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Meilleraye de Bretagne (La) (44520)

 
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MessagePosté le: Sam 20 Déc - 22:21 (2008)    Sujet du message: Meilleraye de Bretagne (La) (44520) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Etienne (XVIII-XIXème siècle).

Le prieuré Saint-Etienne est fondé en 1186 par les moines de Saint-Florent de Saumur. En 1311 la paroisse de la Melleraye et celle de Louisfert sont versées en celle de Moisdon, qui leur fixe des vicaires pour leur desserte; l'ancien choeur est refait. En 1626, la desserte monastique s'achève; le vicaire désigné par Moisdon réside maintenant à poste fixe à la Melleraye. En 1767, la Meilleraye devient paroisse, son territoire est délimité; dans l'attente de la construction de la cure, le curé s'installe au Châtelier. Le bourg compte alors 500 habitants.
A la Révolution, l'abbaye maintient contre vents et marées son activité, avec les sept moines restants; Nort est tenue par les républicains, mais seule dans le pays acquis aux chouans. En 1792, le curé doit se cacher, le service reste assuré par deux des moines de l'abbaye (qui ne deviendra bien national qu'en 1795). En 1801, la situation revient à la normale, mais l'église est détruite, brûlée par les chouans pour empêcher qu'elle ne serve de caserne aux troupiers révolutionnaires. En 1803, le curé revient, et réside à l'abbaye dont l'église devient temporairement l'église paroissiale, jusqu'en 1821, les travaux de restauration ne débutant qu'en 1817.

L'église est remaniée et agrandie en 1851 grâce au duc d'Aumale qui donne 43 arbres pour cela. Elle ne comprenait jadis que la partie nord dont les boiseries à cannelures restent caractéristiques. Durant la période révolutionnaire, la "vieille cure" est achetée, non sans difficulté, par Germer Suin, officier dans les armées républicaines. L'église sert, sous la Révolution, de dépôt pour fourrages et céréales réquisitionnées, puis plusieurs fois de casernement, et elle est incendiée par les Chouans. Une partie de la nef est sauvegardée et des réparations sont faites en 1817 sous l'impulsion de Mathurin Moricaud (1785-1861, maire et ancien grognard de La Bérézina) qui obtint des Condés et du duc d'Aumale beaucoup d'aide.
L'église dispose d'un bien curieux clocher : construit au-dessus de l'entrée, il tient à la fois du clocher-mur par sa construction entièrement réalisée en ciment, mis à part la charpente du toit, et du clocher, avec ses 3 niveaux, dont celui, à jour, de la chambre des cloches, et sa toiture en bâtière.
Sur les anciennes cartes postales, le clocher n'apparait pas. Il y a trois nefs, composées chacune de 5 travées, aboutissant sur le transept. Le chevet est aveugle.Le choeur et les bas-cotés sont agrandis en 1958, et les vitraux (sur les grandes baies ainsi ménagées) sont alors installés. C'est aussi à ce moment que le curieux clocher remplace une ancienne flèche étroite. La chapelle des fonts est ajoutée en appentis au côté nord, un peu sous le niveau de l'église.
Pour ce qui est de l'ouverture de l'église, vous avez de grandes chances de pouvoir la visiter même un dimanche d'été, à sept heures et demie du soir, ce qui change agréablement des églises qui ne sont jamais ouvertes. Un historique très complet de l'église est affiché à gauche en entrant.

Plus d'informations historiques (et étymologiques) : http://www.moisdon-la-riviere.org/articles.php?lng=fr&pg=266

Carte postale du choeur au début du 20e siècle :


Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Etienne
Siècle de l'édifice: XVIIIè-XIXè
Forme du clocher : en bâtière
Clocher en péril : non

Photos (14) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4) :

façade et coté nord
chevet et transept sud
façade et côté sud
clocher

Intérieur (10) :

bas-coté gauche
grand nef
bas-coté droit

chapelle des fonts

le transept nord
le choeur
transept sud

vue vers l'entrée

Ancien prieuré

Ancien prieuré Saint-Etienne (XIIè)

Au XIIème siècle, un prieuré bénédictin, le prieuré de Saint-Etienne, qui dépendait de l'abbaye de Saint-Florent de Saumur, est établi au bourg de la Meilleraye, sur la voie de Nantes à Châteaubriant. La chapelle du prieuré Saint-Etienne de Melleraye (ancienne trève de Moisdon) devient par la suite église paroissiale en 1767. Le premier recteur est Guillaume Legrand, qui décède le 10 décembre 1773 à l'âge de 70 ans. Son successeur est Nicolas Bellanger avec pour vicaire Julien Royer : l'un et l'autre refusent le serment Constitutionnel.


Dernière édition par Admin le Sam 21 Aoû - 01:56 (2010); édité 4 fois
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MessagePosté le: Sam 20 Déc - 22:21 (2008)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Sam 20 Déc - 22:27 (2008)    Sujet du message: Meilleraye de Bretagne (La) (44520) Répondre en citant

Abbaye

Abbaye de Melleray (1145 - XV - XVII - XVIII - XIXème siècle).

En 1132, deux moines venant de l'abbaye de Pontron en Anjou (non loin de Loroux-Béconnais) s'adressent au curé d'Auverné nommé Rivalon (ou Rivallon) pour les guider dans la recherche d'un lieu isolé pour y installer une fondation nouvelle, celui-ci les conduit au "Vieux Melleray" (lieu couvert de forêt et appartenant à deux seigneurs de Moisdon : Alain, fils de Cléremabaud, et Halmont-Le Bigot). En 1142 arrivent quelques dizaines de moines qui s'empressent de bâtir le monastère et l'Eglise Abbatiale, le territoire étant concédé par Alain de Moisdon (ou Maidon ou Moydon) et Halmont-Bigot. Durant tout le moyen âge, les seigneurs de Châteaubriant s'en montrent les zélés protecteurs. Dès 1145, la maison est dotée d'un abbé. En 1147, le Pape Eugène III accorde à la nouvelle fondation cistercienne une Bulle de prise en protection. L'église est achevée et consacrée en 1183 date à laquelle "tous purent admirer dans la nef où ils pénétraient, cette haute voûte romane éclairée par de longues fenêtres, entourée de collatéraux. Au delà d'un transept voûté, la nef se continuait par un chevet à pignon peu profond qu'avoisinaient les absidioles contenant les autels secondaires. La nef communiquait avec les collatéraux par des arcades en tiers-point, lesquelles s'appuyaient sur d'épais piliers de maçonnerie, bordés de chaînage en grès ferrugineux" (Arch. L.-A. H 75). Les XIIème et XIIIème siècles sont pour Melleray un véritable âge d'or.

Aux XIVème et XVème siècles, malgré les guerres qui ravagent la Bretagne, l'abbaye compte toujours une trentaine de moines. En 1544, le monastère reçoit son premier abbé commendataire. Jean Giraud, docteur en droit et chanoine de Nantes, fait serment de fidélité au roi pour l'abbaye de Melleray le 1er août 1602, et assiste aux Etats de Nantes en 1609 et 1623. Ce dernier fait dresser en 1603 un procès-verbal sur l'état dans lequel se trouvent les bâtiments du monastère : "le mal est grand et il est surtout venu de l'absence des trois derniers abbés : Georges d'Arradon (1589), Jean Juhel, recteur de Guégon (1593) et Jean du Bec, évêque de Saint-Malo (1599), ainsi que de la présence des soldats de la Ligue qui se trouvaient dans la région de Châteaubriant". On voit qu'il manque des vitraux à l'église et que le carrelage est en partie disparu, la couverture laisse à désirer et des voies d'eau existent en plusieurs points surtout sur les chapelles de l'Annonciation et de Saint-Jean." La situation semble plus grave dans les bâtiments conventuels : "la charpente est presque pourrie, une partie de la galerie s'est écroulée, onze colonnes de pierre sont brisées, la chapelle de l'abbé est ruinée, ... Le réfectoire est dans un état lamentable (plus de vitres aux fenêtres et tout le carrelage est brisé), de plus il a été converti en grenier et on y a entreposé du blé et des sacs de grain, ...". En 1638, un étang est créé pour actionner les soufflets d'un fourneau à fer affermé au Pas-Chevreuil. En 1693, sieur abbé Olier de Verneuil touche par concordat de 1693 un tiers des revenus de son abbaye en commande, mais il s'en octroie deux : "pendant 30 ans le sieur Abbé n'a pas obmis de recevoir les revenus du Tiers-Lot (destiné à l'entretien), non plus que du sien mais il a été impossible de l'engager à faire la moindre réparation" (Archive Nationale). Une restauration complète du monastère a lieu au début du XVIIème siècle, puis en 1667, et une autre série de travaux est entreprise dans la deuxième moitié du XVIIIème. En 1761, on termine la construction de l'aile occidentale qu'on appelle l'Hôtellerie, et à la même époque, on fait quelques réparations à l'église abbatiale (on démolit le maître-autel pour le remplacer par un autre "à la romaine" qui faillit en 1794 aller orner le temple de l'Etre Suprême en la ville de Châteaubriant. Pour financer ces travaux, les moines obtiennent du Grand Conseil du Roi par lettres patentes de 1725 et 1726 la permission d'abattre et vendre plusieurs hectares de bois.

Le 5 septembre 1792, le couvent est envahi par la force armée. L'église est pillée (on enlève les vases sacrés, les ornements, les cloches, .... et on efface toutes les armoiries des seigneurs bienfaiteurs). Les moines sont chassés de France en 1793 et se réfugient en Suisse. En 1794, un groupe de moines part en Angleterre et se fixe en juin 1795 à Lulworth ou Lullworth (Dorset), accueillis par un riche propriétaire catholique, Thomas Weld. L'abbaye de la Melleray est vendue avec 5 métairies comme bien national en 1791 à un négociant nantais, M. Paris, puis va rester désaffectée pendant 26 ans. Elle est rachetée le 8 février 1817 aux héritiers de la famille Paris de Nantes (en fait, les sieurs Paris et Fellonneau) par Dom Antoine Saulnier de Beauregard (pour la somme de 90.000 fr.) qui s'y installe avec ses moines le 7 août 1817. Il va récupérer peu à peu une partie des terres de l'ancien domaine et, en particulier, les deux métairies de la Verrerie et de l'Isle que lui restitue gracieusement Madame de la Meilleraie. La superficie du domaine est alors d'environ 200 ha (120 ha en terres labourables et 80 ha en bois et landes) et les revenus de l'abbaye (en y incluant 7 000 livres de secours royal) s'élèvent à 15 000 livres. Frère Antoine (de son vrai nom, Anne Nicolas Charles Saulnier de Beauregard, né à Joigny en Yonne en 1764 et ordonné prêtre à Meaux le 11 avril 1789) réhabilite le monastère avec des moines trappistes venus en 1817 de Lulworth, en Angleterre ("Le 18 juillet 1817, 57 religieux, dont plusieurs Anglais et Irlandais, arrivent à Paimboeuf, sur la frégate "La Revanche" que Louis XVIII avait mise à leur disposition"). On compte moins de 60 moines en 1817, 80 moines en 1819, 120 moines en 1824, 175 moines en 1827, 192 moines en 1829-1830.

Les moines d'origine irlandaise ou anglaise sont expulsés en 1830-1831 par 600 hommes armés. Cette expulsion est à l'origine de deux autres monastères : Mont-Melleray en Irlande (en 1831) et Mont-Saint-Bernard en Angleterre (en 1835). En 1848, 72 moines prennent le chemin des Etats-Unis, où se crée le Monastère de Gethsémany ou Gethsémani (connu grâce aux écrits du moine Thomas Merton), et 32 moines partent en l'Algérie (la Trappe de Staouëli). En 1901, de nouvelles expulsions obligent les moines à chercher refuge en Angleterre où ils vont demeurer jusqu'en 1919.

Le portail intérieur date du XIIème siècle. L'église abbatiale (XII-XIVème siècle) est consacrée en 1183 avec le quatrième abbé Geoffroy. Le gisant de Barnabé de Rougé date du XIIIème siècle. Le gisant d'Henri Ier de Nantes date de 1235 (Henri Ier est un ancien évêque de Nantes). La grille en fer forgé date du XVème siècle et provient de l'abbaye de Buzay (fondée au XIIème siècle par Bernard de Clairvaux à Rouans en Loire-Atlantique et détruite en 1794). L'autel Saint Bernard et l'autel Saint Benoît datent du XVII-XVIIIème siècle. La statue de Sainte Marguerite date du XIIIème siècle. Le cloître date du XVII-XVIIIème siècle. La principale façade orientale est datée de 1701 et une pierre fondamentale nous fait connaître les familles bienfaitrices représentées par les marraines, mesdames de Cornulier et de La Guibourgère. On mentionne aussi comme bienfaiteur le vicaire général de l'Ordre, dom Melchior de Sérent, abbé de Prières. La peinture intitulée "Marie Madeleine chez Simon", œuvre du peintre Jean Jouvenet (1644-1717), date du XVIIème siècle. Le puits date du XVIIIème siècle. L'ancienne ferme de l'abbaye date de 1830.

L'église conventuelle, située près du porche du XIIème, hors de la clôture, est couronnée d'une haute flèche en ardoises à la croisée du transept. Orienté vers l'est, l'édifice a un chevet plat. Il n'y a qu'une seule nef, flanquée de deux bas-cotés. En façade, un porche repris dans le style classique, avec un fronton, donne accès sur l'église. Au-dessus s'ouvre une verrière magnifique de style gothique flamboyant. Une croix en fer forgé domine la façade. Il faut noter le plafond à caissons du sanctuaire, autrement dit du prolongement de la nef après le transept qui constitue le choeur à proprement parler. Ce même choeur est éclairé par trois baies cintrées (la baie du centre étant plus haute que les deux autres). On distingue trois petites fenêtres triplées de part et d'autre du maître-autel : ont-elles été bouchées ou sont-elles un artifice d'un maçon? Le cimetière des moines se trouve à coté du transept nord de la chapelle. Le sud de la chapelle est bordé par le cloître; au nord, l'étang, au milieu duquel se trouve une Vierge, protège l'abbaye. Les serres, écuries, et autres constructions ancillaires se trouvent au sud-ouest des bâtiments conventuels.

Type d'Edifice: Abbaye
Nom de l'Edifice : de la Melleraye
Siècle de l'édifice: XIIè-XVè-XVIIè-XVIIIè-XIXème siècles
Forme du clocher : lanterne au-dessus du porche
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Eglise abbatiale
Nom de l'Edifice : de la Melleraye
Siècle de l'édifice: XIIè
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : à la croisée du transept
Clocher en péril : non

Photos et cartes postales de l'abbaye : http://www.moisdon-la-riviere.org/articles.php?lng=fr&pg=267
Site (sans infos historiques) de l'abbaye : http://www.melleray-abbaye.com/


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