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Sorinières (Les) (44840)

 
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MessagePosté le: Dim 8 Fév - 22:59 (2009)    Sujet du message: Sorinières (Les) (44840) Répondre en citant

Eglise

Eglise Notre-Dame (1840). La première pierre est bénie le 23 juillet 1835. D'abord simple chapelle dépendant de la paroisse de Vertou, elle devient église paroissiale le 16 mai 1840. Le clocher-porche n'est construit qu'en avril 1898 et est surmonté d'une fine flèche en tuffeau. Quatre petits lanterneaux ajourés, placés au coin, en font un clocher de type kreisker. Les trois cloches ont été bénies le 21 octobre 1900. La chaire, en bois sculpté, date du XIXème siècle. L'autel (XIXème siècle) de la Sainte Vierge représente "l'Adoration des bergers". La grotte de l'Assomption (1841-1865), œuvre d'Henri Barrême, se trouve au fond du chœur.

Le village des Sorinières est un démembrement de la paroisse de Vertou et dépend jusqu'en 1865 de la commune de Bignon. Le bourg des Sorinières est érigé en paroisse en 1840 et en commune, par décret impérial, en 1865. Pendant la Révolution, le territoire des Sorinières est le siège de violents combats.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Notre-dame
Siècle de l'édifice: XIXè
Forme du clocher : clocher-porche de type kreisker
Clocher en péril : non


Abbaye

Abbaye de Villeneuve, abbaye de l’ordre de Cîteaux, a été fondée en 1201 par Constance, veuve de Geoffroy II, duc de Bretagne et remariée à Guy de Thouars. A l’invitation de la duchesse, douze moines blancs quittent l’Abbaye de Buzay et commencent à défricher un site « idoine et décent » selon Constance, appelé la Cortinaria (la Cortinaire).

Ils bâtissent alors une ferme et ses dépendances autour d’une cour. Ils aménagent ensuite deux chapelles : Saint Jean pour eux et plus tard Sainte Appoline pour les fidèles. L’église conventuelle ne sera achevée que 20 ans plus tard et consacrée solennellement en 1224 par Etienne, évêque de Nantes. A côté de l’église, on construit peu à peu d’autres bâtiments formant le carré autour d’un cloître. On y retrouve les cuisines, le réfectoire, la salle du chapitre, le logement des moines, la menuiserie, l’hôtellerie…
Moulin à eau et à vent, four banal, étang et pêcherie, marais salant et colombier… les moines cisterciens s’installent dans une position seigneuriale. Ces « adeptes de la pauvreté » sont gratifiés de rentes, de dîmes, de coutumes sur la vente des marchandises et s’éloignent peu à peu de leur idéal de pureté monastique. A la suite de dons successifs, la juridiction de Villeneuve s’étendra même sur les paroisses voisines du Bignon, de Montbert et de Pont Saint Martin, etc. Les bénéfices d’exploitation permettent néanmoins aux moines de distribuer de nombreuses aumônes et d’offrir l’hospitalité aux religieux et aux pèlerins.
Les guerres de religions, les bouleversements économiques et enfin la Réforme plongeront les moines blancs dans la tourmente de l’histoire. Pour Villeneuve, la Réforme (1664) allait se terminer par l’application de la règle de l’Abbé Armand Jean de Rancé qui reviendra à des normes monastiques plus sévères.

En 1790, ils ne sont plus que six moines à Villeneuve. Les Révolutionnaires décident de vendre leurs biens au profit de l’Etat et les forcent à quitter l’abbaye. Les bâtiments claustraux seront achetés par Blanchard, greffier au présidial de Nantes. Le nouveau propriétaire se met promptement à l’œuvre pour démolir l’église et les bâtiments monastiques, ne voulant conserver que l’exploitation agricole et l’ancienne hôtellerie pour s’y aménager une demeure. Il est bientôt dérangé par l’insurrection vendéenne. Villeneuve sera transformée en camp retranché par les Blancs. Pour déloger cette insurrection, les Bleus finiront par brûler les bâtiments et raser les magnifiques futaies qui les entourent.

Blanchard, revenu après la pacification de la région, put reprendre la construction du château de Villeneuve, tel que nous le connaissons aujourd'hui. Mais il y eu tant de remaniements qu’il est difficile de se faire une idée de ce que l’hôtellerie était autrefois. Abandonnée, l'abbaye est entièrement restaurée en 1977. La bâtisse actuelle, au début du XVIIIème siècle, était l'ancienne hôtellerie des moines. La grande "salle des moines" vient récemment d'être reconstruite. Actuellement, l'abbaye est un hôtel 4 étoiles. Elle est située à 3 km au sud des Sorinières, près du village de Viais.

Ancienne gravure de l'abbaye des Sorinières, avant 1789 :


Source des informations: mairie des Sorinières

Source de la gravure : Archives de la Loire-Inférieure; Archives du conseil général de Loire-Atlantique.

Type d'Edifice: Abbaye
Nom de l'Edifice : de Villeneuve
Siècle de l'édifice: XIIIè-XVIIIè-XIXè-XXè
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non


Chapelles privées

Chapelle de la Bauche du Rouet (XIXème),située au n°33, rue des Papillons. L'ADAPEI se trouve maintenant au château. Un clocher-mur surmonte la façade. Aux coins, deux pinacles en tuffeau se haussent à mi-hauteur du clocher-mur. Une croix en métal est placée au-dessus du chevet.

Type d'Edifice: Chapelle privée
Nom de l'Edifice : de la Bauche du Rouet
Siècle de l'édifice: XIXè
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Carte postale ancienne (1) : (cliquez pour agrandir l'image)



Source : CPA, collection particulière.

Chapelle du château de la Maillardière, brûlée, comme le château, en 1789. Un nouveau logis a été reconstruit au XIXème; la chapelle a été aussi rebâtie sans perdre de sa robustesse du XVIIIe et est encore affectée au culte; la messe de rite tridentin y est dite le dimanche à partir de 10 h 30 et en semaine à partir de 11h (toujours le samedi) depuis 2007.

Une belle histoire est liée au château, celle du magnolia Grandiflora, ultérieurement devenue arbre-symbole de Nantes...

C'est en 1711 que le Magnolia Grandiflora aborde nos côtes, débarqué discrètement du Saint Michel en provenance des Amériques. René Darquistade, ultérieurement maire de Nantes en 1735 et 1740, récupère le végétal et l'installe dans l'orangerie de son château de la Maillardière. Laissé à l'abandon, le pauvre arbre restera vingt ans dans la serre. Un jour, lassé, René Darquistade ordonne à son jardinier de le détruire. Par chance, la femme du jardinier persuade son mari de planter le Magnolia Grandiflora au pied du pigeonnier.

Choc physiologique ? Richesse du sol engraissé par les fientes de pigeons ? Toujours est-il que l’arbre croit et fleurit abondamment. Botanistes et horticulteurs nantais se précipitent alors pour s'extasier devant « le miracle », la beauté et le parfum des fleurs du moribond… La Maillardière fut ensuite vendue et le nouveau propriétaire voulu abattre « l'arbre étrange ». Mais avant de commettre son horrible forfait, il en coupa une branche et l'apporta au célèbre docteur Bonamy, lequel lui révéla la rareté européenne du Magnolia Grandiflora. L’homme alors se ravisa et tenta même plusieurs expériences de marcottage !

Quelques années plus tard, après divers échecs botaniques et même quelques tentatives de vol, deux pieds furent sauvés. L'un resta à la Maillardière, l'autre fut transplanté au Jardin des Plantes de Nantes. En 1795, on remarqua que l'arbre resté à la Maillardière portait des cicatrices produites par les balles révolutionnaires. Il eut également à souffrir de l'incendie du château. En 1848, une plaie fut décelée. Aussitôt, une commission de savants fut nommée, mais malgré tous les soins dont il fut entouré, l'arbre périt. Ainsi finit le Magnolia Grandiflora de la Maillardière, dont l’histoire fut fertile... en péripéties !

Photos (2) :
chateau
chapelle


Source: Mairie des Sorinières [/quote]


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MessagePosté le: Dim 8 Fév - 22:59 (2009)    Sujet du message: Publicité

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