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Savenay (44260)

 
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MessagePosté le: Mar 12 Aoû - 22:05 (2008)    Sujet du message: Savenay (44260) Répondre en citant

Savenay vient du toponyme latin "Sabinus" et du suffixe "acum" (propriété). Savenay est une position stratégique qui domine l'estuaire. Elle se trouve naturellement sur l'une des voies les plus importantes, celle de Portus Namnetum (Nantes) à Dartoritum (Vannes) via Grannona (Guérande) et par une voie secondaire relie Condate (Rennes) via Blabia (Blain). Le nom primitif de la cité est Saviniacum. Il accuse une origine romaine. Longtemps après que les Romains eurent été chassés de la Gaule, nous retrouvons Savenay désigné sous le nom de Plebes Condita Savannaco.
Plus tard, Savenay se trouva toujours être une position stratégique. Le 23 décembre 1793, les restes de l'armée vendéenne y furent anéantis. Les républicains fusillèrent les derniers soldats vendéens sur la butte de Sem, en Prinquiau. Pas un prisonnier ne fut fait : tous les vendéens furent tués, jusqu'au dernier. Peu parvinrent à s'échapper avec l'aide de la population.
Elle devint chef-lieu de district sous la Révolution, puis sous-préfecture en 1800, aux dépens de Blain. Les bureaux de la sous-préfecture s'installèrent dans les restes du couvent des Cordeliers. Puis en 1868 elle perdit cette fonction et Saint-Nazaire devint sous-préfecture. Savenay reste néanmoins encore aujourd'hui un important noeud routier (entre les routes de Nantes à Vannes et de Nantes à Saint-Nazaire et Guérande) et ferroviaire (jonction entre la ligne Nantes - Saint-Nazaire et la ligne de Bretagne).

Vue de Savenay depuis la commune de Lavau :


Eglise

Eglise Saint-Martin (1840), œuvre de l'architecte Nau et édifiée à la place d'une ancienne église du XVème, elle-même située à l'emplacement d'une église primitive dédiée dès 1060 à Saint Martin de Tours. Il jouxtait les jardins du couvent des Cordelières.
L'architecte Nau inverse le sens de l'église en plaçant le porche à l'est mais l'église subit de nombreuses vicissitudes dans sa construction : l'entrepreneur est incompétent, les malfaçons nombreuses... En 1812, un orage emporte une partie du pignon, en 1825 le clocher doit être démoli et reconstruit sur une autre partie de l'édifice. La reconstruction totale est décidée en 1836, le plan définitif n'est adopté qu'en juillet 1838. Un plan d'actions ne trouvant pas preneur, le projet est réduit. Le chantier démarre en mars 1840 et des anomalies sont constatées : plusieurs arcades sont décintrées, les ouvertures superposées ne sont pas dans le même axe...; la prise du mortier est insuffisante, les piliers, prévus en pierre de Crazanne, inaltérable, sont en maçonnerie...; le bois du choeur n'est pas payé, l'entrepreneur quitte le chantier et abandonne ses ouvriers...
En mai 1841, suite à un violent coup de vent, il faut démolir les murs nord et sud de la nef et les reconstruire à grands frais avec de nouveaux matériaux, payés avec la taxe de l'octroi. L'église est livrée au culte le 22 novembre 1841, inachevée! Le nouvel architecte Mortier doit démolir et reconstruire la tour, en trois campagnes pour donner le temps aux assises inférieures de se stabiliser. La consécration officielle de l'église Saint-Martin a lieu en mai 1844. En novembre 1848, la charpente menace déjà d'éffondrement. En 1852, la pierre de Crazannes est remplacée par le tuffeau de Vendée, plus léger et moins cher, et le clocher est surelévé de 3 mètres. Le gros oeuvre est terminé en 1856 et une horloge est installée sur le clocher en 1857. La ville a enfin une église digne d'une sous-préfecture!
Le 26 juillet 1859, trois nouvelles cloches sont bénies : Alexandrine-Elisabeth, 1018 kg, Céline-Camille, 280 kg et Alphonsine-Julienne, 201 kg, placées aux cotés de Marguerite, rescapée de l'ancien édifice, et qui pèse 350 kg.
En 1871, trois croisées sont ouvertes dans le choeur pour le rendre moins sombre. La foudre endommage le clocher et un paratonnerre est posé en 1877. En 1900, les voûtes, qui donnent encore de l'inquiétude, sont refaites grâce aux subventions du ministère de l'Intérieur et des Cultes. En 1928, les deux niches de la façade de l'église sont garnies de deux statues de l'antique calvaire du cimetière. Le clocher est inhabituel puisqu'il est constitué d'un faux bulbe, et s'élève de 41.5 M à 90 mètres au-dessus de la mer, ce qui le rend visible de loin (à 10 km depuis l'ouest) mais résistera-t-il à l'usure du temps?

Source : Société historique de Savenay.

La peinture intitulée "Ecce Agnus Dei", œuvre du peintre Rubens, date du XIXème siècle : elle fait partie des dons faits par Napoléon III.

Le clocher a été récemment réaménagé pour accueillir des antennes de Bouygues : l'escalier a été bétonné, un tirant en fer solidarisant les deux cotés a été posé au premier niveau, et l'accès est fermé à partir du 2e niveau, ce qui fait que la paroisse ne voit jamais ses cloches. Cependant, les enduits intérieurs s'effritent et l'ensemble du clocher, comme de l'église, dont la voûte est parcourue d'une grande fissure à son faîte, semble fragile.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Martin
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : clocher-porche à bulbe
Clocher en péril : non

Photos (32) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4) :

façade et clocher
clocher (détail)

coté nord : plus de câbles que d'église
coté sud

Intérieur (14) :

nef latérale gauche (sud)
grande nef
nef latérale droite (nord)

porche sous le clocher
baie du porche

transept gauche
retable gauche

transept droit
retable droit

autel

voûte du choeur
fresques du choeur

vue vers l'entrée

Clocher et tribune de l'orgue (14) :

le premier niveau

les orgues
vue sur l'église

l'escalier refait


vues coté Loire

Chapelle

Chapelle de la Moëre (XIXème siècle), ou couvent des Tilleuls.

Ce lieu a une origine très ancienne, puisque dès 1237 on trouve mention dans les Archives départementales (H55) d'un "domo de moire". En 1749, lors de la mise en poste de l'itinéraire Nantes-Audierne, un relais fut créé à la Ferrais, qui fut lui-même transféré cinq années plus tard à la Moëre. C'est à la même occasion que furent sans doute créés les relais de l'Hôtel de France, à Saint-Omer de Blain, détruit il y a quelques années, et celui de Beaulieu, à Pontchâteau. Le 22 décembre 1793 les Vendéens arrivent de Blain et prennent la Moëre, suivies par les troupes républicaines qui reprennent le poste et en font leur QG en vue de la bataille du lendemain. Durant toute la période révolutionnaire, Jean-Pierre Leroux, maître de poste républicain, gérera le relais. Il est aussi commis du District et chef du Bureau des Contributions. Le relais de poste ferme en 1862, concurrencé par le chemin de fer.
Le logis est racheté en 1877 par l'abbé Tendron afin d'y installer des soeurs de la communauté de Bethléem. C'est l'annexe agricole de la maison de Bethléem à Nantes et les enfants y sont initiés aux travaux des champs et à l'agronomie. La Moëre devient le Carmel du Sacré-Coeur. La chapelle date de 1878. Fin 1912, la maison est fermée.
En 1914 et 1917, les bâtiments sont réquisitionnés par les armées française et américaine. L'édifice est restauré en 1923 et les sœurs de Bethléem s'y ré-installent pour accueillir des jeunes orphelins de 2 à 6 ans mais aussi quelques dames agées qui apportent une aide par leur pension. A partir de 1963, les enfants retournent à la maison mère de Nantes et le couvent devient une maison de retraite à part entière. Mais en 1991 les religieuses ne pouvant plus assurer la gestion, la fermeture est envisagée. Une association est créée alors par M. Grateau et s'engage à gérer la maison. En 1994 la maison est rachetée par l'association gestionnaire.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de la Moëre
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Chapelle hospitalière

Chapelle Saint-Armel ( début XXè) de l'hôpital de Savenay (XV-XIX-XXème siècle), situé rue de l'Hôpital et fondé en 1450 par Jean de Châteaugiron, chanoine de Nantes et curé de Savenay (par testament érigé le 12 mars et signé le 14 mars 1450) : dans ce testament il écrit qu'il établit l'hôpital Saint-Armel "ou aumosnerie, dans la chapelle qui porte le nom de Saint-Armel, Saint-Fiacre et Saint-Antoine, bâtie et édfiée par moy proche la ville de Savenay". L'hôpital était destiné à tous les habitants, les malades, les pauvres et mendiants, mais aussi les pélerins : Savenay se trouvait en effet sur un des chemins bretons de Saint-Jacques de Compostelle, qui passait "Sous les Murs", autrement dit sous un grand mur que l'hôpital bordait. Maintenant ce mur correspond à l'actuel boulevard de la Loire, et ce chemin reliait dans les temps anciens, au sec, Nantes à Vannes en passant par Couëron, au bord des marais. L'ancienneté de sa fondation fait de l'hôpital de Savenay l'un des plus vieux hôpitaux de France.
Par un décret de Louis XIV en 1696, la léproserie de Saint-Lazare avec ses revenus, est réuni à celui de Saint-Armel. En 1699, René de Lopriac, seigneur de Matz, augmente la donation du nouvel hôpital. En 1790, l'hôpital réunit les fonds de charité des paroisses voisines "pour le soulagement des pauvres" et en décembre 1793 il secoure de son mieux les vendéens et Bleus durant la bataille de Savenay qui voit l'anéantissement total de l'armée vendéenne et la fin de la virée de Galerne.
En 1835, un contrat est passé avec le Couvent de Saint-Gildas-des-Bois pour avoir trois religieuses. Devenu trop petit et trop vieux, l'hôpital est réédifié. Le bâtiment central actuel date de 1852. Dans la première pierre se trouve une inscription en fonte ainsi que des pièces de monnaie en argent et en cuivre. En 1898, on songe à agrandir l'hospice. Les travaux débutent en 1910 sous la direction de M. Hamon. Les autres pavillons, de part et d'autre, datent de 1912 (pavillon pour les hommes), de 1919 (pavillon pour les isolés), de 1926 (pavillon pour les femmes), de 1936 (la maternité). De nouveaux locaux sont construits en 1959. La chapelle, petit édifice rectangulaire à flanc de coteau, date du XXème siècle. En 2000, l'hôpital change de nom et s'appelle "Loire et Sillon" et compte trois maisons de retraite (95 places pour trois établissements), 4 unités de soins de longue durée (72 places en tout) , un service de médecine, de soins de suite et réadaptation de 30 lits et une unité de soins à domicile de 15 places. Je remercie beaucoup l'administration de l'hôpital pour m'avoir permis de photographier la chapelle.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Armel
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos (7) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Exterieur (5) :

façade au sud
coté ouest
coté est

coté nord

Intérieur (2) :

vues intérieures de la chapelle



Chapelle d'établissement scolaire

Oratoire Saint-Joseph (XXè), au collège Saint-Joseph, fondé par les frères de Ploërmel en 1882. L'oratoire fut construit en 1980. C'est un petit édifice rectangulaire en pierre se trouvant près de l'accueil, et qui n'a pas de clocher.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l’Édifice : Saint-Joseph
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non


Couvent

Couvent des Cordeliers (1419)

Fondé en mai 1419 par Jean V, duc de Bretagne. Ce "collège des frères mineurs", prêcheurs, va jouer un rôle prépondérant dans la cité. A noter que le bâtiment que nous voyons aujourd'hui n'est que l'aile sud d'un important bâtiment composé de 4 ailes disposées autour d'une cour, d'une chapelle conventuelle, d'un cloître, de dépendances et de jardins. Devant l'actuel bâtiment s'ouvre une "terrasse au midy" que décrivent les Cordeliers dans l'écrit réalisé à cet effet le 27 février 1790 : " Au devant la face du dortoir situé au midy est une terrasse d'environ 12 pieds, potagés en 14 carrés sans compter les plats de bandes en haut de la même terrasse". Cette terrasse était donc un jardin long de 43 mètres.

Devenu bien national, durant la Révolution, l'édifice va servir de siège du district en 1790, du tribunal avec la gendarmerie et la prison. Les locaux sont dévastés en 1793 lors de l'insurrection anti-républicaine et de la bataille du 23 décembre. En 1800 la sous-préfecture s'y installe, puis celle-ci part en 1868 pour Saint-Nazaire. L'école normale d'instituteurs occupe les locaux de 1872 à 1912, puis à partir de 1912, le bâtiment devient propriété de la commune et la Bibliothèque Municipale, la Caisse d'Epargne, la Justice de Paix et la Perception y sont installés. De 1914 à 1918 l'hôpital filial français y est installé puis l'hôpital américain de la Red Cross prend sa place en 1918. Enfin de 1921 à 1979 la poste y tient ses bureaux, qui sont restaurés en 1930 et après-guerre; des bâtiments neufs sont construits devant le couvent à la fin des années 1970.
Actuellement il n'est plus occupé, mais la mairie a projeté d'y déménager des bureaux administratifs et l'Office de Tourisme, à l'étroit sous les Halles. Le célèbre historien janséniste Travers y fut enfermé quelques mois, en janvier-juin 1748. Le tombeau et la statue de Guy de Rieux (vicomte de Donges et baron de Savenay), décédé au Matz en 1637, étaient autrefois l'un des principaux ornements de l'église des Cordeliers de Savenay. Abandonné depuis 1979, le bâtiment est dans un état piteux, les planchers d'une partie et l'escalier sont hors d'état de servir, certains murs, surtout dans sa partie médiane, sont rongés par l'humidité.
Une association a été créée en avril 2012 pour poser le cadre juridique d'une restauration qui sera financée avec l'aide de la communauté de communes Loire et Sillon, de mécènes privés et de la fondation du patrimoine, pour une réutilisation culturelle et commerciale des lieux.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l’Édifice : des Cordeliers
Siécle de l'édifice: XVe-XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : oui


Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir
)

Extérieur (2)

côté sud
côté nord

Intérieur (2)



Dernière édition par Admin le Lun 23 Avr - 20:50 (2012); édité 18 fois
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MessagePosté le: Mar 12 Aoû - 22:05 (2008)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 12 Aoû - 22:13 (2008)    Sujet du message: Savenay (44260) Répondre en citant

Ancien couvent

Ancien couvent des Cordelières (XVè)

Les jardins de ce couvent s'étendaient autrefois là où l'actuelle église fut construite. En 1789, sa supérieure était Mme du Buron.
L'ancien presbytère, aujourd'hui Centre d'Aide par le Travail de Savenay, était avant 1789 une propriété appartenant au couvent des Cordelières. A la Révolution, le premier curé constitutionnel M. Monlien y résida. Cette ancienne demeure, qui comporte des communs, semble très ancienne, et était en 1796 dans un état de vétusté évident : les toitures du logis et des communs étaient délabrées, le petit colombier est en ruines et les murs du jardin sont branlants. La Municipalité finit par en faire l'acquisition pour le transformer en presbytère, mais dès 1826 le clergé demande des réparations et c'est toujours le grand délabrement qui contraint les religieuses de l'hôpital qui y vivaient à s'en aller en 1915. On peut voir cette ancienne demeure au coin de la rue Victor Rodrigue et de la rue des Mésanges.


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