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Saint-Mars-du-Désert (44850)

 
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MessagePosté le: Sam 25 Oct - 22:16 (2008)    Sujet du message: Saint-Mars-du-Désert (44850) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Médard (1850), située place Jean Moulin. L'église primitive date du XIème siècle : cette dernière est édifiée sur l'île Saint-Denis où un cimetière mérovingien a été récemment mis à jour. En 1762, a eu lieu la bénédiction de la grosse cloche. La fresque "la Fuite en Egypte", œuvre du peintre Paul Lemasson, date du XXème siècle.

Le premier foyer de peuplement du bourg aurait été gaulois, puis les romains y construisent un temple et un cirque. Les Huns y parviennent et pillent la ville, qui devient un désert, c'est à dire un terrain non cultivé. Au VIè siècle, Saint- Félix, évêque de Nantes, fait élever une digue à la Chaussée Barbin pour rendre l'Erdre plus navigable. Les eaux refluent vers ce qui reste de la forêt de Mars dont les arbres commencent à pourrir. Un ouragan achèvera plus tard de les coucher. C'est la naissance des marais.

Au XIème siècle, l'abbaye de Soissons (fondée vers 1076, suite à un accord entre Thibaud de Pierrefonds et Hugues de Château-Thierry) envoie une communauté religieuse, qui s'installe, semble-t-il, sur l'île Saint-Denis et crée un lieu de culte dédiée à saint Médard. Le bourg de Saint-Mars (abbréviation de Saint-Médard) s'organise autour de ce prieuré. En 1070, est mentionné aussi le premier seigneur de la commune, Gosselin de Mars (Goscelinus de Mars).

Durant la Révolution, la chouannerie se développe dans la paroisse de Saint-Mars-du-Désert : elle a pour chef principal Esprit Blandin. Il sera récompensé par Louis XVIII qui lui décernera un fusil d'honneur. Des combats ont eu lieu au Pont-Hus, à la Ceriseraie. Des châteaux comme ceux des Yonnières et du Perray ont été pillés et incendiés. Ils sont reconstruits sous le Consulat et l'Empire. Le 12 août 1795, a lieu la Bataille de la Ceriseraie: un détachement du bataillon d'Arras est exterminé par la population de Saint-Mars et des environs acquise aux idées royalistes (on nommait la contrée "la Petite Vendée") et rendue furieuse par les masscres de Quiberon. Les chouans font près de 1800 morts, seuls quelques blessés parviendront à fuir jusqu'à Nantes et relateront le désastre. Dans ces quelques communes, la chouannerie a duré jusqu'à l'aube du XIXème, puis reprit lors des Cent-Jours et de l'épopée de la Duchesse de Berry en 1832. Encore aujourd'hui, ces communes rurales, bien que proches de Nantes, en sont bien loin en ce qui concerne le choix politique ou religieux. Cependant, l'afflux massif de citadins, comme ailleurs dans le département, tend à gommer les particularités sociologiques et spirituelles de cette singulière "Petite Vendée".

Ce fut au mois d’octobre de l’année 1849, que l’on jeta les fondements de la nouvelle église. L’ancienne était bien insuffisante pour contenir les fidèles, malgré les agrandissements faits par la construction de la chapelle nord en 1819 et de la chapelle du midi en 1821. Et puis cette église n’était pas susceptible d’embellissement, ni d’agrandissement.. Elle était basse, les murs ne tenaient plus ; la charpente en grande partie était pourrie ; l’aiguille de la flèche du clocher était brisée en deux, en sorte qu’un coup de vent pouvait le renverser. Il n’y avait donc pas d’autre parti à prendre que de refaire le tout à neuf.. Mais malheureusement, on avait peu de ressources. La Fabrique n’avait que 4.000,00 francs et les habitants, en génèral, ne paraissaient pas disposés à faire des sacrifices. Le devis se monta à la somme de 28.808,07 francs pour la construction du Chœur et de la nef. Or pour atteindre ce chiffre, voici comment on fit :
Les matériaux de la vieille église furent estimés à 3.000,00 francs. Une souscription fut faite dans la paroisse se montant à. 8.000,00 francs. Les habitants s’engagèrent pour faire les charrois, estimés à 4.926,56 francs. La fabrique s’engagea pour une somme de 7.500,00 et la commune promit une somme de 5.381,50 francs; toutes ces sommes réunies donnent les 28.808,07 F. L’adjudication eut lieu le 27 septembre 1849 et les travaux furent pris par un nommé Toussaint Menant, entrepreneur de Nantes.
Dès les premiers jours du mois suivant, on commença la démolition de la partie supérieure de l’ancienne église, c’est à dire du chœur et des chapelles. Les fondations de la nouvelle église furent creusées et le 10 du même mois, on plaçait les premières pierres. Les travaux se poursuivirent jusqu’aux premiers jours de décembre, et les murs du chœur, des chapelles et une partie de ceux de la nef furent élevés jusqu’à la base des croisées.

Jusque là, la nef de l’ancienne église avait été conservée et l’Autel placé à la grande porte. On y disait la messe tous les dimanches. La messe de la semaine, ainsi que les services, se disaient à la cure dans la chambre qui est au fond de la salle. Dans la salle étaient les deux confessionnaux et les fonds baptismaux. Quand il y avait des enterrements, le corps demeurait sur deux tréteaux dans la cour, pendant que se faisait la cérémonie dans la salle.
Au commencement de mars 1850, on démolit la nef de l’ancienne église. Alors, pour les offices du dimanche, on porta un Autel sous le hangar de la maison d’école. Les travaux de la nouvelle église progressaient rapidement. Quelques jours avant la Saint Jean, on avait commencé à couvrir le chœur et les chapelles. On avait aussi pensé jeter les fondements de la tour en même temps que ceux de la nef ; mais des difficultés très grandes étant alors survenues, on n’a pu la commencer qu’au mois de mars 1855. Le bout de la nef fut fermé par un mur, moitié en maçonnerie et moitié en planches. La voûte de l’église fut commencée au mois de novembre 1851 et fut terminée aux derniers jours de janvier 1852. Il ne restait plus qu’à faire que l’espace compris entre la dernière colonne de la nef et la tour. La balustrade fut placée dans le mois de juin 1852. Le clocher fut commencé en novembre 1851 et fini en avril 1859.

Pendant les travaux, une des nervures de la nef a fléchi et la voûte s’y est abaissée, formant une bosse. En 1853, l’entrepreneur, M. Bernard, fit reprendre la voûte à cet endroit. Puis, en 1855 et en 1861, le conseil paroissial dut raccommoder la voûte à ce même endroit. Mais dans la nuit du 23 au 24 janvier 1862, la même partie, deux fois refaite et une fois raccommodée, tomba. En 1867, sur ordre d’Emile PERRIN, architecte à Nantes, la voûte fut détruite puis reconstruite. Les travaux durèrent jusqu’en 1869. Les stalles du chœur furent faites en 1870, les deux autels latéraux, consacrés à la Vierge et à Saint-Joseph, furent réalisés en 1873. Les trois vitraux du chœur furent placés en 1877, l’horloge en 1884, les vitraux de la nef et les grisailles du chœur (vitraux transparents) en 1887, le perron en granit devant la façade en 1889, et enfin les murs et la grille autour de l’église en 1890. En 1877 a lieu le baptême des cloches paroissiales: Marie-Amélie 1300 kgs (note: Ré), Marie-Elisabeth 800 kgs (note: Fa), Marie-Georgette 600 kgs (note: Sol) et Anne-Léontine 400 kgs (note La).

A coté de l'église se trouve l'ensemble imposant de l'ancien presbytère, organisé autour d'une cour carrée. Une partie, jouxtant l'hôtel de Ville, a été reprise par celui-ci, ainsi que le bâtiment du presbytère lui-même, auprès de l'église, qui sert pour les permanences sociales. La fenêtre surmontée d'une croix que l'on voit auprès de la mairie n'est pas en soi une chapelle, mais l'extrémité d'une salle paroissiale occupant tout le premier étage d'un long bâtiment en retour, dont le rez-de-chaussée était une suite de granges, d'écuries et de locaux de service. De l'autre coté de la cour, on trouve une autre écurie, transformée par la suite en garage, et surmontée d'un grenier à foin dont la couverture tombe de vétusté. On y accède par une échelle-escalier en bois, le long de laquelle s'enroule déjà une plante vigouce...

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Médard
Siécle de l'édifice: XIXè
Forme du clocher : clocher-porche de type kreisker
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
coté sud
vue depuis la cour du presbytère
chevet

Chapelle

Chapelle Saint-Jean-Baptiste (début du XVIIème siècle – 1879), située au village de La Ceriseraie. Cette chapelle est fondée, semble-t-il, le 19 février 1602 par René Dupé, seigneur du Perray. Joseph Levat de Beauchêne, seigneur du Perray de La Charandière, est assassiné en 1762 et y est inhumé. Cette chapelle est restaurée et bénie le 5 novembre 1879. La chapelle courut le risque d'être rasée en 1974 à cause de l'élargissement d'une route. Sauvée de justesse, elle s'élève maintenant au milieu d'une aire de repos et est propriété du Conseil Général qui en a restauré la toiture.

La Ceriseraie est le lieu d'une bataille meurtrière, qui opposa en 1795 les Chouans et les soldats républicains. Des derniers accompgnaient un convoi rempli de biens pillés en Bretagne et avaient participé au massacre des royalistes à Quiberon. Les Chouans vengèrent leurs confrères et furent victorieux : des 1800 soldats républicains, seuls quelques-uns parvinrent à rejoindre Nort-sur-Erdre, encore républicaine, les autres furent abattus par les paysans. On peut lire ici un récit de la bataille : http://www.infobretagne.com/bataille-ceriseraie.htm

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Jean-Baptiste
Siécle de l'édifice: XVIIè-XIXè
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non


Site de la commune : http://www.saint-mars-du-desert.fr/accueil/histoire.htm


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MessagePosté le: Sam 25 Oct - 22:16 (2008)    Sujet du message: Publicité

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