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Sautron (44880)

 
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MessagePosté le: Mar 20 Mai - 15:10 (2008)    Sujet du message: Sautron (44880) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Jacques et Saint-Philippe (XVème siècle, 1840). Nous avons une idée de la primitive église de Sautron, grâce à une excellente gravure de Phelippes-Beaulieu Emmanuel : "elle était très petite : une nef avec deux chapelles forment la croix". L'ancienne église était petite. Une courte description, qui figure dans les archives paroissiales, précise qu'elle était éclairée face à l'autel par "deux baies géminées surmontées d'une rose polylobée". L'église avait déjà été agrandie en 1470 par l'adjonction d'une chapelle dédiée à la Vierge : cette chapelle, oeuvre du curé d'alors, messire Jehan Charette, et de sa mère Mathée Danault, devait recevoir ultérieurement la tombe de la famille de ce curé. L'ancienne église abritait deux belles statues en bois doré représentant saint Jacques et saint Philippe et une belle balustrade en fer forgé datée de 1730. Outre la tombe de la famille Charette, il y avait, dans la nef, les tombes des familles de Lisle (du Fief) et Fremon du Bouffay (des Croix). L'ancienne église est démolie vers 1865 et c'est à partir des matériaux récupérés qu'a été construit le presbytère actuel.
L'église actuelle, date de 1840, et est l'oeuvre de Jean Baptiste Grasset (prêtre de 1817 à 1852). Ce dernier reçut des dons de madame Olivier de Mareil et de monsieur Charles Hersart du Buron, en Vigneux-de-Bretagne, à condition qu'on lui accorde l'emplacement d'un banc de 6 places dans la nouvelle église. Et en 1846, il reçut un autre don de la famille Gesbert et le duc de Nemours octroya une subvention de 6000 francs. Sous le pastorat de l'abbé Thomazeau, a lieu le 30 juin 1929, le baptême de deux cloches, bénites par Mgr Le Fer de La Motte et en 1932, des vitraux, oeuvres de l'artiste Janin, sont posés dans la nef.
C'est une église de style néo-gothique mêlé de roman, comme il s'en est fait beaucoup dans le pays nantais: le clocher porche est couronné d'une flèche en granit mais deux volutes, en granit elles aussi, encadrent le clocher de part et d'autres, donnant un air baroque à la façade. Deux baies aveugles, sans doute des niches à statues, sont placées sous les volutes. L'église a un transept, puis, à droite, une pièce qui est l'oratoire de semaine et à gauche la sacristie. Les vitraux de la nef sont à voir.

Type d'édifice : Eglise
Nom de l'édifice : Saint-Jacques et Saint-Philippe
Siècle de l'édifice : XIXème
Forme du clocher : clocher-porche à flèche
Clocher en péril : non

Photos (24) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (3) :

façade au sud
coté est
chevet

Intérieur (10) :

vue vers l'autel
mur est de la nef

choeur
vue vers l'entrée

transept ouest
retable ouest
transept et retable est

monument aux morts
fonts baptismaux

oratoire de semaine

Vitraux (11) :

oculus au-dessus de l'entrée

vitraux du mur ouest de la nef

vitraux du mur est de la nef

vitraux des transepts ouest et est

vitraux du chevet

Chapelle

Chapelle Notre-Dame-de-Bongarant ou du Bois-Garant (XVème siècle), restaurée par l'abbé Prosper Herbert (recteur de 1860 à 1904). Ogée, historien nantais, dit que "le sanctuaire primitif fut élevé, sur la place, où fut tué un énorme serpent qui dévorait les passants", d'autres ont parlé d'un taureau furieux qui terrorisait ces lieux.

François II décida de construite une chapelle suite à un accident de chasse: il fut désarçonné par le bond subit de son cheval effrayé par l'apparition soudaine d'un sanglier et il fit le voeu à la Sainte-Vierge de lui édifier une chapelle s'il échappait à une mort qu'il croyait imminente. Selon une variante de la légende, l'animal qui se précipita sur le duc fut un taureau sauvage, c'est poruqoi toute une partie de la forêt s'est appellée dès lors Bois-Thoreau. La chapelle fut construite entre 1450 et 1460 et sa construction fut sans doute largement faite par le recteur de la paroisse Jehan Charette. Ce dernier fit aussi construire une maison pour accueillir les pélerins et le duc François II, qui donna beaucoup pour construire la chapelle qui fut bénite le 6 juin 1474 sous le pastorat de Jehan Charette.

La chapelle est construite en granit. Les moellons étaient apparents, puis furent enduits de chaux en 1824 avant d'être décapés en 1896: la chapelle a donc retrouvé son aspect primitif. Les deux portes qui y donnent accès sont arrondies dans leur partie supérieure, dans le style roman. A l'intérieur, au-dessous de la porte principale, existait jadis une tribune en bois qui a disparu. La petite fenêtre sui s'ouvre dans la façade, les fenêtres latérales au-dessus de la porte d'entrée, tréflées à leurs sommets ainsi que la grande baie du chevet plat sont elles de style gothique. Deux larges ouvertures en arc brisé donnent sur les chapelles latérales. La voûte, en bois, est couverte de peintures réalisées au XVème, sur les bardeaux, et restaurées en 1901. Quatre contreforts en pierre de taille renforcent le choeur en dehors. L'autel fait face au soleil levant. A droite et à gauche sont réunies deux nefs, figurant deux petites chapelles et formant les bras de la croix du transept.

La statue de Notre-Dame-de-Bongarant (anciennement appelée statue sainte Emerentienne) date du XVème siècle et possède un manteau protecteur sous lequel sont groupés des notables de la Cour du duc : six portent la couronne ducale, un autre la mitre et la huitième un hennin (coiffure de femme du XVème siècle). Les icônes byzantines datent du XVIIIème siècle : au nombre de cinq, elles ont été offertes vers 1930 par la famille Texier, qui demeurait à Beau Soleil, près de Sautron.

En 1818, M. Mabit, ancien maire de Sautron, offre une nouvelle cloche. En 1860, la flèche est entièrement refaite à l'identique. La balustrade en fer forgé est posée en 1863, puis cette même année sont effectués les travaux de terrassement autour de la chapelle ainsi que l'exhaussement du dallage de pierre à l'intérieur de l'édifice. En 1866, un petit porche de granit est ajouté par l'abbé Herbert à la porte, côté Sud. Le vitrail du maître-autel, les nouvelles portes de chêne, ainsi que la croix de fer du clocher sont installés entre 1868 et 1870. Puis, deux ans après, ce sera la pose du maître-autel et l'on commencera à installer la galerie de statues, don de madame Emmanuel Phelippes-Beaulieux vers 1833, et la boiserie du sanctuaire en 1891. C'est en 1896 que l'extérieur des murs est restauré et que les peintures des bardeaux de la voûte intérieuresont faites. La toiture a été entièrement refaite en 1965. Une nouvelle cloche "Marie-Thérèse" (pesant 72 kg) est baptisée le 25 juin 1967 en présence de Mgr Morilleau (ancien vicaire à Vigneux). Le 8 octobre 1967 a lieu la consécration de l'autel majeur par Mgr Vial. En 1865, on voyait encore un petit navire, un ex-voto, accroché au plafond de la chapelle.

La chapelle, qui connut avant la Révolution de nombreuses processions et le passage des ducs ainsi que de Charles de Normandie, frère de Louis XI, ligueur, fut délaissée à la Révolution et se dégrada. En 1860 elle se trouvait dans un regrettable état de délabrement quand la décision fut prise de la restaurer. Ce fut l'oeuvre de M. Prosper Herbert, curé de Sautron dès 1860. Beaucoup de familles donnèrent pour la reconstruction de la chapelle. Le chanoine Rousteau, architecte, qui construisit à Nantes l'ancienne chapelle Notre-Dame de Salette, conseilla à M. Herbert de ne pas pratiquer de nouvelles ouvertures dans la façade mais de laisser son caractère antique, choix heureux qui respecte l'âme du monument. En 1863 un tas de terre avait été enlevé autour de la chapelle, puis en 1864 les murs de l'enclos furent relevés et le dallage de granit de l'édifice exhaussé. En 1868, le vitrail au-dessus du chevet, dont il restait des traces et qui représentait originellement la Passion fut remplacé grâce à la générosité d'un donateur, par une verrière dont le sujet rappelle le voeu de François II qui a donné naissance à la chapelle. Le maître-autel fut fait avec l'argent d'un don par le Chanoine Rousteau, architecte, et placé en 1871. La statue qui le surmonte fut faite par le sculpteur nantais Potet en 1866. La galerie des petites staues à l'intérieur de la chapelle fut commencée en 1883. Le vestiaire de la sacristie fut placé en 1886. La boiserie du santuaire fut commencée en 1891 et son ornement finit par s'étendre à toute la nef. Dès solides portes de chêne furent données en 1868-1869, la croix de fer du clocher en 1869, les deux prie-dieu de chêne en 1870 et un ornement en drap d'or en 1871.

Le maître-autel est placé sous le gtrand vitrail du chevet et est surmonté d'une statue moderne de la Vierge tenant dans ses bras l'Enfant Jésus. A coin de l'autel, à droite, Saint-Louis, portant dans la main droite la couronne d'épine de Jésus-Christ, et tenant dans la main gauche le sceptre royal; à gauche la bienheureuse Françoise d'Amboise, ayant un lis à la main. La balustrade en fer forgé devant l'autel a été donnée en 1863. Dans la chapelle de gauche en entrant se trouve l'autel de Saint-Cyr et de Sainte-Julitte. Les statues sont au-dessus d'un rétable formé d'une large pierre de granit rectangulaire. A chaque extérmité du rétable, les statues de l'archange Saint-Michel et de Saint-Corneille, patron des éleveurs de boeufs. Dans la chapelle de droite se trouve l'autel communément appellé de Sainte-Emérance. Il est surmonté par un tableau encadré par un retable que couronne une statue. Les vieilles statues de Saint-Antoine et de Saint-Roch sont aplliquées au mur de la chapelle. En 1865 ou 1866 on découvrit par hasard un retable caché sous les planches travaillées de la table du maître-autel, avec un tableau à l'huile assez défiguré qui représentait le mystère de la Visitation de Sainte-Marie. Des retourches furent faites sur ordre de M. Herbert, puis après avoir fait posé le nouveau maître-autel, il transporta ce qu'il avait découvert de l'ancien à l'autel Saint-Emérance qui fut édifié en partie avec les vestiges, et notamment le rétable de l'ancien maître-autel. Il semble étrange que l'on n'ait pas cherché à retrouver l'ancienne statue de la Vierge, très vénérée, et qui devait avoir subsisté à la tourmente révolutionnaire.

Vue de l'ancien autel (N-D DE BONGARANT et la Dévotion à la Vierge au Manteau protecteur; paroisse de Sautron; Notice Historique par J-M BOISSIERE, Directeur au Grand Séminaire de Nantes, Nantes, 1929) :



La statue de l'autel de Sainte-Emerance qui porte inscrit sur sa base le nom de la sainte ne peut être celle de Sainte-Emerance, vierge et martyre, soeur de lait de Saint-Agnès. On suppose que cettte dévotion pénétra dans la région de Sautron au cours du XVIIIème et que la statue, qui est originellement celle de la Vierge, fut confondue avec celle de la sainte à la Révolution, lorsque on entreprit d'identifier les statues qui avaient été éparpillées dans toute la région.
La chapelle possède une statue du XVème représentant la Vierge au manteau protecteur, une légende d'origine cistercienne (XIIème siècle): "un jour qu'un religieux cistercien monta en esprit au ciel, dans son rêve, il vit le paradis avec des saints distribués en divers rangs et revêtus de divers habits, parmi lesquels, n'apercevant aucun des siens, il ne se déconcerta pas cependant". Il s'adressa alors à la Très San=inte Vierge, reine des Anges, et se plaignit de ne voir aucune personne de l'ordre de Citeaux qui la chérissait pourtant si tendrement. A quoi la mère du Sauveur répondit: "Mon fils, cesse de t'étonner; mes chers enfants de ton Ordre sont toujours sous mes ailes et près de moi"; et cela dit, elle ouvrit son manteau royal, sous lequel il vit un très grand nombre de ses frères et de ses soeurs que Notre-Dame tenait embrassé".
Beaucoup d'ordres religieux comme les Mercédaires, les Servites, les Prémontrés, les Chartreux, les Jésuites, se firent représenter agenouillés sous le manteau de la Vierge. Du milieu du XIIIème jusqu'u XIVème, cette pratique pieuse se développa sous l'influence des Franciscains et des Dominicains. A parir du XVème, surtout en Italie, la Vierge de Miséricorde fut représentée en protectrice de l'humanité, sous son manteau, contre les coups ou les flèches de la colère divine, et contre les épidémies. Mais des familles puissantes italiennnes se firent aussi représenter sous son manteau, et firent évoluer la perception de la Vierge au manteau protecteur, qui n'était plus protectrice de l'humaité, mais de quelques puissants.

Pour en savoir plus:

N-D DE BONGARANT et la Dévotion à la Vierge au Manteau protecteur; paroisse de Sautron; Notice Historique par J-M BOISSIERE, Directeur au Grand Séminaire de Nantes, Nantes, 1929, disponible sans doute à la paroisse de Sautron ou à la Médiathèque de Nantes.

Type d'édifice: Chapelle
Nom de l'édifice: Notre-Dame de Bongarant
Siècle de l'édifice: XVè-XIXème
Forme du clocher: flèche
Clocher en péril: non


Chapelle privée

Chapelle Sainte-Anne et Saint-Jacques du château des Croix, sur la route de Fay-de-Bretagne (XVIIème). La chapelle privée, consacrée en 1684 à Sainte Anne et à Saint Jacques, est établie en chapellenie en 1682 et restaurée en 1700 par Mme Fremont du Bouffay. Le château actuel est édifié au XIXème.

Type d'édifice: Chapelle
Nom de l'édifice: Sainte-Anne et Saint-Jacques
Siècle de l'édifice: XVIIème
Forme du clocher: flèche
Position du clocher: au milieu du toit de la chapelle
Clocher en péril: non



Ancien prieuré


Ancien prieuré de Bois-Garant (XIè)

En 1038, le comte Budic de Nantes fait donation aux bénédictines du Ronceray d'Angers d'une terre située au Bois Garant (Bois-Gragunderram) en forêt de Sautron afin d'y construire un prieuré. Dans cette endroit il y avait depuis les temps anciens une dévotion à la Sainte Vierge et un oratoire qui lui était dédié y existait sans doute. Il s'agissait à l'époque d'un don afin de reconstruire l'ancienne église Saint-Cyr et Sainte-Julitte à Nantes. L'église est retirée aux religieuses par Mathias II, duc de Bretagne de 1084 à 1104, puis rendue en 1128 au Ronceray par le duc suivant. En 1383, une religieuse est mentionnée comme "prieure du bourg des Moustiers, de Saint-Cyr et Sainte-Julitte et de Bongarant". Elle s'occupait des affaires des trois prieurés: Sainte-Marie des Moustiers, Sautrons et Saint-Cyr-en-Retz et se nommait Jeanne Lemaire.

Un document datant de 1038 fait d'ailleurs mention d'un prieuré de Notre-Dame de Boyas-Garand dont le nom se transforma au cours des siècles en Boisgondran, Bois-Garand puis enfin Bongarant.
Autour du Prieuré naîtra un village avec, tout près, le domaine ducal enclos de longs murs, le Bois-Thoreau (ou Boistaureau), qui restera propriété du duc de Bretagne jusqu'en 1492 et dont il reste quelques ruines aujourd'hui. Même si la forêt de Sautron a commencé alors de reculer, on y verra chasser sans doute Jean V le Sage, François Ier, Pierre II, Arthur III et François II. Aujourd'hui, on en voit encore de beaux restes en allant vers La Paquelais, si l'on suit la Gesvres, ou vers la route de Vannes.

Ancienne chapelle

Ancienne chapelle Saint-Cyr et Sainte-Julitte (XIème), bâtie à l'emplacement de l'actuelle chapelle Notre-Dame de Bongarant.


Ancienne chapelle privée

Ancienne chapelle privée de l'ancien manoir de Boistaureau, ruiné à la Révolution, dont il ne reste que les douves et quelques ruines.


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MessagePosté le: Mar 20 Mai - 15:10 (2008)    Sujet du message: Publicité

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