lieu de culte catholique dans cette chapelle.

Cette chapelle est orientée nord-sud. Elle a un clocher-mur au-dessus de sa façade.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Notre-Dame de Gourmalon
Siècle de l'édifice: XIXè
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
chevet de la chapelle

Chapelle de l'ancien hospice (XIXème)

Située tout près de l'église Saint-Gilles, c'est un édifice rectangulaire, peint en blanc, érigé dans le style néo-classique. On y accède par un porche en plein cintre, auquel mène un escalier à pans. Une statue de la Vierge est située dans une niche au-dessus du porche, inscrite dans le fronton saillant, ouvert vers le clocher-mur. L'Hospice date de la fin du règne de Henri IV. Il occupe l'emplacement de l'ancien manoir de Montplaisir qui a appartenu à la famille de Bruc et aux Paynot. Pour l'édification de l'hospice, des dons en argent furent consentis par les familles Le Ray, de Chevigné, Bouyer, Jarnioux, du Tressay. Napoléon Ier alloua à l'hospice une somme de 30 000 francs. Aujourd'hui, il a été délaissé et accueille des locaux administratifs tandis que la chapelle, située à l'extrémité ouest du grand bâtiment, accueille des expositions. Les vitraux ont été réalisés par la maison UZUREAU, de Nantes, en 1902, et sont toujours en place.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'Hôpital
Siècle de l'édifice: XIXè
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos (6) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

la chapelle et l'hospice
façade
chevet

vues intérieures lors d'une expo de peintures russes

Chapelle privée

Chapelle privée de l'Immaculée (XIXè)

Cet édifice rectangulaire, couvert d'un toit à deux pans est construit dans le style néo-roman. Le porche et les fenêtres sont voutées en plein cintre, un clocher-mur est juché au-dessus de la façade. Les soubassement sont en schiste; au-dessus, les murs sont enduits. Les encadrements des baies sont blanchis. Au-dessus du porche une croix pattée, s'inscrivant dans un cercle invisible, est peinte en blanc sur le mur.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'Immaculée
Siècle de l'édifice: XIXè
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Chapelle du centre de vacances Saint-Joseph (fin XIXè-début XXè)

Les frères de l'ordre Saint Jean Baptiste de la Salle ouvrent le juvénat en 1897. La bâtisse accueillera les jeunes religieux se destinant à l'enseignement. Il abrite aussi le lycée chassé de Nantes en 1905, et ce jusqu'en 1920 où il se fixe au Loquidy. Le juvenat ferme, faute d'effectif, en 1974 et devient centre de vacances (Association Saint Michel). Il est toujours habité par quelques religieux retraités.

La ferme Saint Joseph, à proximité, abrite la fontaine où venaient les bretons en pélérinage. Elle est construite en 1903 et fonctionne jusqu'à la fin des années 1980, d'abord pour assurer l'approvisionnement complet du juvénat, autant en légumes qu'en viande, puis en tant que sources de revenus pour les frères, les produits étant vendus. L'actuel propriétaire, Monsieur Pavageau, rachète la ferme en 1996 et débute les travaux pour la transformer en hôtel restaurant. Maintenant, c'est l'Auberge de la Fontaine aux Bretons.


Dernière édition par Admin le Ven 2 Sep - 18:52 (2011); édité 9 fois
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MessagePosté le: Mar 14 Avr - 22:26 (2009)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 14 Avr - 22:56 (2009)    Sujet du message: Pornic (44210) Répondre en citant

Ancien prieuré

Ancien prieuré du Porteau

Anciennes chapelles

Ancienne chapelle de la Madeleine, détruite en 1674. Les lépreux étaient soignés à la léproserie de la Madeleine qui avait sa chapelle, près du Tabier. L'emplacement de la chapelle, tombée en ruines, est marqué maintenant par une simple croix. La pierre d'autel a été transportée dès 1664 dans la chapelle du château voisin du Bois-Macé.

Ancienne chapelle Sainte-Anne, située sur le bord de la vieille route qui arrive à Pornic. On voit les vestiges à l'angle des rues Tartifume et Sainte-Anne. La porte murée de la chapelle transformée en cave se voit encore dans son mur désormais aveugle.

Ancienne chapelle de la Recouvrance, située jadis face au château. Les marins y venaient prier au retour de la pêche. Il n'en reste que la pierre d'autel qui sert de balcon à l'étage d'une maison voisine et la cloche bénie en 1760, donnée au châtelain de La Mossardière. L'hôtel des Postes Saint-Gilles fut construit à son emplacement à la fin du XVIIIème. En 1950, une statue de Notre-Dame de Recouvrance a été placée sur l'esplanade. Cette chapelle disposait d'une lanterne des morts, comme aux Moutiers-en-Retz.

" Recouvrer " serait la déformation de retrouver. C’est le remerciement, adressé à la Vierge Marie, des femmes de marins qui retrouvaient leurs maris, sains et saufs, après une sortie en mer. L’endroit surplombe l’entrée du port de Pornic, et permettait de « guetter » le retour des bateaux. Notre Dame de Recouvrance est donc liée à la protection des hommes en mer. A Brest, pour les mêmes raisons, un quartier se nomme la Recouvrance. En mer, ou en rivière… Sur le parcours de la Loire, on peut y retrouver des cultes similaires, comme à Orléans pour la protection des mariniers.



Ancienne chapelle privée

Ancienne chapelle du Bois-Macé. Du château, il ne reste plus que le porche d'entrée.

Ancienne chapelle de la Mossardière. Le château est fondé au moins au XVIIème. En 1776, un rapport mentionne les chapelles du Bois-Macé et de la Mossardière.


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