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Mesquer (44420)

 
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MessagePosté le: Ven 13 Mar - 23:37 (2009)    Sujet du message: Mesquer (44420) Répondre en citant

Eglise

Eglise Notre-Dame de l'Assomption (1892), œuvre de René Ménard. Cette église remplace un édifice roman détruit en 1892-1900. L'édifice du XIIème siècle, bas et trapu, se remarquait jadis d'assez loin par son haut clocher carré, planté sur la croisée du transept. On pose la première pierre de la nouvelle construction le 21 août 1892. Ouverte au culte en 1894, l'église attendra quarante ans son clocher qu'une institutrice, Mlle Héloïse PROVOST lui offrira par testament. C'est un clocher-porche en pierres, coiffé d'une flèche octogonale d'ardoises, bénit le 27.01.1933 par le Chanoine Richeux, comme le rappelle une plaque apposée dessous. Le chevet, à trois pans, est accolé au bout plat de la nef, plus bas que celle-ci. Suivant la pente, la sacristie est accollée au coté droit de l'église, orientée nord-sud et située au-dessus du bourg.

Le bateau ex-voto Saint-Joseph date du XIXème siècle, tout comme les stalles. A gauche se trouve un ex-voto plus rare, un hydravion qui avait été construit à Saint-Nazaire. De ce coté aussi se trouve une statue en granit de la Vierge, sur laquelle le jour traversant les vitraux à carreaux rouges et jaunes jette un éclat joyeux. Enfin, au-dessus du porche, un vitrail, don du capitaine GUYODO, fait par le vitrailler Razin en 1934, tient lieu de tympan. Il représente la légende de la chapelle Saint-Mars de Merquel, avec le sauvetage d'un navire en perdition par la Vierge.

Photos de l'ancienne et de la nouvelle églises, du bourg et de la chapelle de Merquel : http://pagesperso-orange.fr/tourismemesquer/fil_du_temps/mesquer/page2.html et http://mieliam.perso.infonie.fr/Bourgi.htm

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Notre-Dame de l'Assomption
Siécle de l'édifice: XIXè
Forme du clocher : clocher-porche à flèche
Clocher en péril : non

Photos (12) : (ce sont des photos personnelles, cliquez sur les images pour les agrandir)

Extérieur (3) :

façade et clocher
église depuis le sud

Intérieur (9) :

vue de la nef vers l'autel
plaque sous le clocher
vitrail du clocher-porche

avion ex-voto
bateau ex-voto (19e)

choeur
la Vierge en lumière

la nef depuis l'autel
vue de la tribune

Chapelles

Chapelle Notre-Dame-de-Merquel. Le terme Merquel est une déformation d'un mot qui signifiait " monastère ". Premier lieu de culte mesquérais au XIe siècle, la chapelle du prieuré de Merquel fut dédiée à saint Gildas et dépendant de l'abbaye de St Gildas de Rhuys dans le Morbihan. Cependant, dans la rivalité qui opposa les Francs et les Bretons et dans la lutte des évêques de Nantes pour étendre leur juridiction jusqu'à la Vilaine, il n'est pas étonnant que pour contrebalancer l'influence bretonne, on ait implanté, tout près du couvent, un édifice religieux en l'honneur d'un saint français, en l'occurrence saint Mars.

Saint Mars n'est pas l'évangéliste Marc ni l'ermite Marse. Il s'agit du nom contracté du grand thaumaturge du nord de la France, saint Médard, évêque de Beauvais, Noyon et Senlis, invoqué sous ce vocable à travers le diocèse de Nantes : Saint-Mars la Jaille, Saint-Mars de Coutais, Saint-Mars du Désert...

Les Mesquérais eurent-ils une dévotion particulière à l'apôtre des Flandres qui affrontait la pluie protégé par le pennage d'un aigle ? ... Les paysans et les paludiers savaient quelle calamité pouvait devenir une saison pluvieuse commencée le 8 juin avec la fête du saint : " S'il pleut à la Saint-Médard, il pleut quarante jours plus tard... "Pour se mettre sous sa protection, ils entretinrent, à travers les siècles, sa chapelle, le plus ancien monument religieux de la presqu'île, rasé par les Allemands en 1944 car il genait le tir depuis leurs blockaus (une tourelle de char à coté de la chapelle et une batterie double sur la pointe, aménagée en belvedère pour partie et délaissée pour l'autre).

Dans le sanctuaire reconstruit à l'identique par l'architecte Ménard en 1949 et peint à fresque par l'artiste Jean Bouchaud, la dévotion du saint est perpétuée par une statue moderne, œuvre du sculpteur Jean Fréour, mais l'édifice est aujourd'hui placé sous le patronage de la Sainte Vierge. Elle supplanta le vieil évêque lorsque les marins de Mesquer, il y a plus de deux cents ans, voulurent invoquer Notre-Dame du Port, Un pardon local illustra longtemps cette vénération; c'était " la Procession de Pen Bé ", le 8 septembre. Elle partait de l'église paroissiale Notre-Dame la Blanche et s'en allait, par le Lany, Quimiac et Kerdandec, jusqu'à Merquel. Sur la rive nord du Traict de Mesquer, la paroisse d'Assérac se rendait le même jour à la chapelle Notre-Dame de Pen-Bé. D'une pointe à l'autre, les deux processions se saluaient, toutes bannières déployées et c'est pourquoi " la réunion pieuse avait pris le nom de la Pen Bé "

La statue de Notre Dame de Merquel (XVIIIe), sauvée de la destruction, orne toujours le sanctuaire. Décoré de fresques par le chanoine Bouchaud, le chœur présente une litanie d'enfants de chœur et de religieux autour du Christ en croix, vignes et épis de blés complètent ce riche décor. Une maquette ex-voto placée lors de la reconstruction de la chapelle rappelle la vocation maritime du petit sanctuaire. A noter au chevet du chœur sur l'extérieur, une originale statue de la Vierge, étoile de la mer (stella maris), bénissant les matelots et leur famille.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Notre-Dame de Merquel
Siécle de l'édifice: XXè sur fondations du XIème
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez sur les images pour les agrandir)

façade et coté sud
chevet
façade et coté nord

la batterie, legs de l'Occuppant
la baie et le port de Merquel

Chapelle Saint-Louis, à Quimiac (1957).

Le style moderne et épuré de cette chapelle s'explique assez aisément par l'époque de sa construction. L'abbé Paul Mercier, dont la charge curiale s'étendit de 1950 à 1977, en fut le fondateur, associé à M. Jean Gréaume, une des personnalités de la petite station familiale de Quimiac.

Dans les années 1950-1960, l'Eglise catholique connaît un besoin de s'ouvrir au monde. Cette ouverture sera concrétisée par le concile Vatican II (1962-1965) prononçant l'aggiornamento de l'Eglise.
Dans cette chapelle, on peut distinguer concrètement les traces de cette actualisation du culte: autel permettant de célébrer la messe face aux fidèles, style épuré de la décoration et des vitraux sont caractéristiques de cette époque de souffle nouveau sur l'Eglise.

Cette rare chapelle contemporaine se signale dans le paysage par son haut campanile et la statue de St Louis placée en façade,œuvre du sculpteur Jean Fréour. Les vitraux colorés du chœur forment un véritable rideau de lumière et complètent cette œuvre moderne aux lignes épurées. Le tabernacle fait également l'objet d'un traitement minimaliste sous la forme d'une urne métallique surmontée d'une fleur de lys. On peut admirer à l'intérieur une Vierge à l'Enfant (1956), œuvre de Jean Fréour, ainsi qu'un Christ en croix, datant du XVIIe siècle. Une plaque commémorative rappelle l'action de l'abbé Mercier pour l'érection de cette chapelle.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Louis
Siécle de l'édifice: XXè
Forme du clocher : tour à pavillon
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez sur les images pour les agrandir)

façade et clocher
vue de la chapelle

Ancien prieuré

Ancien prieuré Notre-Dame, situé dans la presqu'île de Merquelle (au nord du bourg de Mesquer) et aujourd'hui disparu. L'église paroissiale est primitivement le centre d'un prieuré dépendant de l'abbaye Saint-Gildas-de-Rhuys (la cure est alors unie au prieuré). Le prieur de Mesquer réside longtemps dans son bénéfice. Quand il doit se retirer pour rentrer au monastère, il est remplacé par un prêtre séculier dans la paroisse. Plus tard, le prieuré lui-même tombe en commende, et l'abbaye de Rhuys perd tous ses droits dans la localité. Ce prieuré possède une maison principale au village de Quimiac, et de nombreuses propriétés dans le reste de la paroisse. Un inventaire de 1760 et un registre du présidial de Vannes, B. 1381, nous fournissent quelques renseignements. On trouve notamment : "- le 10 janvier 1573, un accensement de huit journaux et demi de terre à Mesquer, fait par le prieur, à la condition de payer la dîme à la troisième gerbe ; - le 4 février 1576, une sentence du lieutenant de Guérande, condamnant divers usurpateurs des vignes du prieuré ; - le 9 juin 1584, un accensement de 18 sillons de terre, situés à Kerralier, pour une rente annuelle de 15 sols ; - le 25 août 1592, un accensement de 8 sillons de vigne situé à Treigo, pour le tiers de la vendange ; - le 12 septembre 1620, un aveu du prieur à la seigneurie de Beaulieu, pour une maison située à Quimiac ; - le 30 novembre 1636, un accensement de 57 sillons dans l'île de Penhastel, pour la moitié de la vendange et 4 chapons ; - Puis un accensement d'une pièce de terre, nommée la grande île de Mesquer, pour la moitié de la vendange et 2 chapons ; - En 1657, 1663, 1671, des accensements de terres situées en divers îlots, pour des rentes fixes en argent ; - En 1650 et 1674, deux actes de ferme du prieuré de Mesquer". Nous lisons dans la déclaration rendue au roi le 22 juillet 1679 par René Maillard, chanoine de Saint-Aubin de Guérande et "prieur du prieuré simple de Merquer" : "Le lieu et circuit de Merquer où a esté autresfois l'église prieuralle dudict prieuré de Merquer, où paroissent encor plusieurs vestiges et murailles ruinées et encor debout un grand pilier de laditte églize, le tout faict de pierres de taille, sur lequel il y a de l'écriture gotique de l'an mil deux centz soixante dix huict, contenant le tout par fondz 152 seillons de mezure de gaulle a present en freiche, borné d'un costé la grand mer, d'autre costé l'entrée du havre de Merquer, d'un bout la chapelle de Saint-Marc et d'autre bout le havre dudict Merquer" (Archives de Loire-Inférieure, Chambre des comptes, B.616). En 1774, les revenus du prieuré se montent à 670 livres, les charges à 180 livres, ce qui réduit le bénéfice net à 490 livres. La Révolution confisque le tout et vend les immeubles.

L'ancien couvent devient par la suite relais de poste de la commune et abrite maintenant la Maison du Patrimoine. En 1866 un pilier de l'ancienne église tenait encore debout et indiquait aux marins l'entrée de la rade. Mesquer exportait alors par son port de Kercabellec son sel de marais salants vers tous les ports de l'Atlantique.

Merci à http://www.ap2a.org


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MessagePosté le: Ven 13 Mar - 23:37 (2009)    Sujet du message: Publicité

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