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Arthon en Retz (44320)

 
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MessagePosté le: Sam 22 Sep - 09:16 (2007)    Sujet du message: Arthon en Retz (44320) Répondre en citant

Sous-commune: La Sicaudais (combats lors de la contre-offensive allemande de décembre 1944 depuis la Poche de Saint-Nazaire)

Eglises

Eglise paroissiale Saint-Martin

Centre gallo-romain, Arthon possède un acqueduc du IIème siècle long de 3 km qui amenait l'eau dans des thermes dont le caldarium a été mis au jour. La sorcellerie s'étant développée très tôt dans les Chaumes, l'évangélisation ne fut qu'assez tardive et l'église ne fut pas primitive comme dans la localité proche de Chéméré. La paroisse est dépoque carolingienne. Son nom apparaît dans un acte du cartulaire de Redon qui mentionne "In plebe quae vocatur Artum". En effet, au XIè, l'église était la propriété d'un clerc qui la donna à Saint-Sauveur de Redon suite à la réforme grégorienne. Cette donation fut confirmée par le pape en 1104.

L’église actuelle fut bâtie entre 1862 et 1865. Le clocher date de 1892 et présente la particularité d'être couvert de losanges en cuivre au lieu d'ardoises.A la Révolution, le curé d'Arthon, R. Faugaret, prêta le serment à la Constitution Civile du Clergé puis se rétracta. Il fut massacré dans un champ voisin du bourg par des gens venus de Challans. En 1803, le nouveau curé, Louis Favier, avait été vicaire dans la paroisse avant d'émigrer en Espagne. En 1897, le curé de la paroisse, Jean-Baptiste Pinsonneau, devint Monseigneur et porta la soutane violette pour avoir été zouave pontifical.

Type d'Edifice: église
Nom de l'Edifice : Saint-Martin de Tours
Siécle de l'édifice: XIX ème
Forme du clocher: Clocher-porche
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)




Eglise Sainte-Victoire de la Sicaudais (1844).

La Sicaudais fut longtemps un gros village d'Arthon, dont elle dépend toujours sur le plan administratif. Si la présence humaine est attestée depuis la Préhistoire, c'est au Moyen-Age que la trêve se dévéloppe, avant de devenir paroisse. En 1843, à la suite de nombreuses démarches, Mme de La Sicaudais obtient, non sans mal, l'érection de La Sicaudais en paroisse.
Dans le choeur sont enterrées 20 personnes victimes des colonnes infernales révolutionnaires qui ont dévasté le village et massacré des habitants.
Cent ans plus tard, pendant les combats de la Poche de Saint-Nazaire, le clocher, haut de 38 mètres servit de point d'observation aux Allemands. Le 31 décembre 1944, dans l'après-midi, il fut abattu par l'artillerie franco-américaine. Il reçut 3 obus. Ce clocher, réparé, n'était pas au bout de ses malheurs : il fut incendié par la foudre à deux reprises, le 14 juin 1952 et le 25 mars 1984. En 1946 fut inauguré en une cérémonie très solennelle, à laquelle participaient toutes les paroisses du Pays de Retz, un monument en granit avec plaques de bronze rappelant les combats de la Poche et le souvenir de ceux qui périrent.
L'escalier qui accède au clocher (du moins au premier niveau), lui, date d'avant la dernière guerre et est particulièrement vermoulu. Attention !

Type d'Edifice: église
Nom de l'Edifice : Sainte-Victoire
Siécle de l'édifice: XIX ème
Forme du clocher : Clocher-porche à flèche
Clocher en péril : non

Photos (17) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (5) :

façade
clocher
côté sud
chevet
côté nord

Intérieur (12) :

vue vers le choeur

transept nord
peinture
autel

choeur
tombe post-révolutionnaire
vitraux

transept droit

porche du clocher
escalier vermoulu
RDC du clocher


Chapelles

Chapelle de la Petite Sicaudais (Moyen-Age) C'est le seul reste du chateau médiéval de la Petite-Sicaudais, cité pour la première fois en 1119, où Henri IV aurait fait une sieste sous ses énormes chataigniers. Elle a été récemment restaurée. En 1794, une vingtaine d'habitants massacrés par les Républicains y sont inhumés avant d'être transférés dans le choeur de la nouvelle église du bourg.

Type d'Edifice: chapelle
Nom de l'Edifice : de la Petite-Sicaudais
Siécle de l'édifice: Moyen-Age.
Forme du clocher : Flèche
Clocher en péril : non

Photo (1)



Ancien prieuré

Ancien prieuré des Sept-Faux (XIIè)

Ce prieuré était dans la mouvance de l'abbaye de Tiron. Cette congrégation était une réforme des Bénédictins, comme celle de Cluny. Le fondateur, saint Bernard d'Abbeville, construisit dans le diocèse de Chartres cette abbaye en 1109. Les religieux étaient appellés moines gris, en référence à la couleur de leur vêtement. Au XVIIè, l'ordre cesse d'exister et ses maisons s'agrègent à la congrégation de Saint-Maur.
La donation de Sept Faux (dits aussi Sept-Hêtres) fut l'oeuvre de Garsire 1er, sire de Rais. Le prieuré était situé sur le chemin qui va de Saint-Père-en-Retz à Nantes, à proximité de Frossay. Deux bulles d'Eugène III, de 1147, puis d'Alexandre III en 1176, confirement les possessions de Tiron à Arthon.
En 1476, on trouve mention d'une activité de poterie au prieuré, ce qui n'est pas étonnant au vu du nombre de potiers dans cette région. D'autre part, saint Bernard d'Abbeville, fondateur de l'ordre de Tiron, aimait aussi travailler de ses mains, notamment sur un tour. Ce n'est sans doute qu'une coincidence. En 1516, Sept-Faux reste la seule maison de Tiron dans le diocèse de Nantes. Au XVIIè, nous savons qu'en 1692, après le décès du prieur Henri de Bruc, l'abbé Gobert fit établir un procès-verbal de l'état de la chapelle Saint-Blaise et des bâtiments.

Juste avant la Révolution, tous les biens furent affermés à Victor Aubinais, fils de Pierre Aubinais, marchand demeurant au bourg et paroisse de Vue, soit "tous les revenus dudit prieuré, sans rien excepter ou réserver et tout autant qu'il en peut appartenir au sieur Jourdain en sa qualité de prieur commendataire, tant dans ladite paroisse de Vue qu'en celle d'Arthon et bourg des Moutiers (aux Moutiers, le prieuré possédait quatre journaux de terre et une boisselée) [...] consistant en la métairie des Sept-Faux, terres labourables, marais salant et dîmes. Il paiera les fouages et décimes jusqu'à concurrence d'une somme de 112 livres". Cet acte date du 20 mai 1789.
Alors que le prieuré et sa chapelle furent vendus comme biens nationaux le 29 mai 1792 à un certain Dumoulin, les propriétés de Sept-Fauxà Vue, notamment les Ouches de Bromefeins, furent achetés pour 21 000 livres par la veuve de Victor Aubinais.


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MessagePosté le: Sam 22 Sep - 09:16 (2007)    Sujet du message: Publicité

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