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Saint-Gildas des Bois (44530)

 
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MessagePosté le: Dim 18 Jan - 01:55 (2009)    Sujet du message: Saint-Gildas des Bois (44530) Répondre en citant

Eglise

Abbatiale Saint-Gildas (XIIè-XVè-XVIè-XVIIIè-XXème siècle).

Saint-Gildas, à l'origine Guédas ou Guidas, est un moine écossais qui avait accompagné les bretons dans leur exode vers l'Armorique au VIè siècle. Il vint s'établir dans la presqu'île de RHUYS où il fonda un monastère, l'abbaye Saint-Gildas de Rhuys, avant de se retirer à Houat où il mourit le 29 janvier 570. Son corps fut ramené à Rhuys où se trouve encore son tombeau. Bien que saint Gildas ne soit jamais venu à Lampridic, Simon de La Roche et l'abbé Helogon vont demander à Félix, abbé de Rhuys, des reliques du saint (un bras et une partie du crâne de saint Gildas, reliques qui furent précieusement conservées jusqu'à la Révolution de 1789 où elles disparurent mystérieusement). De son vivant, Saint-Gildas fut surnommé "le Sage" en raison de sa grande culture.Au Moyen-Age, il était invoqué par tous ceux qui étaient en quête de sagesse et aussi par ceux qui étaient atteints de folie, appellée "le mal de Saint-Guidas". Saint-Gildas des Bois, où se trouvaient d'importantes reliques du saint, devint un lieu de pèlerinage important. Bien vite, il fallut construire une église plus vaste pour accueillir les foules qui se pressaient aux pardons gildasiens. A la fin du XIIè, l'abbaye prit l'initiative de construire l'église actuelle.

L'église abbatiale est achevée en 1214 (soit quelques 200 ans après la fondation de l'abbaye). C'est dans cette église abbatiale que voulurent être inhumés les seigneurs de La Roche et en 1640, on signalait encore, devant l'autel principal, leur tombeau recouvert d'une large dalle d'ardoise. Elle date de la fin du XIIème siècle et a été réaménagée au XVI-XVIIème siècle. Le porche Ouest date du XII-XIIIème siècle. La nef date de la fin du XIIème siècle. Tout dans cette église, construite selon les règles bénédictines,est dans la mesure, l'harmonie, comme un appel permanent au recueillement et à la prière. Un matériau original fut choisi par ls bâtisseurs, le roussard, un grès ferrugineux qui se trouve en blocs compacts dans la région, et sur lequel se plait à jouer le soleil couchant.

Dès l'entrée, on est saisi par de vaissau construit d'un seul élan à la fin du XIIème. La nef se prolonge par un choeur profond légérement désaxé, qui se termine par une abside en hémicycle. On y retrouve toute une symbolique : le chevet est tourné vers l'Orient, le soleil levant qui pour les Chrétiens symbolise le Christ. Le mur du choeur était percé par 7 fenêtres à double rang de claveaux qui évoquent l'Esprit saint communiqué par les 7 sacrements de l'Eglise. Dans la nef, on trouve 12 fenêtres qui rappellent que l'unique lumière qui est le Christ rejoint le peuple chrétien grâce aux 12 témoins que furent les apôtres. Les piliers de la nef alternent, comme dans la vie monastique alternent travail et prière. Les colonettes aujourd'hui tronquées montaient jusqu'au sommet des murs : elles étaient, comme dans le choeur, couronnées de chapiteaux destinés à recevoir les retombées d'un lambris en forme de voûte d'arètes, comme il en existait encore dans le choeur jusqu'à la fin du 19ème siècle. A la suite d'incendies, on le remplaça par un lambris en berceau, comme on le voit aujourd'hui.
Ce n'est qu'en 1436 que l'abbé Hervé de Beaubois fit remplacer les simples fenêtres primitives de la façade principale par une immense baie, caractéristique de ce qu'on a appelé la "Renaissance Bretonne". Un siècle plus tard, Guillaume Eder, abbé de Saint-Gildas, fera rétrécir cette baie et en souvenir de cette modification, il apposera sur la pierre centrale ses armoiries ainsi que la date : "l'an du Seigneur 1533".

Au XVIIIème siècle, c'est l'abbé Henri Ignace de Brancas, qui était en même temps évêque de Lisieux, organisa dans la partie haute de la nef le choeur des moines, avec un bel ensemble de 36 stalles du XVIIè, de boiseries et de grilles en fer forgé, séparé de la partie réservée aux fidèles par un Jubé. En effet, l'église servait aussi d'église paroissiale. Une clôture en bois polychrome fut établie en 1711 au milieu de la nef.Sa pièce centrale était une grille en fer forgé. Trois retables et autels étaient adossés à cette clôture pour le srvice de la paroisse. C'est sans doute à lui aussi que l'on doit le couvrement de la tour à plusieurs dômes de plan carré dans le goût de l'époque. Le lutrin date du XVIIè.
Dans les transepts ont été construits au XVIIIème des retables de l'école lavalloise. Celui du transept nord est dédié à Noitre-dame du Rosaire. La pièce centrale en est un tableau du Rosaire peint en 1677 par Pierre d'Amiens, moine de l'ordre de Saint-Benoît. Une statue de Notre-dame de Miséricorde, autrefois polychrome, semble dater du XIVème. Elle proviendrait de l'ancienne chapelle Notre-dame de Miséricorde, établie vers le Xème au sud de l'actuelle abbaye, à 1.5 km du bourg, et aujourd'hui disparue.

Dans le transept sud a été édifié un retable dont les colonnes sont en marbre noir. Il porte la date de 1725 et est dédié à Saint-Nicolas dont la statue géante est flanquée de bas-reliefs qui évoquent des scènes de la vie du saint: à droite les trois jeunes filles à qui il aurait épargné la prostitution en leur remettant une dot; à gauche une évocation de la complainte des trois petits enfants qui s'en allaient glaner aux champs. Cette légende, bien que destinée aux enfants, est assez effrayante : « Ils étaient trois petits enfants, qui s'en allaient glaner aux champs, » comme dit la chanson, « Perdus, ils demandèrent l'hospitalité chez un boucher qui ne trouva rien de mieux que de les tuer, les découper et les mettre au saloir. Saint Nicolas vint à passer sept ans plus tard et demanda à son tour l'hospitalité. Il insista pour manger le petit salé préparé sept ans plus tôt. Le boucher s'enfuit et saint Nicolas ressuscita les trois enfants. » C'est donc une légende heureuse, mais néanmoins assez effrayante. Selon certaines traditions, le père Fouettard qui accompagne saint Nicolas serait en fait le boucher de l'histoire. Pour lui faire regretter son méfait, ce dernier l'aurait condamné à l'accompagner lors de sa distribution de récompenses, en lui assignant la tâche de punir les enfants désobéissants. Pour en savoir plus sur la vie de Saint-Nicolas : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_de_Myre
On remarque aussi les statues de Saint-Antoine, en pierre polychrome, et de Saint-Sébastien à qui on attribue la cessation d'une peste qui décima la population en 1595. Au mur méridional a été consrvé un tableau de la Nativité "peint à Nantes par Guillaume Sirot en 1762". C'est tout ce qui reste du retable qui se trouvait au fond de l'abside et qui a été supprimé lors de la restauration du 19ème siècle.

En l'année 1595, la peste décime la population de Saint-Gildas-des-Bois, ainsi qu'en font foi les registres paroissiaux dont le plus ancien est daté de 1549. Au cours de l'année 1595, il y eut à Saint-Gildas-des-Bois pas moins de 114 sépultures : le 2 décembre, il y en eut 5 le même jour, le lendemain, 3 décembre, 6 sépultures sont enregistrées. Pour enrayer le fléau, la paroisse fit le voeu de se rendre, chaque année, en pèlerinage jusqu'à Saint-Sébastien-sur-Loire. L'épidémie, dit-on, s'arrêta court et jusqu'à la Révolution. C'est pour cette raison que Saint-Sébastien mérita d'avoir sa statue dans l'église et son effigie sur la bannière des processions.

Après le départ des moines à la Révolution, l'église fut laissée à l'abandon et faillie être détruite. Ses paroissiens la sauvèrent et l'aménagèrent en église paroissiale à la fin du XIXème. La clôture du XVIIIème, qui séparait la nef en deux parties, fut déposée à la fin du XIXème, et récupérée comme porche intérieur. Des 36 stalles de la nef, 34 furent transférées dans le choeur. Elles sont en chêne massif et sont surmontées d'un lambris de style corinthien. La voûte en pierre du choeur date de la fin du XIXème, et remplace l'ancien lambris qui "tombait de vétusté" aus dires des architectes de l'époque. Les orgues, datant de 1935, ont été restaurées en 1964.
Lors des bombardements de la Poche de Saint-Nazaire, le 12 août 1944, Saint-Gildas-des-Bois subit un double bombardement aérien qui détruit le clocher de l'église. L'abbatiale est durement atteinte. Les vitraux ont été réalisés par Mauriche ROCHER après les bomabrdements de 1944. Ce n'est qu'à Pâques 1949 que les fidèles pourront retourner dans une partie de l'église. L'édifice ne sera entièrement rendu au culte qu'en 1951 et la reconstruction du clocher ne sera terminée qu'en 1966. Le vitrail "La Cène", œuvre du maître-verrier Maurice Rocher, date de 1960. Du choeur, on découvre une belle perspective sur l'ensemble de l'église et la grande verrière où Maurice Rocher a évoqué le couronnement de la Vierge Marie, prémices de l'humanité appellée à partager la Résurrection de Jésus Christ.

En juillet et août, des visites guidées sont proposées chaque semaine.Pour les horaires, prenez contact avec l'Office du Tourisme du canton de saint-Gildas des Bois au 02 40 01 40 10. La visite dure 01h 30 environ.

Plus d'informations sur les prieurés et les paroisses desservies de l'abbaye : http://www.infobretagne.com/abbaye_de_saint-gildas_des_bois.htm

Type d'Edifice: Abbatiale
Nom de l'Edifice : Saint-Gildas
Siècle de l'édifice: XIIè-XVè-XVIè-XVIIIè-XXè
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : à la croisée du transept
Clocher en péril : non

Photos (22) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (7) :

vue de l'abbatiale et de l'abbaye depuis l'extrémité sud-ouest du parc de l'abbaye

façade à l'ouest
façade et coté nord

transept nord et clocher
clocher et tourelle d'accès

chevet depuis le nord et mur de l'abbaye

coté sud de l'abbatiale depuis le cloître

Intérieur (15) :

nef latérale gauche
grande nef
nef latérale droite

chapelle des fonts baptismaux, à gauche en entrant

autel du transept nord
transept sud et son autel

vue du choeur des moines
Christ en bois du XVIIe

vitraux du choeur (post-1945)

jubé (1711) à l'entrée et vitrail de la façade


Chapelle

Chapelle de la ferme-école La Grosse-Aune (milieu du XIXème siècle), dédiée à l'Immaculée Conception. La première pierre est bénie par le curé Delpuech le 13 juillet 1858. L'édifice est inauguré le 19 mai 1859. La cloche est bénie le 11 juillet 1859. La chapelle sert de grange à partir de 1903, suite à l'achat de la propriété par Alfred Maître. La chapelle est en train de connaître une restauration complète par les Compagnons du Tour de France qui ont installé un centre de formation dans les bâtiments de l'ancienne ferme-école.
Pour y aller : la chapelle se visitera dès la fin des travaux intérieurs, en semaine uniquement. Suivez la D773 (Saint-Gildas des Bois - Pontchâteau)jusqu'au lieu-dit La Ferme-Ecole, à 1.5 km de Dréfféac et tournez vers la voie ferrée Nantes-Quimper. Attention en traversant le passage à niveau au milieu du hameau!!! Puis tout droit sur 100 m et à droite dans la cour.
Orientée du nord au sud, la chapelle a son clocher au-dessus de l'entrée principale, au nord. Fait particulier, la sacristie se trouve dans le prolongement de la chapelle, est hexagonale et couverte par un toit à 6 pans et est reliée à la chapelle par un étroit couloir. Le chevet de la chapelle a proprement parler est à 3 pans, avec un pan central plat percé de la porte vers la dite sacristie. Il y a deux bras de transept symétriques mais peu profonds, avec des petites rosaces en tuffeau à leurs sommets.

La chapelle a retrouvé son clocher le 7 février 2009, voyez l'article ici :


Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'Immaculée Conception
Siècle de l'édifice: XIXème - XXIè
Forme du clocher : flèche (clocher envolé en 1990, posé à nouveau en 2009)
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade et clocher au nord
coté est
coté ouest

Abbaye Saint-Gildas (Xè-XIIè-XVIIIè-XIXè-XXè)

Le nom du village est, à l'origine, Lampridic, mais le bourg naissant de Saint-Gildas supplante le village de Lampridic lorsque le fils de Bernard, le seigneur Simon Ier de La Roche, seigneur de La Roche-Bernard, y implante une abbaye bénédictine "en l'honneur de Dieu tout-puissant et du bienheureux abbé Gildas", en 1026. On dit que Simon aurait décidé de cette fondation en expiation de la mort violente de son frère Rivalon auquel il venait de succéder. Il est probable aussi que ce soit Félix, abbé de Rhuys qui est inspiré à Simon ce projet d'abbaye à Lampridic. En effet, après des siècles de violences et d'invasions multiples, le besoin d'une nouvelle évangélisation se faisait sentir. Sous l'impulsion de l'abbaye de Cluny, en Bourgogne, alors capitale spirituelle de l'Europe, de nombreuses communautés monastiques furent implantées dans toute l'Europe chrétienne, au plus près des populations. Elles devaient être des foyers d'évangélisation et desservir les anciennes paroisses. Elles contribuaient aussi à la naissance de nouvelles paroisses qu'elles desservaient aussi. Grâce à ces implantations d'abbayes, des prieurés vont essaimer partout en Bretagne moins de deux siècles plus tard.

Avec l'assentiment de ses suzerains Alain, comte de Rennes, et Budic, comte de Nantes, Simon de La Roche donne à "Dieu et à Saint-Gildas" le domaine propre de Saint-Gildas qu'on appelle Lampridic, celui de Trélan, les domaines du Bodan, de Botfermel, de Penhalic, de Bisindinic, de Trehelmen. Un autre à Sadornan, un à Codel, un autre à Botchel et celui de Bathelac. L'acte de fondation, rédigé en latin, porte les signatures des comtes Alain et Budic, des évêques Warin et Gaultier, de Simon et de nombreux notables des pays de Rennes et de Nantes. Pour cette fondation nouvelle Simon fait appel au monastère de Saint-Sauveur de Redon. L'abbé Catwallon, qui dirigeait cette abbaye de 1009 à 1041 choisit huit de ses religieux pour constituer le premier noyau d'une longue série de moines. A leur tête, il place Helogon qui sera ainsi le premier abbé de Saint-Gildas-des-Bois, nouvelle abbaye bénédictine. Quelques années plus tard, sans doute vers 1038, Simon de La Roche va confirmer cette fondation par une nouvelle charte, authentifiée par le sceau de la cathédrale de Nantes et les signatures de Alain (comte de Rennes), de Maheas (comte de Nantes), de Warin (évêque de Rennes), de Gaultier (évêque de Nantes), de Catwallon (abbé de Saint-Sauveur de Redon) et de nombreux notables du pays de Rennes et de Nantes.

Simon de La Roche souscrit en 1112 à deux donations faites à l'abbaye de Redon. Désormais Lampridic est placé sous la protection de saint Gildas de Rhuys. Aussi voit-on le nom de Lampridic disparaître pour céder le pas à son nouveau saint patron. La territoire est primitivement appelé Saint-Guedas de Landa, puis Saint-Gildas-du-Bois (de Nemore) pour devenir enfin Saint-Gildas-des-Bois. Au nouveau sanctuaire de saint Gildas ne vont pas tarder à affluer des pèlerins avides de recouvrer la santé car saint Gildas surnommé le Sage était invoqué par tous ceux qui souffraient de maladies mentales, notamment de la folie. Les malades se pressaient nombreux autour d'une fontaine miraculeuse située non loin de la route de Sévérac et dont l'eau guérissait de la folie. Bien vite, on dut construire une maladrerie (au lieu-dit "La Maladrie"), un hospice et, tout près, existait, dit-on, une chapelle dédiée à Notre-Dame de Miséricorde (quelques terrains situés à la sortie du bourg de Saint-Gildas-des-Bois sont appelés "Pré de la Chapelle" et "Jardin de la Chapelle").

Avec les générations se succèdent les abbés de Saint-Gildas qui sont aussi recteurs de la paroisse de Saint-Gildas-des-Bois, par exemple Dom Porcher, Dom Chauvel, Dom Guillet, .... Quelques uns des abbés ont laissé après Helogon la marque de leur passage. Un certain Simon dirigeait l'abbaye au temps où Pierre Abelard était abbé de Saint-Gildas de Rhuys. Au début du XVème siècle, lorsque l'infatigable prédicateur espagnol Vincent Ferrier prêchait dans la région, c'est Hervé de Beaubois qui était abbé de Saint-Gildas. Vincent Ferrier (qui mourut à Vannes le 5 avril 1419) est à Nantes au début de l'année 1418. De là, il se rend à Vannes, puis à Guérande et sur la route de Guérande à Redon, il fait le pèlerinage de Saint-Gildas et célèbre la messe dans l'église le 14 avril 1418. Le même abbé de Saint-Gildas, Hervé de Beaubois, est désigné par le duc Jean V pour être son légat au Concile de Bale en 1431. L'abbaye subit la commende à partir de 1456 et l'abbé ne réside plus à Saint-Gildas. La discipline se relâche et, en 1475, les religieux se voient contraints de faire porter l'interdit sur l'abbé Jean Le Senechal et le procureur de l'abbaye. L'abbé de Pont-Château, Sébastien Joseph du Cambout devient abbé de Saint-Gildas à l'âge de 15 ans et fut l'abbé pendant quelques 50 ans, avant de se retirer à Port-Royal sous le nom de Maître Mercier. Sous son influence l'abbaye de Saint-Gildas était devenu "l'abbaye la plus janséniste de France". François Marie de Valory La Pommeraie, qui devint abbé de Saint-Gildas en 1763, entreprit la restauration des bâtiments conventuels. L'hostellerie est construite alors.

L'abbaye de Saint-Gildas-des-Bois est occupée par des moines de Redon, et, à l'époque de la Révolution, on y compte encore huit religieux bénédictins de la congrégation de Saint-Maur. En 1789, lorsque éclate la Révolution, il ne restait plus que cinq religieux : Dom Charles-Estienne de La Passeig (le prieur), Julien Le Cerf (le sous-prieur), René Gouttière (procureur), Charles Le Poitevin et Louis Joly. Les archives de l'abbaye sont dispersées ou détruites ainsi que le déclare le registre du district de Savenay, à la date du 15 Germinal an II : "il existait quantité de parchemins, livres, papiers et manuscrits provenant de la ci-devant abbaye de St-Gildas-des-Bois ... tout quoi a été pillé dans l'Administration, tant lors des brigandages de mars 1793 que lors de celui du 3 nivôse dernier et le peu qui en reste est absolument gâté et perdu de malpropreté". Ce qui reste du trésor de l'abbaye est envoyé à la Monnaie de Savenay. Trois des quatre cloches de l'église sont descendues du clocher et prennent le chemin des fonderies nationales. L'abbaye est vendue comme bien national le 21 mai 1791 à un capitaine de vaisseau en retraite, Joseph Rousseau, du Pellerin, pour la somme de 62 000 livres. Il se contente de l'hôtellerie alors toute neuve qui avait été construite en 1775 par le dernier abbé commandataire F.M. de Valory-la-Pommeraye. L'acquéreur de l'abbaye, Joseph Rousseau va d'abord vivre avec les moines, avant le départ de ces derniers : Louis Joly prêta le serment constitutionnel et fut nommé recteur de Saint-Médard sur l'Ille (diocèse de Rennes), dom Le Poitevin et dom Gouttière partirent pour l'exil, dom Le Cerf et dom de La Passeig, tous deux âgés de plus de soixante ans, se cachèrent et furent dénoncés et arrêtés en mars 1792. Emmenés à Nantes, ils eurent à subir une captivité d'abord au Château, puis au couvent des Carmélites, avant de mourir noyés dans la nuit du 16 au 17 novembre 1792 dans la Loire suite à une décision du trop célèbre bourreau Jean Baptiste Carrier. M. Rousseau cède ensuite, le 20 août 1818, l'abbaye à Guy Maillard de la Morandais qui la revend à son tour le 16 mai 1828 à l'abbé Gabriel Deshayes, fondateur d'une congrégation de sœurs faisant œuvre d'éducation (dites couramment Soeurs de Saint-Gildas ou Soeurs de l'Instruction Chrétienne et dont la congrégation a été fondée le 8 novembre 1820 à Beignon, commune du Morbihan).

Le puits du cloître date du XIème siècle (vers 1020-1030). Le sarcophage dans le cloître date du XIème siècle (vers 1020-1030). Le porche de la salle capitulaire date du XVème siècle. Les bâtiments conventuels datent de la seconde moitié du XVIIIème siècle. La chapelle des religieuses date du milieu du XIXème siècle : elle est restaurée en 1938. Le bâtiment de l'hostellerie date de 1775. Cette abbaye est maintenant la maison mère des religieuses de l'Instruction Chrétienne, présentes en Afrique, au Mexique, en France, en Angleterre, ... et accueille les soeurs âgées, malades, convalescentes, ainsi que celles qui sont en retraite spirituelle. La porte de la salle du Chapitre, et ses deux niches trilobées, datent de 1533.

Histoire des parties anciennes de l'abbaye et du cloître bénédictin : (cliquez pour agrandir)



Type d'Edifice: Abbaye
Nom de l'Edifice : Saint-Gildas
Siècle de l'édifice: XIIè-XVIIIè-XIXè
Forme du clocher : pavillon (un clocher se trouve au-dessus du cloître)
Clocher en péril : non

Photos (15) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

l'abbaye et l'abbatiale

vue des bâtiments du XVIIIème

communs fin XIXe prolongeant au sud les bâtiments du XVIIIè

bâtiments du XIXème, grande cour

galeries du cloître

cloître, avec vue de l'église, du puits et du sarcophage (XIe)
lanternon au sud-est du cloître

porche de la salle capitulaire (XVe) et crédences, redécouvertes après 1945 lors du relèvement du cloître bombardé


Chapelle des soeurs de Saint-Gildas (1840-1844)

Cette chapelle des soeurs est bâtie dans le style néo-classique et se trouve au centre des bâtiments en U du XIXème, au nord de la cour. la façade est constituée d'un fronton triangulaire soutenu par 4 colonnes, les deux du milieu étant rondes, d'ordre toscan, et celles du coin carrées. Ce fronton est couronné d'une croix à son sommet. Au-dessus, un vaste dôme carré s'appuie sur la tribune, et est surmonté d'un belvédère rond en fer forgé, lui aussi couronné d'une croix du même matériau. La chapelle fut bâtie avec les deniers de Monseigneur Angebault, supérieur de la congrégation et intronisé évêque d'Angers en 1842. Son corps repose dans cette chapelle.
Les vitraux racontent l'histoire de la congrégation.Il y en a 3 de chaque coté de la nef, 2 dans chaque transept et 2 dans le choeur. Le chevet est hémi-circulaire. Au fond du choeur se trouve une grotte avec la Vierge placée dedans, éclairée par un oculus ménagé dans le plafond.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : des soeurs de Saint-Gildas
Siècle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : belvédère sur dôme carré
Clocher en péril : non

Photos (7) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (2) :

chapelle sous le dôme, au centre des bâtiments en fer à cheval de la cour
chevet hémi-circulaire vu depuis le chevet de l'abbatiale

Intérieur (5) :

vue intérieure, vers l'autel

transept de gauche
transept droit

tombe de M. Angebault, supérieur de la communauté des soeurs de l'Instruction Chrétienne

autel et grotte de Lourdes dans l'axe du chevet

Chapelle moderne de la maison de retraite de Saint-Gildas (1890-XXè)

Elle est au sud de la cour principale, et sert pour les cérémonies de la maison de retraite. Elle n'a pas de clocher, néanmoins une lanterne en forme de flèche à pans se dresse au-dessus de son choeur en béton.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Gildas
Siècle de l'édifice: XIXè-XXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

ancienne façade de la chapelle, au sud
vue depuis la cour, chevet au nord

Oratoire des laudes (fin du XXème) : Il sert pour les laudes et les vêpres.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : des laudes
Siècle de l'édifice: XXIème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photo (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)



Temple de Jésus (1898) : C'est un petit édifice d'inspiration néo-classique qui est ajouté en 1898, au sud de la cour, et faisant écho à la chapelle des soeurs, elle aussi du même style. A l'intérieur de la pièce hémi-circulaire se trouve une statue. En 1960, un collège religieux est ajouté au sud de ce temple. Dans ce grand bâtiment gris où se trouvent maintenant des bureaux et des locaux de la maison de retraite, vivaient des collégiens de la 6 ème à la 4ème qui réfléchissaient à un avenir religieux tout en faisant des études sous contrat avec l'Etat. L'établissement ferma ses portes à la fin des années 1980.

Type d'Edifice: Oratoire
Nom de l'Edifice : Temple de Jésus
Siècle de l'édifice: fin XIXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Temple de Jésus et arrière du collège religieux
intérieur de l'oratoire


Oratoire de la Vierge (fin XIXè) : c'est un petit édifice ouvert qui accueille une grande statue de la Vierge. Il est décoré par des carreaux de faïence bleus et blancs.

Type d'Edifice: Oratoire
Nom de l'Edifice : de la Vierge
Siècle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photo (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)

vue de l'oratoire

Oratoire du Parc (fin XIXème) : Ce petit oratoire carré de 2 mètres par 1 se dresse à peine au-dessus du mur sud de l'abbaye, au bord de la route menant à Saint-Gildas, auquel il est accollé. Une petite croix en pierre surmonte sa toiture.

Type d'Edifice: Oratoire
Nom de l'Edifice : du Parc
Siècle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photo (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)

vue depuis la D17, à l'extrémité sud du parc de l'abbaye


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