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Machecoul (44270)

 
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MessagePosté le: Dim 12 Avr - 01:36 (2009)    Sujet du message: Machecoul (44270) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Honoré (1881), œuvre des architectes Fraboulet et Dussouchay. Elle n'avait à l'origine qu'un clocher et était dédiée à la Trinité. Le nom de la Trinité tire son origine dans le fait que l’ordre des Templiers, fondé en 1121, avait sur son territoire deux maisons et qu’il dut aider financièrement à l’édification de l’ancienne église. Or, cet ordre religieux avait comme fête patronale celle de la Trinité.

En 1596, on y déposa, dans un enfeu, le corps de Charles de Gondy, en attendant son transfert au couvent des Capucins. Ce modeste sanctuaire primitif a été remplacé par un édifice plus important à deux tours. Commencée en 1863, l'église actuelle est achevée en 1881. Dussouchay (aidé de l'abbé Bouron) réalise la nef et le chœur. Fraboulet (aidé de l'abbé Lavigne) réalise les deux clochers : deux flèches octogonales en pierre flanquées de 4 lanternons ajourés. Les clochers abritent cinq cloches dont deux proviennent de l'ancienne église datée du XIIIème siècle et détruite en 1883. De style néogothique, l’église Saint Honoré se compose d’une nef, d’un transept, d’un chœur et de deux chapelles absidiales. Avec son allure de cathédrale, l’ensemble présente une grande unité de style. L’intérieur renferme de nombreuses chapelles latérales. Sur le carrelage, on remarque des cœurs vendéens, qui rappellent les luttes sanglantes sous la Révolution.

Le "Christ en croix" date du XVIIème siècle. En entrant, à gauche de la grande porte, on voit un bénitier ancien qui viendrait de la chapelle du château. Les vitraux datent de 1881. Dans le transept, à gauche, un beau vitrail avec au centre un capucin et une calvairienne, et, de chaque côté, des dames en costumes du pays. Dans la sacristie, il a été conservé une boiserie sculptée provenant de l'ancienne église : elle représente des personnages du XIVème siècle et cette boiserie de 0m15 de haut est placée en guise de frise dans la sacristie.

Des travaux de ravalement ont lieu en ce moment sur le transept et le mur sud de la nef. La prochaine phase est le clocher, normalement fini et ravalé avant 2011. Le ravalement a commencé en 1997 avec le chevet et les sacristies sud. Il faut dire qu'à cause de l'orientation inversée de l'église, la façade se trouvant à l'est, le transept de droite (les indications se font en étant dans l'église, dos au porche, et regardant l'autel), normalement au sud, est au nord, et le transept de gauche est au sud au lieu d'être au nord.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Honoré
Siècle de l'édifice: XIXè
Forme des 2 clochers : clocher-porche de type kreisker
Clocher en péril : non

Photos (16) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4) :

façade à l'est
coté sud
coté nord
chevet à l'est

Intérieur (12) :

vue de la nef vers l'entrée
verrière de la tribune

transept sud (de gauche)
verrière du transept
chapelle absidiale gauche

verrière du transept nord (de droite)
vue du transept sud
cuve des fonts baptismaux

norgue et abside centrale

vitraux de l'abside centrale


Chapelles

Chapelle du cimetière (XIXè)

Cette chapelle en pierres de pays est constituée d'un sanctuaire surmontant une sorte de crypte. On accède au porche par un escalier. L'abside est à 3 pans, et l'édifice est éclairé par deux baies en plein cintre, à raison d'une de chaque coté. En façade, un oculus surmonte le porche. Une croix de pierre domine la façade.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du cimetière
Siècle de l'édifice: XIXè
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

chapelle du cimetière
façade

vue de la crypte
sarcophages mérovingiens en pierre monobloc, VIè-VIIè

Chapelle funéraire des soeurs du Calvaire (XIXè), située en face de la chapelle du cimetière. C'est un petit édifice carré couvert de tuiles, aux murs aveugles. Juste en-dessous de l'autel se trouve la tombe de M. Alexandre Tolle, prêtre de Machecoul décédé à 49 ans le 20 novembre 1846, saint homme et protecteur des pauvres sa vie durant.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : funéraire des soeurs du Calvaire
Siècle de l'édifice: XIXè
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
vue de la chapelle

tombes des soeurs
sépulture de M. TOLLE
autel

Chapelle de l'Hôpital (1780)

Cette chapelle, orientée du nord au sud, se trouve au milieu du bâtiment en U de l'hôpital. Elle sert actuellement de salle de réunion, la sacristie étant à peu près intacte, si ce n'est son parquet délabré. La porte de gauche au fond de la chapelle est factice : de l'autre coté se trouve un placard sur lequel débouche la sacritie. L'abside est à pans et la baie centrale en a été bouchée. Un clocher à pavillon coiffe le toit à 4 pans de la chapelle.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'Hôpital
Siècle de l'édifice: XVIIIè
Forme du clocher : pavillon
Clocher en péril : non

Photos (7) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
vues du chevet

vues de la chapelle

sacristie


Abbayes et couvents

Couvent du Calvaire

Antoinette d'Orléans, fondatrice de l'Ordre du Calvaire, est née en 1572, et avait épousé à Paris en 1588 Charles de Gondy, marquis de Belle-Ile. De leur union était né Henri de Gondy de Retz qui eut pour héritière Catherine, et celle-ci épousa son cousin Pierre de Gondy. De leur union, naîtra Marie Catherine Antoinette qui sera religieuse en 1667 sous le nom de soeur Antoinette de Sainte-Scholastique. L'acte de fondation du couvent fut définitif en 1673 et signé au château de Princé. La soeur Marie Catherine Antoinette de Scholastique fut d'abord Sous-prieure puis Prieure du couvent. Pierre de Gondy mourut le 20 avril 1676, âgé de 74 ans, et fut inhumé dans le caveau des sires de Retz en l'église de la Trinité de Machecoul. Son épouse décéda l'année suivante. Leurs coeurs furent enfermés dans une urne de bronze et mis en la chapelle du couvent du Calvaire : ils furent déposés avec leurs armoiries à côté de la porte de la sacristie, du côté de l'évangile; ils furent redécouverts en 1880 et sont visibles aujourd'hui aux visteurs, dans la chapelle. En 1677, alors qu'elle avait 30 ans, Marie Antoinette de Scholastique quitta Machecoul pour aller à Paris comme Supérieure du Calvaire du Marais. En 1686, elle fut élue Supérieure générale de l'ordre. Elle mourut au Calvaire de Saint-Germain, le 31 juillet 1716, à l'âge de 68 ans et après 49 années de profession. Onze soeurs reçurent la sépulture de 1776 à 1785. On compte de 1736 à 1785, une trentaine de prises d'habit. Parmi elles, les demoiselles Lemaître, Vrignaud, Fradet, Dorion, Duclaudy, Charette, Poisson, Lemeignen, Reliquet, Gigault, ... toutes la région. Les aumôniers du couvent furent : Pierre Bernard, Ailliot, Talonnet, Brelet, Fournier, Phelippes de Beauregard, Eseeau.

Au moment de la Révolution, le Calvaire qui comprenait la maison, la chapelle, le cloître, le noviciat, la pharmacie, les jardins, fut estimé 58 000 livres, et l'effectif de la communauté était de 12 dames de choeur et 7 soeurs converses. Le 12 octobre 1792, l'Administration du district s'installa au Calvaire. L'acquéreur de ce bien national fut Jean Guilbaud, négociant, demeurant à Nantes, qui revendit l'ensemble peu après à Jean Joseph Esprit Musset, ancien curé constitutionnel de La Chevrolière, demeurant à Machecoul. Musset s'étant marié, c'est son gendre Bouhier qui hérite du Calvaire et y établira un commerce de ferronnerie. A signaler que c'est dans la prairie du Couvent que le 3 avril 1793, un bon nombre de patriotes furent tués par groupe de dix. On relève parmi les massacrés de mars-avril 1793, des Cailleteau, Fleury, Garreau, Charruau, Gry, Jaubert et Gaschignard. En 1824, une religieuse de l'ordre du Calvaire, proposa de rétablir l'ancienne communauté en rachetant les bâtiments à la famille Bouhier en 1828. La chapelle fut restaurée dès 1829-1830. En 1831, on comptait 17 religieuses (dont huit religieuses venues de Landerneau) et 2 novices. En 1840, on comptait 31 religieuses, 11 novices et 4 postulantes. En 1911, le Préfet de Nantes écrit : "Les soeur de N. D. du Calvaire de Machecoul, sont au nombre de 24. Elles occupent dans ce chef-lieu de canton, une vaste propriété, avec jardins potagers et un petit cimetière. Une chapelle est ouverte au public, dans laquelle chaque dimanche, un vicaire vient dire la messe. Ces religieuses vivent cloîtrées, hormis deux soeurs tourières, et se consacrent uniquement à la vie contemplative : elles ne rendent pas de service à la population de Machecoul et ne s'occupent d'aucune oeuvre de bienfaisance". Il y eut dissolution de la communauté et la commune de Machecoul acquit le couvent, qui fut transformé ensuite en Maison de repos puis en Hôpital de jour, l'Hôpital se trouvant trois rues plus loin.. En juin 1958, les quinze moniales restantes quittent le couvent de Machecoul pour aller à Landerneau.

Le confessionnal, œuvre de l'abbé Roger (aumônier du monastère), date du XIXème siècle (vers 1840). Deux oratoires du XVIIIème siècle sont situés dans le jardin des Calvairiennes. La chapelle est un édifice rectangulaire, couvert d'un toit à 4 pans. Une grande porte en bois, peinte en rouge, y donne accès. Elle est surmontée d'une niche dans laquelle se trouve un crucifix. De part et d'autre sont ménagées deux baies en plein cintre, garnies de vitraux. Le porche et les baies sont soulignées par un encadrement bicolore, constitué de blocs de tuffeau et de schiste ardoisier alternés. Une grande croix en fer forgé est placée au faîte du toit. Une aile à angle droit est accolée à gauche : elle était réservée aux soeurs qui vivaient cloîtrées. La chapelle se prolonge assez loin, le clocher à pavillon étant situé au-dessus d'une autre façade : celle de la chapelle de l'hôpital. C'est en fait un ajout à la chapelle fait à la fin du XIXème. Ce coté de la chapelle, de même que la chapelle des soeurs n'est pas accessible depuis la chapelle et ne se visite pas.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : du Calvaire
Siècle de l'édifice: XVIIè-XIXè
Forme du clocher : flèche
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du Calvaire
Siècle de l'édifice: XIXè
Forme du clocher : pavillon
Clocher en péril : non

Photos (12) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (7) :

façade de la chapelle
chapelle des soeurs, aujourd'hui inaccessible

bâtiment du couvent

chapelle et cour intérieure du couvent

façade de la chapelle ajoutée au XIXè
jonction entre la chapelle du Calvaire (à gauche) et celle du XIXè


Prieuré de Quinquenavant

Il s'agit d'un ancien prieuré datant de la fin du XIème siècle et dépendant de l'abbaye de Nieul-sur-l'Autize (en Poitou), fondée vers 1008. Ce prieuré était placé sous le vocable de Marie-Madeleine. Le chœur et la crypte datent du XIIème siècle. La nef de la chapelle, à travée unique, date du XIIIème siècle. Le choeur, à chevet circulaire, bordé de contreforts plats comporte deux rangées d'étroites meurtrières et la rangée inférieure, au ras du sol, éclaire une crypte. La nef, presque carrée, sans ouverture, a perdu une travée lors de la réfection qui a ajouté les deux contreforts obliques à la nouvelle façade. La nef est séparée du choeur très surélevé par le mur antérieur de la crypte. Une porte existait, actuellement cachée par le remblai, qui permettait d'accéder à la crypte par un escalier de pierre. Pour passer dans le choeur, il faut monter l'escalier latéral qui permet d'admirer les voûtes romanes.
Un aveu du 30 octobre 1736 nous donne, en ces termes, la constitution du prieuré: « Le lieu de Quincquenavant, consistant en logement de métayer, chapelle, toit et grange, ruages et jardins, sittuées en cette paroisse, contenant environ 3 journaux, tenant d'un bout à chemin qui conduit dudit lieu à Machecoul, d'autre à la pièce de la Gangnerie cy-après et des deux costés aussy à deux chemins qui conduisent dudit lieu de Quincquenavant en cette ville ». Le 10 décembre 1749 fut adjugé, après rapport d'experts, le marché des réparations (carrelage et maçonnerie) de la chapelle. Joseph- Français Leloup de la Biliais, recteur de Blain, fut nommé prieur de Quinquenavant en 1758.

Type d'Edifice: Prieuré
Nom de l'Edifice : de Quinquennavant
Siècle de l'édifice: XIè-XIIè-XVIIIè
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Sainte-Marie-Madeleine de Quinquennavant
Siècle de l'édifice: XIè-XIIè-XVIIIè
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non


Chapelle privée

Chapelle privée du château de la Clartière. Orientée d'ouest en est, elle est située à l'écart de ce château qui se trouve à 500 m au nord de Machecoul, sur la route de Pornic.


Dernière édition par Admin le Lun 4 Mai - 05:08 (2009); édité 14 fois
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MessagePosté le: Dim 12 Avr - 01:36 (2009)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 14 Avr - 22:17 (2009)    Sujet du message: Machecoul (44270) Répondre en citant

Ancienne église

Ancienne église Sainte-Croix. Le premier édifice du X-XIème siècle sera remplacé au XVème siècle par un autre, plus important, dont on peut voir les restes. Il s'agit, à l'origine, d'un bel édifice, dont la façade s'ouvrait sur la rue par deux grandes portes. Le chevet plat, le mieux conservé, présente dans ses contreforts des fragments de sarcophages. Choeur et nef était séparés par un jubé monumental surmonté d'un grand Christ. Deux autels principaux, placés de part et d'autre du jubé, étaient dédiés l'un à Sainte Anne, l'autre à Saint Roch et Sébastien. Le sol était dallé de larges pierres, la voûte en bois. Dans les deux bas-côtés étaient répartis d'autres autels. Les seigneurs voisins de la Clartière avaient leur chapelle Saint-Jean dans le bas-côté gauche, entouré d'une balustrade en bois. Dans l'église, il y avait deux "litres" portant l'une les armoiries des ducs de Retz, l'autre celles des seigneurs de La Clartière qui furent les Thébaud, Grimaud, Giffart, Bastelard et Montaudouin. Dans un placard fermé étaient conservées deux croix contenant des parcelles de la Vraie Croix, que l'on portait solennellement aux processions. Le contour des quatre murs est conservé : la grande porte était du côté de la route.

Il faut dire qu'à l'origine, Machecoul s'appellait Oppidum Santa Crucis, c'est à dire Place forte de la Sainte-Croix. Les machicoulis de son château ont donné son nom actuel.


Anciens prieurés et abbayes

Ancienne abbaye de la Chaume

Au VIème siècle, Saint-Philbert (ou Philibert) fonde un premier monastère à Noirmoutier, appelé l'île d'Her. Peu après, l'évêque de Poitiers lui donne l'ancien établissement d'Anpennun pour y mettre d'autres moines. A la même époque, il y avait déjà une communauté religieuse importante à La Chaume, près de Machecoul.

En 1055, Harscoët, seigneur de Sainte-Croix, permet à l'abbaye Saint-Sauveur-de-Redon d'installer sur ses terres un prieuré qui remplace un sanctuaire dédié à la Vierge et fondé par les disciples de Saint-Philibert (ou Saint-Philbert) vers la fin du VIIème siècle. Les moines y trouvent deux chapelles, l'antique Notre-Dame de Pitié et la chapelle Saint-Jean. Auparavant ces deux édifices étaient desservis chacun par un chapelain. Ces chapelains cèdent la place à 4 religieux conduits par leur prieur Justin, qui commence la construction d'un prieuré. Ce prieuré est transformé en abbaye vers 1092 et près de l'église est construit un cloître roman. Vers 1055, les moines aménagèrent les marais en construisant des digues, d'îles en îles (îles St Michel, St Denis, Gaudin, Chauvet).

Au XVème siècle, on construit une nouvelle église à trois nefs qualifiée de très belle et décorée de peinture à l'huile sur lambris. Les dimensions relevés du plan du XVIIè sont de 24m de large pour 36-37m de long. A l'entrée se trouvait le narthex, vestibule avec au dessus une tribune ; puis, la nef qui comportait deux ailes de nefs ou collatéraux. Elle avait un autel Saint-André et un autre dédié à Saint-Emerance. Le clocher n'avait qu'une cloche. Le cloître était dans le style roman et Ogée dit qu'il fut bâti en 1063 et refait au XVIIème siècle. Le cloître roman est conservé, mais les bâtiments abbatiaux sont réparés et augmentés. Il y a alors un pigeonnier, qui existe toujours, un étang, deux jardins, une cour d'honneur et une cour intérieure. Mais par manque de revenus, les religieux quittent La Chaume en 1767 pour Vertou. Vendu comme bien national à la Révolution, le domaine de la Chaume sert de carrière de pierres. Le pigeonnier date du XVIIIème siècle. Le cartulaire de Redon nous donne les noms des prieurs, en voici quelques-uns : Justin, Glémarach, Nicolas de Tréal, Taillefer, André de Lorme, Jacques de La Porte, Pierre de Gondy, Henri de Gondy, Jean-François de Gondy, Paul de Gondy, Guy de Lopriac, Turpin de Crissé, Julien Meslé de Grandclos. Paul de Gondy fut célèbre sous le nom de cardinal de Retz. Celui-ci gratifia l'abbaye de mille écus et fit construire neuf chambre et un réfectoire.

Après 1725, le nombre des moines tomba de neuf à trois et ces derniers trouvèrent refuge au prieuré Saint-Martin de Vertou. Le domaine, proche de l'abbaye, fut acheté nationalement par un armateur nantais, Guillaume Paimparay, mais en 1802, il donna les pierres de la chapelle pour reconstruire l'église de Fresnay. D'autres dépendances furent acquises par les familles Lamaignère, Pailler, Rucher-Bazelais. Par la suite le couvent passa aux mains des abbés Blanchard, directeurs du collège de Machecoul. On ne sait pas ce que devinrent les reliques de Saint André et celle de la Vraie Croix, ni ce qu'il advint d'une croix processionnelle avec bâton d'argent, qu'on avait fait venir de Paris.

Sous le sol de l'actuelle chapelle du cimetière, transformée en ossuaire, que l'on voit encore dans un angle du vieux cimetière, on a rencontré en faisant des travaux les fondations de la première chapelle avec des restes de carrelage (elle était plus petite encore). En 1856, on a découvert autour d'elle une importante nécropole mérovingienne avec de nombreux sarcophages en calcaire coquiller ou en tuffeau (trois d'entre eux subsistent et sont dressés le long du mur près de la chapelle). En dehors de l'enceinte du cimetière, on a trouvé d'autres sarcophages, dans le jardin de l'abbaye et à l'emplacement de la deuxième chapelle. Ces derniers tombeaux avaient été réemployés par les moines pour inhumer leurs abbés et sur l'un deux un grand couvercle portait en relief ces larges bandes que l'on rencontre sur les tombes mérovingiennes. Peu de temps après, le Frère Traséas, directeur d'école à Machecoul, entreprit des fouilles sur l'emplacement de la chapelle du monastère appelée chapelle Saint-Jean, qui était en ruines et découvrit toute une série de sarcophages, soit en calcaire, soit en argile simplement pétrie. Chacun contenait un ou plusieurs squelettes. Les moines avaient inhumé leurs abbés dans les sarcophages anciens qu'ils avaient trouvés sur place lors de la construction de l'église. Toutes ces tombes orientées tête à l'Ouest possédaient un couvercle bombé sans inscription. Sur l'un des couvercles, on trouve deux colonnettes grossièrement sculptées réunies par un fronton en partie brisé. En 1892, l'abbé Gendre, vicaire de Machecoul reprend les fouilles à l'emplacement de la nef et découvre, lui aussi, des sarcophages, tous en calcaire, sauf un, formé de larges dalles d'ardoise.

L'enclos de l'abbaye s'étend sur environ 8100m². Les bâtiments étaient pour la plupart situés dans la partie Nord-Est sur environ 1/4 de la surface globale. Le pigeonnier (la tour) daterait du XVè siècle, date de la fin de l'occupation par les moines. Il était situé dans le champ à l'Est, vers le cimetière. Par contre, il y avait un four à pain attenant aux cuisines. Le pigeonnier, ou fuie ou colombier, est un élément démonstratif du pouvoir seigneurial en termes de pêche et de chasse. On y compte environ 640 boulins (nichoirs). Le sommet était ouvert pour l'envol des pigeons et à l'intérieur, il y avait un poteau central sur lequel une échelle était installée. Celle-ci pouvait tourner pour récupérer les œufs et surveiller les nichées. L'échelle a été récemment reconstruite, et l'on a pris modèle sur la fuie de La Rivière Neuve, une ferme appartenant à un page de Gilles de Rais. Cette fuie de 340 boulins, datant du début du XVIIIème, possède une échelle tournante reconstruite voilà 8 ans par le propriétaire, passionné et bricoleur. Un jardin suggestif réalisé en 2005 met en valeur les vestiges de l'abbaye.

Photos des vestiges de l'abbaye (14) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

plans et panneaux explicatifs

enclos depuis le sud et l'est

mur sud et fuie

fuie
intérieur de celle-ci

mur est vestiges de l'église et autel

Ancien couvent des Capucins (XVIIème siècle), situé au n° 14 rue des Capucins et fondé en 1600 par Antoinette d'Orléans-Longueville, veuve de Charles de Gondi. A l'origine, la décision de création fut prise pour établir le tombeau de Charles de Gondy, tué en l'an 1596 à la prise du Mont-Saint-Michel. Son corps fut ramené à Machecoul et déposé provisoirement en un enfeu de l'église de la Trinité, en attendant le transfert dans le couvent des capucins à créer. L'édifice n'est occupé qu'à partir de 1616 et jusqu'en 1791, par des capucins. En 1774, on note la mort du père-syndic des capucins, François Réal des Perrières, né à Mâcon en 1702 et mort à Machecoul le 18 février 1774. Lors de la Révolution, un inventaire fut dressé par les autorités (Laheu, Gry, Charruau, Gaschignard, Caviézel, Marchais), mais il n'y eut pas d'acquéreurs du couvent, qui fut loué pour 6 ans au sieur Gaudin pour la somme de 70 livres. Il fût envoyé à l'Hôtel des Monnaies, à Nantes, un calice d'argent avec sa patène et deux petites cloches. Le couvent servit un moment de caserne pour la troupe cantonnée à Machecoul. Plus tard, on y installa le collège dirigé par les deux frères Blanchard, abbés. Cela dura jusqu'en 1870. Ce collège forma de nombreux prêtres et mêmes des évêques tels que Mgr Fortineau (évêque de Madagascar), Mgr Blois (évêque de Mandchourie), Mgr Genetet (évêque d'Haiti).

Ancien prieuré Saint-Martin, situé au Bourg-Saint-Martin, à 2 km à l'est de Machecoul, fondé sans doute par saint Martin du Vertou. Il dépendit ensuite de Marmoutier.

Ancien prieuré de Saint-Denis, îlot rocheux dans le marais, dont il ne reste que le puits.

Ancien prieuré de Saint-Michel-en-Lisle, situé à 2 km au sud-ouest de la ville. Fondé par les sires de Retz, il était sous la dépendance de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon. La chapelle, de grande dimension à l'origine, avait été réduite de moitié lors des rénovations faites au XVIIème siècle. Comme souvenirs, il en reste deux bénitiers ronds en calcaire et deux statues de bois peint représentant Saint Michel et Saint Louis, oeuvres du XVème siècle, mais très mutilées.

Ancien prieuré de l'hospice Saint-Nicolas (1780). Une institution de soins existe à Machecoul dès le XIIIème siècle. Une aumônerie, appelée Saint-Nicolas, est signalée dans les écrits en 1674. En 1777, cet établissement devient un hospice et les religieuses de la Sagesse de Saint-Laurent-sur-Sèvre le dirigent de 1780 à 1793.

Ancien prieuré Saint-Lazare. La foire de la Saint-Marc, une des cinq de la ville, s'y tenait. Le prieur de Saint-Lazare partageait les redevances de "coustume et minage, mesurage et aulnage, bouteillage de quatre pots de vin par pipe, etc" pour cette foire. En revanche à ce dernier religieux incombait un devoir particulier vis à-vis du sire de Machecoul à l'occasion de cette foire : « Ledit prieur de Saint-Lazare est tenu venir au chasteau de Machecoul la veille de ladite foire de Saint-Marc, pour savoir si le seigneur ou son représentant désire aller à l'ouverture d'icelle foire, laquelle se doibt faire ledit jour sur le soir par les officiers de Machecoul ; et doibt ledit prieur audit seigneur et à ses officiers la collation de deux pots de vin du meilleur qui se pourra trouver et qui ne soit poussé, fusté ni aigre, deux pains de deux sols pièce, avec la serviette, une poutre pour l'oiseau dudit seigneur et de la paille fraische pour ses chiens ; et le jour de la dite foire, aussy vers le soir et lors de la closture d'icelle, doibt pareilles choses ; comme aussi est obligé ledit prieur, le matin dudit jour, de dire la messe audit seigneur en la chapelle dudit lieu de Saint-Lazare et ensuite luy donner à disner et à six personnes de sa compagnie, et, en son absence, à ceux qui le représentent jusqu'au nombre de six »

Ancien prieuré Saint-Philibert de Machecoul, dit Prieuré Saint-Blaise. (XIè)

A la fin du XIème siècle que Gestin II de Rays donna à Pierre, abbé de Tournus une terre à Machecoul même pour y fonder une obédience. Telle est l'origine du prieuré Saint-Philbert de Machecoul appelé depuis Saint-Blaise. Plus tard un seigneur de Machecoul concéda une belle prairie au prieur de Saint-Blaise sous l'unique obligation de lui fournir chaque année un paquet de joncs verts à l'Ascension et un autre à la Pentecôte ; mais ce qu'il faut voir ce sont les conditions du transport de ces deux bottes de jonc : « Est dû audit seigneur (de Machecoul) par le prieur du prieuré de Saint-Blaise, sur un pré appelé le Pré-aux-Bittes, deux foncées ou deux faix de joncs verts, sçavoir l'un au jour de l'Ascension et l'autre au jour de la Pentecoste, qui doibvent estre rendues au chasteau de Machecoul et portées sur un asne ferré des quatre pieds tout à neuf, mené et conduit par quatre hommes ayant chacun une paire de souliers neufs à simple et première semelle, et estant l'un à la teste, l'autre à la queue, et les deux autres aux deux costés pour tenir les dites joncées ; et où ledit asne viendroit à tomber, fianter ou pe..er sur les ponts, en la cour et autre lieu dudit chasteau ledit prieur doit l'amende de 60 sols et 1 denier monnoie ; laquelle amende est pareillement due par chacun homme qui n'auroit des souliers à simple semelle, et mesme par chacun clou qui defaudroit en la ferrure dudit asne. Et sont lesdites joncées dues à chacun desdits termes, avant le dernier son de la grande messe parochiale de l'église de la Trinité de Machecoul » (Déclarations de Machecoul, en 1674 et 1679). Cette cérémonie de l'âne et de la jonchée était si populaire et semblait si réjouissante, que le baron de Retz ayant afféagé son grand four à ban de Machecoul, n'imposa aux tenanciers d'autre obligation qu'une rente annuelle de 12 livres et le devoir de la jonchée à l'Ascension et à, la Pentecôte, à la même heure et dans les mêmes conditions que le faisait déjà le prieur de Saint-Blaise (Déclarations de Machecoul, en 1674 et 1679). « Ainsi il y eut depuis lors une sorte de concours entre l'âne du Pré-aux-Bittes et celui du four à ban ; et je laisse à penser la joie de la foule escortant à rangs pressés les deux quadrupèdes, pour voir lequel s'acquitterait le plus proprement de son rôle », dit De la Borderie dans les Annuaire de Bretagne de 1861, à la page 190.

Ancien prieuré Saint-Pierre de Cahouet. Dépendant des bénédictins, il était sis dans la paroisse de la Trinité.



Anciennes chapelles

Ancienne chapelle des Dons (encore appelée Dindon), construite à une époque inconnue à la suite d'un don dont on ignore l'auteur ;

Ancienne chapelle de Hucheloup. On y voit encore un vieux bâtiment à un étage, avec un escalier extérieur et une porte arrondie au rez-de-chaussée. La chapelle devait se trouver enclose entre les vieux murs de cet édifice.

Ancienne chapelle de la Vierge, située dans l'enceinte du château de Machecoul. Celle-ci était ouverte au peuple. Le baptistère de l'église actuelle de Machecoul en vient.

Ce château, édifié au XIIIème par les familles Chabot et Laval, remplace un édifice primitif érigé à la fin du XIème siècle en bordure du Falleron. L'architecture du château semble montrer, à la base, des vestiges de la construction du XI-XIIème siècle et les parties hautes ont été refaites à la fin du XIVème siècle. Il s'agit d'une forteresse carrée entourée de douves avec six tours crénelées et un donjon. Ce château connut bien des drames et des vicissitudes. C'est là notamment que Gilles de Rais (Gilles de Retz) aurait fait périr, selon les actes de son procès, une partie de ses jeunes victimes et qu'il y brûla, dans la cheminée de sa propre chambre, le corps d'un jeune brestois, Bernard La Camus, assassiné à Bourgneuf. C'est devant le pont-levis, aujourd'hui disparu, qu'il se rendit à première sommation au capitaine Jean Labé, envoyé par Jean V de Bretagne pour l'arrêter et le faire comparaître, le 13 septembre 1440. En 1680, un document cité par Verger, montrait encore "une enceinte carrée de cent vingt mètres de développement, six tours à crénaux et les fondations de trois grosses contre-tours à plate-forme, le tout avec donjon, herse et pont-levis". La ville de Machecoul elle-même était "close et fermée de murailles et fossés" qui laissaient hors-les-murs, les trois faubourgs de Sainte-Croix, Bourg-Mignon et Bourg-Saint-Martin.

Ancien oratoire du château (XIIIè). Il a disparu à la Révolution ou dans le courant du XIXème, quant le château servit de carrière de pierres. La fenêtre de style gothique que l'on voit sur l'une des tours donnait sur la chapelle de Marie-Antoinette De Gondi au XVIè siècle. Cette chapelle, qui est en fait l'oratoire privé du château, conserve une voûte ornée de blasons et est désormais inaccessible.
ATTENTION : L’intérieur du château ne se visite pas en raison des dangers émanant des possibles chutes de pierres mais également parce qu’il est situé sur un domaine privé.

Ancienne chapelle du collège (XIXè)

C'était un édifice rectangulaire possèdant un porche inscrit dans une ouverture inspiré du style roman. Les murs étaient enduits tandis que les encadrements étaient réalisés en tuffeau. Il n'y avait pas de clocher. Le collège situé à l'emplacement de l'ancien couvent des Capucins, fondé en 1600 (voir plus bas). Le chevet de la collège est plat. Le choeur était accollé à la nef et était un peu moins large. Dans les années 1990, la voûte s'est effondrée et la chapelle a été remplacée par un bâtiment abritant aujourd'hui les services administratifs et des classes.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:14 (2017)    Sujet du message: Machecoul (44270)

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