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Dreux (28100)

 
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MessagePosté le: Ven 6 Juil - 02:27 (2012)    Sujet du message: Dreux (28100) Répondre en citant

Eglises

Eglise Saint-Pierre (XIIIe-XVe-XVIe)

Au Xe, une chapelle de secours dédiée à sainte Barbe est construite dans la paroisse de Saint-Nicolas du Mérigot. Au XIe, le vocable change pour saint Pierre comme en témoigne une charte de la fin du XIe où une donation a été consentie dans l'église Saint-Pierre de Dreux (in ecclesia Sancti Petri de Drocis). Jusqu'en 1159, l'église dépendit des bénédictins de l'ancien couvent Saint-Sébastien (voir ci-dessous). Au XIVe, celle-ci est érigée en paroisse, comme en témoigne un acte de 1383 établi dans cette église (in ecclesia parochiali). En 1387 il y avait trois curés, auxquels le chapitre de la collégiale saint-Etienne devait, en mesure de Dreux, 96 minots de blé et 72 d'avoine. En 1472, Saint-Pierre de Dreux était la seule paroisse de la ville et avait pour succursale l'église Saint-Jean (en plaine Arrow Ancienne église Saint-Jean); cette année là l'évêché fut obligé de rappeler aux trois curés leurs obligations car ils s'étaient relâchés dans leur comportements et ne célébraient plus toutes les messes qu'ils devaient faire.

Construite dans le 1er tiers du XIIIe s, l'église actuelle est contemporaine de la cathédrale de Chartres avec laquelles elle présente des similitudes, notamment dans la décoration des façades. La porte du transept nord est dite Porte de Plomb, probablement d'après la famille Plomb, notables drouais qui contribuèrent par leurs largesses à la sculpture dudit portail, dont le tympan représente un Jugement dernier. Dévastée en 1421, elle est réédifiée à partir de 1474. Clément Métézeau élève la façade en 1524, la tour nord est construite en 1576, mais la tour sud dédiée à sainte Anne ne sera jamais achevée. La Ville en prit son parti en construisant avec les matériaux la Maison des Aides adossée à la cour Morpain, qui logeait les bureaux de la perception des impôts indirects. Les taxes concernaient principalement les activités des vignerons drouais. Avec six jours de retard sur les Parisiens, le 20 juillet 1789, les Drouais prirent leur Bastille en attaquant et incendiant la Maison des Aides, dont il ne reste que quatre arcades en plein cintre, abattues avec d'autres bâtiments en 1830. En 1544, une chapelle dédiée aux Saints Apôtres est construite derrière le choeur et rasée en 1670.

La réalisation du bras sud du transept dans les premières années du XVIIe par des architectes drouais de la dynastie des METEZEAU marque la fin des travaux ainsi que de la pose des vitraux qui ornent les baies. Elle renferme un buffet d'orgue aux sculptures polychromes daté de 1614 abritant un instriment réalisé par Aristide Cavaillé-Coll en 1867-1868, un chapiteau roman du XIIe provenant de la collégiale St Etienne, un Christ en croix du XVIe s, une chaire et des confessionnaux Louis XV ainsi que de nombreux tableaux répartis dans les chapelles. La chaire provient de l'ancienne église Saint-Jean. La boiserie de la chapelle de la Sainte-Famille, qui s'ouvre sur le collatéral gauche, provient d'une ancienne chapelle jadis située dans la rue Rotrou. Près de la Porte de Plomb se trouve une inscription ramenée de l'église saint-Jean qui rappelle sa dédicace après travaux en 1637. Le jubé du choeur installé en 1620 a été détruit par les vandales de 1793.

Des fragments de vitraux du XIVe représentant l'Annonciation ont été retirés de l'église en 1937 et se trouvent au musée municipal. D'autres datent du XIIIe (grisailles, légendes de saint Nicolas, Eustache, Théophile, arbre de Jessé), eux aussi retirés en 1937 et restaurés par le maître-verrier chartrain LORIN, ils semblent provenir soit du premier déambulatoire (XIIIe) de l'église saint Pierre, soit de l'ancienne collégiale Saint-Etienne démolie. Le musée municipal abrite aussi plusieurs chapiteaux de l'ancienne collégiale, hormis un qui se trouve à l'église, après avoir été recreusé en bénitier. Les vitraux actuels de l'église ont été réalisés entre 1872 et 1900 par des maîtres-verriers chartrains.

Apposée sur le transept sud de l’église St Pierre, près de la porte des morts, accès direct des défunts au cimetière, une plaque indique:
«28 Juin 1650, JEAN ROTROU a été inhumé au pied de cette Eglise, dans un cimetière désaffecté lors de la Révolution. L’os d’une cuisse ou d’une main traînera dans un cimetière (Pensées du religieux)». Certains contestent la véracité de cette plaque posée au XIX° siècle. Les victimes d’épidémie étaient enterrées hors les murs dans un cimetière spécifique aux Bléras. Le dramaturge qui, en tant que remplaçant du maire décédé, s’est sacrifié en restant auprès de ses concitoyens et mort de la peste, n’aurait pas dérogé à la règle, en étant enterré dans le cimetière de St Pierre. Ce n’est qu’au XVIII° que l’on s’inquiéta des problèmes d’hygiène, de salubrité publique et d’urbanisme posés par les cimetières intra-muros. Une ordonnance de Louis XVI en 1776 ordonna de transporter hors des cités les cimetières. Mais les Drouais étaient favorables au maintien des cimetières dans la ville. Dans un mémoire, il est rappelé que les curés de St Pierre, pourtant logés tout près du cimetière, font preuve d’une remarquable longévité (95 ans pour l’un d’eux). Le voisinage des morts n’avait donc rien de malsain. A partir de 1797 il fut cependant interdit d’enterrer dans le cimetière St Pierre, les défunts étant dorénavant enterrés dans l’actuel «ancien» cimetière.

La désastreuse période des guerres dites de «cent ans» et l’occupation Anglaise de 1421 à 1437 ruinèrent la ville de Dreux qui dut se reconstruire. Sous l’impulsion de leur Comte, Alain d’Albret, les Drouais entreprirent de grands travaux. Ils canalisèrent le ruisseau de la Commune sur quatre kilomètres pour le rendre navigable jusqu’à l’Eure à Fermaincourt. A partir de 1506, les «gabares», bateaux à fond plat, permirent aux Drouais d’exporter vers Paris et Rouen (via la Blaise, l’Eure et la Seine) leurs principales productions: Vins, draps, cuirs et grains. Les bateaux, en échange rapportaient à Dreux du sel, des matériaux pour restaurer, agrandir l’église St Pierre et construire le Beffroi: Pierres de taille de Vernon, ardoises de Rouen et bien d’autres marchandises. Le port se trouvait à la hauteur du pont Louis Philippe. L'ère des gabares fut l'âge d'or de Dreux et se termina au XVIIIe. A noter qu'à Dreux coule aussi la Blaise, dont l'origine du nom «Blaise» découlerait peut être de «Bleiz» qui signifie loup en Breton et a donné l'origine du nom de Blois. Encore une pierre dans le jardin des tristes sires et pseudo-historiens français qui ont fait dire à des textes anciens qui ne le disaient pas du tout que Blois et les blaisois tiraient leur nom de Belsa, la Beauce. Est-ce hasard si la Blaise pénètre dans la ville de Dreux par un endroit dénommé le «Louvet»?

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Pierre
Siécle de l'édifice: XIIIe-XIVe-XVe-XVIe
Forme du clocher : dôme
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade et côté sud
chevet et côté nord
porte de Plomb
vue depuis le château

Arrow Intérieur de l'église : http://lfdc28.canalblog.com/albums/dreux_eglise_st_pierre_/index.html


Eglise Notre-Dame des Rochelles (XXe), surmontée d'un clocher-mur.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : ND
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Photos (1) :


Crédits : Gérard LEPOINT pour http://clochers.org


Eglise Saint-Michel (XXe)

C’est sous l’impulsion de l’Abbé Michel LAMBOULEY curé de Dreux que le projet de doter le quartier du Lièvre d’or d’une église a pu voir le jour. L’église a été bénie le 4 avril 1965 par Monseigneur MICHON, évêque de Chartres.
L’architecte suisse M. DUMAS a conçu ce sanctuaire aux lignes résolument contemporaines lançant un voile de béton aux lignes harmonieuses qui couvre un vaste espace ou la lumière entre à profusion.
L’église , bâtie à une époque où elle devait se couler dans la modernité et se fondre dans le paysage (et la bétonnière) est dépourvue de tout clocher et de tout signe extérieur rappelant sa fonction cultuelle, il fut décidé à la fin du XXe de corriger le tir et de dresser une croix monumentale de 15 mètres de hauteur à l’extrémité de l’esplanade. On fit appel au sculpteur drouais Benoît COIGNARD qui la tailla dans un pin larissiau abattu dans la forêt d’Orléans. Elle est placée de biais, ses bras comme lancés en avant pour symboliser un geste d’accueil ouvert vers le monde. Elle a été bénie le 22 juin 1997 par Monseigneur Jacques PERRIER évêque de Chartres.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Michel
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (1) :


Crédits : Gérard LEPOINT pour http://clochers.org


Eglise Sainte-Eve (XXe), construite au nord-ouest du centre-ville et pourvue d'une flèche. La première pierre de cette église a été posée et solennellement bénie le 29 mars 1998 par le père François LEGAUX. C'est une église moderne, de plan rectangulaire et habillée de carreaux en céramique. Le chevet est droit et aveugle, deux chapelles latérales forment des absides prismatiques. La nef est basse, sombre, alors que le choeur forme un creuset de lumière, éclairé qu'il est par des lucarnes placées sous la flèche.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Sainte-Eve
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : flèche
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

côté sud
côté ouest

vue de la nef
oratoire


Chapelles

Chapelle Saint-Jean-Baptiste de l'Hôtel-Dieu (XVIe), désaffectée et transformée en espace muséographique. On y soigna les malades jusqu'au début du XXe siècle (1913).

C'est le roi Louis VI le Gros, comte de Dreux, qui fit édifier l'Hôtel-Dieu au XIIe siècle sur l'emplacement d'une Maison-Dieu préexistante peut-être fondée au VIe. Robert Ier comte de Dreux passe pour avoir reconstruit la chapelle en 1170, mais rien ne vient le prouver. Les pauvres de la Maison-Dieu eurent le droit en 1178 de faire une foire de trois jours à la saint Jean-Baptiste. En 1450, Alain d'Albret comte de Dreux fournit les bois nécessaires pour la réparation de la chapelle. Un acte de 1525 la décrit : "construite en murs de grès sur le pied et murs de briques, couverte en ardoises avec un clocher couvert aussi en ardoises, est voûtée en bardeau, qu'elle est carrelée et a 60 pieds de long en dedans sur 40 de largeur". Détruite par un incendie en 1550, elle reste plusieurs années en l'état et tombe tout à fait en 1562.

La chapelle est reconstruite entre 1562 et 1600 et l'hôpital, dont il reste un bâtiment, sous Louis XIII. En 1580 l'évêque de Chartres autorise l'hôpital à installer un autel provisoire dans l'une des salles en attendant la mise hors d'eau de la chapelle, dont la charpente a été offerte par Catherine de Médicis, reine de France et comtesse de Dreux. La chapelle est finalement couverte en 1595-97, après des réparations dues au 2e siège de Dreux par Henri IV, à savoir enduits, et vitres de la chambre du chapelain.

En 1785, l'hôpital saint-Louis de Crécy est regroupé avec l'Hôtel-Dieu de Dreux. Mme de Montmorency affecte à cette occasion 4.000 livres de rente pour que l'établissement drouais puisse recevoir des malades de Crécy, Aunay, Tréon, Garancières, Boissy, Saint-Rémy sur Avre, Saulnières et Boulay-des-deux-Eglises. L'hôpîtal traverse la Révolution. Le 30 mai 1805, un arrêté du Préfet d'Eure-et-Loir précise qu'il ne sera pas considéré comme hospice d'arrondissement et que les enfants abandonnés n'y seront pas placés; par ailleurs l'hôpital ne comptera que 24 lits et ne sera ouvert qu'aux Drouais et aux habitants des paroisses pour lesquels il y a des fondations. En 1809, l'hôpital a 47 lits, dont 6 pour la Supérieure et cinq soeurs de Saint-Maurice de Chartres, 22 chez les hommes, 12 pour les femmes, 4 pour les enfants abandonnés et 3 pour les deux infirmières et la servante. Cinq lits et 2300 livres sont encore fondés par diverses donations jusqu'en 1844.

L'édifice était surmonté d'un petit clocheton qui, mal entretenu, fut démoli en 1810. Il fut remplacé en 1999 par le campanile actuel dans lequel a été installé un carillon. Rendue au culte en 1803, la chapelle fut définitivement fermée le 1er janvier 1907 après la loi de Séparation de l'Eglise et de l'Etat. De nos jours, elle a été détournée par l'agglomération en espace d'agit-prop muséographique pour présenter le projet "Coeur d'Agglo".

L'édifice conserve un tour d'abandon pour enfants trouvés. Le tour d'abandon, officialisé en 1811, disparaît en 1860. Celui-ci, mis en service en 1812, cessa son activité en 1837, et reçut en tout près de 500 enfants. Le tour occupe un pilier de briques du portail d'accès, entre la porte charretière et la porte piétonne. Logé dans un évidement de la maçonnerie, le tour est constitué par un demi cylindre de bois garni d'une paillasse. Il est monté sur un pivot qui permet de le tourner vers deux guichets fermés par des volets de tôle et s'ouvrant, l'un sur la rue, l'autre sur la cour de l'établissement. Ce tour est le seul conservé dans le département.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-JB de l'Hôtel-Dieu
Siécle de l'édifice: XVIe
Forme du clocher : flèche
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

la chapelle
le logis de l'hospice




Chapelle Saint-Joseph occupée par le musée municipal (XIXe). La chapelle, construite en 1890, est l'un des derniers vestiges du premier Pensionnat saint-Pierre entre la gare et la ville. L’école devient le Pensionnat St Pierre en l’année 1855. Mme de Couasnon a donné aux Frères des Ecoles Chrétiennes pour cette œuvre sa propre maison dont il reste, encore visible, un joli pavillon de style Louis XIII. Les autres bâtiments seront édifiés petit à petit pour constituer cette imposante masse bien visible dans Dreux que vient couronner une chapelle dans les années 1890. Alors que l’école est en pleine prospérité comme tout l’Institut des Frères qui atteint alors une apogée - J.B. de La Salle vient d’être canonisé en 1900 par le Pape Léon XIII -, la mise à exécution de la Loi de 1901 sur les Associations va jeter à la rue des milliers de religieux… Et beaucoup d’élèves. Le pensionnat est fermé en juillet 1904 et rouvre à Dreux - ailleurs - le 21 avril 1929. La chapelle est transformée en musée par la ville dans les années 1950.

Les vitraux XIIIe de l'ancienne église Saint-Etienne sont exposés dans les baies du choeur de l'ancienne chapelle.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Joseph
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
côté
chevet

ex-choeur de la chapelle
ex-nef de la chapelle


Chapelle de l'école Saint-Pierre, construite en 1934-37 Arrow http://amicale-saint-pierre-saint-paul.fr/Histoire-3.html


Chapelle Saint-Louis de la maison d'Orléans

À l'origine, Louis Jean Marie de Bourbon, duc de Penthièvre, contraint de laisser Rambouillet à Louis XVI, son cousin, qui lui a cédé le comté de Dreux en 1775, fait transférer de l'église de Rambouillet le 25 novembre 1783 les neuf cercueils renfermant les corps de ses parents, le comte Louis Alexandre de Bourbon et de son épouse Marie Victoire de Noailles, le comte et la comtesse de Toulouse, de sa femme Marie-Félicité d'Este, princesse de Modène, de leur fils le prince de Lamballe, et de leurs cinq autres enfants morts en bas âge. Il choisit comme sépulture pour sa famille la collégiale Saint-Étienne du château de Dreux.
Dans la nuit du 6 au 7 mars 1793 le corps du duc, mort à Bizy le 4 mars, est transporté et inhumé clandestinement à Dreux entre le comte de Toulouse et sa femme. Le 21 novembre 1793, afin de récupérer les plombs des sépultures, le caveau est violé, les corps en sont extraits et "jetés dans une fosse profonde de six pieds" dans le cimetière des chanoines, dont l'emplacement sera plus tard reconnu par Lefebvre et Cholet, anciens serviteurs des Bourbon-Penthièvre.
En septembre 1797, quatre ans après avoir été incarcérée à la prison du Luxembourg, Louise Marie Adélaïde de Bourbon, duchesse d'Orléans, fille unique du duc, est expulsée de France; le château et la collégiale, biens séquestrés depuis la mort de son père, sont confisqués au profit de la Nation et vendus le 2 avril 1798 à un marchand de bois chartrain qui démolit le toit de l'église pour en récupérer les matériaux et revend en 1801 le domaine à François Belois, maçon à Dreux, qui y demeura jusqu'en 1816.
Le 14 février 1816, la duchesse lui rachète le terrain, fait construire une chapelle par Charles-Philippe Cramail, architecte parisien, chargé dès octobre 1814 de ce projet. Il ouvre le chantier début mai 1816 à l'emplacement de la fosse commune et la 1re pierre est posée le 19 septembre. Certains matériaux proviennent de la démolition de l'ancienne abbaye bénédictine de Coulombs, près de Nogent-le-Roi, et des ruines du château de la Ferté-Vidame.


À partir du printemps 1839, cette chapelle de style néo-gothique fut agrandie par son fils, le roi Louis-Philippe, qui en fit la nécropole de sa famille et de ses descendants, d'où le nom de "Saint-Denis des Orléans". Le Nôtre et Victor Hugo ont narré la translation des restes de ses ancêtres le 23 avril 1844, à laquelle le roi lui-même contribua. La chapelle primitive de 1816 fut alors complétée grâce à des ajouts de style néo-gothique et de 1843 à 1845 ses nombreuses fenêtres furent garnies de somptueux vitraux tous exécutés à la manufacture de Sèvres sur des dessins d'Eugène Delacroix, Hippolyte Flandrin, Dominique Ingres - qui reproduisit les vitraux de la chapelle funéraire de Neuilly (1842) - Horace Vernet, Eugène Viollet-le-Duc ayant dessiné des ornements architecturaux encadrant douze figures de saints et de saintes. Une vingtaine de tombeaux, regroupés autour de la sépulture royale, sont surmontés de gisants, œuvres des meilleurs sculpteurs de leur temps.
La flèche de la chapelle de la Vierge qui abritait une cloche fut détruite par la foudre en juillet 1875, et non reconstruite; le 15 août 1944, des obus allemands endommagèrent le déambulatoire, détruisirent trois des huit verrières sur la vie de Saint-Louis placées en 1843, ainsi que des sculptures et gisants. Léguée avec le château de Dreux par Henri d'Orléans (1908-1999), comte de Paris, la chapelle appartient désormais à la Fondation Saint-Louis.
Arrow Liste des sépultures : http://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_royale_de_Dreux

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Louis
Siécle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : dôme
Position du clocher : sur le choeur
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)



Arrow Intérieur de la chapelle et de la crypte : http://lfdc28.canalblog.com/albums/chapelle_d_orleans__interieur_/index.htm…


Chapelle Sainte-Thérèse (XXe), située au nord de la ville et construite dans la deuxième moitié du XXe. Seule une croix signale la fonction religieuse de cet édifice quadrangulaire qui n'a pas de clocher. Le mur du chevet est une dalle de verre.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Sainte-Thérèse
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (1) :


Crédits : Gérard LEPOINT pour http://clochers.org


Couvent

Couvent des Capucins, désaffecté, au sud de la route de Bretagne.
En 1609, le comte de Soissons, comte de Dreux, désireux d'établir un couvent d'hommes dans la ville, fit connaître ses intentions. Quatre ordres religieux, les Cordeliers, les Récollets, les Minimes et les Capucins se présentèrent et les derniers obtinrent la préférence. Le couvent fut construit avec les ruines du château de Fermaincourt et de la Tour Grise, détruite par Henri IV lors de ses deux sièges de Dreux, et inauguré près l'ancienne église Saint-Jean le 16 août 1619. La première pierre de l'église fut posée le 20 mars 1616, les offices furent célébrés pour la première fois le 2 août de la même année. Le sieur de Jaudrais y fit construire pour 1.200 livres la chapelle de la Vierge; le sieur PINEAU élu à Dreux en fournit les lambris et Robert Boüet donna 800 livres pour élever le grand portail où furent apposées ses armes. Le couvent comptait 6 pères, un gardien, un cuisinier, un homme de corvée.

A partir de 1790, le site fut aliéné, vendu à un dénommé BOUQUILLARD pour 50.000 francs en assignats, en partie détruit, mais plusieurs bâtiments du XVIIe subsistent autour de la rue Damars. L'église fut trouée en deux pour le percement d'une rue, ses deux extrémités subsistaient en 1850. L'enclos et le périmètre sont protégés à partir de 1930 pour être sauvegardés.


A signaler aussi
Arrow Beffroi (XVIe), construit au début du XVIe siècle pour pallier à la vétusté de la maison de ville, objet d'innombrables et incessantes réparations. Pierre Chéron en commença les fondations en 1512. Cette opération dura quatre ans, tant le sol était humide et instable. Les Drouais finirent par enfoncer des pieux de chêne dans le sol pour soutenir l'édifice. Pierre Chéron mourut à peine la première pierre solennellement posée, Jean des Moulins et Clément Métézeau continuèrent et achevèrent le travail en usant de pierre de Vernon et de Saint-Leu ainsi que de grès de Saint-Martin de Nigelles. Le deuxième étage était achevé en 1520. En 1520 et 1521, 8 livres tournois sont payées à Pierre Bordier vitrier pour les croisées de l'Hôtel de Ville et 100 livres au fondeur Martin Gendron pour la cloche de l'horloge, toujours placée dans l'ancien Hôtel de Ville. En 1530, il ne reste plus que la lanterne à faire. En 1536 et 37, l'on place la cloche et l'horloge au sommet du nouveau beffroi. Au passage, on refond la cloche, qui avait été cassée, pour 168 livres 15 sols. En 1561, la cloche ayant été cassée de nouveau, elle fut refondue pour 750 livres : plus lourde, elle pesait 3000 livres de métal et tint le coup jusqu'en 1755, puis fut remplacée par l'actuelle.
Fermé (le beffroi) dans les années 1990 après avoir été fissuré à cause de l'imprévoyance des maîtres d'oeuvres du chantier du parking sous la place, il rouvrira en 2012.




Arrow Maison romane (XIIe), sur la place de l'église. Elle est redécouverte en 2007 quand l'assureur Aviva prend la décision de faire ravaler sa façade. C'était la maison de ville des comtes capétiens de Dreux aux XIIe-XIIIe siècles.
D'autres villes possèdent une maison romane, souvent prise pour une commanderie ou une chapelle, c'est le cas de Villefranche-sur-Cher (41), Beaugency (45), Provins (77), Bourges (18). Quelques villes, comme Cluny ou Mont de Marsan en ont plusieurs. Certaines cités du sud de la France en ont plusieurs dizaines : http://www.vezenobres.info/maisons-romanes.htm



Dernière édition par Admin le Jeu 12 Juil - 05:37 (2012); édité 35 fois
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MessagePosté le: Ven 6 Juil - 02:27 (2012)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 6 Juil - 02:31 (2012)    Sujet du message: Dreux (28100) Répondre en citant

Patrimoine religieux disparu

vue de Dreux en 1696

Anciennes églises

Ancienne collégiale Saint-Etienne, au château de Dreux, démolie entre 1798 et 1815.

D'après DORAT, le premier oratoire du château fut construit par Childebert au VIe en l'honneur de saint MELOR ou MELOIR. On imagine mal que cela soit en l'honneur du saint guerrier breton http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Méloir à peu près contemporain bien qu'il eut sans doute suffisamment de Bretons à Dreux et au même moment qu'à Blois pour faire découler de la même source (des loups) le nom de leur rivière (la Blaise, de bleiz, le loup). Sous cette église qui était ou non consacrée à Meloir l'on trouva en 1837 la trace d'un caveau sépulcral en croix grecque, 7 m en-dessous du sol de la dernière collégiale, et dans lequel fut constatée la présence de nombreux restes humains. Etant donné, du reste, que la collégiale conserva jusqu'à la Révolution le chef (la tête) de ce saint Méloir, dans le cas où c'était bien le saint et guerrier Breton, ce que seul le chef - égaré dans la furie révolutionnaire - nous aurait permis de savoir, c'est donc peu probable que l'église soit un hommage de Chilpéric à son contemporain (donc pas encore canonisé) Méloir. La dédicace à ce saint est donc plus tardive et a peut-être été faite lors d'une invasion bretonne (les Bretons ravageaient fréquemment le Maine, le Perche et l'Anjou, le roi Breton Nominoë était mort à Vendôme en route pour soumettre Paris) ou - peu probable - par des réfugiés qui fuyaient les invasions Normandes.

Quoi qu'il en soit, au Xe siècle, cet édifice était déjà remplacé par un autre, dédié à Saint-Etienne et desservi par huit chanoines; il n'était pas encore désigné par le terme de collégiale, mais par celui de aula (salle du palais, basilique, ou nef seule de l'église), ou capella qui est semblable. Sur ces entrefaites les Normands prennent Dreux et arasent tout. En 986, la comtesse Eve donne, avec l'autorisation de l'évêque de Chartres Eudes, les églises de Cherisey et de Marville à la collégiale Saint-Etienne afin de donner aux chanoines les ressources pour rebâtir en mieux et plus solide. cette nouvelle collégiale fut commencée en 986 et terminée sous Robert Ier comte de Dreux en 1142, bien qu'on y célébrât la messe depuis 1116 sur une Bible du IXe siècle, reliée à neuf de cuir de cochon en 1515, qui a été sauvée des griffes des révolutionnaires et se trouve dans les manuscrits de Chartres depuis le XIXe siècle.

Marie d'Albret, comtesse de Dreux de 1527 à 1547, fit don à la collégiale d'une croix d'or massif ornée de 173 pierres précieuses et élevée sur un pied de vermeil de quinze marcs de poids, le tout valant 20.000 écus. Un chanoine s'étant permis de vendre sans l'assentiment de ses collègues cette croix sous prétexte de manque d'argent de la collégiale fut l'objet d'un long procès interrompu lors de la bataille de 1562 (du duc de Condé contre le duc de Guise) et des troubles subséquents puis repris pour aboutir à la condamnation de l'indélicat vendeur en 1581 à restituer le prix de la croix dont il avait fait ôter les pierreries. Messire d'O, comte engagiste de Dreux de 1588 à 1594, donna de ses deniers pour refaire les vitres de la collégiale, endommagées par les canons de Henri IV en 1591 et 93.

Parmi les reliques qui étaient conservées à la collégiale en 1692 on trouve le chef de saint Mélor, martyr et le corps de la bienheureuse Eve, ainsi que la mâchoire de Saint-Paul, le bras de saint Blaise invoqué pour les mots de gorge, le bras de Saint-Barthélémy, un os de la tête de Saint-Etienne, deux cheveux de la Vierge, des petites reliques, dans divers reliquaires, des saints Pierre, Martin, Athanase, Jean, Lazare etc. Le clocher portait sept cloches. Par ailleurs, la nef abritait de nombreuses sépultures (cf. Documents historiques sur le comté et la ville de Dreux sur Google Books)

la collégiale sur un croquis de 1780

En septembre 1784, le Roi fait supprimer les 11 chapelles de la collégiale, à savoir la Magdelaine, les deux portions de la chapelle de la Vierge, Saint-Blaise, saint-Cyr et sainte-Julitte, saint-Fiacre, saint-Jacques, saint-Jean, saint-Jean et saint-Gilles, saint Nicolas le Reversiaire, saint-Servais. Le chapitre se maintient jusqu'en 1789. Il y avait en outre dans la collégiale quatre chapelles royales, dont les chapellenies étaient à la collation du seigneur du lieu : deux à l'autel saint-Eustache de la collégiale, et deux autres à Saint-Nicolas des Salles. Le chapitre se saborda en 1790-91 devant le manque de fonds et la Constitution civile du clergé schismatique. Un chanoine défroqua, se maria et fut longtemps secrétaire à la sous-préfecture de Dreux.

En 1790, les revenus de la collégiale se sont effondrés et sont estimés à 60 francs. Elle est vendue par les révolutionnaires à trois particuliers qui font découvrir l'église pour en vendre les tuiles et le bois de charpente. Ils cèdent ensuite leur acquisition au sieur BITOIS, maçon et tailleur de pierres, qui occupe la maison du sacristain et se sert de l'église comme d'une carrière. C'est à lui que la duchesse douairière d'Orléans acquit les ruines de la collégiale sur lesquelles elle fit bâtir la chapelle d'Orléans. Au début du XIXe il n'en restait que la base du clocher et le portail roman décoré de plusieurs rangs de moulures en dents de scie, ainsi que de feuillages qui ornent aussi les chapiteaux qui le portent.

Arrow Vues du château de Dreux : http://lfdc28.canalblog.com/albums/chateau_de_dreux/index.html


Ancienne église Saint-Vincent, au château. Autour de la placette où se trouvait cette église, dans la basse-cour du château, se trouvaient la maîtrise, la maison de l'abbé et les maisons des chanoines de saint-Etienne. Pour accèder à cette dernière église, les moines ne pouvaient qu'emprunter un escalier fort raide, tout en pierre et établi dessus le grenier à sel. Lorsque les pluies ou le verglas rendaient cet accès impraticable, Saint-Vincent servait de chapelle de secours. Devant le portail de saint-Vincent se passaient jusqu'à la fin du XIVe (1383) les affaires importantes de la commune et une charte n'était valable que quand elle était accordée devant ce portail. L'église est mentionnée pour la première fois dans une charte de 1086.
Au XVIe, l'église n'est plus qu'une chapelle. En 1562, elle subit de sommaires réparations pour servir de poudrière. La plupart des maisons canoniales sont brûlées ou abattues sous Charles IX (1560-1574). Pendant le 2e siège de la ville par Henri IV en 1593, pour défendre la ville, les maisons canoniales et la maîtrise furent abattues, l'église fut découverte et remplie de terre pour la transformer en batterie. Elle resta dans cet état plusieurs années. Les cordonniers l'ont déblayée et obtenu pour cela le droit de placer un autel à leur patron saint Crespin et d'y faire une messe au jour de sa fête.
En 1736, l'évêque de Chartres Mgr de Merinville acheta une maison près de la chapelle avec "porte cochère, deux corps de logis, deux cours devant, jardin derrière, droit de porte, allée et passage par la ruelle du Cigne devant la prison" pour y loger les religieuses Orphelines ci-devant installée dans la rue Evêché. En 1747 la chapelle s'écroula et par acte du 11 mars 1749 l'évêque réunit leur terrain à la maison des Orphelines. En 1790, cet établissement fut réuni à l'Hôtel-Dieu qui accorda en 1798 la maison à bail pour établir une caserne de gendarmerie. De la chapelle un puits seul est resté.


Ancienne église Saint-Martin de Mérigot (XIe)

L'église est fondée au VIe siècle. Elle est donnée en 1058 ou 1059 à l'abbaye Saint-Germain des Près à Paris. Elle était située sur la route de Chartres, à 500 m environ de la ville fortifiée. Le prieuré comptait plusieurs moines de l'ordre de Citeaux, qui dépendaient de l'abbaye d'Ivry près Anet mais qui enterraient leurs morts auprès de la collégiale du château. En 1738, seule la chapelle subsistait, ainsi que des terres dont le revenu était de 200 livres. La Révolution l'efface du paysage.


Ancienne église Saint-Jean (XVe-XVIIe) Cette église fort ancienne, déjà mentionnée dans des actes du XIVe, détruite par les Anglais pendant la guerre de cent ans, reconstruite et à nouveau endommagée par les guerres de religions, a été restaurée dans le premier tiers du XVIIe. En 1472, elle était succursale de saint-Pierre de Dreux. Agrandie de moitié vers 1537, elle était achevée et bénite le 21 août 1540 et dès 1550 la confrérie de la Charité y avait son siège. Son clocher fut probablement démoli lors de la bataille de Dreux en 1562, et l'on y travaillait encore en 1584 comme en atteste une inscription sur l'une de ses parois " d'ici tomba Thibaud TABOURET en 1584". L'on raconte que le susnommé tombé à 8 h la demie du matin se releva une fois arrivé à terre et dit avec sang-froid "il est bientôt neuf heures, ce n'est pas la peine que je remonte !
En 1669, l'évêque de Chartres Ferdinand de Neufville supprime la communauté des trois curés portionnaires de saint-Pierre qui desservaient alternativement saint-Jean, érige cette dernière en paroisse, met le curé Jehan Allain à Saint-Pierre et le curé Pierre Combat à Saint-Jean. Le portionnaire dépossédé se voit assigner une pension de 500 livres sur les revenus de la cure, et entre temps, le curé de Saint-Pierre meurt et Pierre Combat le remplace au pied levé. Tout ce ballet provoque un mécontentement vif des habitants, qui en firent un quatrain vif "Ferdinand en deux lots divise à Dreux la terre / donne le moindre lot au pasteur vétéran / Laisse Jean à Saint-Pierre et met Pierre à saint-Jean / mais la mort ôta Jean et mit Pierre à Saint-Pierre.

A la Révolution, l'église est vendue au curé défroqué d'ACON dans l'Eure, un nommé Pierre. La cloche restée dans les décombres a été transférée dans la forge établie près du collège en 1798. Le défroqué hérétique démolit dans l'église tout ce qui pouvait rappeler son ancienne affectation et en fit une auberge qu'il géra lui-même et prénomma "A la ville de Dreux". Bâtie en style gothique, elle était formée de trois nefs de même hauteur, le clocher carré surmonté d'une flèche se trouvait sur la gauche de la façade.

Ancienne église Notre-Dame de la Ronde, près de Cocherelle, détruite à la Révolution.
Philippe de Commynes (1447-1511) chroniqueur, mémorialiste au service de Louis XI fut aussi engagiste (usufruitier) du Comté de Dreux. Une côte de baleine conservée au musée municipal supportait dans cette église les chaînes que Philippe de Commynes portait lors de son incarcération au château de Loches dùe à sa participation à un complot pendant de la régence d’Anne de Beaujeu.



Anciennes chapelles

Ancienne chapelle Notre-Dame des Marches, au château, dite de Dannemarche à la fois pour son vocable (Domna Marchiae) et les quelques degrés qu'il fallait gravir pour y parvenir. Cette chapelle serait antérieure à Robert Ier comte de Dreux, en 1137, et il ne fit que la restaurer lorsqu'elle fut bénite en 1163 ou 4 par l'archevêque de Cantorbéry. Avant la fondation de la collégiale, elle était la chapelle spéciale des comtes de Dreux. Au XIIe, elle relève de l'abbaye Saint-Vincent aux Bois (Cne de Ste-Maixme ou de Rébervilliers http://amiseglisesaintjean.over-blog.com/categorie-11066446.html) qui y entretient un religieux. En 1228, Robert II de Dreux fait construire le donjon dit Tour Grise et pour cela doit reculer la chapelle. Il fait don de ses vignes au Val Gelé pour les chanoines, fonde un autel dédié à Sainte-Marie Madeleine et une autre prébende canoniale.

La chapelle subsista jusqu'à la Révolution, desservie par un seul religieux qui vivait auprès et puisait son eau dans un puits situé sur l'emplacement originel de la chapelle, d'avant les travaux de Robert III de Dreux. Le 10 septembre 1790, l'inventaire de la chapelle fut fait : "dans ladite chapelle se trouve un autel en pierre, revêtu d'un ancien devant d'autel de damas, deux gradins, un Christ et les quatre chandeliers en bois doré et quatre pots de fleurs; un tableau représentant la naissance de N[otre] S[eigneur] (...) la représentation de la Vierge dans une niche ornée de pilastres en arrière-corps, deux pots de fleurs, le marche pied et une marche, le pourtour du sanctuaire lambrissé de bois de chêne, deux petites crédences en armoire, contenant une nappe; un lutrin, un coffre, un siège en bois, une cloche d'environ un pied [0.39 cm] de diamètre et une lampe en cuivre."
La chapelle fut vendue, essentiellement pour les quelques quartiers de terre et de prés qui en dépendaient, et laissée à l'abandon jusqu'à qu'elle se ruine.


Ancienne chapelle Saint-Nicolas des Salles, au château.

D'après Dorat, le comte Robert Ier de Dreux établit au château quatre chapelles dont l'une était dédiée à Saint-Nicolas, afin d'avoir près de lui selon l'usage des rois et princes quatre chapelains pour lui dire la messe, soit à Saint-Etienne, soit à Saint-Nicolas des Salles. Ces quatre chapelles furent appelées "royales" et leur revenu était le double de celui de la collégiale saint-Etienne. Dans un acte de 1733, on apprend que cette chapelle était "au bout des salles du château, près de la grande porte pour sortir de la ville" et qu'elle dépend de la collégiale toute proche.En 1218, Robert II comte de Dreux y fonde quatre prébendes canoniales. La porte près la chapelle a été reconstruite à la fin du XVe. Des réparations furent encore faites à la galerie qui allait de la chapelle au donjon après les deux sièges du roi Henri IV, à la fin du XVIe, le dernier desquels eut pour conséquence la ruine d'une partie de la ville et des murs et donjons du château.
Sur l'emplacement de la chapelle a été bâti au XVIIIe une maison dite Pavillon de l'Evêque, destinée au doyen des chapelains de Saint-Etienne. On y accède par un escalier qui descend directement du chemin de ronde au sud du château à la ville (actuel escalier Philidor (qui naquit en 1726 dans une maisonnette juchée sur un contrefort de la terrasse du château, au bord de cet escalier), fermé pour cause d'incivilités diverses).


Ancienne chapelle du Collège, démoli au cours du XIXe. Robert LEMUSNIER, bourgeois de Dreux, conçut d'y faire un collège et alloua pour cela une maison dite de l'Hermitage, située dans la rue Chenevotte, à la commune de Dreux, à charge de "faire construire une grande salle et au bout (...) une chapelle pour le service divin. Employer le dit lieu en totalité afin de construire un collège ou des classes pour les enfants de ladite ville".

En 1541 les classes étaient édifiées à force de donations, la chapelle était commencée. Pierre GRAVELLE, chanoine de Saint-Etienne, avait légué au collège 300 francs de rente. Une autre prébende est réunie au collège en 1560, apportant 300 francs de revenus en plus. La chapelle fut achevée en 1561 et construite en pierre de saint-Leu.
Le collège s'agrandit d'une maison en 1577, d'un tiers d'une autre maison pour y installer ses cuisines en 1578, d'une grande maison voisine en 1589, de 22 perches de jardin attenant en 1590, d'une autre encore l'an suivant. La chapelle, ruinée par le 2e siège de Dreux par Henri IV en 1593, est reconstruite rue Chenevotte sur une maison qui avait appartenu à un prêtre. En 1627, le collège s'agrandit d'une maison encore. En 1692, il avait trois régents, payés 300, 200 et 150 livres et dont Louis XIV augmenta les émoluments de 400 livres à prendre sur les octrois de Dreux. En 1739, une chaire de rhétorique fut créée, ce qui conduisit à démolir la façade refaite en 1690.

Le collège fut supprimé en 1794. Dans un premier temps, la Société Populaire de Dreux put tenir ses réunions dans la chapelle "devenue inutile", puis celle-ci fut transformée en dépôt de tous les livres et manuscrits confisqués par les pillards révolutionnaires dans les châteaux et les églises du Drouais devant être vendus nationalement. Un dépôt y fut installé, chauffé l'hiver et géré par des conservateurs durant quelques années, puis le tout fut transporté à Chartres. La municipalité vint occuper le collège et y loger les gendarmes. En 1794/5, la chapelle fut convertie en abattoir, les têtes des bestiaux étaient entassées sur les bancs de la chapelle. Puis elle servit à partir de 1795 de réserve pour la charpie de l'armée, et ensuite de salpêtrière. Des forgerons furent installés dans les bâtiments du collège, que la municipalité dut vider, chassée par le bruit et la limaille. En 1809, un détachement de cavalerie occupa le Collège et la chapelle fut leur écurie. Enfin, la Sous-Préfecture s'y installa de 1810 à 1859 et le bureau du sous-préfet fut établi dans la nef de la chapelle. Le tout a été détruit et seules des traces sont visibles au fond de la rue Chenevotte.


Ancienne chapelle Saint-Jacques, dépendante de la confrérie des Pèlerins, située carrefour de Billy sur la Grande Rue. cette confrérie avait pour charge jusqu'en 1550 d'ensevelir les morts, elle fut alors remplacée dans ce devoir par la Confrérie de la Charité. De sa chapelle ne restait qu'un pan de mur en 1720, alors qu'une chapelle de l'église Saint-Pierre leur était dédiée.


Ancienne chapelle de l'Institution de jeunes filles Sainte-Jeanne d'Arc (XIXe), construite place Mésirard en 1878 et disparue depuis. La résidence Jeanne d'Arc construite en 1965 à l'emplacement de cette institution en conserve le nom pour la postérité.


Ancienne chapelle de l'Hôpital (XXe), construit dans la rue de Saint-Denis pour remplacer l'Hôtel-Dieu de la Grande Rue. Le président Poincaré l'inaugure le 26 octobre 1913. Le site hospitalier est démoli dans les années 1970 et transféré hors de la ville, tout, y compris la chapelle, est cassé, sauf le bâtiment de l'accueil et des consultations qui abrite la communauté d'agglomération du Drouais.


Ancienne chapelle du sanatorium, actuellement en ruine aux Bas-Buissons (XXe siècle) Arrow http://dreux-par-pierlouim.over-blog.com/article-billet-de-simplet-une-ruin…

La rue de la Muette aux Bas Buissons à Dreux desservait un important ensemble de médecine spécialisée, un des plus moderne pour son époque: Cet ensemble fut réalisé à l'instigation de Maurice VIOLLETTE, maire de Dreux de 1908 à 1959.
Installé dans les bois achetés par la ville pendant la guerre de 1914-18, il comprenait un préventorium (Maurice Viollette) terminé en 1928, un sanatorium (clinique Laennec) qui ouvrit en 1932 et une maison de convalescence pour jeunes filles et jeunes femmes (Térèse Viollette) mise en service en 1935. Vers 1960, le sanatorium fut transformé en un Centre cardiologique, d'autres bâtiment en maison de retraite. Les batiments furent peu à peu abandonnés à partir des années 1970 et définivement en 1995.


Anciens couvents

Ancien prieuré bénédictin Saint-Sébastien (XIe), situé à l'emplacement du Tribunal de Commerce, entre la rue Bordelais et les fossés de la ville où coulait la Blaise recreusée en 1589. Au XIXe, trois fenêtres romanes, dont l'une enchâssée dans une arche cintrée plus vastes, restaient d'une ancienne salle capitulaire.


Ancien prieuré conventuel Saint-Thibault, située à un demi-km à l'ouest du château. Le prieuré, qui aurait été gouverné par le saint lui-même, aurait été fondé par Robert Ier de Dreux qui accorda des terres à l'abbaye du Breuil-Benoît. L'abbaye des Vaux de Cernay (actuelle Cne de Magny-les-Hameaux, 78) devait y commettre un prêtre pour y dire la messe toutes les semaines.
En 1790, la chapelle fut vendue comme bien national. Son inventaire est fait le 10 septembre de la même année. La chapelle contient "un autel en pierre, ayant pour contre-table la représentation de saint Thibault à cheval, élevé sur un attique en pierre (...) un ancien devant d'autel avec son marchepied et son cadre, le tout en bois; trois nappes, un missel avec son pupitre, un ancien canon complet (...) un petit lutrin, trois bancelles, une petite cloche de sept pouces de diamètre, un bâton de saint-Thibault, appartenant à la confrérie".
L'emplacement du prieuré et de la chapelle est d'abord converti en auberge, puis en ferme, puis en maison d'habitation. Les caves de ce prieuré essentiellement entouré de vignes subsistent toujours, elles ont été redécouvertes au milieu du XIXe, voilà leur description "l'entrée simule une voûte d'église, elle a environ 4 mètres d'élévation. Deux corbeaux soutiennent une belle arête en pierre de forme ogivale. Cette galerie a 25 mètres de longueur, on remarque en entrant une petite niche creusée dans la muraille. Au fond à gauche, se trouve l'entrée d'une seconde galerie dont l'élévation est de deux mètres environ. Elle est creusée dans le roc vif et a 18 mètres de longueur, on y voit deux niches aussi creusées dans le roc. Cette galerie se subdivise en plusieurs autres plus petites, qui ont toutes la même élévation et se font face entre elles. L'une de ces galeries se subdivise en trois compartiments, dont l'un offre sur sa paroi la trace du feu".


Ancien prieuré Saint-Léonard, situé non loin de la maladrerie Saint-Denis. Ce prieuré passe pour avoir été fondé au XIIe sous Robert Ier de Dreux. Quatre maisons faites pour recevoir les lépreux et connues sous le nom de Petites Maisons étaient situées entre ce prieuré et la maladrerie. Le prieuré aurait dépendu d'un monastère de Bernardins détruit pendant le siège de Dreux par les Anglais en 1421. Par la suite il dépendit de l'abbaye de Saint-Coulomb. Au XVIIIe, le prieuré fut affermé tant et si bien que la chapelle fut proche de la ruine et que le prieur en demanda la démolition en 1752, ce qui fut fait immédiatement. Les biens du prieuré furent vendus nationalement à la Révolution.


Ancienne communauté des Soeurs de l'Ecole Chrétienne, qui se trouvait avant la Révolution dans la rue au Lait et dont dépendait une institution de jeunes filles. En 1679, mesdames Geneviève BUREAU, Marie COUSIN veuve de l'honorable Claude ROTROU, maire de la ville de Dreux et plusieurs autres s'associèrent en communauté dans le but d'instruire les jeunes filles de leur ville. Elles obtinrent en 1691 de l'évêque de Chartres la permission de bâtir une chapelle sur la tuerie (abattoir) de Jean LALOGNE, rue des Bouchers (rue qui était encore dite rue aux Juifs au XVe). En 1742, l'évêque voulut agrandir leur apanage en achetant pour leur compte la seconde partie de la maison qu'elles occupaient, mais les bâtiments étaient trop vétustes et deux ans après il en fit abattre une partie.

A la révolution, la chapelle et une partie des bâtiments, dont les dernières propriétaires furent les Soeurs de Saint-Maurice de Chartres, furent d'abord réunis à l'Hôtel-Dieu en 1792, puis détruits par permission préfectorale en 1801. Les logements restants reçurent en 1805 le Tribunal Civil et la maison d’arrêt, abattus dans les années 1830. La rue au lait devient en 1836 rue Rotrou, et son cul de sac fut dégagé sur la place qui prit en 1867 le nom de l'illustre dramaturge. En 1830, le tribunal et la maison d'arrêt étaient encore en partie en activité. En 1875 le palais de justice fut reconstruit sur le site de la poste aux chevaux où il s'était installé à partir de 1824 avec avec la maison d'arrêt dans le faubourg Saint-Thibault et ses bâtiments anciens furent détruits.


Ancien couvent de bénédictines de l'Adoration Perpétuelle du saint Sacrement, situé dans la rue Parisis de 1696 à 1790. Ces religieuses venaient d'Anet, mais leur maison originelle était à Verneuil et avait été pillée pendant les guerres de la Ligue; certaines des religieuses s'étaient réfugiées à Paris (rue Cassette). Paul GODET des MARAIS, évêque de Chartres, les maintint en 1701, à condition qu'elles tiennent les petites écoles gratuites des jeunes filles, ce qu'elles firent pendant deux ans. Mais comme ces fonctions n'étaient pas compatibles avec les leurs, elles obtinrent des lettres patentes qui les affranchirent de l'enseignement et régularisèrent leur position.

Leur couvent se trouvait pile à l'emplacement de l'ancienne école horlogère d'Anet, fondée dans cette dernière ville en 1871 par le maître horloger A. BEILLARD et transférée à Dreux en 1925 par Gabriel MOREAU. Comprenant un externat et un internat, cet établissement fut réputé même hors de nos frontières pour former des horlogers de haut rang. L’école fut fermée en 1987 et le bâtiment est depuis vide.


Ancien couvent de la Visitation (XIXe), créé en 1859 par Mme de Couasnon. Le monastère reçut les sœurs visitandines jusqu’en 1950, puis des missionnaires. Il fut détruit par un incendie en 1972. La résidence «Le Dauphin» occupe actuellement son emplacement. Pendant la guerre, les Visitandines partent en Vendée et c'est le Pensionnat Saint-Pierre qui s'installe dans les murs du couvent. La chapelle de plan cruciforme avait un clocher-mur.


Anciennes maisons hospitalières

Ancienne maison hospitalière de Saint-Denis, située à 1 km de Dreux et réservée aux voyageurs et pèlerins.

En 1179- Robert 1er, Comte de Dreux édifie une chapelle dédiée à St Denis entre les chemins de Rieuville et de Nogent. Il crée une foire annuelle de trois jours permettant aux Drouais, les vendanges terminées d’effectuer leurs achats pour l’hiver. Près de la chapelle se trouvait une maison hospitalière, tenue par les frères hospitaliers de saint-Jean de Jérusalem, peut-être des templiers avant eux. La chapelle était précédée d'une grande croix en pierre nommée la Croix Buisée, vers laquelle se dirigeait une procession le dimanche des Rameaux. Lors du siège de Dreux en 1421 les Anglais balançaient du haut de St Denis, qu'ils avaient transformé en bastille (forteresse de campagne) des boulets de pierre sur le château et la ville qu’ils occupèrent après reddition pendant 17 ans.

En 1798, ce qui reste de la Chapelle de St Denis avec une partie de la pièce de terre qui l’entoure est vendue moyennant 8 livres au citoyen Pierre Moreau. Trois ans plus tard, en 1801, la chapelle est entièrement détruite et disparaît de la mémoire des Drouais.
Le chemin de fer et un tunnel routier passant en-dessous sont sur le site de l'aumônerie de nos jours, ainsi qu'une maison construite en 1905 et sur le chantier de laquelle on avait vu des ossements du cimetière qui se trouvait près la chapelle. Le chemin de fer délogea en 1860 la foire St Denis qui se réinstalla sur la place St Gilles, future place Mésirard. L'angle où se trouvait la chapelle existe toujours.

Saint-Denis sur un plan du XVIIIe


Ancienne maladrerie saint-Lazare, dite maladrerie de Saint-Gilles située au sud-ouest de la ville sur l'ancienne route de Chartres, et seul vestige au XVIIIe d'une maladrerie du XIIe bâtie par les seigneurs de Nuisement (Vernouillet) dont les biens sont réunis en 1695 à l'Hôtel-Dieu de Dreux à condition de recevoir des pauvres malades de Tréon et d'Abondant. Au XIIIe, le roi Saint-Louis y réunit une prébende de Saint-Etienne et donne ces revenus considérables aux chevaliers de Saint-Lazare de Jérusalem qui ajoutent le vocable de leur saint à la chapelle. En 1683, le roi Louis XIV érige cette chapelle et ses bâtiments vides de lépreux en Commanderie de Saint-Lazare pour récompenser Marc-Antoine LE ROY, chevalier, de ses services, mais le pape Innocent X casse cette donation car le Roi ne pouvait disposer des biens de l'Eglise. Elle disparaît aussi à la Révolution.


Ancienne maison hospitalière de Bléras, réservée aux malades incurables des épidémies, pestiférés etc. Les morts étaient enterrés dans le cimetière attenant pour éviter toute contagion. Une chapelle dédiée à saint-Fiacre se trouvait jadis sur un pré à côté mais avait été abattue par une inondation et laissée en l'état.


Ancien Hôpital Saint-Louis, situé rue d'Orfeuil, et installé entre 1765 et la Révolution dans une caserne construite à cet endroit en 1736 pour recevoir une brigade des gardes du corps du Roi. Le dépôt de mendicité est remplacé par la poste aux chevaux, puis par le tribunal et la prison à partir de 1825. Les bâtiments originels sont rasés et remplacés par les actuels en 1875. La gendarmerie a quitté les lieux en 1980, ses bâtiments sont en friche. L'ancienne prison a été rénovée en logements, c'est aujourd'hui la résidence du Relais de Poste. Le tribunal est toujours là.






Autres cultes


Eglise Réformée de France de Dreux (XXe)

En 1928, Charles Waddington achète le terrain et y construit le temple et son presbytère mais l'entrée actuelle du temple n'est réalisée qu'en 1996 par l'architecte J. Painchault. Il n'y a pas de clocher. Le culte est partagé avec le temple de Marsauceux.

Historiquement, le protestantisme tenait son culte hors de Dreux. Le protestantisme se répand dans le Drouais et le Thymerais au cours du XVIe siècle, bénéficiant notamment du relâchent de l'évêché de Chartres, qui ne prend aucune mesure contre le curé de Mézières qui apostasie, devient pasteur et continue à célébrer le culte protestant dans sa propre église (!). Le premier pasteur réformé drouais est Jean Gravelle, natif de la ville. Il s'emploie à dresser l'église locale vers 1562. La même année, les protestants prennent les armes et ravagent les églises d'un grand tiers de la France, de la Normandie à la Lorraine et de l'Artois au Poitou. L'année suivante, l'édit d'Amboise leur permet de célébrer leur culte, mais hors des villes. Suite à cela, les catholiques réagissent et les protestants drouais sont vivement invités à se replier à la campagne, en l'occurrence dans une grange de Nuisement (temple de Blainville). Leur pasteur reste à leurs côtés, sauf en 1572 où il s'exile briévement en Angleterre pour échapper à la saint Barthélémy et en 1585 où il part à Sedan, proscrit par l'édit de Nemours. Il quitte son ministère en 1608, après 46 ans passés auprès des protestants de Dreux.

Ce n'est que vers 1635 que Jean des Mazis construit un temple avec presbytère à Fontaine sous Prémont (Cne d'Ouerre). Cet temple est supprimé par édit royal en 1682. Les autres temples du Drouais disparaissent à peu près au même moment, la Ferté Ernault en 1681, Favières, qui existe sous la protection seigneuriale depuis 1563, en 1684, Laons et Brezolles un peu plus tard. Le 2e régiment de dragons amène les derniers protestants pour qu'ils abjurent aux églises de Saint-Pierre de Dreux et de Brézolles. Le protestantisme survit officieusement à Laons, Bû et Marsauceux.

Le décret impérial du 19 octobre 1807 rétablit un temple à Marsauceux, avec un pasteur. Son territoire correspond aux anciens temples de Fontaine-sous-Prémont, Laons, Brezolles, La Ferté-Ernault, Favières et comprend aussi Senonches et Saint-Martin-de-Nigelles soit en gros l’arrondissement actuel de Dreux. Par décret du 5 juin 1810 le pasteur Léon-Frédéric-Louis Née est nommé à Marsauceux . Le culte a lieu dans une grange. Le 15 mars 1812 le pasteur demande son transfert à Dreux, mais les autorités civiles s’y refusent. Un temple est enfin construit en 1821. Pendant ce temps les protestants gagnent du terrain et profitant là encore du laxisme des autorités civiles, célébrent le culte en douce rue des Ecoles, puis rue des Embûches à Dreux, ainsi qu'à Bû où un temple est construit en 1828 et est l'annexe de celui de Marsauceux. Le développement du textile dans la vallée de l'Avre justifie la construction d'un temple à Nonancourt en 1878; le déclin du textile cause sa réunion avec celui de Dreux en 1954, puis sa fermeture en 1972.

En 1926 le temple de Bû est désaffecté. C'est ainsi que M. Waddington décide d'acquérir le terrain et la maison du 9 rue Louis Mérigot. L'habitation sert de presbytère tandis que le temple est construit dans la cour; le siège de la paroisse protestante est alors transféré à Dreux. En 1957, une salle de réunion est ajoutée. Puis en 1965, les bâtiments voisins du 5 et du 7 sont acquis, le 5 dénommé pavillon Jean Gravelle tandis que le 7 est démoli pour faire une entrée du temple sur la rue, qui ne sera réalisée qu'en 1996.


Eglise évangélique (XXe)

Eglise adventiste, n°35 rue Parisisis


BIBLIOGRAPHIE
Arrow http://dreux-par-pierlouim.over-blog.com Blog historique et d'actualités sur DREUX
Arrow Edouard LEFEVRE, Documents Historiques sur le Comté et la ville de Dreux (1859)


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