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Arzon (56640)

 
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MessagePosté le: Mar 31 Déc - 21:24 (2013)    Sujet du message: Arzon (56640) Répondre en citant

Eglise

Eglise Notre-Dame de l'Assomption (XIXe)

La paroisse d'Arzon devait exister au moins au VIème siècle, puisque nous voyons Saint-Gildas (mort en 565) y venir en procession avec ses moines, à l'époque des Rogations, à l'endroit appelé Croisty (Croes-Ty : maison de la Croix). Le 30 août 836, Arzon (en Rhuys) est mentionné comme paroisse sous le nom de "Ardon" : "plebiculam quae nominatur Ardon in Rouuis". Cette année-là l'empereur Louis Le Débonnaire, sur la demande de Nominoë, la donne à l'abbaye de Redon (l'acte de donation est signé à Quierzy). Cette donation est confirmée en 850 par Charles le Chauve. Mais plus tard, cette paroisse est enlevée au monastère, et c'est en 878 qu'elle lui est restituée par le duc Alain Ier, à la suite d'une guérison merveilleuse : "Je donne, dit-il à Saint-Sauveur et à ses moines de Redon la petite paroisse appelée Ardon de Rouuis, avec ses immeubles et ses habitants... sans tribut ni cens à payer à qui que ce ce soit ...

Peu après surviennent les ravages des Normands, et la paroisse d'Arzon est encore perdue pour le monastère. Il faut que le duc Alain III, en 1026, en fasse une nouvelle restitution à l'abbaye. La paroisse d'Arzon devient alors "un vicariat perpétuel" à la présentation de l'Abbé de Redon. Suivant l'usage du XIème siècle, l'abbé de Redon doit alors envoyer à Arzon au moins un moine pour desservir la paroisse. Ce prieur est ainsi le recteur de l'endroit et il a comme tel les dîmes à la 11e gerbe. L'église paroissiale de Notre-Dame est en même temps l'église prieurale. Quand les religieux cessent d'administrer la paroisse, le prieur conserve le titre de recteur primitif et les dîmes, et il est remplacé par un prêtre séculier, qui prend le nom de chapelain ou de vicaire perpétuel, et qui est régulièrement à la présentation de l'abbé de Redon. Elle englobait autrefois les villages de Saline et de Le Net (Le Net-Arzonnic), aujourd'hui dans Saint-Gildas.

Pendant la Révolution, le vicaire desservant, P. Laventur, refuse de prêter le serment et se cache. L'église est saccagée par des révolutionnaires en 1793/94. Voici ce que le vicaire insermenté a consigné dans les registres de la fabrique une fois la paix religieuse revenue, à la fin du XVIIIe siècle. « Le 29 mars 1793, enlèvement des cloches à main armée, et blasphèmes dans l'église …… Le 14 février 1794, dégâts horribles commis dans l'église paroissiale par une bande de maltotiers. Non contents de tout briser, de profaner, de souiller de leur ordure, jusqu'à cracher dans le ciboire et sur la pierre sacrée, au milieu d'horribles blasphèmes, plusieurs d'entre eux trouvant des pains à chanter à la sacristie, parcourent le bourg, le sabre ou la hache dans une main et le pain dans l'autre, entrent dans les maisons et forcent tous ceux qu'ils rencontrent à recevoir par dérision une prétendue communion... Le 28 mars 1794, incendie de ce qui restait encore de l'église ».

L'église est reconstruite au XIXe, vers 1815, en style néoclassique. La construction du clocher (consolidé en 1890) et l'allongement de la nef ont lieu vers 1848-1849. La bénédiction des deux cloches a eu lieu le 5 juin 1855. Elle a été restaurée à plusieurs reprises : le sanctuaire (en 1880), une voûte (en 1920). Une réfection complète de l'intérieur de l'église a eu lieu en 1951. Un autel extérieur, contre le transept nord, porte la date 1888. Comme dans d'autres églises morbihannaises des XVIIIe-XIXe siècles, la sacristie se trouve appuyée au chevet.
Un vitrail, oeuvre du maître-verrier Julien Fournier, rappelle aux pèlerins le voeu que 42 marins d'Arzon firent à Sainte Anne en 1673, pendant la bataille de Schooneveldt qui a opposé le 7 juin 1673 la flotte anglo-française aux vaisseaux hollandais.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : ND de l'Assomption
Siècle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : clocher-porche de type kreisker
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
côté sud
chevet
côté nord



Chapelles

Chapelle Saint-Nicolas de Kerners (XVIe-XIXe)

La chapelle se dressait là depuis le VIe siècle. Elle était à l'origine dédiée à Saint-Sauveur et prend le vocable de Saint-Nicolas lorsqu'une chapelle du même nom, située plus en avant sur la falaise, est détruite car elle menaçait ruine sous les assauts de la mer. Reconstruite au XVIe, cette chapelle pourvue d'un cimetière sert d'église provisoire, d'abord sous la Révolution lorsque le vicaire desservant la paroisse se cache dans le village, ensuite pendant les divers travaux de reconstruction de l'église paroissiale au XIXe. Couronnée par un petit lanternon en pierre, elle est restaurée au XIXe : les lambris sont refaits, une baie diminuée, une sacristie ajoutée.
De grandes rénovations eurent lieu dans les années 1970 avec le recteur Cariou, par ailleurs historien d’Arzon. C'est une famille du village qui a offert les vitraux dans les années 1990. Ils évoquent Saint Nicolas ressuscitant les trois petits enfants tués et mis au saloir par le méchant boucher. Dans le hameau se trouve un ensemble assez remarquable de maisons des XVIe-XVIIIe; sur la pointe, on peut voir la fontaine Saint-Nicolas qui est le dernier témoignage de l'ancienne chapelle.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Nicolas
Siécle de l'édifice: XVIe-XIXe
Forme du clocher : lanternon
Clocher en péril : non


Chapelle Notre-Dame du Crouesty (XIXe)

A cet endroit, au VIème siècle, les moines de Rhuys bâtirent un oratoire pour abriter une croix qu'ils avaient portée là processionnellement, d'où le nom de Croës-Ty (maison de la croix). Une autre légende prétend que le 11 mai 565, une embarcation provenant de l'île d'Houat s'était échouée à l'entrée de la baie du Croisty. Elle portait la dépouille de saint Gildas, patron de l'abbatiale de Saint-Gildas de Rhuys. Une chapelle fût édifiée par la suite et plusieurs fois reconstruite. De cette ancienne chapelle, il restait encore, à la fin du siècle dernier, un pan de mur. La chapelle fut enfin rebâtie en 1826 assez loin de la mer.
Autrefois, quand un navire sortait de Port-Navalo pour un long voyage et arrivait en vue de la chapelle du Croisty, les marins se découvraient et récitaient une prière, pendant que le pavillon s'abaissait par trois fois pour saluer la maison de Marie

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : ND du Crouesty
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : lanternon
Clocher en péril : non



Patrimoine religieux disparu

Ancienne chapelle Saint-Sauveur (XVIe), à Kermer. Elle possédait des sablières et des entraits frustes, ainsi que plusieurs statues de saints en bois.

Ancien prieuré Notre-Dame, qui dépendait de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon et fut supprimé à la Révolution. Le 21 juin 1546, Guillaume Droillart, archidiacre et chanoine de Nantes, et prieur commendataire d'Arzon, fait au roi un aveu détaillé de ce bénéfice. On y voit que le prieur possédait au bourg de Locmaria un logement avec cour et jardin d'une contenance d'un journal et demi. Auprès du bourg, un champ de 5 journaux avec un colombier ; à Croéz-en-Besq, 8 journaux de terre ; à Biz-en-Groéz, 10 journaux ; à Monténo, 3 journaux ; au Palis, 10 journaux ; sur la route de Bernon, 5 journaux ; l'île de Penbiz en Sarzeau, 10 journaux ; en divers lieux, 44 journaux et demi ; total 97 journaux, sur lesquels le prieur dîmait à la 4e gerbe, abandonnant ainsi les trois quarts aux fermiers Il jouissait en outre de la dîme à la 11e gerbe sur une grande partie de la paroisse, et en donnait un tiers au prieur de Lauglénec. Le moulin à marée (XIIe-XVIe) qui existe encore à Pencastel était aussi la propriété des moines.


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MessagePosté le: Mar 31 Déc - 21:24 (2013)    Sujet du message: Publicité

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