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Romagné (35133)

 
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MessagePosté le: Ven 31 Oct - 01:15 (2014)    Sujet du message: Romagné (35133) Répondre en citant

Eglise

Eglise Sainte-Anne (XVe-XVIIe-XIXe)

Au milieu du XIème siècle, l'église de Romagné était entre les mains de plusieurs seigneurs laïcs et leurs héritiers. Main II, baron de Fougères, qui jouissait à lui seul de la moitié de cette église, fut le premier à faire l'abandon de ses droits ; il le fit à l'abbaye de Marmoutiers, en faveur du prieuré de Saint-Sauveur-des-Landes, qu'il venait de fonder (« Dedit Beato Martino medietatem ecelesiœ de Romaniaco, etc. » (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 394) . Le baron de Fougères eut bientôt des imitateurs dans sa bonne oeuvre. Plusieurs autres seigneurs, Juhel, Guithenoc et Gauthier, ces deux derniers fils de Cantelin, qui étaient en possession de certains droits sur l'autel et l'église de Romagné, s'en dessaisirent également en faveur de Marmoutiers et du prieuré de Saint-Sauveur-des-Landes. Peu à peu les moines entrèrent en pleine propriété de l'église et firent prospérer la paroisse.

L'église de Romagné se compose d'une nef du XVe terminée par un chevet droit ; la tour, placée au Sud, porte même à sa base la date de 1624, et les transepts n'ont été construits qu'en 1839 par l'architecte JOURDIN qui agrandit aussi la nef, y remployant le porche XVe. La sacristie date de 1624. On trouvait jadis derrière le maître-autel un petit bas-relief en albâtre du XVIème siècle, figurant des scènes de la Passion et provenant de l'Abbaye de Rillé à Fougères : il est conservé aujourd'hui au château de la Rouërie.

La cuve de la chaire à prêcher et la porte donnant accès au clocher datent du XVIIIe ; le retable du Sacré Coeur a été réalisé en 1839 par Julien Collin, menuisier et peint en 1842 par Madiot-Dru, comme l'ensemble du retable et du maître-autel (complété, lui, en 1875 par Bellanger); celui de la Vierge date du XVIIIe mais a été complété en 1839 par Julien Collin. Les verrières sont des maîtres-verriers rennais Lecomte et Collin et datent de 1883. Le clocher compte trois cloches et deux timbres. La première, Anne Joseph Renée Pierre date des années 40; la seconde Marie-Thérèse et la troisième Jeanne-Marie Germaine, datent de 1891. Toutes trois ont été fondues à Villedieu-les-Poêles.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Sainte-Anne
Siécle de l'édifice: XVe-XVIIe-XIXe
Forme des deux clocher : flèche et lanternon (sur la sacristie)
Position des deux clochers : latéral et sur le toit (sacristie)
Clocher en péril : non

Photo (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)




Chapelles

Chapelle Sainte-Anne de la Bosserie, sur la route de Fougères (XVIIe)

Elle a été édifiée en 1602, sous le vocable de sainte Anne, en exécution d'un vœu, par Pierre le Meignan sieur de la Jallonière et de la Bosserie et par Marie Eschard, son épouse. Les Eudistes y fondèrent en 1690 une maison de retraite faisant aussi office de petit séminaire, mais ils se retirèrent en 1719. Avant eux, les Augustins de Vitré desservirent la chapelle dans les années 1620 à 1636. A la Révolution le bénéfice de chapelain ne représentait que 114 livres. La chapelle a été vendue au titre des Biens Nationaux, puis rendue la paix religieuse revenue à la fabrique, d'où elle se retrouva en 1905 dans le patrimoine communal. Elle a été restaurée en 1980. Un petit lanternon en ardoises coiffe la chapelle; il fut jadis à jour.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Sainte-Anne
Siécle de l'édifice: XVIIe
Forme du clocher : lanternon
Clocher en péril : non

Photo (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)




Chapelle Saint-Jacques de Larchapt, en péril (cf. http://www.saint-jacques.info/patrimoinperilF.html ) La chapelle est mentionnée dès le XVIe (1525) et est reconstruite vers 1660. Elle était en 1682 fondée de deux messes par semaine et desservie alors par Charles de Saint-Germain. Georges Boutort en fut pourvu en 1740. Elle existe toujours, privée de son clocher, désaffectée et en état de délabrement avancé.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Jacques
Siécle de l'édifice: XVIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : oui


Patrimoine religieux disparu

Ancienne chapelle Notre-Dame, disparue. Elle était située sur l'ancien cimetière et aurait été construite en style gothique tardif vers 1680 par le seigneur de Larchapt (ou refondée par celui-ci et bâtie à l'époque d'Anne de Bretagne, si on en croit la tradition orale). En 1636, François Chevalier, sieur de la Loriais, fonda une messe tous les dimanches en ce sanctuaire. Un peu plus tard, l'on voit la confrérie du Rosaire établie au maître-autel de Notre-Dame, et Julien Préhu, sieur de la Gendrière, y fonder, le 8 décembre 1650, une grand'messe avec diacre et sous-diacre, suivie d'une procession tous les premiers dimanches du mois.

Ancienne chapelle Saint-Deluron du Coudray (1715), aujourd'hui disparue et située jadis route de Saint-Sauveur-des-Landes

Ancienne chapelle privée de la Pouardière (1678), disparue

Ancienne chapelle privée de la Riboisière, disparue. Elle fut fondée vers 1663, près du manoir de la Basse-Riboisière, par Suzanne Reste, dame de la Vigne, qui chargea Jean Pitois de la desservir. En 1742, Gilles Le Pays, sieur de la Brimanière, et Marguerite Le Fizelier, sa femme, héritière de Michel Reste, présentèrent leur fils Gilles Le Pays pour être pourvu de cette chapellenie. En 1790, le chapelain de la Riboisière avait 100 livres de rente en maison et terre et devait trois messes par semaine. La seigneurie originelle, fondée par un sieur Riboays, date du XVe (1406) et a été divisée en deux parties en 1534. A ce jour le manoir XVIIe subsiste transformé en grange depuis 1880 (cf. http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?execute=show_docum…

Ancienne chapelle privée de la Marche (XVIIe), fondée d'une messe par semaine et disparue depuis. La seigneurie existe depuis le XVe.

Ancienne chapelle Saint-Etienne du manoir de la Chapelle (XVIe-XVIIe), disparue. Fondée au XVIe par Adrien de Chapeaux, elle est rasée par ses héritiers devenus protestants, puis reconstruite vers 1657 par Julien Préhu, sieur de la Gendrière, et Marguerite Desbois, sa femme ; ceux-ci y faisaient dire souvent la messe, quoiqu'elle ne fût pas fondée, « pour arrester le cours de plusieurs malheurs qui arrivoient sur ledit lieu de la Chapelle depuis le passage des hérétiques ». Le 2 juin 1662, Marie Lasne, veuve de François Préhu, sieur de la Chapelle, fils des précédents, y fonda trois messes par semaine. En 1665, le fils de cette dame, Julien Préhu, sieur de Brezel, propriétaire de la Chapelle-Saint-Etienne, confirma cette fondation et assura 75 livres de rente au chapelain (Pouillé de Rennes). Au XVIIIème siècle, les Hospitalières de Fougères possédaient la terre de la Chapelle-Saint-Etienne et la gardèrent jusqu'en 1790; elle valait alors 1300 livres de rente. La chapelle est définitivement abandonnée vers 1828-29 et se ruina alors rapidement.


Ancien prieuré de la Haute-Dauphinaye (XIIIe) dont il reste le vestige du chevet de l'église médiévale, enchâssé dans des bâtiments de ferme.

Ce prieuré a été fondé en 1257 par Guillaume Soubric, chevalier, seigneur de Larchapt, en Romagné pour les Chanoines réguliers de l'Abbaye Notre-Dame la Royale en Poitou. On y voyait au milieu du XVIème siècle un logis prioral, un cloître et une chapelle avec son cimetière. Un aveu de 1553 mentionne encore « la chapelle, les cloistres et les salles et chambres » de ce monastère comme étant en bon état ; mais, un siècle plus tard, l'église était en ruines, et un nouveau prieur, voulant en prendre possession en 1659, n'y trouva ni eau bénite, ni garniture d'autel, ni cloche. En 1676, un acte mentionne la nouvelle petite chapelle érigée sur les lieux : « la chapelle couverte d'ardoises et autre vieille chapelle toute ruisnée et caducque ». En 1790 le prieuré rapportait 2764 livres avec ses deux métairies affermées et en coûtait 1277; quatre messes par semaine et une à la Saint-Georges étaient faites.

M. Maupillé, au XIXe, décrit ainsi les ruines du prieuré : "D'après les données que nous pouvons tirer de ces ruines, l'église de la Dauphinaye consistait dans un vaisseau rectangulaire orienté de l'Est à l'Ouest, et mesurant en longueur 20 mètres sur 6m 50 de largeur entre les murailles. Elle était terminée à l'Est par un mur plat, au milieu duquel se dessinait une grande fenêtre que l'on admire encore aujourd'hui, encadrée dans son pignon aigu, et dans un état parfait de conservation. Malgré les nombreuses guirlandes de lierre qui se suspendent à ses meneaux et semblent se jouer au milieu de ses divers compartiments, il est facile de reconnaître la forme et la disposition de la baie, qui est celle d'une grande ogive lancéolée, encadrant trois ogives similaires, lesquelles sont couronnées dans le tympan par une rose composée de sept contre-lobes à moulures circulaires comme celles des meneaux. L'église était éclairée des deux côtés par cinq fenêtres, trois dans le mur septentrional, deux dans le mur méridional ; mais ces fenêtres différaient essentiellement d'un côté à l'autre. Les trois premières consistaient dans une simple baie d'une hauteur de 2 mètres environ et d'une largeur de 40 centimètres à la base. A l'intérieur, elles offrent un ébrasement considérable et un amortissement circulaire, tandis qu'à l'extérieur elles s'amortissent en lancettes avec des pieds-droits épanelés. La baie des secondes présentait une ogive géminée encadrée dans une ogive lancéolée. Une seule de ces fenêtres a conservé sa disposition primitive ; l'autre a perdu les meneaux qui la divisaient intérieurement."


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MessagePosté le: Ven 31 Oct - 01:15 (2014)    Sujet du message: Publicité

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