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Nozay (44170)

 
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MessagePosté le: Sam 3 Mai - 09:06 (2008)    Sujet du message: Nozay (44170) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Pierre-aux-Liens (1869), œuvre de l'architecte Gilée. L'église est consacrée au culte le 28 février 1869. Après la Révolution et la disparition d'une chapelle, il ne subsiste plus qu'un seul lieu de culte à Nozay : il s'agit de l'église Saint-Saturnin. Trop petite pour recevoir l'ensemble des paroissiens, il est décidé de reconstruire une nouvelle église dès 1810. Suite à des querelles de clocher opposant le Haut-Nozay au Vieux-Bourg, les travaux ne démarreront qu'en 1862. Stanislas Blanchet est alors maire de Nozay et Céleste Hillereau (qui meurt le 28 août 1868) est le curé. Celui-ci ne devait toutefois pas voir l'achèvement de son œuvre; il mourut le 27 août 1868. Sur son tombeau furent gravés ces mots : " Tes yeux l'ont vue, mais tu n'y entreras pas. " En reconnaissance, son nom fut donné à la nouvelle rue aboutissant à l'église.
L'église abrite un orgue de chœur du XIXème siècle en provenance de l'église Saint Etienne de Caen. Il a été reconstruit par CAVAILLÉ-COLL en 1885 pour la somme de 3000 francs. La paroisse de Nozay le rachète en 1951 et R. Bouvet le restaure et lui ajoute une console mécanique comportant deux claviers de 56 notes et un pédalier de 30 notes. La transmission des notes est mécanique, la traction des jeux pneumatique. L'alimentation en vent se fait par un ventilateur électrique. La plate-face centrale, les deux plates-faces latérales, ainsi que les parties hautes du buffet sont de style gothique. Toutefois, le soubassement est richement orné de motifs sculptés représentant des fruits. L'orgue a été inauguré le 15 août 1952 par Monsieur le Chanoine COURTONNE, Titulaire du Grand Orgue de la Cathédrale de Nantes. Il a fait l'objet d'une restauration en 1999-2000 avec les " Amis de l'orgue ", association créée en 1996 et présidée par Julien Bricaud, organiste.
C'est une église de style néo-gothique, possèdant 3 nefs et un haut transept, ainsi qu'un clocher-porche couronné par une flèche pyramidale à base carrée. L'architecte, Gilée, a aussi réalisé la chapelle des Carmes à Nantes, au 90, rue du Coudray.


Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Pierre-aux-Liens
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : Clocher-porche
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
clocher et coté nord
chevet à l'est
coté sud



Eglise Saint-Saturnin(XIIème-XVème).

C'est au VIème siècle qu'un ermite se serait fixé sur le territoire de Nozay, auprès de la fontaine Saint-Pierre, afin d'évangéliser le pays. Le cartulaire de l'abbaye de Saint-Florent de Saumur cite la localité de Nozay sous le nom de Nozcacum en 1076, Nozeyum et Capellania de Nozeio en 1145, puis Ecclesia de Nozai en 1149. Le prieuré de Saint Saturnin de Nozay dépend de l'Abbaye de Saint Florent de Saumur. A noter que saint Saturnin est un disciple de saint Germain (Vème siècle) et que le premier bourg se situe à Saint Saturnin.

L’église telle que nous la voyons aujourd’hui date pour la plus grande partie du début du XIIème. Elle est de style gothique dépouillé, hormis le transept nord qui est gothique flamboyant. Les murs sont en petit appareil de quartz, schiste et grès roussin. Les fenêtres de plein cintre ont généralement un entourage de pierres de Nozay, sauf une petite fenêtre en grès roussin qui subsiste au transept sud. Cet ensemble architectural, y compris le vieux presbytère, est unique dans le Nord du département. Il nous montre l’habileté et le savoir faire des anciens carriers et tailleurs de pierres nozéens. Le prieuré Saint-Saturnin, dont les moines ont bâti l'église, existait depuis 1145 (voir ci-dessous). En 1870, la dernière messe est célébrée et le mobilier dispersé. L’église est abandonnée, puis vendue par fraction à des particuliers pour être entrepôts ou étable. Le prieuré devient maison d’habitation. En février 1979, l’ASPHAN est créée et se donne pour première tâche de sauvegarder et restaurer ce qui reste du monument.

La nef, dont l'axe est un peu déporté par rapport au chœur, conserve une charpente en forme de vaisseau renversé datant du 15ème siècle. Les fermes devant le transept sont plus importantes. Elles devaient supporter le poids du clocher qui a été démoli en 1885 et dont il ne reste plus de plan. Il était donc placé à la croisée du transept, comme dans de nombreuses anciennes églises, par exemple la collégiale Saint-Aubin de Guérande. La restauration du chœur a été l’occasion d’une importante découverte quant aux deux niches qu'il contient : l'édification de celles-ci ne se réfère à aucune école de construction connue. Autre particularité, au dessus de ces niches, quatre poteries d'abat-son enfoncées dans le mur et destinées à renvoyer le son vers les fidèles.
De style gothique flamboyant (XVème), le transept nord surprend au milieu de l'austérité du gothique dépouillé. Il est sans lien avec le reste de l'église, si ce n'est par l'arc qui le raccorde à la croisée des transepts en transition entre le plein cintre et l'ogive. Il était dédié à Saint-Michel. Cette chapelle avait été crée par Jeanne du Moulin, propriétaire du manoir de la Touche en 1437.

Le transept sud était dédié à Sainte Anne mais il a été totalement saccagé. Il en subsiste peu de chose: une inscription "O Dieu Amour" à moitié effacée sur un pilier, une petite niche, quelques teintures de pierre indiquant que, sans doute, il y avait là aussi une ornementation. En lisant les registres paroissiaux, on s'aperçoit que cette chapelle était particulièrement vénérée et qu'elle tenait une place importante dans l'église. Elle était souvent demandée pour être un lieu de sépulture.
Au nord, à coté de l'ancien cimtière, se trouvait la Porte des Morts qui est une petite porte étroite et basse typiquement de Haute-Bretagne ornée et sculptée en belle pierre de schiste de Nozay. Il s'agit ici de la survivance d'une antique tradition païenne, tolérée et adaptée par le christianisme. Il convenait en effet, que, pour mieux être accueilli dans l'Au-Delà, après sa mort, le défunt soit soumis à certains rites: toucher une pierre déterminée ou un pilier, passer par une porte, etc ... Ces Portes des Morts n'ont été en usage dans notre région, qu'en Haute-Bretagne.

Dans le transept nord se trouvent des peintures murales du XVIème. A gauche se trouve la représentation du martyre de Saint Etienne. Les bourreaux ont chacun perdu une jambe. Ils sont en pourpoint et chapeau caractéristique du XVIème. Leurs visages sont grotesques. Ils lapident le Saint. Les pierres sont entreposées dans un petit panier rond au pied du bourreau. Le Saint au centre est agenouillé en prière. Il est en habits ecclésiastiques. Son visage est rond et bonhomme. A droite, c’est le martyre de Saint Blaise. Le saint est vêtu d’une sorte de pagne et porte sa mitre d’évêque. Il a les mains liées derrière le dos. A sa droite, le bourreau le déchire avec un peigne de fer. Il a aussi le visage grotesque. Il porte un pourpoint à larges manches, serré à la taille et des bas rayés. Il semblerait que le personnage du haut soit également un Saint Etienne.

Selon l’usage en vigueur, les puissants seigneurs de Nozay, et particulièrement les Condé, firent représenter leurs blasons sur la litre, bandeau noir courant tout autour de l’église. Aux obsèques, les familles venaient y apposer les armoiries du défunt. Beaucoup de ces blasons sont effacés, mais il en subsiste quelques uns dans le transept nord, qui sont en cours de restauration par les Monuments Historiques.
Ces armoiries se composent d’un médaillon à trois fleurs de Lys, deux en tête, une en pointe et d’un biseau au centre (marque d’une branche cadette). Elles sont entourées d’un second collier surmonté d’une couronne princière. Ce sont là les armes des princes de Bourbon-Condé. La litre funéraire date du XVIIIème siècle.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Saturnin
Siécle de l'édifice: XII-XVème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
coté sud et transept sud

chevet de l'église en cours de restauration
chevet et transept nord

Chapelles

Chapelle de Limerdin (XIXème)

La chapelle de Limerdin fut bénite le 2 décembre 1841. Elle était destinée d'abord à être une simple chapelle funéraire, les Rieffel ayant perdu deux jeunes fils qui y furent enterrés. Elle fut peu après, agrandie pour servir de lieu de culte. Les ouvriers défricheurs, qui étaient nombreux, désirant entendre la messe le dimanche, un prêtre de Nozay s'y rendait et tous les habitants des alentours se joignaient aux ouvriers.
Jules Rieffel, fondateur de l'école d'agriculture de Nozay, décédé en 1886, y fut inhumé ainsi que sa femme, son gendre, leurs enfants et petits enfants. Depuis 1943, le jour de l'ascension, un pèlerinage y vient de Nozay. La chapelle renferme une statue de Notre-Dame-de-Pitié, vierge du 17ème siècle à l'expression émouvante. Elle est en bois polychrome, d'un seul tenant, bien qu'elle mesure près d'un mètre de haut. Le Christ a été déposé sur ses genoux, après la descente de la Croix. Elle élève le regard et les mains en un geste d'offrande. Elle était vénérée à la chapelle de Beaulieu. Quand cette chapelle fut démolie en 1837, la statue fut reléguée au coin d'un champ. Jules Rieffel, qui était en train d 'élever la chapelle de Limerdin, acquit la statue et la plaça dans la nouvelle chapelle de Limerdin.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de Limerdin
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non


Chapelle Saint-Nicolas, juste face à l'arrivée de la route de Vay (D2)

Dans cette petite chapelle, se fit enterrer en 1809 un ancien notaire de Nozay, Louis Guéry. C’était un personnage important lors de la révolution, il participa à la rédaction du cahier des doléances. La dalle d’ardoise porte encore ses noms et qualités. Il était allié aux Ripaud et Martin, et il a joué un grand rôle dans la seigneurie de Saffré.
Par testament, il demanda de mettre 5 louis d’or en sa bière, puis d’être transporté en cet enfeu par cinq personnes ayant pour prénom Louis ! Deux belles statues en bois, celles de Sainte Anne et de la Vierge veillaient sur lui. Elles ont été recueillies par feu M. Paul Bouteiller pour être sauvegardées.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Nicolas
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
chevet

 





Chapelle de la maison de la retraite la Chesnaie (XXème).

C'est dans l'ancienne propriété des Letourneau que fut crée l'hôpital en 1923. Une petite chapelle en pierre de Nozay (schiste bleu) fut construite. Par la suite, l'hôpital devint la maison de retraite de la Chesnaie.


Chapelles privées

Chapelle privée du manoir de la Pinsonnais (XIXème). Elle est dédiée au Sacré-Coeur et date de 1886. Non loin du chpateau se trouve la croix de la Fontaine des Rochettes (XVIème).




Anciens prieurés

Ancien prieuré Saint-Jean (XIIème)

La chapelle qui donna son nom à la rue Saint Jean, fut pendant des siècles une des institutions principales de Nozay. L'aumônerie, fondée au 12ème siècle, à l'époque des croisades, par l'ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, était destinée à accueillir les pèlerins, les voyageurs et les pauvres; à la fois dispensaire et asile de nuit, pourvue de lits et de paillasses, la maison pouvait recevoir 15 à 20 personnes. Elle fut entretenue et habitée par les Hospitaliers jusqu'au 15ème siècle. Puis, le clergé se chargea de continuer leur oeuvre avant l'interruption due aux guerres civiles. La chapelle, ruinée, fut détruite à la révolution et le prieuré divisé en de nombreuses parties. Il ne subsiste aujourd'hui du prieuré, au 7 rue Saint Jean, que la maladrerie. A l'origine de plain-pied, elle a été surélevée au 19ème siècle. Dans les murs, plusieurs vestiges témoignent de son passé: deux arcs plein cintre, correspondent à des ouvertures. Encastrées dans la maçonnerie, un ensemble de poteries d’abat-son faisaient office de résonateurs acoustiques.
Longtemps propriété des chevaliers de l’ordre de Saint Jean, Le Prieuré est aujourd’hui en cours de restauration par un groupe de jeunes architectes.

Ancien prieuré Saint-Saturnin (XIIème), rue du Vieux-Bourg.

Dans le cartulaire de l'abbaye de Saint Florent près de Saumur, le Prieuré est signalé, en 1145, comme une donation du seigneur de Nozay, Brient le Bœuf II; puis, en 1149, par la charte de l'évêque Bernard: -"Moi Bernard, évêque de Nantes, sur le chemin de Rome, j'ai confirmé à l'abbé Mathieu de Saint Florent, le don que je lui avais fait auparavant de l'église de Nozay pour l'âme de mon père, qui avait été moine du Bienheureux Florent." Le prieuré fut desservi par des moines bénédictins jusqu’au XVIIème avant d’être sécularisé (desservi par des recteurs et vicaires). L'édifice sert ensuite de presbytère, puis de maison d'habitation.


Ancienne chapelle

Ancienne chapelle de Beaulieu, détruite en 1837. Elle abritait avant sa démolition la statue polychrome de Notre-Dame de Pitié qui est maintenant à la chapelle de Limerdin.


Ancienne chapelle privée

Ancienne chapelle du manoir de la Touche (XVème). Elle fut rasée avec l'ensemble du vieux château ruiné en 1827 et remplacée par un manoir moderne. Seuls subsistent de l'ancienne propriété le portail d'entrée du XVIIème, reconstruit après 1945 car les allemands l'avaient à moitié détruit avec leurs chars, ainsi que les communs du XVIème.

Ancienne chapelle du manoir du Petit Perret, détruite au XIXème (?).


Sources:

www.infobretagne.com

http://www.nozay44.com/


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