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Déols (36130)

 
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MessagePosté le: Dim 2 Nov - 00:49 (2014)    Sujet du message: Déols (36130) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Etienne (Xe-XIIe-XVe-XVIe), anciennement aussi dédiée à Saint-Saturnin.

Déols est appelée Dolensi et Dolensem Vicum au VIe siècle par Grégoire de Tours. Vers 1020, apparait pour la première fois la désignation comme bourg : Dolis… burgo qui circa monasterium, Omne jus districtionis mee Odo, senior Dolis quod habeam in burgo Sancte Marie integerrime vers mars 1030. Par la suite, Déols est aussi désignée comme le Bourg-Dieu.
Attestée à la fin du VIe par Grégoire de Tours, puis en 959, l'église qui subsiste actuellement est construite entre le Xe et le XVIe. Elle abrite deux sarcophages anciens, celui de saint Ludre (IVe s.) et celui de Léocade (IIIe s.), le père du précédent; ce dernier a été déblayé en 1657 puis en 1757, date à partir de laquelle on ne retrouve plus son squelette, et enfin en 1862. La sarcophage dit de « Saint Ludre » en marbre, est décoré de scènes de chasse uniquement sur un grand côté. Sur le couvercle de part et d'autre de deux amours ailés entourant un cartouche anépigraphe, sont figurés du côté gauche un repas funéraire et du côté droit une scène de chasse au cerf appelant. Sur la cuve de gauche à droite se succèdent une scène de chasse au sanglier, une chasse à l'ours, une chasse au lion avec un cavalier et pour finir une scène de capture de cerf. Saint Ludre est réputé pour être un guérisseur; les pèlerins prélevaient de la poudre de marbre sur le sarcophage qu'ils mélangeaient à leur breuvage, ou alors laissaient leurs voeux sur place dans des petits sacs.

La façade romane, percée de trois fenêtres en plein-cintre, surmontées d'un cordon de billettes épousant les contreforts, date du XIIe. Le fort clocher date du XVIe, comme le pignon décoré de choux. Les bas-côtés gothiques sont de la fin du XVe, ainsi que la voute à entraits sculptés de la nef. La chapelle de la Vierge située au but du bas-côté nord date du XIXe. Les vitraux datent des années 30 et sont signés par le maître-verrier Mauméjean. Seul un vitrail de la sacristie posé en 1936 intègre trois éléments historiques, dont une Crucifixion du XVIe. Le clocher abrite plusieurs cloches; l'une provient de l'abbaye et porte cette inscription : " VOX D(OMI)NI SUPEREXIT AQUAS CUI GL(ORI)A SOLI EST : INTONAT IPSE SUPER FLUMINA MAGNA DEUS § POST DEFLAGRATIONE(M) HUJUS, /TA(M) P(RE)CLARISSIMI TEMPLI ET CENOBII FECERU(N)T HA(N)C SI(M)PHONIA(M) RELIGIOSI SUIS PARTICULATI(M) EXPE(N)SIS. 1576 MENSE OCTOBRIS", c'est à dire : "La Voix du Seigneur a dominé les eaux, à lui seul la gloire. Dieu tonne sur les grands fleuves. Après l’incendie de cet illustre temple et couvent, les religieux ont fait cette sonnerie à leurs frais en octobre 1576".


Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Etienne
Siècle de l'édifice: Xe-XIIe-XVe-XVIe-XIXe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : latéral
Clocher en péril : non

Photos (10) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4) :



Sarcophage de Léocade (1) :


Sarcophage de Saint Ludre (5) :




Photos de l'intérieur de l'église : http://eglisescentrefrance.wordpress.com/2014/10/31/deols-leglise-saint-eti…



Abbaye

Abbaye Notre-Dame de Déols (vestiges)

Le 2 septembre 917, Ebbes le Noble, seigneur de Déols, donne différents biens afin qu'un monastère régulier soit élevé à Déols à la condition expresse qu'il soit dirigé par Bernon qui à l'époque est abbé de Cluny. Si l'acte de fondation de l'abbaye Notre-Dame de Déols fut signé à Bourges, celui de confirmation en 927, le fut au château de Déols, un lieu situé sur un escarpement en rive gauche de l'Indre à deux kilomètres en aval du monastère et dont l'existence est déjà mentionnée dans l'acte de 917. C'est ce dernier emplacement (le futur château Raoul) qui fut à l'origine de l'agglomération castelroussine. Cette particularité a suscité toute une série de confusions. Ainsi lorsque l'on évoque ses deniers, en argent de Déols, il ne s'agit pas de monnaies frappées à l'abbaye de Déols, mais de monnaies émises par les seigneurs de Déols depuis Châteauroux.

La famille des Ebbes de Déols apparaît dans les décennies 920-930 : ils s’implantent d’abord à Déols au voisinage duquel ils construisent un château. Ils fondent l’abbaye de Déols en 917, donnée à Cluny, et fondent le château de Châteauroux, qui devient leur résidence principale et le centre de leur « principauté ». Ils s’appuient également sur l’abbaye de Déols, puissante à cette époque. À la fin du XIIe siècle, cette principauté s’étend sur les deux tiers sud de l’actuel département de l'Indre. Les seigneurs de Déols-Châteauroux deviennent vassaux du comte Alphonse de Poitiers (prince apanagiste) au début du XIIIe siècle. Bourg-de-Dieu prospère néanmoins, avec la création de trois paroisses.

Plan de l'abbaye (en noir, les vestiges subsistants) :


Au XIV en 1313 est construite la chapelle Notre-Dame des Miracles, qui témoigne du miracle de 1187 (cf. http://www.diocese-bourges.org/nouveau/paroisses/index.php?MID=1679&PAR…. Rasée en 1418 elle est rétablie en 1485 et reste l'objet d'une grande ferveur populaire. Elle comptait une chapelle basse voûtée sur deux nefs et une chapelle haute recevant les processions solennelles.

Le régime de la commende instauré au début du XVIe siècle est le reflet d'une perte d'influence. La période des Guerres de religion (1562-1594) se révèle calamiteuse pour l'abbaye Notre-Dame de Déols. Elle est en partie détruite par les protestants. Elle ne s'en relève pas et en 1622 le prince Henri II de Bourbon-Condé, après accord du Roi de France Louis XIII, obtient du pape Grégoire XV une bulle prononçant la sécularisation de l'abbaye. Celle-ci devient effective en 1629. Les bâtiments de l'abbaye deviennent alors une carrière où le prince Henri II de Condé, et à sa suite les autres administrations, puisent des matériaux de construction; le nouveau pont de Déols sera notamment construit avec les pierres de l'abbaye.

La construction d'une route de Bourges à Déols passant par Issoudun, entamée en 1768, contourne la chapelle Notre-Dame-des-Miracles et les anciens vestiges de l'abbaye; le clocher actuellement subsistant est considéré comme un point d'alignement utile pour établir l'axe de la future route au-delà de Déols, ce qui justifie sa conservation. En 1770, le chapitre canonial de Notre-Dame-des-Miracles créé en 1666 pour y recaser les derniers religieux de l'abbaye est supprimé. L'ancienne collégiale redevenue simple chapelle est rattachée à la cure de Saint-Étienne de Déols. En 1787, le comte d'Artois, futur Charles X de France vend, par arrentement à titre perpétuel, les bâtiments et terrains qui se situaient à l'intérieur de la clôture de l'ancienne abbaye, à condition de ne pas y édifier de bâtiments. Par cette vente, ces terrains devenu privatifs, ne se retrouvent pas, au moment de la Révolution française, sur la liste des biens nationaux. La chapelle Notre-Dame-des-Miracles, rattachée à la cure de Déols reste ouverte au culte jusqu'en 1792. Le bâtiment disparaîtra définitivement en 1833, malgré les efforts de l'abbé Dubouchat pour la sauver. Par la suite, entre 1846 et 1976, une partie des vestiges de l'ancienne abbaye de Déols héberge un orphelinat à vocation départementale, tenu par les soeurs de la Charité, ce qui permet le sauvetage des autres bâtiments.

Les vestiges subsistants sont le clocher, la quatrième travée du collatéral nord, la crypte, le mur sud de la nef et la porte de jonction avec le cloître, la prison des moines, la salle capitulaire, la salle carrée avec ses têtes murales, le réfectoire, la cuisine et les autres bâtiments conventuels. Ils permettent de se faire une idée de la puissance et de la richesse de l'ancienne abbaye Notre-Dame de Déols, et constituent de précieux témoignages du style roman. Les projets de restauration débutent en 1843, quand Prosper Mérimée s'intéresse à l'abbaye et « veut sauver de la ruine l'unique tour subsistante ». Après une longue procédure, le clocher, le mur sud de la nef et la partie encore visible du mur nord sont classés au titre des Monuments Historiques en 1862. Elle se visite, notamment lors des Journées du Patrimoine. Le clocher a été restauré en 1991 et une cloche a été fondue sur place, puis montée à son sommet, en 2007.

Type d'Edifice: Abbaye
Nom de l'Edifice : Notre-Dame
Siècle de l'édifice: XIIe-XVe-XIXe
Forme du clocher : kreisker
Position du clocher : beffroi
Clocher en péril : non

Photos (1) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)




Suite des photos de vestiges de l'abbaye et de l'intérieur du clocher : http://eglisescentrefrance.wordpress.com/2014/10/31/vestiges-de-labbaye-not…




Patrimoine religieux disparu

Ancienne église Saint-Germain de Déols, détruite à la Révolution pour faire le nouveau pont. Elle était au début du XVIIIe la paroisse principale de la ville, l'église Saint-Etienne n'étant qu'une annexe. En 1726, le dictionnaire universel de la France ancienne et moderne de Claude-Marin Saugrain du Moulinet mentionne en cette église l'existence d'une "partie du crâne de saint Ludre, qui est la seule relique qui en soit restée. Elle est enchâssée dans un petit buste d'argent".

Ancienne église Sainte-Marie la petite, "entièrement ruinée" en 1726. La ville a beaucoup souffert du déclin de l'abbaye et du déplacement du plus gros de l'activité vers Châteauroux.

Ancien hospice Saint-Crépin, déjà disparu en 1726




A signaler aussi : l'existence de remparts fortifiés, dont il reste trois portes du XVe

la porte de l'Horloge (cloche de 1526)

la porte Saint-Etienne, ouverte pendant les Journées du Patrimoine

la porte du Pont Perrin, près de l'ancien pont sur l'Indre


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