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Saint-Philbert de Grand-Lieu (44310)

 
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MessagePosté le: Dim 8 Fév - 19:02 (2009)    Sujet du message: Saint-Philbert de Grand-Lieu (44310) Répondre en citant

Abbatiale

Abbatiale Saint-Philbert

Saint-Philbert-de-Grand-Lieu vient du moine saint Philbert de Grand-Lieu, dont les restes ont été apportés par les moines de Noirmoutier. L'évêque de Poitiers en fait son confident et l'envoie dans l'île de Noirmoutier en 677. Saint Philbert fonde un monastère sur l'île de Noirmoutier et y décède en 686. Les moines de ce monastère vont être chassés en 815 par les envahisseurs Vikings.

La ville de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu porte d'abord le nom de Déas (nom d'origine gallo-romaine). La terre de Déas est donné par un certain Magnobodus à Ansoald, évêque de Poitiers, qui en fait présent à son tour à Philbert de l'abbaye de Noirmoutier. Quittant leur île de Noirmoutier devant les invasions normandes, les moines philibertins édifient sur le territoire de Déas en l'an 815, avec l'autorisation de Louis Ier (Louis Le Pieux), fils de Charlemagne, une importante église abbatiale où est déposé en 836 (ou 839), le sarcophage contenant les reliques vénérées de leur saint fondateur. Leur tranquillité est de courte durée car, en 847, les Vikings dévastent le monastère de Déas. Les moines s'enfuient alors à Cunault (ou Cunaud) et reviennent, en 858, récupérer les reliques de Saint Philbert. Ils laissent alors l'imposant sarcophage, en prenant soin de le camoufler. Après un périple de quelques années, les moines s'installent, définitivement, à Tournus (Saône et Loire). Le territoire de Déas (Saint-Philbert-de-Grand-Lieu) passe alors dans la maison de Machecoul et de Retz. Ce n'est qu'en 1119 que Déas devient Saint-Philbert-de-Grand-Lieu.
Au XIIème siècle, la paroisse de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu est une châtellenie qui appartient, en 1359, à Jean Gastineau, seigneur de Vieillevigne. Elle passe, au XIVème siècle, sous la suzeraineté des sires de Retz, et la seigneurie est rattachée à celles des Huguetières et de La Bénate. Lorsque la famille des barons de Rais (ou Retz) s'éteint, au XVème siècle, le domaine passe entre les mains de Marie de Craon. Marie de Craon (décédée en 1415) est la fille de Jean de Craon (fils de Pierre de Craon et de Catherine de Machecoul) et de Béatrice de Rochefort. Marie de Craon épouse le baron Guy II de Laval de Rais (fils de Guy Ier de Laval) le 5 février 1404. La paroisse de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu subit une attaque le 26 juillet 1580 au cours de laquelle les troupes de Montaigu dévastent l'église. On écrit encore, au IXème siècle, le nom de la paroisse de cette manière : Saint-Philibert.

Le 25 août 685, Filibert mourait à 70 ans sur l’île d’Her (Noirmoutier aujourd’hui). Ce thaumaturge qui rayonna sur la civilisation chrétienne du VIIe siècle fut enterré dans l'église paroissiale. Son tombeau devint un lieu de pèlerinage et les miracles continuaient d’agir lieu au contact de sa châsse. Au IXè siècle, sans cesse inquiétés par les barques des Normands qui s’approchent de leur île, les religieux décident de changer de résidence. Ils posent les bases d’un second monastère à Déas (ancien nom de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu) où se trouve l’une de leurs villas, vers l’année 815.
Cette position est avantageuse pour eux ; elle assure leur alimentation en remplaçant la mer par les eaux du lac et leur procure des moyens de transport par terre et par eau, puisque la voie romaine passe devant le monastère pour se diriger vers Nantes. La menace normande étant grandissante sur l’île, ils amènent le 11 juin 836 le sarcophage de Filibert à Déas, porté par une quarantaine d’hommes. L'abbé Hilbod envisage divers agrandissements comme la création de la nef et d'un transept ou bras transversal, donnant ainsi à la construction un plan cruciforme. Au-delà du transept est amorcé un choeur. En 847, il y avait six travées. La nef est certainement remaniée après 849 surtout au-dessus des arcades. Du choeur primitif, il ne reste rien, il a été détruit vers 836 pour permettre la construction d'un choeur plus vaste et plus profond en concordance avec une crypte destinée à abriter le tombeau de saint Philbert (c'est l'oeuvre de l'abbé Hilbod). Le chevet date du IXème siècle. Le sarcophage de Saint-Philbert y est découvert en 1865. La confession (836-847), édifiée par l'abbé Hilbod, a permis de camoufler les reliques de saint Philbert (elle avait été murée en 847).

Pour se protéger, les moines creusent des fossés et les remplissent avec l’eau de la Boulogne, en échange ils construisent une passerelle qui permette de traverser le cours d'eau. Mais l’enceinte n’est pas suffisante pour retenir les pirates : ils arrivent jusqu’à l’église en 847 et l’incendient ainsi que le monastère voisin.

La communauté un moment dispersée se reforme et reconstruit à la hâte la nef en s’aidant de larges briques pour soutenir les matériaux, comme elle l’avait fait, en 836, lorsqu’elle avait installé le corps de saint Filibert sous le maître-autel, dans une crypte fermée ; cette partie n’eut pas à souffrir de l’incendie et demeura debout. En 856, les reliques sont emportées en Anjou, le tombeau reste vide dans la crypte. Cependant, il ne cesse d’être entouré de vénération en souvenir des nombreux miracles. Établis définitivement en Bourgogne, à Tournus (Saône-et-Loire), les religieux n’oublient pas pour autant leur résidence de Déas : ils s’empressent d’y fonder un prieuré au XIè siècle sitôt le calme revenu. La chapelle (IXème siècle) de l'abbatiale conserve des fresques qui semblent datées entre le XIIème siècle et le XVème siècle. Les piliers de l'abbatiale sont édifiés entre le IXème siècle et le XIème siècle. La dalle funéraire du moine Guntarius date du IX-Xème siècle. La pierre tombale de Guillaume Chupin date du XVème siècle (vers 1440). Le déambulatoire date du milieu du Xème siècle. Les arcs datent du XIIème siècle. Le bénitier date du XII-XIIIème siècle. Les fonts baptismaux datent entre le XIIème siècle et le XVème siècle. Le lavabo, installé dans la chapelle axiale, date du XVème siècle. Au XVIème siècle, l'abbaye subit des dégradations lors du pillage de la ville de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu par les huguenots en juillet 1580.

En 1793, la guerre de Vendée touche la commune de plein fouet. Toutefois l’église qui sert de hangar à fourrage pour les troupes républicaines n’est pas saccagée alors que toutes les chapelles des environs sont détruites ou pillées. En 1869, une nouvelle église dans un style néogothique est inaugurée. La municipalité affecte alors l’ancienne église au marché couvert. Mais la redécouverte du sarcophage, après dix siècles, entraîne une nouvelle considération du site. En 1896, l’église est classée au titre des Monuments Historiques, puis est rendue au culte en 1936. Le vitrail de Sainte-Anne, œuvre de J.J. Gruber, date de 1936 tout comme le vitrail de Saint-Philbert, œuvre de J.J. Gruber, qui date de 1937. Aujourd'hui, les bâtiments de l'abbatiale sont le domaine de l'Office de Tourisme, unique accès à l'abbatiale.

Type d'Edifice: Abbatiale
Nom de l'Edifice : Saint-Philbert
Siècle de l'édifice: IXè-XIè-XIIè-XIIIè-XVIè-XIXè-XXè
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Carte postale ancienne, avant restauration :


Source : Collection particulière

Eglise

Eglise Saint-Philbert (1862-1869), œuvre des architectes Neau et Boismen et érigée dans le style gothique poitevin du XIIIème siècle. Elle est ouverte au culte le 5 septembre 1869. Le clocher de 65 mètres est terminé en 1889. Des cloches sont bénites en 1870. La croix de l'autel date de 1829. Le reliquaire de Saint-Philbert date du XIXème siècle (vers 1850). Certaines cloches datent de 1855-1870. L'autel date de 1877. Le tympan, représentant l'arrivée des moines de Noirmoutier, date de 1894. Le portail (en fer forgé) date de 1894. La chaire à prêcher, œuvre des sculpteurs Daoulas et Caravaniez, date de 1896. L'orgue (instrument de 23 jeux), qui date de 1880, est inauguré le 21 août 1921 et restauré en 1973 (le facteur est A. Van Bever). Le vitrail Saint-Nicolas et Saint-Pierre, œuvre de Claudius Lavergne et de J.J. Gruber, date de 1937. Le général Lamoricière, une des figures de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, est représenté dans la verrière du transept sud (placée en 1898-1899): il offre son épée au Pape Pie IX en 1860 (Lamoricière est le créateur du corps des Zouaves Pontificaux).

Plaquette informative de l'église (cliquez sur les images pour les agrandir) :



Source : Mairie de Saint-Philbert, originellement en PDF.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Philbert
Siècle de l'édifice: XIXè
Forme du clocher : clocher-porche de type kreisker
Clocher en péril : non


Chapelle

Chapelle de Lamoricière (XVIII-XIXème siècle), située au cimetière de Saint-Philbert-de-grand-lieu. Cette chapelle abrite l'enfeu de la famille Juchault de Lamoricière. Le cimetière est situé un peu au sud de l'église, et est nettement au-dessus du niveau de la chaussée. La chapelle, orientée d'ouest en est, possède un clocher-mur et une abside en cul de four. Un porche unique y donne accès. De chaque coté, deux fenêtres en plein cintre, décorée de vitraux, l'éclairent. Un monument au général de Lamoricière, en bronze, se trouve au nord de l'église Saint-Philbert.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de Lamoricière
Siècle de l'édifice: XVIIIè-XIXè
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Carte postale ancienne :


Source : Collection particulière



Couvent

Communauté Saint-François (seconde moitié du XIXème siècle), située rue Saint-François-d'Assise. La communauté est fondée par Mère Marie Thérèse. La chapelle date du début du XXème siècle. Elle est en pierres, construite dans le style néo-roman mêlé de néo-gothique (comme beaucoup d'édifices de la même époque dans le département). Située tout au bout du long bâtiment principal du couvent, elle n'a pas de clocher. Le couvent est en lui-même un corps de bâtiment loung qui s'élève le long de la rue du nord au sud. Deux retours d'angle forment deux cours en U successives. La chapelle se trouve à l'extrémité sud du bâtiment, et est en partie masquée depuis la rue par une maison qui accueille aujourd'hui l'Ecole de Musique de la commune. Cette chapelle a un transept et une abside à pans. Du coté jardin (à l'ouest) est accollée une sacristie unique. Un monte-charge couvert d'un toit à pavillon est comme un faux clocher à la chapelle. Le jardin est composé de deux allées se coupant à angle droit. Un puits couvert en bois s'y trouve, et il est muni d'une pompe en état de fonctionement. Un ruisseau sépare ce jardin d'une partie du domaine plus boisée, à l'ouest. A l'ndroit où ce ruisseau tourne à angle droit, au sud-ouest du jardin, se trouvent l'ancienne maison du gardien et le transformateur.

Cette communauté a d'abord accueilli une école, avant la guerre, puis un hôpital. Les soeurs de Saint-Philbert ont rayonné dans tout le Pays de Retz, fondant ou participant au fonctionnement de divers hôpitaux comme celui de Montbert. L'hôpital de Saint-Philbert a depuis déménagé dans des bâtiments neufs en périphérie de la ville. La communauté a fermé le monastère et vendu le domaine il y a 1 an et demi : une partie a été rachetée par la mairie, une autre par des investisseurs privés qui s'apprêtent à édifier des logements en lieu et place du bois (à l'ouest) et du pré (au sud). Le jardin et la chapelle seront, quant à eux, sauvegardés, et le couvent accueillera des locaux municipaux.

Type d'Edifice: Communauté
Nom de l'Edifice : Saint-François
Siècle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de la communauté Saint-François
Siècle de l'édifice: début XXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Carte postale ancienne :


Source : Collection particulière


Chapelle privée

Chapelle du château des Jamonnières (1760). Elle était dédiée jadis à saint François. En 1448, le château est pris de force par les gens de Prigent de Coëtivy sur ceux de Geoffroy Le Ferron y causant pour 500 écus de dommage. Il est à vendre en 1882. On décrit ainsi la propriété : "à 1 km 500 du lac, elle comprend : château et dépendances... haras composé de 45 ha de Prairies et d'au moins 40 box, 5 fermes importantes (les Jamonnières, Charoulière, Marais Michaud, Poterie, le Moulin), les 13 borderies des Troissards, 80 hectares de vigne et partie du lac de Grandlieu, en tout 519 ha".
C'est une petite chapelle rectangulaire, coiffée d'un haut toit en ardoises à 4 pans. On y accède par une porte rectangulaire surmontée d'un fronton sobre ; il n'y a pas d'ouvertures sur les cotés.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du château des Jamonnières
Siècle de l'édifice: XVIIIè
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non


Anciennes chapelles privées

Ancienne chapelle du domaine de la Bastière, fondée au XVIIIème siècle par Jean Baptiste Thibaudeau, sieur de Bel-Air.

Ancienne chapelle privée du manoir de la Lottrye

Le manoir se trouve sur la route de Saint-Colomban, est construit au 16e siecle, modifié au 17e, et agrandi au 18e, avec construction d'une chapelle Il est détruit en très grande partie à la révolution, reconstruit dans le style clissonnais par M. Bertin, maire de Clisson sous le Premier Empire, acheté en 1937 par Joseph Ecomard de Sainte-Pazanne, qui l'agrandit, puis vendu par sa petite fille Hélène Courtois à la philosophe Mme Barbaras en 1991.

Ancienne chapelle du domaine de Port-Bossinot, édifiée fin XVIIIème


A signaler aussi :

La ferme de Saint-Rémy (vers le XVIIème siècle). Il s'agit de l'ancienne propriété des parents de Jeanne Bernard (à partir de 1809). Jeanne Françoise Bernard, encore surnommée Mère Marie Thérèse, était la Supérieure Générale de toutes les congrégations de Saint-François dans le diocèse de Nantes. Cette communauté est fondée en 1841 par Mère Marie Thérèse, née à Chantenay le 29 nivôse an XII et qui vint habiter toute jeune (en 1809) la ferme de Sainte-Rémy.


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