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Saint-Gilles-Croix de Vie (85800)

 
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PostPosted: Sun 27 Jul - 14:25 (2008)    Post subject: Saint-Gilles-Croix de Vie (85800) Reply with quote

Saint-Gilles et Croix-de-Vie, deux localités distinctes, séparées par l'estuaire de la Vie, ont fusionné en 1967 sous le nom actuel

Eglises

Eglise Saint-Gilles, à Saint-Gilles

L'église actuelle date des XVè et XVIè siècles pour le collatéral nord, de la fin du XIXème pour la nef et le collatéral sud. Son origine peut remonter au IXème siècle. L'église primitive fut bâtie pendant les incursions des Normands en Vendée par les moines de Saint-Michel-en-l'Herm ou ceux de Saint-Gilles-du-Gard. Elle étaient protéges par des lignes de défense reconnues sous les maisons voisines et qui, en contrebas de l'estuaire, pouvaient se remplir d'eau. Tout danger passé, leur emplacement servit de cimetière. De cette première église ne restent que les premières assises du gros pilier qui soutient le clocher.

La façade nord, celle du XVème siècle, est flanquée de quatre contreforts, les premiers étant de simples contreforts plats de type poitevin, le dernier, à l'ouest, est coiffé d'un toit à deux pans et daterait peut-être de la fin du XIXème. Le clocher a 30 mètres de hauteur. La flèche d'ardoises repose sur une pyramide carréeet se charpente sur une tourelle en calcaire des Charentes, percée de deux fenêtres à l'est et au nord et d'une à l'ouest, et décorée au sommet de modillons sculptés en forme de têtes. L'échauguette évoque l'aspect défensif des églises de l'époque, comme celle de Boupère, qui date du début du XVème.

L'entrée nord est constituée de deux portes jumelées à voûte surbaissée, de part et d'autre d'un petit pilastre creusé d'une niche vide, celles des deux contreforts étant à leur base occupées par une sorte de siège, le tout orné de coquilles. Une pierre à cupules se trouve dans le mur de l'est. Deux pierres tombales se trouvent sous la fenêtre en plein cintre ouverte en 1701. Sur une porte aujourd'hui condamnée on distingue les traces d'un auvent. A gauche de la porte actuelle on trouve aussi la pierre de criée (un ancien sarcophage).

Après les guerres de religion, l'église fut reconstruite en 1613 selon une inscription qui se lisait sur la façade "G.LETARD fecit 1613", la nef principale n'était pas voûtée. Dans le collatéral nord, la fenêre orientale en plein cintre, fut percée en 1701 et en 1704 l'église fut jugée "assez jolie" par l'ingénieur géographe Claude Masse. En 1787 la flèche fut frappée par la foudre et comme il servait d'amer, un bâteau arrivant d'Amérique fit naufrage sur Pilhours. Pour la reconstruire, un secours au Roi fut demandé, et l'ingénieur de Paris conseilla de modifier la flèche "en bec d'hirondelle" pour la diffèrencier des autres environnantes ou de la blanchir tous les ans. Pendant la Révolution, l'église servit de grenier à foin, de caserne et de temple de la Raison, puis elle fut considérée comme étant en bon état en 1802 avant d'être très détériorée en 1804. En 1815, le général bonapartiste Grobon, en observation dans le clocher, fut tué d'une balle tirée de Croix-de-Vie par les royalistes de Louis de la Rochejacquelin.

Au cours du XIXème l'église se dégrade, faute de moyens. Le 16 juillet 1870, le préfet interdit le culte dans la nef menacée de ruines. La restauration commença en 1873. La façade date de cette même année: elle a deux contreforts d'angles, et deux autres encore qui encadrent la porte, le vitrail et la rosace surmontée de gargouilles. La sacristie est de 1875, le perron de 1897, le choeur est reconstruit, la nef élargie vers le sud et le collatéral sud est créé.

L'église a 33.50 m de long et 16 m de large. Elle est voûtée sur croisée d'ogives et comporte six travées. La nef centrale (19è) a 10.20 m de haut et ses voûtes ont 4 parties. Les collatéraux sont hauts de 7.60 m, avec des voûtes en 8 parties au sud (19è) et en 6 parties au nord (15è). Les départs d'ogives sont ornés de têtes (Moïse, David et Isaïe) vers la chapelle de la Vierge, d'armoiries sous le clocher, puis d'anges du coté sud, tandis que sur le mur nord les départs d'ogives sont torsadés ou cannelés (Saint Séverin de Paris, Saint Serge d'Angers). Les piliers du collatéral sud (19è) s'épanouissent sans chapiteaux dans le style du 15ème siècle. Le chemin de croix, réalisé au cours de la grande restauration effectuée en 1977, ne montre que le visage du Christ et reflète les sentiments qui l'animaient à chaque étape de sa passion.

Le maître-autel (1874) a perdu son retable mais la magnifique base éclairée représentant la Cène, attire le regard et favorise le recueillement. A gauche, se trouve la statue de Saint-Pierre avec ses clefs, au centre celle de Saint-Gilles avec sa crosse d'abbé, à droite, celle de Saint Paul portant l'épée au coté droit. Au centre du retable de l'autel gauche (1887) se trouve la statue de la Vierge couronnée avec son fils et de chaque coté il y a un médaillon sculpté : l'Assomption à gauche et le couronnement de la Vierge à droite. Sur le devant de l'autel, il y a trois scènes sculptées à la gloire de Notre-Dame du Scapulaire, Notre-Dame du Rosaire, Notre-Dame de la Mer. L'autel Saint-Roch (1901), don d'une paroissienne, se trouve dans le collatéral sud.

Source : paroisse Notre-Dame de la Vie


Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Gilles
Siécle de l'édifice: XVè-XIXè
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : clocher latéral au-dessus du collatéral nord
Clocher en péril : non

Photos () : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4) :

façade à l'ouest
collatéral nord et clocher

collatéral nord et clocher vus de l'est
clocher

Intérieur (7) :

collatéral nord (XVè)
nef centrale
collatéral sud (XIXème)
vue vers l'entrée

autel de la Vierge (collatéral nord)
autel principal et sa base éclairée
autel Saint-Roch (nef latérale sud)

Eglise Sainte-Croix (1894-1896), à Sainte-Croix de Vie

Dans la seconde moitié du XVIème siècle, l'expansion de Saint-Gilles se trouva limitée par la rivière d'une part et les terres seigneuriales de l'autre. La population augmentant, il y avait une crise de logement. En 1551, un marchand du nom de Jacques Chauvet acheta un terrain le long de la rivière. D'autres achats de terrains suivirent et ainsi se forma le quartier qui allait devenir la paroisse de Croix de Vie. Les nouveaux habitants étaient surtout des marins, ou des "mariniers" comme on le disait à l'époque, mais aussi des artisans, des marchands, et même un chirurgien et un notaire. En 1610 le projet de construction d'un lieu de culte est conçu, et le recensement effectué alors indique la présence dans le quartier de 121 maisons, dont 20 protestantes. La chapelle de Croix de Vie est fondée officiellement le 26 janvier 1613 et elle est construite sur le modèle de la chapelle du cimetière de Saint-Gilles, disparue aujourd'hui. Le procés-verbal de 1611 indique que l'on fit construire dans l'année "au village de Croix de Vie une chapelle couverte d'ardoises, ayant dix toizes de demye de largeur le tout de franc creux, non comprises leurs murailles; et les murailles en le cuer celle de deux toizes et douze de haut y compris les fondements et les pignons". La toise faisant 1,949 m, cette chapelle était longue de 20.645m (dimensions intérieures), et haute (y compris les fondations et les pignons) de 23.388 mètres, ce qui était peu grand, mais suffisant pour le peu d'habitants de l'époque. Marie de Beaucaire, dame titulaire de Riez, fit beaucoup pour l'édification de cette chapelle.

Au cours du XVIIIème, le village grandit grâce à la pêche à la sardine et devient une petite ville, reliée par pont dès 1835 à Saint-Gilles. En 1843 et en 1847, deux chapelles formant le transept furent ajoutées à la chapelle, qui était devenue église en 1700. La chapelle du nord était dédiée à Sainte-Marie et celle du sud à Saint-Joseph. Le clocher-porche fut élevé en 1857. En 1882, l'arrivée du chemin de fer changea Croix de Vie en station balnéaire, et la population atteint 1700 habitants en hiver et 2000 en été. La vieille église se trouve trop petite. Le sous-préfet de l'époque donne son aval à une reconstruction pour 4 raisons:
"- que l'église actuelle est dans un état de vétusté qui ne permet pas de songer à une restauration..."
"- qu'au point de vue archéologique, il n'y a nul interêt à conserver ce vieux monument..."
"- que l'église est, en outre, devenue insuffisante à cause de l'augmentation croissante de la population..."
"- que la fabrique peut énumérer des ressources suffisantes pour couvrir les risques"
(Archives de Vendée)

Le 10 mars 1893, l'évêque de Luçon donne son accord pour la reconstruction de l'église de Croix de Vie, divisée en deux parties, à savoir une première partie a entreprendre immédiatement, toute l'église moins le clocher, au prix de 82 915 francs et 13 centimes et d'une deuxième partie remise à plus tard, le clocher, pour 82 940 francs et 90 centimes. Une souscription a été lancée avant cette autorisation, et la liste des donateurs est toujours conservée aux archives de Vendée : les plus gros dons viennent de deux demoiselles, Mlle Emma Joubert et Mlle Lucie Blain, sans l'importance de leurs dons l'église n'aurait pas pu être construite. Le curé, le chantre, M. des Ormeaux, artiste sculpteur de Croix de Vie, les membres du conseil paroissial, tout le monde donne pour l'église.

M. Ménard, de Nantes, est choisi comme architecte, et il fournit un premier projet comprenant trois parties : la première comprend le choeur, le transept et les sacristies, la deuxième comprend la nef de 4 travées et la troisième le clocher. Le curé propose d'agrandir l'église sur son emplacement initial en construisant d'abord le choeur, le transept et les sacristies, en gardant l'ancienne nef, puisla nef, puis le clocher. Finalement on choisit d'installer l'église sur le lieu de l'ancien cimetière qui est transféré sur une colline dominant la Vie et béni sur son nouvel emplacement le 4 novembre 1894. Le conseil municipal vote une subvention de 5000 francs payable par annuités de 1000 francs à partir de 1894 à condition que l'église nouvelle soit orientée nord-sud et que les plans soient plus modestes. L'église sera construite dans un style romano-byzantin que Ménard a déjà employé à de nombreuses reprises, notamment à Campbon en Loire-Atlantique. A.L des Ormeaux, qui a sculpté la chaire et à participé à l'aménagement de l'église, la décrit ainsi : " Sur ce plan divisé en nefs et en travées s'élèvent des coupoles portées par les colonnes, les piliers et les murs latéraux." Des coupoles à pendentifs, méthode orientale (style byzantin) seront posées pour permettre le raccordement des cercles des coupoles avec les carrés des travées. L'église se distingue par son style de la foule des églises néo-gothiques bâties dans la région, même si en Vendée de nombreuses églises ont été sauvegardées dans leur état initial ou agrandies avec soin et goût au XIXème pour à la fois satisfaire au besoin du culte et conserver un patrimoine architectural inestimable.

Cependant, la construction du clocher devient urgente... L'ancien clocher est éloigné de 2 m 50 de l'ancienne église et les excavations pratiquées dans un sol sablonneux pour la nouvelle église font craindre à l'architecte un effondrement pur et simple de l'antique clocher au cours d'une tempête. Le 30 octobre 1894, décision est prise par le conseil de fabrique d'engager les travaux du clocher, mais la paroisse n'a plus d'argent, d'autant plus qu'il fau refaire tout le mobilier, l'ancien, trop vétuste, est inutilisable, et ce devis se monte à 27 500 francs. Le 28 avril 1896, le ministre des Cultes autorise la paroisse à contracter un emprunt de 8000 francs, la commune vote un emprunt de 10 000 francs le 30 août de la même année pour les travaux du clocher. Monsieur des Ormeaux décrit ce clocher comme "une élegante lanterne ajourée, coiffée d'un dôme ovoïde". Ce dôme est semblable à ceux de nombreuses églises romanes d'Aquitaine, mais aussi à celui de la cathédrale Saint-Front de Périgeux, restaurée par Abadie qui était jadis le maître de Ménard. Le 26 septembre 1896, l'église et le clocher sont officiellement bénits par l'évêque de Luçon.

La chaire fut terminée en 1902 par M. des Ormeaux, qui choisit pour elle le symbolisme semblable à celui des vitraux médiévaux, mais la multiplication des symboles rend le message incompréhensible. Il écrit lui-même de son oeuvre en 1907 : " L'escalier ui conduit à la cuve a douze marches, est coudé deux fois, il présente tois faces et s'appuie sur 4 supports qui continuent à s'élever pour recevoir les divisions de la main courante, et porter les statues des 4 évangélistes, piliers eux-mêmes de l'église chrétienne. Ainsi l'emploi des nombres 3,4,12 a été recherché à l'exclusion des autres pour les divisions principales de l'oeuvre, afin de rappeler l'importance que l'Eglise a donné au symbolisme des nombres.". Cette chaire aux multiples significations cachées ne laisse indiffèrente aucun visiteur et peut en effet à elle seule justifier une visite touristique de l'église.

Une statue justifie aussi cette visite: celle de Notre-Dame de Bon Port, une des rares statues transférées de l'ancienne église. La légende qui s'y rapporte est belle : le Petit Louis était un orphelin qui avait faim, et rejeté de toutes les fermes il vint conter sa peine à Notre-Dame du Bon-Port, certain qu'elle allait l'écouter. Il trouva chaque jour un gros morceau de pain auprès de la statue. C'est en réalité une brave femme qui avait écouté sa prieère qui se chargeait de cette nourriture. Devenu adulte, petit Louis devient pêcheur comme son père, et après chaque compte de pêche, il prélevait quelques sous de sa maigre recette : c'était "la part de la Vierge" qui devait payer le pain que lui a donné Notre-Dame du Bon Port. En 1900, "la part de la Vierge" des pêcheurs de Croix de Vie avait rapporté 300 francs et avait servi a acheter un très bel ostensoir pour renfermer le "Pain de Vie".

L'église fut restaurée en 1983 par une entreprise de Saint-Gilles. La même année, un orgue fut installé par le facteur Philippe Emeriau, dans le style des orgues du XVIIIème. Sur les 19 jeux prévus initialement, 12 seulement avaient été installés en 1983. Les 7 derniers ont été installés en 1993 grâce à la municipalité de Saint-Gilles-Croix de Vie, propriétaire de l'orgue, et aux subventions du département de la Vendée et de la Région. Un nouvel autel en bois fut dessiné par J.C Grué et réalisé en 1994 par Fabrice Monard, Compagnon du Devoir.

Historique de l'orgue : (cliquez pour agrandir)



Sources : paroisse Notre-Dame de la Vie, guide "L'Eglise de Croix de Vie"


Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Sainte-Croix
Siécle de l'édifice: fin XIXè
Forme du clocher : clocher-porche à lanterne en pierre coiffée d'un dôme ovoïde
Clocher en péril : non

Photos () : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (3) :

clocher au sud
église vue depuis l'est
chevet au nord

Intérieur (5) :

vue vers l'autel
ancien autel (1896) et nouveau autel en bois (1994)

vue vers l'entrée et chaire

vues de la chaire


Chapelle

Chapelle des morts 1914-1918, réalisée par Léon des Ormeaux, sculpteur résidant à Croix de Vie. Transformée en mini-musée, elle abrite des ex-voto et quelques souvenirs de marins et militaires, ainsi que le drapeau de la 336° Section pendant la guerre de 1870-71. Celui-ci, ainsi que d'autres précieux objets locaux, a été vandalisé: la chapelle est désormais fermée en permanence.

Photo (1) : (cliquez pour agrandir)



Source: http://veterans.free.fr/monuments/Monuments.htm


Ancienne chapelle

Ancienne chapelle du cimetière de Saint-Gilles (XVIIème?) : la première chapelle de Croix de Vie est construite sur son modèle.

Arrow Eglise Sainte-Croix

Autres cultes

Ancien temple protestant (XVIe-XVIIe)

Au milieu du XVIe siècle, une Église réformée soutenant la Réforme protestante et plus particulièrement Jean Calvin est « dressée » à Saint-Gilles-sur-Vie avant d'être démolie en novembre 1665 comme dix-sept autres temples du Bas-Poitou (Benet, Mouchamp, Pouzauges...).


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