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Chenonceaux (37150)

 
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MessagePosté le: Mer 8 Aoû - 01:13 (2012)    Sujet du message: Chenonceaux (37150) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Jean-Baptiste (XIIe-XVIe)

L'église présente un plan typoque des églises du XIIe du Val de Loire : une nef unique et rectangulaire suivie par une abside hémicirculaire. Au XVIe siècle, en 1515, la nef est reconstruite, lambrissée, et le portail originel remplacé par l'actuel. La façade est percée d'une porte en anse de panier, accostée de deux pilastres dont les chapiteaux soutiennent un linteau aux écoinçons décorés de feuilles de chardon. Au-dessus, trois niches Renaissance à coquille sont creusées entre des pilastres cannelés. L'abside romane, voûtée en cul de four, était éclairée par trois fenêtres en plein cintre. Le clocher, une flèche trapue en charpenterie posée sur un beffroi cubique, date du XIXe. Les fonts baptismaux, dont l'écu est martelé, datent du XVIe siècle.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Denis
Siécle de l'édifice: XVIIe
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : au-dessus de la façade, sur le toit
Clocher en péril : non

Photos (2+1) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

côté sud et chevet



Crédits de la 3e photo : Utilisateur wikipédia Pymouss44 sous licence libre Creative Commons 2.0



Chapelle privée

Chapelle du château (XVIe)

Le premier château édifié à Chenonceau remonte au xiiie siècle, ainsi qu’un moulin fortifié datant de 1230, date à laquelle il est aux mains de la famille Marques. Le pont n'existe pas encore, et ne sera construit que bien plus tard. Ainsi, l'aspect stratégique du premier château ne réside pas dans un quelconque contrôle du passage d'une rive à l'autre, mais davantage dans une gestion du trafic fluvial sur le Cher, entre la Sologne et le Berry d'un côté, et la Touraine et l'Anjou de l'autre.
Le Cher est alors largement utilisé dans le transport de bois, de matériaux de construction, de sel, de vin, et de fourrage4. Il subit les dévastations de la guerre de Cent Ans, époque durant laquelle Jean Marques se dresse contre le dauphin (futur Charles VII de France) et livre Chenonceau aux troupes anglaises. Chenonceau est reprise par les Français en 1411, grâce à la victoire de Boucicaut dans les prés de Vestin. Le château est alors brûlé et rasé, ainsi que le château des Houdes, lui aussi propriété de la famille Marques.
Plus tard, Jean II Marques sollicite Charles VII dans le but de reconstruire un château sur le domaine. L’autorisation lui est donnée par lettres patentes en 1432. Le château est alors reconstruit à un autre emplacement, et présente une architecture nouvelle : appuyé au Cher, il délimite un espace presque carré (de 50 x 55m), terrassé et maçonné, entouré sur trois côtés de fossés d’eaux vives, le Cher terminant d’isoler le bâtiment5. Il est cantonné aux angles de quatre tours rondes, les bases baignant dans les douves, munies de courtines, entre lesquelles se dressent les corps de logis, interrompus par les fortifications de la porte d’entrée. De ce château féodal ne subsiste de nos jours que la tour sud-ouest connue sous le nom de « tour des Marques ». Derrière le château, sur les rives du Cher, est bâti un moulin sur deux piles de pierre.

L’un des successeurs de Jean II, Pierre Marques, épouse Martine Bérart, fille d’un trésorier de France et maître d’hôtel de Louis XI. Une mauvaise gestion du domaine, entrainant la famille dans de graves difficultés financières, contraint cependant le 8 février 1512 à la saisie du fief, dont Thomas Bohier, bourgeois de Tours récemment anobli, se porte acquéreur6. pour 12 540 francs. Les Marques se retirent ainsi au manoir du Couldray, à Saint-Martin-le-Beau. En 1499, Guillaume Marques, frère de Pierre, revendique le domaine en invoquant la clause de retrait lignager, et engage des procédures en vue de récupérer le domaine et finit par y parvenir. homas Bohier est un homme d’état influent et un financier habile. Notaire et secrétaire du roi en 1491, chambellan de Charles VIII, maître des comptes à Paris, il devient général des finances en Normandie. Il épouse Catherine Briçonnet, elle aussi issue d’une riche famille provinciale qui s’est enrichie en gravissant peu à peu les échelons menant aux charges les plus importantes de l’État. Thomas Bohier sert également dans l’administration de Louis XII et de François Ier. Il avait pour devise : « S'il vient à point m'en souviendra ».
Les six fiefs ainsi acquis par Thomas Bohier sont érigés en châtellenie (dépendante de la baronnie d’Amboise), couvrant près de 1 680 ha, sur une dizaine de paroisses, en février 15148. Il rend hommage le 27 février 1515 à Reims, au jeune François Ier tout juste sacré.

homas Bohier et sa femme vont entreprendre de nombreux travaux, amorçant la transformation du domaine, et sa mue vers ce que nous observons aujourd’hui. Il rase l’ancien château des Marques. La plate forme d’origine est gardée mais ne devient qu’une esplanade d’accès au nouveau château. Ce nouveau logis est édifié sur les piles de l’ancien moulin. Des anciens bâtiments, ne restent que la tour des Marques et le puits attenant. Les travaux durent de 1513 à 1521, et sont surtout dirigés par Catherine Briçonnet, pendant les longues absences de son mari.
Thomas Bohier meurt en 1524. Sa veuve meurt deux ans après, en 1526.
À sa mort un contrôle des comptes publics met en évidence des malversations. François Ier impose alors une forte amende à ses héritiers (le roi réclame près de 190 000 livres tournois au fils de Thomas, Antoine) et confisque le domaine en 1535.

Henri II l'offre à sa favorite Diane de Poitiers, jeune veuve du vieux maréchal de Brézé, duchesse de Valentinois. Elle fait aménager sur la rive droite du Cher, par dom Pacello da Mercogliano le jardin qui porte son nom et confie à son architecte ordinaire, Philibert de l'Orme ou Delorme - qui donna son nom à un célèbre type de charpente - le soin de construire un pont reliant le château à la rive gauche afin d'y créer de nouveaux jardins et d'accéder à de plus grandes chasses ; ce pont faisait partie des plans originels des Bohier.
À la disparition de Henri II, mortellement blessé lors d'un tournoi en 1559 par le capitaine de sa garde écossaise Gabriel Ier de Montgomery, Catherine de Médicis tient enfin sa revanche après des années d’humiliation passées dans l’ombre de la favorite et contraint sa rivale Diane de Poitiers, à restituer Chenonceau à la Couronne et à accepter en échange le château de Chaumont-sur-Loire, dominant la Loire, entre Blois et Amboise.
Reine-mère après les accessions successives au trône de ses fils, François II, Charles IX et Henri III, Catherine fait édifier sur le pont de Diane deux galeries superposées formant un espace de réception unique au monde, et donnant ainsi au château son aspect actuel.

Claude Dupin, riche fermier général, acheta le château en 1733 au duc de Bourbon pour 130 000 francs.
Sa seconde femme, Louise Dupin, y tint salon et y reçut notamment Voltaire, Fontenelle, Marivaux, Montesquieu, Buffon et Rousseau. C'est à Louise Dupin que l'on attribue la différence d'orthographe entre le nom de la ville (Chenonceaux) et celui du château (Chenonceau), bien qu'aucune source n'ait véritablement confirmé ce fait. Propriétaire du château pendant la Révolution française et grande amie des villageois - elle sauva la chapelle en permettant qu'elle soit transformée en resserre à bois - elle voulut faire un geste pour différencier la Royauté, dont le château était un symbole fort, de la République. Le château fut menacé de démolition et de confiscation, certains prétendant que s'agissant d'une ancienne propriété royale, il devait revenir à la Nation, selon le décret du 10 frimaire an II (1794); c'est pourquoi en 1795 les commissaires de la République se présentèrent et en ordonnèrent la saisie, à laquelle Mme Dupin s'opposa et obtint de présenter sa défense juridique par un mémoire prouvant sa qualité de bien privé en exposant la teneur de tous les titres conservés dans le chartier du château datés d'avant le 1er février 1566 au 7 juin 1733 (date d'achat par son époux); ce texte fut reconnu valide et Mme Dupin put y demeurer sans y être à nouveau inquiétée, elle mourut quatre ans plus tard et fut inhumée dans le bois qui s'étend sur la rive gauche du Cher, dans l'axe de la galerie.

En mai 1864, les Villeneuve, après la création de la gare de Chenonceaux, vendent le château et 136 hectares de terres pour 850 000 francs à Marguerite Pelouze, née Wilson, richissime héritière qui de 1867 à 1878 en confia la restauration à l'architecte Félix Roguet ; parmi ses grands - et ruineux - travaux figurent le rétablissement dans son état initial de la façade d'entrée modifiée par Catherine de Médicis, la seconde volée de l'escalier, plusieurs cheminées de style Renaissance et la porte de la chapelle, à la sculpture de très grande qualité. Durant la Seconde Guerre mondiale, l'édifice se retrouve à cheval sur la ligne de démarcation avec un côté en zone occupée et l'autre en zone libre. En 1944 une bombe tomba à proximité de la chapelle et détruisit les vitraux d'origine, remplacés ensuite par Max Ingrand.

On pénètre dans la chapelle à partir de la salle des Gardes, par une porte en chêne surmontée d'une statue de la Vierge. Ses vantaux représentent quant à eux le Christ et saint Thomas et reprennent les paroles de l'Évangile selon Saint Jean : « Avance ton doigt ici », « Tu es mon Seigneur et mon Dieu ». Les vitraux ayant été détruits en 1944, ils ont été remplacés par des œuvres de Max Ingrand en 1954. On observe dans la « loggia » de droite, une Vierge à l'Enfant en marbre de Carrare par Mino da Fiesole. À droite de l'autel, une crédence ouvragée ornée de la devise des Bohier.
Au mur, des peintures religieuses : La Vierge au voile bleu par Il Sassoferrato, Jésus prêchant devant Alfonso et Isabella par Alonso Cano, un Saint-Antoine de Padoue par Murillo, et une Assomption par Jouvenet. Les murs portent les graffitis gravés par les gardes écossais de Marie Stuart : à droite, en entrant, datée de 1543 : « La colère de l'Homme n'accomplit pas la justice de Dieu », et de 1546 : « Ne soyez pas vaincus par le Mal ». Dominant la nef, une tribune royale donnant sur la chambre des cinq reines au premier étage, datant de 1521.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du château de Chenonceau
Siécle de l'édifice: XVIe
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : à la croisée du transept
Clocher en péril : non

Photos (2) :

le château et la chapelle

choeur de la chapelle

Crédits de la 2e photo : Utilisateur wikipédia Adam Robbins sous licence libre Creative Commons 2.0


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MessagePosté le: Mer 8 Aoû - 01:13 (2012)    Sujet du message: Publicité

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