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Sucé-sur-Erdre (44240)

 
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MessagePosté le: Lun 1 Déc - 05:54 (2008)    Sujet du message: Sucé-sur-Erdre (44240) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Etienne (1851), reconstruite par l'abbé René Gerfaud. Des dons généreux de la famille Urvoy de Saint-Bedan et de la famille Angebault ont permis la réalisation de l'édifice construit par l'architecte Chenantais à partir de 1850. Sucé-sur-Erdre est mentionné pour la première fois en 952 dans un cartulaire du diocèse de Quimper, à l'époque où Alain Barbe Torte donne son église à l'abbaye de Landévennec. Sucé-sur-Edre est à l'origine un démembrement de la paroisse de Saint-Donatien de Nantes. Ennius, évêque de Nantes, fit élever vers 324 une église sur le lieu de la sépulture de Saint Donatien et Saint Rogatien (les premiers martyrs chrétiens nantais). La paroisse qui en dépendait s'étendait sur les deux rives de l'Erdre et englobait les actuels territoires de Carquefou, Sucé-sur-Erdre et La Chapelle-sur-Erdre.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Etienne
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : clocher-porche de type kreisker
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade à l'ouest
coté sud
chevet
coté nord

Chapelles privées

Chapelle privée du château de Chavagne (XVIè). Le château date de 1370 et du XVIème siècle. L'édifice, qui a été restauré au XVIème siècle, agrandi au XVIIème siècle, puis rénové à nouveau au cours du XIXème siècle, comprend deux corps de logis entourant une tour octogonale. On y trouve aussi une ancienne porte surmontée d'un blason : il s'agit peut-être des armoiries de Pierre de Saffré, seigneur de Bougon, grand veneur à la cour de Jean V dit le Sage, duc de Bretagne de 1399 à 1442. Il a été le premier seigneur et bâtisseur de ce château sur les ruines d'une maison, ancien rendez-vous de chasse. Une chapelle du XVIème siècle rénovée elle aussi est située à quelques pas du château. Jusqu'à la Révolution, elle était utilisée par les seigneurs du lieu. Des seigneurs de Saffré, le château de Chavagne passe vers 1489 dans la famille des Goudelin, puis, en 1571, dans celle des Morin, dont Jean, seigneur de la Marchandrye, avocat du roi et maire de Nantes en 1570. Ce dernier propriétaire de Chavagne en 1580 est le père d'Anne Morin qui épouse, en 1599, Joachim Descartes (venu de Touraine et avocat au Parlement) qui, d'un premier mariage avec une demoiselle Brochard, est le père de Pierre Descartes et du philosophe René Descartes. René Descartes, sieur du Perron, né le 1er avril 1596 à Saint-Georges-de-la-Haye en Touraine, mort à Stockholm en 1650, est l'auteur du "Discours de la méthode". Il fera plusieurs séjours à Sucé-sur-Erdre.

Voilà une description du château sur le site www.infobretagne.fr : "Le château de Chavagne parait dater du commencement du XVIème siècle, restauré et agrandi au XVIIème, il se compose de deux corps de logis avec une tourelle octogonale en saillie et au centre. C'est une construction qui a emprunté son architecture à la Renaissance, on y remarque de jolies fenêtres sculptées et surmontées d'écussons, grattés malheureusement pendant la Révolution. Seules les hautes fenêtres du second étage ont conservé leurs écussons aux armes de Bretagne. A l'intérieur, on remarque dans la cuisine une vaste et belle cheminée paraissnt dater du commencement du XVIème siècle, ainsi que de belles salles dont les cheminées possèdent des plaques en fonte aux armes des Descartes. On y voit aussi de belles archives, une belle bibliothèque dont entre autres les registres de la réformation de la Noblesse de Bretagne, dont Joachim Descartes fut un des commissaires. Le château de Chavagne ne fut qu'une habitation de plaisance et ne servit jamais pour la défense ; on y chercherait en vain des douves et des traces de fortifications. On y parvient par une belle allée de chênes, après avoir traversé une chaussée où le ruisseau des Vaux forme un long étang ; le parc possède de vieilles charmilles où le grand philosophe René Descartes vint souvent, sans doute, se recueillir lors des séjours qu'il faisait chez son père."

Henri-Auguste Luzeau de la Mulonnière est né à Chavagne le 2 Décembre 1762, a été prêtre de Saint-Sulpice, et massacré à la prison des Carmes le 2 Septembre 1792. Monsieur l'abbé Grégoire, dans son livre « Les Martyrs Nantais de Septembre 1792 » en a retracé la belle existence. Retiré à la Solitude d'Issy-les-Moulineaux, maison de campagne des Sulpiciens, il y fut arrêté le 15 Août et conduit devant la section du Luxembourg qui le fit incarcérer à la prison des Carmes. On ne sait si ce fut dans le jardin ou dans la chapelle qu'il conquit la palme du martyre, mais il fut enterré au cimetière de Vaugirard, d'après le témoignage du greffier de la justice de paix Daubonel. Dans l'église de Saint-Sulpice, à Paris, son souvenir est rappelé par une plaque en marbre blanc et le château de Chavagne possède ses livres et ses sermons. Dans le décret de béatification daté de Rome « datum Romoe apud sanctum petrum, sub anulo Piscatoris die 17 mensis Octobris 1926, Pontificator nostre quinto », son nom est inscrit sous cette rubrique : « Henricus-Augustus Luzeau de la Mulonnière, in diocesi Nannetensi ortis e solidate Sancte Sulpicit moderator Semenarii Audeganensis ».



Chapelle privée du château de la Claverie (1915). Le château date de 1827. En 1890, Georges Ganuchaud fait l'acquisition du domaine et l'embellit (travaux réalisés par l'architecte Bougouin). En 1914, Georges Ganuchaud achète le coteau du Bois Martin dépendant de Jaille et, en 1915, commence à édifier la tour Saint-Georges. Cette tour a pour originalité un escalier extérieur et à mi-hauteur de cet escalier se trouve une petite chapelle ornée de deux bas reliefs, oeuvre du sculpteur Sébastien de Boisheraud, et représentant saint Georges terrassant le dragon. Cet oratoire est béni en 1921 par Mgr Le Fer de la Motte, évêque de Nantes.

Chapelle privée de Naye (XIXè). Elle est flanquée d'une tour-pigeonnier.



Ancienne chapelle

Ancienne chapelle Saint-Michel, puis Ancien temple protestant.

A l'époque féodale, le territoire de Sucé-sur-Erdre est partagé entre les seigneurs de Blain, la famille Rohan et les évêques de Nantes. Vers 1558, les protestants (calvinistes) s'installent sur les terres de la famille Rohan : ils occupent la chapelle Saint-Michel, aujourd'hui disparue, et y installent leur temple jusqu'en 1685 (le temple est fermé en 1685). Les protestant s'établissent en fait à l'Ouest du bourg, et les catholiques à l'Est. Les foyers de la religion réformée avaient en faite pour bases : Procé au nord-ouest de Sucé et l'Onglette au nord-est, avec pour protecteurs les Rohan pour le premier centre et les de La Muce-Ponthus (Petit-Mars) pour le second. L'arrivée des "parpaillots" de Nantes se faisait par eau en partant de Barbin. Le rassemblement avait lieu à Sucé-sur-Erdre dans la Cour Gaillard au fond de laquelle était le Temple. Les gentilshommes de Procé de Naye, de l'Onglette venaient écouter les pasteurs dont les noms sont connus : Jean Bouchereau, ou de Brissac, ou Benjamin Malnoë et encore du Gravier. La forteresse du catholicisme était à Montretrait, ancienne résidence d'été des évêques : elle était bien juchée, entourée de douves alimentées par l'Erdre. La tour Gaillard, l'allée du Ruisseau, la rue des Protestants, la route de Procé gardent la mémoire de cette période agitée.
La Cour-Gaillard, située à la Grand-Rue futédifiée par les protestants en face de la résidence d'été des évêques de Nantes. Ce site reste jusqu'en 1685 un haut-lieu protestant. C'est dans la grange de la tenue Bernard, à la cour Gaillard (aujourd'hui rue des Protestants), que les premiers protestants vont se réunir. Louée jusque là, elle est acquise par les religionnaires entre 1601 et 1603. Ce petit quartier, dont les maisons bâties par les protestants ont été remplacées par des constructions plus récentes, est aujourd'hui connu par la tour Gaillard que l'on peut encore contempler dans la Grande Rue. Les Nantais qui venaient à Sucé-sur-Erdre étaient principalement des marchands hollandais et anglais. Après 1601, des Hollandais siègeront parmi les "Anciens" de l'église de Sucé-sur-Erdre. Un pasteur, Josué de la Place, qui restera à Sucé-sur-Erdre jusqu'en 1632, veillait sur cette église. Un nouveau temple est construit vers 1630 dans la Cour Gaillard, mais un décret ordonnera sa démolition un demi siècle plus tard. Le 15 octobre 1685, quelques jours avant la signature de l'Edit de révocation, le temple est vidé de ses meubles et ornements qui sont donnés à l'hôpital de Nantes, et ce n'est que le 2 décembre 1685 que le Parlement de Bretagne peut enregistrer la destruction de l'édifice. Les restes du temple sont vendus aux enchères le 9 mai 1686.



Ancienne chapelle privée

Ancienne chapelle privée du manoir de Logné.


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MessagePosté le: Lun 1 Déc - 05:54 (2008)    Sujet du message: Publicité

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