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Moulins (03000)

 
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MessagePosté le: Lun 23 Sep - 10:56 (2013)    Sujet du message: Moulins (03000) Répondre en citant

Cathédrale

Cathédrale Notre-Dame de l'Annonciation (XVIe-XIXe)

La première mention d'habitations dans un lieu se nommant Moulins remonte à 990; peu avant, en 922, avait été fondé un prieuré clunisien à Yzeure, dépendant de l'abbaye de Souvigny, elle-même fondée en 916. Moulins est devenue capitale du duché de Bourbon, au détriment de Souvigny, à partir de l'accession au duché, en 1488, de Pierre II (1438-1503), dit Pierre de Beaujeu, époux depuis 1474 d'Anne de France (1461-1522).

Avant 1386, il existait, à l'emplacement du choeur, une petite chapelle dédiée à Notre-Dame; c'était le seul édifice religieux de la ville établie sous la protection du château, et dont les habitants allaient faire leurs devoirs religieux à l'église d'Yzeure, établie à deux km de là. A l'initiative de Louis II, elle fut démolie pour construire une collégiale, remplacée à son tour en 1468 par l'actuelle collégiale aux dimensions plus vastes. es travaux continuèrent sous le duc Pierre II de Bourbon et sa femme, la duchesse Anne de France, fille de Louis XI. Ils se terminèrent vers 1540 par un simple mur de façade orné d'une rose. La collégiale, construite en grès jaune et rouge, était composée d'un vaisseau orienté, flanqué de bas-côtés sur lesquels s'ouvraient des chapelles latérales. Une nef en retour d'angle par rapport à l'axe de l'église constitue un chevet plat très vaste. La collégiale comptait douze chanoines, un doyen et quatre clercs.

Avant la Révolution, les paroisses du Bourbonnais dépendent de quatre, puis cinq diocèses environnants. Ainsi, Montluçon dépend de Bourges tandis que Moulins est lié à celui d'Autun. En 1790, le duché de Bourbonnais est remplacé par le département de l'Allier, diminué de la région du Saint-Amandois (Saint-Amand-Montrond, rattaché au Cher). Il intégre quelques enclaves auvergnates (Cusset, Ébreuil, Saint-Pourçain-sur-Sioule), mais perd quelques communes au bénéfice du département de la Nièvre (2), du Puy-de-Dôme (une dizaine) et de la Saône-et-Loire (1). La création d'un évêché était prévue en 1789, et même Louis XVI nomma Etienne-Jean-Baptiste des Gallois de la Tour, fils du premier président du Parlement de Provence; celui-ci ne prit jamais possession de son poste. Si bien que la Révolution continue le mouvement en faisant élire un évêque constitutionnel, signataire de la Constitution Civile du Clergé qui asservit le clergé à la République et le coupe du Vatican : c'est l'abbé François-Xavier Laurent, né à Marcenat, curé d'Huillaux 10 depuis 1779, qui est intronisé le 18 mars 1791 bien qu'il n'ait pas brigué cet épiscopat. Il démissionne en 1793, devient conseiller général de l'Allier et meurt en 1821 à Clermont, réconcilié avec l'Eglise. Il eut un successeur : l'ancien curé de la paroisse d'Yzeure, l'archiprêtre Antoine Buteaux-Dupoux, prêtre assermenté qui avait suivi le siège de sa paroisse transféré à l'église des Carmes de Moulins, ambitionna à son tour l'épiscopat. Il se rendit à Paris, et se fit, comme son prédécesseur, sacrer évêque par Henri Grégoire, le 23 octobre 1798 ; il revint à Moulins pour prendre possession de l'évêché, revêtit le costume épiscopal, et officia à la cathédrale. Mais sa juridiction, rejetée par le clergé, ne s'étendit pas au-delà de l'enceinte de cette église6. Butaud rejoint Paris où il vécut dans la misère. Il participa au concile des évêques constitutionnels en 1801. Tombé malade à Paris, il rétracta ses erreurs, reçut les sacrements, et mourut le 19 août 1803, après le rétablissement du culte.

avant les travaux du XIXe

Mais le Concordat supprime cet évêché, dont le territoire est rattaché à Clermont-Ferrand. Le 16 juillet 1817, le département de l'Allier fut compté parmi les quarante nouvelles circonscriptions ecclésiastiques créées par le concordat conclu entre Pie VII et Louis XVIII. Moulins fut érigée en évêché en 1822. Le premier évêque, Antoine de La Grange de Pons, établit son siège épiscopal à Notre-Dame et décida de l'agrandissement de cette église, devenue trop exigüe. Son successeur, Pierre-Simon-Louis-Marie de Dreux-Brézé entreprit d'importants travaux menés par l'architecte Jean-Baptiste Lassus: la nef, dont la surface est doublée, les deux collatéraux et la façade harmonique avec ses deux flèches hautes de 81 mètres. Les travaux furent continués par Millet et Selmersheim après la mort de Lassus en 1857; ils suivent un projet moins coûteux et approuvé par le Ministère des Cultes. Toute cette partie neuve est construite en calcaire blanc avec des motifs réalisés par l'ajout de lave noire de Volvic.

L'épiscopat du deuxième évêque de Moulins, Pierre Simon de Dreux-Brézé, marqua durablement le diocèse. À sa prise de fonctions à Moulins le 30 avril 1850, il était le plus jeune évêque de France, âgé de trente-huit ans seulement. Il restera en poste près de quarante-trois ans, jusqu’à son décès survenu le 5 janvier 1893. Il était alors le doyen des évêques français. L'œuvre accomplie par ce prélat légitimiste et ultramontain durant son long ministère, qui couvrit tout le Second Empire et les vingt-deux premières années de la IIIe République, fut considérable : on lui doit la création de multiples congrégations religieuses et le retour de l'ordre de la Visitation à Moulins où était morte sa fondatrice, Jeanne de Chantal, ainsi que la mise en place de l’enseignement libre sur le diocèse par la fondation de collèges comme l’Institution du Sacré-Cœur de Moulins en 1880. Pendant son épiscopat, il créa ou restaura quarante et une nouvelles paroisses et entreprit la construction ou la reconstruction d'une soixantaine d'églises, inaugurant notamment l’église Saint-Louis de Vichy le 2 juillet 1865 et l’église Saint-Saturnin de Cusset le 16 mai 1868.

Le choeur de la collégiale est orné d'un important ensemble de vitraux de la fin du XVe et de la première moitié du XVIe siècle, parmi lesquels l'on peut signaler l'Arbre de Jessé, ou encore les deux baies représentant l'Eglise souffrante et l'Eglise Militante, ainsi que la Vierge au trône. Les vitraux plus récents sont l'oeuvre de Noël Lavergne : celui à droite du choeur a été posé en 1889. L'église abrite aussi une mise au Tombeau en pierre polychrome (XVIe) ainsi que le célèbre triptyque du Maître de Moulins (cf http://triptyquemoulins.free.fr/) maintenant attribué avec quasi-certitude au peintre Jean Hey. Enfin une Vierge Noire fait l'objet d'un culte local : elle arrêta en 1655 l'incendie qui commençait à détruire la ville, par l'action d'un habitant qui jeta dans les flammes le manteau de la statue.

Avant la Révolution, la collégiale était surmontée d'un clocher en plomb finement ouvragé, oeuvre pensée par le chanoine Guillaume Toissier. Ce clocher fondu par les révolutionnaires fut remplacé au XIXe, avant l'extension de la Cathédrale par, écrit Théodore de Jolimont, "une petite clochette suspendue en plein air à deux poteaux au-dessus d'un des contreforts du choeur". Sous la Révolution, l'église était destinée à être vendue et vit son mobilier être dispersé ou dévasté. Elle perdit notamment ses stalles, pour lesquelles l'archevêque de Bourges avait jadis offert 40.000 livres pour les faire venir dans sa Cathédrale. Et les grilles du choeur, exécutées par Jean-Baptiste Paradis et Louis Boyer, ferroneurs parisiens, en 1769 pour 18.000 livres. Et ses statues, tableaux, calices, chapes, hanaps... seule y aurait échappé la garniture en cuivre du maître-autel, rachetée à un orfèvre parisien en 1797 pour 4.664 livres. Par ailleurs le caveau qui existait sous le choeur fut dépouillé de ses cercueils en plomb et vidé de ses ossements. Il contenait notamment ceux de Jeanne de France, fille de Charles VII et femme du duc Jean II, morte à Moulins en 1482; de Jeanne d'Armagnac, fille du duc de Nemours et seconde femme de Jean II, morte en couches en 1486, ainsi que son enfançon reposant près d'elle; les coeurs des ducs Jean II et Pierre II, fondateurs et bienfaiteurs de l'église.

Il faut dire par ailleurs que la visite de la ville de Moulins est intéressante et offre au regard nombre de maisons anciennes, avec de plaisants motifs de briques ou des colombages. Il reste même sur les cours qui sont établis au-devant des anciens remparts, démolis à partir de 1688, deux des anciennes tours, dont une près du débouché de la rue d'Allier. Théodore de Jolimont dans l'Allier Pittoresque, en faisait une peu riante description : "A part sa principale église et quelques fraguements (sic!) inaperçus, l'on trouverait difficilement le souvenir de l'état de ses anciennes constructions. Pas une pierre des tours, ni des donjons fortifiés, rien qui puisse donner une idée de ce palais, de ce château somptueux qui fut longtemps la demeure des princes de la maison de Bourbon. Plus de ces maisons en bois aux étages en saillie des XIIIe, XIVe et XVe siècles. Plus de ces maisons du XVIe aux poteaux recouverts des riches arabesques de la Renaissance, presque plus même de ces maisons en brique mosaïquée qui caractérisent encore quelques villes du centre de la France et qui étaient si nombreuses à Moulins. Là plus qu'ailleurs peut-être, tel propriétaire a fait et fait encore reconstruire ou tout au moins replâtrer ou badigeonner son logis uniquement par mépris et haine des formes anciennes, et pour avoir une maison bien blanche. Moulins est aujourd'hui une ville toute moderne, dont les maisons (...) même les plus belles, n'ont rien de remarquable (...) aussi la curiosité n'amène aucun étranger à Moulins". Cette description n'est plus d'actualité, et par son cachet intérieur et son aspect entretenu, Moulins surpasse nombre d'autres villes, comme Nevers où plus de maisons anciennes ont été conservées, mais la ville est laissée à vau-l'eau.

Type d'Edifice: Cathédrale
Nom de l'Edifice : ND de l'Annonciation
Siècle de l'édifice: XVIe-XIXe
Forme des trois clochers : flèches
Position des 3 clochers : deux en façade, une sur le choeur
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
rosace

côté nord
chevet et côté sud
flèche du choeur

Photos de l'intérieur de la Cathédrale et des Vitraux : http://eglisescentrefrance.wordpress.com/2013/09/22/moulins-cathedrale/


Eglises

Eglise Saint-Pierre et Couvent des Carmes

Jusqu’à la Révolution, Saint-Pierre était l’église conventuelle du monastère des Carmes, fondé en 1352, sous le principat et avec l’aide financière du duc Pierre Ier de Bourbon. L’ordre des Carmes est un ordre mendiant constitué à l’origine d’une communauté de frères vivant dans les grottes du Mont Carmel, près de Jérusalem. A la fin des croisades, beaucoup de chrétiens durent repartir en Occident et fondèrent de petites communautés dans les villes. A Moulins, ils s’installèrent dans le faubourg sud, hors de l’enceinte médiévale, et leur monastère dut subir de nombreux assauts. Dès 1384, il fut pillé par des bandes anglaises et bourguignonnes.

Pourtant, c’est en ce lieu que se tint l’Assemblée Générale du Mont Carmel en 1387, comme l’atteste encore une pierre gravée située dans la chapelle Saint-Étienne. En 1411, les Bourguignons attaquèrent à nouveau le monastère et brûlèrent la chapelle primitive. La reconstruction de l’édifice se fera tout au long du XVe siècle, favorisée par les dons de la duchesse Anne, épouse de Louis II de Bourbon, puis par une bulle du pape Pie II accordant une indulgence à tous ceux qui visiteront l’église des Carmes et contribueront financièrement à sa reconstruction. C’est de cette époque que date l’essentiel de l’église actuelle. La nef, très simple, composée de cinq travées, est couverte de voûtes d’ogives avec formerets et lierne, elle se prolonge par le choeur des religieux. L’abside est prolongée d’une avancée surmontée de la salle du Chapitre. Pourtant l’édifice n’est pas encore achevé lorsque les Huguenots assiégeant Moulins, prennent possession du couvent et transforment l’église en écurie.

Pour mener enfin à terme la reconstruction, les moines obtiennent d’Henri IV la maladrerie de la Madeleine, source de revenus. Il faut attendre 1581 pour l’achèvement de la nef et le commencement du portail d’entrée qui ne fut jamais terminé. Au XVIIe siècle, l’église sera dotée à l’ouest du choeur d’une grande chapelle rectangulaire, Notre Dame de Pitié (reprenant le vocable de la toute première chapelle édifiée en ces lieux, avant la construction du couvent). Celle-ci est construite en partie sur les ruines de l’ancien cloître. Puis une tribune sera édifiée au dessus du narthex pour recevoir un orgue et les deux niveaux d’arcatures qui séparent cet ensemble de la nef seront
couronnés d’un calvaire.

L’architecture intérieure de l’église montre qu’à cette époque, le couvent est encore prospère. L’entrée du couvent des Carmes rue Delorme avec son appareillage de briques losangées et sa porte à encadrement classique, date de la même époque. Au cours de la période révolutionnaire (1791) les moines seront chassés et
la chapelle des Carmes abandonnera le vocable de Saint-Étienne pour se placer sous le patronage de Saint-Pierre en devenant église paroissiale. En effet, l’église paroissiale Saint-Pierre des Ménestraux (située derrière l’actuel Hôtel de Ville, à l’emplacement de la place Marx Dormoy) est détruite à la Révolution. Son titre d’église paroissiale est alors transmis à l’ancienne église des Carmes. Le clocher, détruit, sera reconstruit en 1809 mais il se lézardera vite et sera à nouveau rebâti en 1900 par l’architecte Mitton dont l’effigie est encore visible à la base du clocher.

L’église présente encore quelques fragments de vitraux primitifs dans les ajours de réseaux (partie supérieure des vitraux) des 3e et 4e travées Est et Ouest. Les grands vitraux du choeur sont du Maréchal de Metz, célèbre peintre verrier du Second Empire. L’édifice abrite aussi d’intéressants éléments mobiliers : une Vierge à l’enfant en marbre du XVIIe et dans la chapelle Notre Dame de Pitié, une Piéta en bois doré du XVIe ainsi qu’une mise au tombeau en stuc du XIXe.
Source : Mairie de Moulins.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Pierre
Siècle de l'édifice: XVe-XVIe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : latéral
Clocher en péril : non

Photos (1) : (c'est une personnelle, cliquez pour agrandir)

l'église vue depuis la Malcoiffée


Eglise du Sacré-Coeur (XIXe)

Créée au XVIIIe, la paroisse St Nicolas se voit attribuer l’église en ruine du couvent des Dominicains (XVIe). L’église actuelle est le premier édifice religieux catholique de France à être dédié au Sacré-Coeur, en 1839. Il est construit de 1850 à 1864 par Jean-Baptiste LASSUS, élève de Viollet-le-Duc; ce dernier achève aussi la cathédrale nouvellement érigée de la ville. Le gros du mobilier intérieur est XIXe, quelques baies ont été établies par le maître-verrier limougeaud Chigot en 1954.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : du Sacré-Coeur
Siècle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : clocher double à flèche
Position du clocher : en façade
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vue depuis la Malcoiffée
façade
chevet

Photos de l'intérieur de l'église : http://eglisescentrefrance.wordpress.com/2013/09/21/moulins-eglise-du-sacre…


Chapelles

Oratoire du donjon de la Malcoiffée (XIVe-XVIe), situé au second étage du donjon. Celui-ci, qui a servi de prison jusqu'en 1984, a aussi un local à demi-effondré qui servait de chapelle aux prisonniers.

Cette tour de 45 mètres de hauteur sur une base de 15 mètres par 20 est construite à la fin du XIVe siècle par Louis II, duc de Bourbon. Il y a sept niveaux au-dessus du sol et deux en-dessous. La tour servit de prison jusqu’en 1984 et en a conservé les stigmates; les cachots du sous-sol ont abrité les résistants pendant la guerre. Le donjon se visite, ainsi que des cachots au rez-de-chaussée et au second sous-sol. D'autres locaux situés au rez-de-chaussée, au sous-sol de la tour (caves) et au premier ne se visitent pas, notamment à cause de risques d'effondrement. Quelques locaux du donjon ne sont pas accessibles non plus et ont conservé l'état qu'ils avaient lorsque le donjon était une prison. Au sommet s'ouvre une étroite courtine qui offre un point de vue sur la ville, le collège de Bellevue et l'église d'Yzeure.

Photos de l'intérieur du donjon et des prisons : http://eglisescentrefrance.wordpress.com/2013/09/22/moulins-le-donjon-de-la…

Chapelle privée de l'Hôtel Demoret, dite Chapelle Balbute. Cet hôtel bourgeois a été construit pour Jean Babute, maître d'hôtel du duc Louis II de Bourbon. La façade sur rue comprend, au rez-de-chaussée, la grande ouverture moulurée du passage couvert qui mène aujourd'hui de la rue d'Allier aux cours établis sur les remparts ; au premier étage, trois fenêtres au-dessus d'un cordon qui se décroche sous leurs appuis. En toiture, deux lucarnes élancées. Sur la cour intérieure, escalier et restes d'une galerie en pan de bois.


Chapelle de la Visitation, route de Paris (XVIIe)

Le premier Monastère fondé à Moulins y fut établi le 25 août 1616, c'est-à-dire dans les premières années de l'Ordre. Ce fut en fait le troisième Monastère de l'Ordre, fondé avec non seulement les permissions nécessaires mais aussi les encouragements tant de l'archevêque de Lyon que du gouverneur du Bourbonnais, qui écrivirent à saint François de Sales, pour favoriser l'établissement de cette nouvelle Visitation.
A partir de 1632, ce monastère devient la résidence, sur ordre du Roi, de la veuve du duc de Montmorency, née Félicie des Ursins. Elle y fait construire la chapelle entre 1648 et 1655, sur les plans du lorrain Claude Collignon, et y fait transférer de 1653 à 1655 le tombeau de son défunt mari. Le plan est comparable à la chapelle du noviciat des Jésuites de Paris. Au nord se trouve l'ancien choeur des religieuses. La voûte du choeur est ornée de scènes de la vie mariale en trompe-l'oeil, de l'école Le Sueur. Le tabernacle reliquaire sur le maître-autel, avec ses glaces de Venise et ses colonnes torses en écaille incrustées d'argent, d'ivoire et de corail, est un don du Maréchal de Belle-Isle en 1754 à sa soeur qui était alors supérieure du couvent.
La communauté fut dispersée en 1792 et le couvent, après diverses affectations, devint un lycée. Ses bâtiments furent détruits à partir de 1883 et seule en resta la chapelle. La communauté du premier monastère partit à la Charité sur Loire, à Nevers, ou même en Belgique, à Mons… Mais la communauté put revenir à Nevers en 1935, où elle existe toujours, et a même accueilli celle de Poitiers (fondée en 1633) en 1982; ce qui fait que la première Visitation de Moulins est toujours présente dans la ville.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de la Visitation
Siècle de l'édifice: XVIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3) :
la chapelle
voûtes en trompe l'oeil
tombeau du duc de Montmorency


Chapelle Sainte-Claire, rue de la Comédie

Le couvent Sainte Claire occupe jusqu’au XVIIIème siècle l’angle nord-est de la ville derrière la tour dite de la « Géole ». La construction de la chapelle et des bâtiments conventuels initiée en 1421 par la duchesse de Bourbon, Marie de Berry, se poursuit pendant plus de deux siècles grâce aux aumônes et pensions versées par le pouvoir royal mais aussi par les familles des religieuses. Le couvent comprend chapelle, cuisine, réfectoire, dortoirs, infirmerie, cave, puits et un jardin réservé aux nonnes séparées du monde par un enclos appelé « l’enceinte de Sainte Claire ». La chapelle est le seul vestige du couvent des Clarisses Colettines.

Au revers du massif occidental, une tribune précède la nef couverte d’une charpente en carène de bateau renversé, retombant sur des culots feuillagés, au sud s’ouvre un bas-côté voûté d’arêtes qui donnait accès aux bâtiments conventuels. Le choeur polygonal est flanqué de deux chapelles latérales. Ce plan traduit le retour à une observance stricte de la règle prônant le dénuement matériel. En 1601, Louise de Lorraine, veuve du roi Henry III, dictant au château de Moulins ses dernières volontés demande que son coeur et ses entrailles soient déposés au cimetière des soeurs de Sainte Claire dans l’attente de leur transfert au couvent des Capucines à Paris. Louise de Lorraine oeuvre en faveur de l’hôtel-Dieu de Moulins et de nombreuses églises. Assistant aux offices publics, elle se montre au coeur de la ville comme s’il s’agissait de la protéger et d’attirer sur elle la faveur divine. Suite à cette royale présence, le couvent attira un grand nombre de fidèles soucieux du salut de leurs âmes. Les dons vont permettre la reconstruction des bâtiments conventuels de 1685 à 1691.

Si l’enclos se fit le protecteur des religieuses pendant la grande peste, la fureur révolutionnaire allait jeter le couvent dans la tempête. En 1794, les prêtres réfractaires de l’Allier sont regroupés à Sainte Claire avant d’être déportés sur les Pontons de Rochefort, deux navires négriers qui ont servi de camps de concentration pour les prêtres ayant refusé de prêter serment à la constitution civile du clergé; nombre de prêtres qui y sont entassés dans une terrible promiscuité y meurent de famine et d'épidémies. Vendue comme bien national en 1795 au citoyen Coinchet, la chapelle devient salle de spectacle jusqu’en 1847, année au cours de laquelle on inaugure le théâtre. Comédies et tragédies remplacèrent pour un temps les prières, on joua dans ce lieu Tartuffe, Othello, «l’Hôtel garni» et bien d’autres pièces puis après quelques différends survenus entre l’évêque, Monseigneur de Dreux Brezé, et la mairie, la chapelle fut rendue au culte en 1854.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Sainte-Claire
Siècle de l'édifice: XVe-XVIIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non


Chapelle du lycée Saint-Benoît (XIXe-XXe), qui se distingue de loin par le beffroi de section carrée qui surmonte le collège.

C’est en 1597 que Saint Pierre Fourier et Alix Le Clerc fondent la congrégation Notre-Dame (Chanoinesses de Saint-Augustin). L'actuel établissement, connu aussi sous le nom de pensionnat Saint-Gilles a été construit au XIXe sous l'épiscopat de Mgr de Dreux-Brézé. Il est dominé par la tour dont les travaux ont été engagés en 1866 par Monseigneur de Dreux Brézé qui bénit l'édifice le 17 février 1868. De ses 37 mètres de hauteur, elle domine la ville de Moulins. Elle est surmontée d'une statue de Saint Joseph de 2,25 mètres de hauteur. Cette présence s'explique non par la présence à proximité de l'Hôpital Saint-Joseph, mais aussi parce que ce saint était très vénéré par les Frères. Quatre saints bourbonnais devaient l'accompagner au sommet de la tour : Saint Mayeul, Saint Odilon, Saint Pourçain et Saint Gilbert. Mais le projet fut abandonné. La tour a été restaurée en 1951. L'horloge a été remontée en 2011 par l'entreprise Heur Tech de Chemilly (03).
Au XIXe aussi, les soeurs de Notre-Dame ont construit une importante école, dite de la Présentation et leur chapelle auprès du pensionnat Saint-Gilles; les deux établissements fusionnent au sein de la même structure au début des années 1970.

Type d'Edifice: chapelle d'établissement scolaire
Nom de l'Edifice : de la Présentation
Siècle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : dôme
Position du clocher : beffroi
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)



Cartes postales anciennes (4) :
la présentation


Chapelle de l'ancienne Institution du Sacré-Coeur (XIXe)

Le petit séminaire était installé dès 1823 au collège Bellevue d'Yzeure, situé un peu en hauteur autour d'un ancien château. Dès son arrivée à Moulins, Mgr de Dreux-Brézé en confia la direction aux Jésuites qui créèrent un collège dans les mêmes bâtiments, les deux sections étant réunies sous l'appellation d'école secondaire ecclésiastique, nom officiel des petits séminaires à cette époque. Les petits séminaristes formaient, sous la direction d'un préfet, la « division Saint-Louis » et ne côtoyaient les autres élèves que lors des cours. La présence des Jésuites à Yzeure fut combattue dès leur installation par les autorités civiles. Celles-ci considéraient que les bâtiments avaient été abandonnés au diocèse par le conseil général au profit d'établissements diocésains et qu'ils avaient changé de destination en accueillant d'autres élèves que les petits séminaristes. En 1872, le conseil général demanda donc le retour des immeubles dans le domaine départemental. L'affaire resta en sommeil jusqu'en 1879 et un décret du 31 juillet 1880 désaffecta l'immeuble, le destinant à devenir une école pédagogique nationale (école normale d'institutrices). Après une rude bataille juridique et administrative, Mgr de Dreux-Brézé dut se résoudre à rendre les bâtiments. À la hâte, il installa ses petits séminaristes dans des baraquements vite aménagés sur le terrain de l'ancien Carmel de Moulins. Ce nouveau petit séminaire, qui ouvrit ses portes le 3 novembre 1880, deviendra l'Institution du Sacré-Cœur qui existera quatre-vingt-sept ans, jusqu'en 1967.

A la fois école et petit séminaire, l'Institution utilise d’abord des baraquements vite aménagés sur un terrain acheté au 51 rue de Paris, où se situait jadis l'ancien Carmel dont les bâtiments ont été rasés à la Révolution. Son premier Supérieur est l’abbé Moreau, âgé de 32 ans. L’Institution est réservée aux garçons (externes et pensionnaires) qui sont répartis en trois « divisions », avec cours de récréation et dortoirs distincts : Petits, Moyens et Grands). Elle va exister 87 ans jusqu’en 1967. En 1894, avec la création du petit séminaire de Reray à Abigny, la moitié des élèves et du mobilier y est affectée; ce dernier séminaire ferme en 1907, sera occupé de 1925 à 1931 par 40 bénédictins de Saint-Wandelle, avant de redevenir Petit séminaire de 1931 à 1951, puis un institut médico-éducatif depuis. En 1914, le Petit Séminaire devient un hôpital et les cours se poursuivent dans un bâtiment loué en ville. Le Sacré-Coeur ferme en 1967, ses garçons sont regroupés avec Notre-Dame : le nom de « Saint-Jean » est affecté au nouvel ensemble scolaire en 1969. Les locaux sont ensuite rachetés par le Centre hospitalier qui rase et reconstruit tout, sauf la chapelle, transformée en salle de réunion. Une plaque commémorative a été apposée devant sa porte en 1999 par Mgr Philippe Barbarin, évêque de Moulins de 1998 à septembre 2002 (actuel archevêque de Lyon et cardinal) et le président de l'amicale des anciens Jacques Lougnon.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du Sacré-Coeur
Siècle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

La chapelle :


Cartes postales anciennes (2) :


Chapelle de la maison diocésaine Saint-Paul (XIXe-XXe), qui occupe le site de l'ancien pensionnat de la Madeleine

Le pensionnat était implanté au sud du pont Régemortes, face à la ville; fondé en 1873, il était géré par la congrégation Notre-Dame de la Fidélité. Du pensionnat restent les bâtiments, qui accueillent maintenant la maison diocésaine Saint-Paul et les deux cloches; leur petit lanternon en bois a été descendu parce qu'il était en train de se dégrader, et il git maintenant au sol. L'école a fonctionné jusqu'en 1956. Quatre ans plus tard, en 1960, le diocèse de Moulins se porte acquéreur de la propriété pour y installer le petit séminaire, jusqu'alors à la maison Saint-Michel à Moulins. Celui-ci ouvre ses portes en 1962 sous le nom d'institution Saint-Paul. D'ailleurs, certains prêtres en exercice dans le diocèse ont connu cette période.

Photos :
la chapelle (2009)
les cloches
le clocheton
CPA :
intérieur de la chapelle du temps des soeurs

Source : http://maisonsaintpaul.over-blog.com/categorie-10231774.html


Chapelle de l'Hôpital (XXe)

Au début du siècle, l'hôpital civil et militaire Saint Joseph était le principal établissement médical de Moulins. L'hôpital général créé en 1658 pour accueillir les pauvres et les mendiants des deux sexes accueillaient les vieillards des deux sexes et les enfants trouvés ou abandonnés de plus de douze ans. En 1895 un service de maternité et de nourrissons fut construit à l'hôpital général.

En 1925 lorsque René Boudet fut élu maire de Moulins, il proposa la reconstruction de l'hôpital civil et militaire sur les terrains de l'hôpital général, utilisés en jardins. Marcel GENERMONT, architecte, est chargé du projet dont les travaux commencent le 1er Août 1929 " Ces travaux feront des hôpitaux de Moulins, une oeuvre grandiose comprenant le dernier perfectionnement de l'hygiène et de la science " proclame avec pompe le procès-verbal de la cérémonie de la 1ère pierre. L'hôpital est inauguré en 1935 et il est agrandi dans les années 1970 avec l'achat des terrains de l'Institution du Sacré-Coeur et la construction de bâtiments neufs de l'autre côté.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'Hôpital
Siècle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos :



Chapelle de Nazareth, rue Thonier (XXe). C'est un édifice carré signalé par une haute croix en bois, construit dans les années 1970. Cette chapelle est aussi celle des soeurs de la communauté fédérale de Jésus Serviteur, fruit d'une alliance entre les Soeurs du St Sacrement, les Filles de Marie, les Soeurs du Saint Nom de Jésus et Marie, les Soeurs Minimes du Saint Coeur de Marie, les Petites Soeurs de Notre-Dame.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de Nazareth
Siècle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non


Chapelle de l'ancienne école de la rue de Bourgogne, située au n°92. Toujours conservée jusqu'à nos jours, ainsi que le bâtiment de l'école religieuse, elle est transformée en logements. Cette chapelle de style néo-gothique, à nef unique, présente une fenêtre ogivale côté rue et un triplet côté cour.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'école de la rue de Bourgogne
Siècle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

CPA (1) :
vue depuis la cour de l'école


Chapelle de l'ancien pensionnat Notre-Dame (XIXe-XXe), situé entre les rues du Vert Galant et du Lycée et construit sur les plans de l'architecte Amable Barnier. La chapelle sort du côté de cette dernière rue; de style néo-gothique, elle a une nef unique et un chevet à pans. Elle est surmontée d'un petit clocher-mur en pierre, portant une cloche. C'est rue du Lycée aussi qu'a été conservé un des anciens portails de l'institution, en bois ouvragé. Les murs de l'ancien pensionnat abritent maintenant l'institut de formation de la Croix Rouge.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Notre-Dame
Siècle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) :



Couvents

Collège des Jésuites (XVIIe), désaffecté. Il abrite aujourd'hui le tribunal de grande instance; la salle du tribunal d'instance est une chapelle du XVIIe siècle. Le collège des Jésuites avait été fondé en 1605 par Henri IV; il a compté jusqu'à soixante-dix élèves: l'éducation y était gratuite des petites classes jusqu'à la philosophie. Il succède à un premier collège fondé dans la première moitié du XVIe par la libéralité de François Beaucaire, évêque de Metz, qui l'avait doté de 100 livres de rente. Après l'expulsion des Jésuites du Royaume de France en 1763, le collège est confié à des laïcs, puis aux Pères de la Doctrine Chrétienne qui y établissent un pensionnat en 1780 qui sera emporté par la tourmente révolutionnaire. Le lycée est rétabli en 1801 et s'installe dans l'ancienne Visitation, entre les actuelles rues du Lycée et de Paris.

Type d'Edifice: Couvent désaffecté
Nom de l'Edifice : des Jésuites
Siècle de l'édifice: XVIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)




Nouvelle Visitation (XIXe)

Dès son ordination sur le siège épiscopal de Moulins, Monseigneur de Dreux Brézé désira qu'une Visitation soit de nouveau installée dans sa ville épiscopale, où était décédée la Sainte Fondatrice de cet Ordre. Et il s'en ouvrit de suite au premier Monastère de la Visitation de Paris. Mais la fondation ne se fit pas sans problèmes. Ainsi, en 1861, l'Institut apprit que la ville de Moulins voulait détruire les bâtiments de la première Visitation pour construire à la place les bâtiments d'un lycée… On voulut donc les racheter, mais les autorités multiplièrent le prix par quatre, et il fallut renoncer; ces bâtiments sont finalement détruits en 1883, sauf la chapelle.

Sœur Izabel de Chantal de Mendoça fut désigné Mère et fondatrice. Elle était née à Paris en 1832, et était la fille de SAR la Princesse Anne de Bragance de Bourbon et du duc de Loulé. Son parrain était le roi des Français Louis-Philippe d'Orléans. Elle avait prononcé ses vœux le 6janvier 1867. Pour la nouvelle fondation à Moulins, elle était accompagnée par sept autres religieuses. Le 7 janvier 1876, l'évêque célébra la première messe dans l'Oratoire : une nouvelle Visitation était officiellement fondée à Moulins. Le monastère fut construit entre 1877 et 1880, la troisième aile du Monastère n'est achevée qu'en 1890, et la chapelle en 1899. L'architecte qui commença la chapelle est Amable Barnier, qui construisit aussi à Moulins le pensionnat Sainte-Thérèse, celui de Notre-Dame, la Madeleine (St Paul), l'institution du Sacré-Coeur... son fils Michel Mitton acheva la chapelle du couvent. La Visitation échappe aux lois anti-congréganistes de 1901-1905 et devient un hôpital militaire en 1914-18.

En 1989, il ne reste que trois religieuses à la Visitation de Moulins et le projet de fusion avec celui de Nevers, guère mieux loti, échoue. Mais à partir de 1990 le monastère devient un lieu de formation pour les novices visitandines du Congo. Puis en 1995, le Monastère de Mâcon, qui avait été fondé en 1632, doit malheureusement fermer et fusionne avec la Visitation de Moulins. En mars 1998, c'est au tour de celui de Mayenne, qui avait été fondé en 1818. Puis en 1998, c'est la fusion avec le monastère de Chartres qui, fondé en 1647, décide de fermer. Par ailleurs, la ville a un très intéressant musée de la Visitation, fondé alors que l'ordre était localement menacé de disparition en 1990 et depuis florissant http://fr.wikipedia.org/wiki/Musée_de_la_Visitation_de_Moulins

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : de la Visitation
Siècle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : lanternon
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du couvent de la Visitation
Siècle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photo (1) :
la chapelle


Carmel de Moulins (XIXe-XXe)

Le Carmel actuel de Moulins compte quatorze soeurs et est installé à l'emplacement de l'ancien monastère des Bernardines, fondé en 1650 sur la route de Paris. La ville de Moulins abrite un Carmel depuis 1628. La chapelle, visible de loin avec sa coupole centrale, date du XXe siècle.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : du Carmel
Siècle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : flèche
Clocher en péril : non

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du Carmel
Siècle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Carte postale ancienne (1) :



Communauté des soeurs infirmières de Saint-François d'Assise (XXe)

En 1920, cinq laïques infirmières bénévoles se regroupaient autour de l’abbé Michel, vicaire général du diocèse de Moulins et fondateur à l’époque d’un petit hôpital pour les pauvres : « la Maison Saint François ». Elle existe toujours, rue du Cerf-Volant et est animée par cinq soeurs.


Dernière édition par Admin le Lun 23 Sep - 22:53 (2013); édité 24 fois
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MessagePosté le: Lun 23 Sep - 10:56 (2013)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Lun 23 Sep - 11:25 (2013)    Sujet du message: Moulins (03000) Répondre en citant

Patrimoine religieux disparu

Ancienne église Saint-Pierre des Ménestreaux, située sur l'actuelle place qui s'ouvre entre l'Hôtel de Ville et le beffroi. Elle est détruite à la Révolution et son vocable transmis à l'ancienne église du Carmel, rue de Lyon.

Ancienne église de la Madeleine, détruite au XVIIIe

Une autre succursale d’Yseure avait été érigé au faubourg, situé sur la rive gauche de l’Allier et qui s’appelait alors le Chambon-Colombeau. L’église de cette succursale, qui était desservie par un vicaire, fut détruite par suite des changements que la construction du pont Régemortes bâti entre 1753 et 1763 exigea de faire au cours de la rivière. Cette église, placée presque au niveau des basses eaux n’avait rien de remarquable que la date des différentes inondations qu’elle avait éprouvées, écrite sur ses murs, qui les constataient ainsi depuis plusieurs siècles.

Ancienne église Saint-Jean, qui dépendait d'une église Saint-Bonnet. Elle était située sur la route de Bourgogne et était transformée en entrepôt en 1846, lorsque Simon Coiffier de Moret écrivit son Histoire du Bourbonnais et des Bourbons qui l'ont possédé (vol.2). Ce très petit bâtiment plus semblable à une chapelle qu'à une église urbaine dépendait à l'origine d'un hospice situé à proximité, créé pour recevoir les voyageurs pauvres et dont l'administration dissolue fit une hostellerie jusqu'à ce que l'hospice soit dissout. Le curé de Saint-Bonnet qui avait aidé les habitants lors d'épidémies obtint en 1635 que l'hospice lui soit confié avec sa chapelle pour qu'il crée une succursale de sa paroisse, couvrant un millier d'habitants. Le dernier curé de Saint-Jean, M. La Place, mourut sur les pontons de Rochefort.

Ancienne église Saint-Nicolas (XVIe) : C'est d'abord l'église d'un couvent de Dominicains fondé en 1515 par le connétable de Bourbon, suite à un voeu fait à Marignan où il était au milieu de grands dangers.
L'église à demi-ruinée depuis les guerres de Religion est donnée à la nouvelle paroisse créée sous le même vocable en 1751. Cette église, qui était souvent sujette à des inondations et qui n'en était pas moins la paroisse des mariniers, est abattue et remplacée par l'actuelle église du Sacré-Coeur au XIXe.

Ancien couvent de Carmes (XIVe) Arrow Eglise Saint-Pierre ci-dessus

Ancien couvent des Capucins, fondé en 1665, disparu. Ils étaient d'abord établis depuis 1601 à Sainte-Catherine, où se trouve maintenant l'hôpital psychiatrique d'Yzeure. Ils avaient là bas des vignes et bénéficiaient des libéralités de Louise de Lorraine. En 1665 ils furent transférés à Moulins. La tourmente révolutionnaire emporta tout de cette fondation religieuse.

Ancien couvent des Ursulines, fondé en 1616, disparu. Une bulle de Paul V l'institue le 31 juillet 1616. Perrette de Beaumont, dite la soeur de Sainte-Croix, ursuline d'Avignon, en jette les fondements avec deux ursulines lyonnaises; elles furent quatre ans dans la maison de la veuve de Lingendes avant d'acquérir une maison cloîtrée. Celle-ci, comme son enclos, ont été vendues nationalement en 1791 et ont disparu à nos jours.

Ancien prieuré des Augustins, fondé en 1617, disparu. Il forme aujourd'hui plusieurs maisons sur la rue de Bourgogne, de part et d'autre d'un passage des Augustins. Vers le milieu du XVIIIe avait eu lieu le procès de deux religieux, coupables d'avoir tué le père supérieur Poujeord, qui tentait de ramener de l'ordre dans la discipline fort dissolue de la communauté.

Ancien couvent des Minimes, fondé en 1622 par Henri de Bourbon, disparu. En 1634, Claude la Guiche, comte de Saint Gérand et Maréchal de France, ayant fait en compagnie de sa femme et de sa mère des dons considérables au couvent, le prince Henri de Bourbon se départit en sa faveur du titre de premier fondateur. Un seigneur Dubuisson apporta de Rome le corps de Sainte Euphémie, martyre, qu'il fit placer dans une chapelle qu'il fit construire. La tourmente révolutionnaire détruisit le tout; la maison conventuelle servit quelques temps à une manufacture de limes et était encore conservée en 1846 (op cit).

Ancien couvent des Chartreux, fondé en 1625. Bien bâti mais pas doté en conséquence, il est appelé par les contemporains la Belle Gueuse; il est abattu par la Révolution et deux fabriques successives d'armes puis de faïence anglaise s'installent sur les lieux. Son emplacement accueille par la suite le Grand Séminaire dans des bâtiments neufs construits en 1840. La direction avait été confiée aux Pères maristes par Mgr de Pons en 1847. Dès le début de son ministère, Mgr de Dreux-Brézé manifesta un intérêt marqué pour ce séminaire où il se rendait de manière régulière, notamment pour les fêtes et pour les sessions solennelles données à l'occasion des examens semestriels52. Il tint à ce que ses séminaristes reçussent une formation poussée dans les sciences ecclésiastiques : il dota le cours de droit canonique, créé dès 1847, d'un professeur titulaire (1853) et créa successivement les cours d'archéologie (1852), d'histoire de l'Église (1855), de philosophie (1856), de rubriquesN 28 (1860), de liturgie (1863) et enfin de théologie dogmatique et de théologie morale (1880).

Ancien couvent des Carmélites puis Ancienne institution du Sacré-Coeur, en 1628; à la place des bâtiments rasés à la Révolution s'installe au XIXe siècle l'institution du Sacré-Coeur (voir ci-dessus). Il fut fondé par Gabrielle Malet, veuve Dulac, qui s'était faite Carmélite. Elle avait un fils unique qui s'était fait capucin; sa mère voulait que la plus jeune de ses filles, aveugle, eut le titre de fondatrice, ce qui fut accepté par Claude de la Madeleine de Ragni, alors évêque d'Autun.

Ancien couvent des Bernardines, fondé en 1649 par les soeurs du couvent lyonnais du même ordre ; Louis XIV ne confirma la fondation par lettres patentes qu'en 1670. L'actuel Carmel se trouve à son emplacement.

Ancien couvent des Filles de la Croix, fondé en 1682, disparu.

Ancien hôpital Saint-Gilles : fondé en 1499 par Anne de France et le duc Pierre II, il pouvait recevoir vingt malades des deux sexes. Il prend la suite des hospices existants, dédiés à Saint-Julien et saint-Nicolas (sur l'emplacement du couvent des Dominicains, et de l'actuel Sacré-Coeur), fondés en 1269 pour cent pauvres et qui vingt ans plus tard étaient administrés par Guillet, archiprêtre de Moulins (bien qu'il n'y avait alors pas de paroisse ni d'églises dans la ville; il s'agit en fait du chapelain du château, pourvu du titre d'archiprêtre pour ne pas avoir à dépendre du curé d'Yzeure). Ruiné par les protestants en 1620, il est réédifié sous Louis XIII et pouvait alors accueillir 50 malades, mais uniquement du sexe masculin. En 1651 l'hôpital saint Joseph est fondé, et desservi par les soeurs de la Congrégation de Saint-Joseph. Il pouvait non seulement accueillir les femmes malades, mais instruire quarante petites filles. A la Révolution, l'hospice Saint-Gilles est réuni à celui de Saint-Joseph et installé sur l'emplacement de ce dernier.
Au début du XIXe, les deux établissements peuvent accueillir 20 à 50 militaires et 80 à 90 civils malades; ils sont desservis par une supérieure et dix soeurs de l'ordre de Saint-Vincent de Paul, deux médecins, deux chirurgiens et un pharmacien; il y a une école gratuite de filles et une chapelle.

Ancien hôpital Saint-Joseph, démoli au XXe siècle peu à peu, à mesure de la reconstruction sur son emplacement des hôpitaux de Moulins. Le dernier vestige en est démoli en 1984. L'apothicairerie de cet hôpital conservait une collection de près de 200 pièces de faïence nivernaise à fond bleu des années 1630; elles furent dispersées en 1883 au profit de la création d'une maternité (cf http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/pharm_0035-2349_1980….

Carte postale ancienne :


Ancien hôpital général, fondé en 1558 pour les pauvres invalides des deux sexes. Sous Louis XIV l'on porte sa capacité à 200 lits pour y recevoir orphelins et enfants trouvés. Une filature de laine et une fabrique de toile de serge y sont installées alors. Au début du XIXe, il y a une école gratuite de filles, qui reçoit annuellement 70 à 80 élèves présentées par le maire; neuf soeurs et une supérieure de la Charité de Nevers desservent l'hospice, ainsi que deux médecins et un pharmacien. Il y a alors une chapelle et plusieurs bâtiments en brique mosaïquée qui subsistent au sein de l'actuel hôpital.

Ancienne maladrerie de la Madeleine, située sur la rive du fleuve opposée à la ville. Elle est concédée au Carmel pour que ses revenus servent à l'achèvement de leur église, actuelle église Saint-Pierre.

Ancienne chapelle des Pénitents Noirs, située avant la Révolution près du Carmel (actuelle église Saint-Pierre).

Ancienne chapelle de l'Ecole Normale d'Instituteurs, établie route de Decize. Elle est actuellement l'antenne d'Allier de l'IUFM d'Auvergne.
CPAs :



Ancienne chapelle de l'école Sainte-Thérèse (XIXe-XXe); l'école a été remplacée par une résidence qui porte son nom rue des Potiers.

CPAs :



Autres cultes

Temple protestant, rue Paul Bert. Il a été érigé à partir de 1832 en style néo-gothique et est surmonté d'une petite flèche en pierre. Au XVIIe, le temple protestant se trouvait à Avermes, village à 1 km de Moulins. En 1620, les calvinistes ravagent une partie de Moulins, notamment l'église du couvent des Dominicains et l'hospice Saint-Gilles.


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