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Meysse (07400)

 
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MessagePosté le: Mer 8 Aoû - 17:04 (2012)    Sujet du message: Meysse (07400) Répondre en citant

Eglises

Eglise Saint-Jean-Baptiste (Xe-XIIe-XVIIe), désaffectée au XIXe

Meysse apparaît dans l'histoire sous le nom de Mixano dès le VIIe siècle. La charta vetus nous apprend que l’évêque de Viviers Ardulphe donna à la mense épiscopale les lieux de Meysse, de Licau, de Chenavari et de Lafare, ce dernier avec l’église Saint-Laurent. Il ne semble pas, d'après ce texte, qu’il y eût alors une église à Meysse ; la seule église de tout le territoire concédé était celle de Saint-Laurent de Lafare (près de Rochemaure). La fondation de Saint-Jean de Meysse dut se situer entre le VIIe et le Xe siècle. Mais les textes sont rares et leur interprétation aléatoire.

Au Xe siècle, l’église et ses revenus furent - comme bien d’autres - usurpés par une famille féodale et, vers 1020, un certain Géraud, père d’Armand, évêque de Viviers, en fit restitution sous forme d’une donation à l'abbaye de Cluny en réservant la moitié de l’usufruit à son épouse et à leur fils Armand leur vie durant, le tout devant revenir aux moines de Cluny après leur mort «si personne ne s’y oppose ». Mais si, ajoute prudemment la donation, comme quelques-uns l'affirment, elle est de l'alleu (propriété) de Saint-Vincent (Évêché de Viviers), que les moines de Cluny reçoivent en échange l'église de Saint-Vincent qui est sur le territoire de la Villa Artenica (c’est-à-dire Saint-Vincent-de-Barrès).
Les chanoines de Viviers ne manquèrent pas de protester et firent valoir la donation d'Ardulphe : Saint-Jean de Meysse revint à l’évêché de Viviers et les moines de Cluny reçurent en compensation Saint-Vincent-de-Barrès.

Peu de temps après, à la fin du XIe siècle, l’évêque de Viviers donna Meysse à l’abbaye de Cruas qui y établit un prieuré de quelque importance dont le titulaire était le camérier de l’abbaye, percevant les dîmes. La cure était administrée par un curé à portion congrue qui touchait, au XVIe siècle, 20 livres tournois et 14 cestiers de grain, moitié froment, moitié seigle, plus quatre mesures sur la dîme du vin. L’église, bâtie par les moines de Cruas, eut à souffrir des premières guerres civiles religieuses ; en 1583, le visiteur épiscopal Nicolas de Vesc la trouve « rompue et sans porte » ; elle sera une première fois restaurée au début du XVIIe siècle. Devenue insuffisante au XVIIIe siècle, elle sera alors pourvue d'une lourde et disgracieuse tribune établie sur voûtes d’arêtes, qui la coupera fâcheusement en deux : c’est cette tribune qui a été récemment supprimée, restituant ainsi aux trois nefs romanes leur volume initial.

L'église a été abandonnée à la moitié du XIXe, lorsque la nouvelle fut construite au bas du village, près de la nationale. En 1969, M. et Mme Latarche, originaires de Meysse, fondent une association, « Les Amis de Meysse », afin de sauver le monument abandonné, envahi par la végétation et transformé en dépotoir. Sur les indications fournies par M. Saint-Jean, un dossier de protection est alors établi, il aboutit en 1971 à une mesure de classement « Monument historique ». De 1972 à 1976, le déblaiement de l'église est réalisé par les Amis de Meysse, aidés par de jeunes volontaires. En 1975, les premiers travaux de consolidation sont entrepris par le service des Monuments historiques : couverture refaite, restauration du clocher et de sa petite chapelle suspendue, reprise des parements de l'abside et démolition des constructions parasites qui la masquaient. C'est alors qu'apparurent d'intéressants indices archéologiques qui témoignaient de la grande ancienneté du monument.
L'église romane du XIe siècle, avec son abside d'un diamètre inhabituel, avait été construite en utilisant en partie les murs en petit appareil d'un édifice beaucoup plus ancien, remontant probablement au VIe ou VIIe siècle. On pouvait alors observer dans l'abside les vestiges de larges fenêtres en plein cintre, à clavage alterné de briques et de pierres, dispositif qu'une restauration radicale a, depuis, fait disparaître. Il apparaissait désormais clairement que l'abside primitive avait été doublée intérieurement à l'époque romane d'un mur épais creusé de niches, tandis que la large nef, unique à l'origine, était divisée en trois vaisseaux afin de permettre son voûtement.

En pénétrant dans l’église, on est surpris par son état de délabrement ; le sol ayant été défoncé lors des fouilles, des passerelles en bois permettent de parcourir la nef centrale et d’atteindre le chœur, en attendant que les travaux de restauration prévus soient réalisés.
L’édifice est vaste, constitué d’une abside et d’une nef principale flanquée de deux collatéraux, l’ensemble étant à peu près de plan carré. L’abside de grande dimension (11 à 12 mètres de diamètre), voûtée en cul de four, est de plan semi-circulaire légèrement outrepassé, indice de son ancienneté. La cuve baptismale, située en son centre, est de forme octogonale, terminée du côté ouest par un appendice en queue d’aronde ; elle est enduite intérieurement de béton de tuileau. Le niveau du sol primitif, formé de mortier de tuileau sur radier de galets de basalte, a été retrouvé sur une petite surface au sud-ouest de l’abside.
L’intérieur de l’abside paléochrétienne a été transformé à plusieurs reprises. Une première campagne, à l’époque carolingienne, a consisté à en doubler le mur, de 90 cm d’épaisseur seulement, par une arcature en tuf formée de cinq arcs sur mur bahut qui a obstrué les trois anciennes fenêtres de grande taille. On a mis au jour les bases en basalte des colonnes qui soutenaient ces arcs. La deuxième campagne de travaux a eu lieu dans la première moitié du XIe siècle ; on a alors plaqué à nouveau à l’intérieur de l’abside un mur de 2,50 ou 3 mètres d’épaisseur, creusé de sept niches décoratives d’exécution rustique, typiques du premier art roman. Hautes et étroites, toutes différentes, elles sont percées de trois baies romanes très étroites à large ébrasement extérieur ; l’une d’elles a été reconstituée. On pense que c’est à cette époque que la cuve baptismale, devenue inutile depuis l’interdiction du baptême par immersion, a disparu sous une épaisse couche d’argile. Elle n’en sera dégagée que huit siècles plus tard…
Aux XIe et XIIe siècles, l’église est remaniée, la nef unique étant divisée en une nef principale et deux collatéraux. Les murs gouttereaux, dont seulement quelques assises au-dessus des fondations, reconnaissables à leur petit appareil semblable à celui de l’extérieur de l’abside, appartiennent à l’église primitive, ont été doublés intérieurement par des arcs de décharge latéraux. D’énormes piliers permirent de diviser la nef initiale en trois vaisseaux. Ils soutiennent les voûtes en berceau plein cintre de la première travée orientale de la nef et des deux bas-côtés. Les puissants arcs doubleaux ainsi que les arcs de décharge sont en tuf volcanique rouge. On doit noter également à cette époque la construction du clocher et de la petite chapelle haute sur l’extrémité orientale du collatéral sud. La deuxième travée fut voûtée plus tard (XIIe siècle), en berceau brisé pour la nef centrale et en demi-berceau pour les nefs latérales, le tout en calcaire dur de Cruas.
Source : http://www.patrimoine-ardeche.com/visites/meysse_n.htm

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-JB
Siécle de l'édifice: VIe-VIIe-Xe-XIe-XVIIe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non


Eglise Saint-Jean-Baptiste (XIXe), en bordure de la RN86

L'église présente un style composite inspiré du gothique. La nef est flanquée de bas-côtés, suivie d'un transept saillant et d'un choeur à pans. Le clocher, octogonal sur une souche carrée, a été ajouté après coup, de même que la girouette. Il se trouve juste après le transept nord.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-JB
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
côté nord
côté sud
clocher


Chapelle

Chapelle de l'ancien couvent des soeurs gardes-malades de Saint-Roch (XIXe), en bordure de la RN86 et de la rue des Abrillons en bas du village. Elles y avaient établi une fabrique et un orphelinat. La famille Pavin de Lafarge participe à l'agrandissement de cet établissement et installe les religieuses à Viviers où elles sont toujours.

Cet établissement était le site de la petite congrégation des soeurs de l'Immaculée Conception, fondée vers 1813 par M. l'abbé Sévérac, alors curé de Meysse. Ces religieuses au nombre de 18 seulement en 1892. Deux d'entre elles dirigent, chez elles, une école libre, tout en prenant soin d'une vingtaine d'orphelins, et les autres se livrent au travail de leur enclos et d'une filature de soie ; ce sont elles qui ont fait construire la nouvelle église de Meysse. Elles ont consacré, à son édification, quelque 40.000 fr provenant de leurs dots et leurs économies ; elles-mêmes ont exécuté certains travaux relatifs à cette construction pour en atténuer un peu la dépense. On se rappelle encore, dans le pays, avoir vu, en cette circonstance, la supérieure actuelle porter entre autres matériaux, du mortier aux maçons.

Les soeurs de Saint-Roch ont vendu ce couvent mais il a gardé sa vocation à accueillir des enfants. C'est aujourd'hui la maison d'enfants à caractère social (MECS) du Bon Accueil http://ardecol.inforoutes.fr/pjj/enfance_danger/pages/MECS MEYSSE.htm

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'Immaculée Conception
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photo (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)



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MessagePosté le: Mer 8 Aoû - 17:04 (2012)    Sujet du message: Publicité

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