Le site des clochers de la France Index du Forum Le site des clochers de la France
Recensement des lieux de culte chrétiens dans chaque commune de France
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Paimboeuf (44560)

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Le site des clochers de la France Index du Forum -> Clochers de Bretagne -> Clochers de Loire-Atlantique
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Admin
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 20 Aoû 2007
Messages: 1 662

MessagePosté le: Mer 15 Oct - 20:16 (2008)    Sujet du message: Paimboeuf (44560) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Louis (1874-1912), œuvre des architectes Alexis et Lucien Douillard.

L'église actuelle est complètement achevée en 1912 après plusieurs interruptions du chantier. Le chemin de Croix date du XIXème siècle. Le maître-autel, daté du XVIIIème siècle, provient de l'abbaye de Buzay (près de ROUANS) et date de 1760 : il est fait de 14 marbres précieux d'Italie (dont du marbre de Carrare) et acheté en tant que bien national en 1792. Ce maître-autel avait été commandé à Rome, pour l'abbaye de Buzay, par le R. P. Le Loup, prieur de cette célèbre abbaye, de 1740 à 1766.
Le tableau intitulé "Mort de Saint-Louis", œuvre du peintre Alexis Douillard, date du XIXème siècle. Situé au fond de l’abside circulaire (derrière l’autel) le tableau est en deux parties : En haut le Christ " dans la gloire " apparaît bénissant le monde. Deux anges le supportent, deux présentent la palme et la couronne, d’autres jettent des fleurs ; en bas, le tableau représente la mort de Saint Louis (patron de la paroisse) sur les plages de Tunis le 25 août 1270. Le roi agonisant va recevoir l'Eucharistie. Autours de lui tout le camp est rassemblé : filles et fils de France (dont le futur Philippes III), le clergé, les soldats valides et blessés.
On voit encore dans l'église un Ex-Voto de 1908 (bateau "le Saint Louis" fait par Louis Béchu), une statue en bois sculptée de Saint Clément pape (protecteur des marins) et une toile gigantesque représentant la pêche miraculeuse, don de Napoléon III. Il y a deux clochers, deux tours placées depart et d'autre de la façade.

L'église surprend par son style : elle adopte le style néo-byzantin alors que le style néo-gothique règne partout dans le département et dans le Pays de Retz : c'est pourquoi elle possède une coupole chargée de symboles au-dessus de la croisée du transept et d'une décoration intérieure riche et colorée. De plus, sa monumentalité est assez étonnante : l'église découle directement du projet des frères Alexis et Ludovic DOUILLARD pour le Sacré-Coeur de Paris, lors du concours architectural de 1871. Ce projet n'avait eu que la 4e place et n'aurait jamais du être construite. Mais ils rencontrent Pierre GOUY, curé de Paimboeuf (1872-1888), qui veut faire reconstruire son église. Le projet des frères Douillard, ramené à des dimensions plus petites, se concrétise à Paimboeuf.

Paimboeuf n'est, au XIIème siècle, qu'un petit hameau, simple îlot coincé entre deux bras de la Loire, vivant de pêche, d'agriculture et d'élevage, qui prend l'importance d'une ville qu'au XVIIème siècle. Le mouillage de Paimboeuf est signalé dès 1483 (par "le routier" de Pierre Garcie). A noter qu'au XVIème siècle et XVIIème siècle Paimboeuf était considéré comme une île. En effet, Louis XIV, dans des lettres patentes de 1682, désigne encore cette localité par les mots de bourg ou île de Paimboeuf.

A partir de 1650, Paimboeuf devient un avant-port de Nantes (pour, entre autre, la traite des Noirs appelés "bois d'ébène") : l'accès du port de Nantes devenant de plus en plus difficile, les plus gros bâtiments doivent mouiller à Paimboeuf (il sert surtout de station de délestage en 1639). L'activité du port de Paimboeuf croit avec l'essor du commerce de Nantes vers les Iles. Ce n'est qu'à la fin du XVIIIème siècle que nombres d'officiers marchands élisent domicile à Paimboeuf : en 1767, il n'y a qu'une quinzaine de capitaines établis en ville, alors qu'on en relèvent trente-sept en 1789. Un môle y est construit en 1782 et les remparts qui entourent la ville de Paimboeuf datent de 1796. Il devient sous-préfecture après la Révolution et est doté d'un tribunal de commerce, qui est fermé en 2009. L'ouverture des bassins de Saint-Nazaire, en 1856, est le début de la décadence de ce port.

C'est seulement en 1761 que les Paimblotins (habitants de Paimboeuf) obtiennent l'érection en paroisse autonome des deux trèves du Haut et du Bas Paimboeuf, par décrèt de Monseigneur P. Mauclerc de la Muzanchère, évêque de Nantes. Avant cette date, les habitants dépendaient de deux autres paroisses plus éloignées qu’étaient Saint-Père-en-Retz (pour le Haut-Paimboeuf) et Sainte-Opportune (pour le Bas-Paimboeuf). Comme la ville était partagée entre deux paroisses, chacune avait fait construire sur l’îlot une chapelle : Notre Dame de Pitié pour Saint-Père-en-Retz (existante en 1052, reconstruite en 1667, aujourd'hui disparue) et Saint Louis pour Sainte-Opportune-en-Retz, construite en 1704, peu après l'achèvement de l'hôpital. L'évêque démembra les deux paroisses de Saint-Père-en-Retz des dîmes du canton de Paimboeuf pour les confier au nouveau bénéfice créé. Le 24 septembre 1761, les limites de cette nouvelle paroisse furent fixées et deux vicaires nommés pour la desservir. L'église Saint-Louis avait alors une seule nef en forme de croix latine longue de 23 mètres et large de 7.25 mètres. Deux bas-cotés furent ajoutés en 1762 et 1766. En 1792, le curé Donatien de Laville refusa le serment, fut emprisonné à Saint-Clément, chargé dans un bateau avec d'autres prêtres réfractaires et envoyé en exil à Liverpool.

Le curé qui succèda immédiatement à l'abbé GOUY fit donner à Noël 1889 une mission prêchée par trois dominicains de Poitiers. Elle se termina par l'éréction du calvaire du Haut-Paimboeuf, là où s'élevait jadis la chapelle de Notre-Dame de Pitié. Il faut aussi dire que l'on honore à Paimboeuf, en plus de Saint Louis et de La Vierge, Saint Sébastien, saint Eutrope, sainte Justine et saint Clément. Ce dernier est le patron des marins.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Louis
Siécle de l'édifice: XIXè-XXè
Forme des clochers : double clocher (pavillon)
Clocher en péril : non

Photos (14) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (3) :

façade
chevet

Intérieur (11) :

basse nef gauche
grande nef
basse-nef droite

vitrail
coupole

transept gauche
transept droit

le choeur
voûte de l'abside



Chapelle

Chapelle Saint-Charles (1704), située Place de l'Hôpital et édifiée grâce à un don de la compagnie des Indes. Le retable Saint Charles Borromée (1538-1584, archevêque de Milan) date de 1721 : il est offert à la suite d'une épidémie de peste en 1720.
A la fin du XXe, l'hôpital de Paimboeuf est réuni avec des installations para-hospitalières de trois communes des environs au sein de l'Hopital Intercommunal du Pays de Retz. Le site de l'hôpital local de Paimboeuf est en partie abandonné, un bâtiment vétuste est abattu à côté de la chapelle, elle-même délaissée. La fatigue des ardoises du clocher soumises aux intempéries et plus exposées que la toiture de tuiles témoigne de ce manque d'intérêt dommageable pour la pérennité de ce monument religieux intéressant, témoin de la bienfaisance au XVIIIe siècle et du passé négociant de Paimboeuf.
Arrow http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=23106

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Charles
Siécle de l'édifice: XVIIIe
Forme du clocher : flèche
Clocher en péril : à surveiller

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade et côté
toiture
clocher décati


Anciennes chapelles

Ancienne chapelle Notre-Dame-de-Pitié, édifiée en 1052 et aujourd'hui disparue. Il ne restait au début du XXème siècle comme souvenir que deux têtes d'anges encastrées dans le mur de façade de l'hôtel du Lion-d'Or, place du Marché.

Ancienne chapelle Saint-Louis (1710). Agrandie au cours du XVIIIème par la construction de deux ailes en 1763 et en 1766, cette chapelle est malmenée par la Révolution qui la transforme pour moitié en salle de réunion et pour l’autre en grenier à blé. Elle disparait à la construction de l'église Saint-Louis.


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mer 15 Oct - 20:16 (2008)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Le site des clochers de la France Index du Forum -> Clochers de Bretagne -> Clochers de Loire-Atlantique Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Orancia phpBB Theme by Kaelys
Powered by phpBB © 2001, 2003 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com