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Issoudun (36100)

 
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MessagePosté le: Jeu 28 Juin - 16:21 (2012)    Sujet du message: Issoudun (36100) Répondre en citant

Eglises

Eglise Saint-Cyr (XVe-XIXe-XXe)

L'église est la seule qui subsiste des quatre paroisses de la ville sous l'Ancien Régime, Saint-Jean, Saint-Paterne et saint-Denis ayant été rasées. Le chapitre de St Cyr a été établi en 850 par Charles le Chauve. Au XIIe, une église romane fut bâtie, et fut entièrement détruite avec la ville en 1356 par les Anglais commandés par le Prince Noir. La population s'était alors réfugiée dans le château commandé par le puissant donjon de la Tour Blanche, qui ne tomba point aux mains des anglais. L'église, qui était à la fois paroissiale et collégiale, fut plus ou moins reconstruite et fit jusqu'à l'époque moderne figure d'un ensemble assez hétéroclite.
En effet, le choeur réservé aux chanoines est reconstruit au XVe dans le style gothique, entre 1446 et 1483. La nef, réservée aux paroissiens, est plus ou moins ravalée, et sous son grand toit qui englobe deux bas-côtés, fait figure d'une pauvre grange. Lors du grand incendie de 1651, l'église ne fut que lègérement endommagée et donc rafistolée de plus belle.

Avant la révolution, l'église a deux clochers, un en façade qui est celui de la paroisse, à deux cloches, et la tour romane du chapitre (5 cloches, dont un "Gros-Guillaume") soutenue dans l'église par de gros piliers ronds placés à la croisée du transept et surmontée d'une élancée flèche de bois à huit pans. Des volontaires corréziens de passage à Issoudun font détruire ces deux clochers, et en précipitent toutes les cloches qui finissent brisée, sauf une qui en réchappe et qui se trouve dans l'actuel clocher.

Entre 1872 et 1907, le Révérend Père Jules Chevalier, fondateur des Missionnaires du Sacré-Coeur d'Issoudun, reconstruit l'église avec la générosité de ses fidèles, comme le rappelle une plaque apposée sur le mur nord de la nef. L'ancienne nef est détruite et remplacée par une nouvelle, néo-gothique, pourvue de deux étroits bas-côtés et de chapelles latérales. La façade à deux flèches prévue ne fut jamais réalisée. Un fragment de mur roman subsiste à dix pas de celle-ci, contre l'office du tourisme. Un autre curé, Armand Chevalier (1911-1944) élève le fin clocher latéral en 1932 pour recevoir quatre cloches : trois neuves de 2.100, 1.100 et 900 kilos fondues par Bollée et une ancienne, du XVIe, rescapée de la Révolution. Les quatre cloches et le clocher achevé sont bénies le 16/12/1934. Bien que le clocher et la toiture datent de 1933/1934, l'accès aux combles est périlleux et se fait sur des planchers en train de s'effondrer. L'accès au clocher se fait en revanche sur une suite d'échelles "de secours" d'une dizaine de mètres de haut et ne pose pas de soucis de sécurité.

Le chevet est garni d'une grande verrière du troisième tiers du XVe siècle qui représente en trente compartiments la vie de Saint Cyr. Brisée par un ouragan en 1810, elle est remontée tant bien que mal, puis mieux en 1937. Mise en caisses en 1939 pour la protéger des bombes, elle ne retrouve l'église, qui entretemps avait été encadrée par les bombes, qu'après-guerre.
Dans le choeur, on trouve aussi plusieurs bancs-coffres de notables ou de confréries (XVIIe-XVIIIe siècles), celui des maistres boulangers date de 1738, un autre porte l'inscription I. GAVDIN 1687 ROBER., un autre E DUTEIL 1732 , un autre CHAPITRE de SAINT-CIR date du XVIIIe, comme plusieurs autres bancs non nominatifs et deux stalles avec miséricordes sculptées. Une voussure carolingienne a été remployée dans un mur. Le visiteur remarquera aussi les portes en accolades sur les côtés du choeur et les culots, dont un orné d'un griffon dans la guérite de l'accueil, près l'escalier du clocher. Plusieurs vitraux ont été faits par le maître verrier tourangeau LOBIN en 1884 ou après, certains ont été offerts par des familles issoldunoises. Le bénitier, à l'entrée, date du XVIe siècle et est sculpté de coquilles. Dans la chapelle sud, les culots sont ornés d'anges porteurs d'écussons buchés.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Cyr
Siécle de l'édifice: XVe-XIXe-XXe
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos () : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4) :

façade
mur roman
porche du clocher
côté sud

Intérieur (10) :

bas-côté gauche
grande nef
bas-côté droit

vitrail XIXe
bénitier XVIe
cuve sculptée de la chaire

banc 1688
griffon

verrière de Saint Cyr

Clocher (7) :

accès peu fiable aux combles
les dits combles

accès au beffroi
les 4 cloches

deux d'entre elles
celle d'Ancien Régime


Basilique mineure Notre-Dame du Sacré-Coeur (XIXe-XXe), au nord de la ville

L'oeuvre du Sacré-Coeur est fondée à partir de 1850 par Jules Chevalier, vicaire de Saint-Cyr. C'est une oeuvre de missionnaires qui se chargent d'évangéliser l'Océanie. L'église est construite en style éclectique (mi-néo-gothique, mi-roman) entre 1857 et 1863 et consacrée le 2 juillet 1864 avant d'être agrandie d'une abside montée sur une crypte où repose le corps du R.P Jules Chevalier et de ses successeurs à la tête de l'Oeuvre. Le 17 juillet 1874 le pape Pie IX érige cette, somme toute, modeste église, en basilique mineure. L'abside est ornée de vitraux de L. Fournier, maître-verrier tourangeau, hormis la verrière axiale qui, comme les verrières de la nef, a été réalisée par les maîtres verriers DETIVALER et TILLIER d'Issoudun en 1968. L'église est littéralement couverte de plaques de remerciement et d'action de grâce.
Le clocher, en façade, porte trois cloches. Un autre clocher se dresse sur les bâtiments de la communauté, construits autour d'un vaste cloître dans la 2e moitié du XIXe siècle. L'aile qui joint l'église a été construite après l'achèvement de l'abside, pourvue de vitraux XIXe, dont elle en a obstrué trois sur le côté droit.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : ND du Sacré-Coeur
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : flèche
Clocher en péril : non

Photos (19) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

depuis la Tour Blanche

Extérieur (4) :

façade au sud
plaque de la dédicace
chevet
côté ouest

Intérieur (11) :

nef
un des vitraux du XXe
une des chapelles
l'abside

les vitraux de l'abside

le fond de l'abside


Crypte (4) :

vues de la crypte

vitrail
tombeau du R.P Chevalier



Chapelles

Chapelle de l'Hôtel-Dieu Saint-Roch (XIIe-XVe)

Au XIIe, à l'initiative du chapitre de Saint-Cyr, fut établi un asile pour les pauvres et les mendiants. A partir du XIIIe siècle, l'Hôtel-Dieu est agrandi. La chapelle est restaurée sous Pierre de la Chèze, maître de l'Hôtel-Dieu de 1494 à 1510; c'est alors que sont sculptés deux arbres de Jessé, jusq'aujourd'hui heureusement préservés de toutes les destructions.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Roch
Siécle de l'édifice: XIIe-XVe
Forme du clocher : flèche
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vue depuis la Tour Blanche

cour de l'Hôtel-Dieu

côté nord
coté ouest et chapelle


Chapelle de Saint-Bernard (XIXe)

La chapelle est édifiée entre 1855 et 1860 par la fondation de Mme du Quesne veuve de l'amiral mort en 1854; elle abrite dix-huit sépultures des familles du Quesne et de Bonneval, parmi lesquelles ceux de la vicomtesse de Bonneval et de sa fille Aliette victimes de l'incendie du bazar de la Charité à Paris le 4 mai 1897. La fondation s'agrandit d'un orphelinat confié aux Soeurs de Saint-Vincent de Paul (Filles de la Charité) jusqu'en 1920 remplacé par un dispensaire anti-tuberculeux puis par la maison de retraite des vieux prêtres du diocèse, appellée Maison Saint-Bernard.


Chapelle de l'Hôpital (XIXe), inaugurée le 23 juillet 1875 avec le nouvel Hôpital qui remplace et entraîne la fermeture de l'ancien Hôtel-Dieu et de l'hospice des Incurables.


Couvents

Couvent des Ursulines, désaffecté, ancienne caserne

En 1627, quatre Ursulines d'Orléans s'installèrent à Issoudun et fondèrent une école pour jeunes filles de pauvres. Elles firent construire au XVIIIe un grand édifice en angle droit qui a été leur couvent jusqu'à la Révolution, avant d'être converti en usine de mécanique, école, caserne, et maintenant maison des associations. L'église, située sur la rue de la Surrerie, très petite, très sombre a disparu. En revanche, ce couvent en partie bâti sur la rivière possède une intéressante voûte sous laquelle coule la Théole.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des Ursulines
Siécle de l'édifice: XVIIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vue de la Tour Blanche

côté sud
côté nord
la voûte


Couvent des Minimes, désaffecté, converti en habitations

Le premier établissement des Minimes à Issoudun se trouvait dans le faubourg Saint-Paterne, autour d'une grange et d'un grand parc, au lieu-dit les Alouettes et fut fondé par un groupe de religieux venant de Bommiers en 1615. En 1619, les religieux migrèrent au nord de la ceinture de boulevards et construisirent un grand couvent qui, acheté nationalement par Rémi TOURANGIN en 1791, subsiste, éclaté en appartements. L'aile sud a été raccourcie de la chapelle, dédiée à Notre-Dame de Bethléem et où était établie une confrérie dédiée à Notre-Dame du Saint Rosaire. La statue de Notre-Dame du Bon-Secours qui s'y trouvait a été transportée à Saint-Cyr. En 1663, les Minimes récupèrent deux petits canons qui sont aux habitants et qui, hors service et encloués, leurs sont cédés pour qu'ils les refondent en cloches.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des Minimes
Siécle de l'édifice: XVIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vues de l'ancien couvent


Couvent de la Visitation, désaffecté, converti en conservatoire

Des Visitandines de Bourges sont présentes à Issoudun depuis 1643. Elles s'installent d'abord dans la rue Sainte-Marie dont le nom en garde trace, puis dans la rue de l'Avenir où elles achètent une maison. L'incendie de 1651 dévaste les alentours et elles s'installent en-dehors de la ville dans une nouvelle et vaste demeure qu'elles font édifier en 1660 sur l'emplacement de l'ancienne léproserie Saint-Lazare, place de la Chaume. Elles y ouvrent une école pour filles de la haute société (notables et nobles) qui subsiste jusqu'à la Révolution. Le bâtiment accueille de nos jours le conservatoire et le parc, conservé, n'a pas été bâti car il avait été acquis ainsi que le couvent par M. HEURTAULT du MEZ en 1792, dont la famille a longtemps conservé et agrandi ce domaine.

La léproserie avait été fondée au XIIe auprès d'une chapelle dédiée à Sainte-Marie-Madeleine. Un plan dressé en 1705, donc après l'établissement des Visitandines dans une partie, puis dans l'ensemble de l'enclos, fait état d'une grande maison, celle qui existe encore, derrière laquelle se trouvait une chapelle neuve ornée de trois clochetons et d'une aile en retour ornée d'une rosace quadrilobée. Une grange se trouvait à l'écart près d'une plantation de chénevières (chanvre) cultivée par les lépreux et de maisons qui devaient cens et rentes à l'hôpital. D'autres biens, notamment des prés situées sur une île au milieu de la Théole, près de la voie ferrée, en dépendaient aussi.

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des Visitandines
Siécle de l'édifice: XIIe (vestiges) - XVIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (1) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

la Visitation, vue depuis la Tour Blanche

Maison-mère des Missionnaires du Sacré-Coeur d'Issoudun (XIXe-XXe) Arrow Eglise Notre-Dame du Sacré-Coeur

Type d'Edifice: Couvent
Nom de l'Edifice : des Missionnaires du SC d'Issoudun
Siécle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : sur le cloître, sert d'horloge
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

l'église et la communauté
cloître


Dernière édition par Admin le Dim 14 Avr - 23:33 (2013); édité 18 fois
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MessagePosté le: Jeu 28 Juin - 16:21 (2012)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 28 Juin - 16:24 (2012)    Sujet du message: Issoudun (36100) Répondre en citant

Anciennes églises

Ancienne église Saint-Jean de Jérusalem

L'église, qui se trouvait à l'origine hors-les-murs, se trouva accolée à la muraille, à l'intérieur de celle-ci, suite à son agrandissement. De style roman, elle avait une nef, un collatéral, un choeur hémi-circulaire et une tour d'horloge dont Pérémé, dit, en 1847, que c'est tout ce qu'il reste de l'église, dont la paroisse est supprimée en 1793 et le bâti détruit tout au long de la 1e moitié du XIXe. Elle n'était desservie que par un seul curé qui n'a commencé à y baptiser qu'en 1782. La paroisse était très réduite.
En 1617, cette église tombée ruynée et démolie par orage, vetuste du temps, les habitants se sont résolus de la restablir. C'est la levée de 606 livres qui pose problème : il ne se trouve point de sergent d'Issoudun pour lever le rôle, donc Pierre BERGER, sergent royal de Bourges, s'en acquitte fort imparfaitement, les ouvriers étant obligés d'aller ester devant la Prévôté pour obtenir leur dû et finissent par être payés en 1621.

Ancienne église Saint-Denis

L'église a été fondée avec un chapitre en 1185 par l'abbaye de Notre-Dame, elle se trouvait sur la route de Vatan, dans le faubourg de Rome (au nord de la ville) et a été détruite au XIXe siècle. Avant 1776, elle était aussi collégiale. tombée par le vent le 8 février (17)70 elle fut reconstruite à partir de 1776 par M. DELIMAI, architecte de la généralité de Bourges. Elle couvrait tant le bourg saint Denis que les Bordes et Chinault, toutes anciennes terres de l'Hôtel-Dieu, et se trouvait trop petite.

Ancien église priorale Saint-Paterne, au sud-est de la ville

L'église se trouvait auprès des ruines du prieuré saccagé par les Anglais du Prince Noir en 1356. Elle relevait de l'abbaye Notre-Dame d'Issoudun et était de style roman.
Le prieuré avait été fondé en 947 par Raoul Ier le Large, prince de Déols afin de recevoir une partie des reliques ramenées par les moines de Saint-Gildas de Rhuys, qui avaient aussi fondé une abbaye dans l'actuel faubourg saint-Christophe, de Chateauroux. Le corps de Saint-Paterne trouva donc un refuge hors-les-murs avant d'être transféré dans la nouvelle abbaye Notre-Dame. Le prieuré fut tellement abattu par le Prince Noir que sa reconstruction ne fut même pas envisagée, mais au XVIIe encore, les ruines étaient majestueuses, d'après l'historien La THAUMASSIERE.

Ancienne église Saint-Etienne, qui se trouvait près de la Tour Blanche et a cessé d'être paroisse en 1222. Elle est détruite entre 1566 et 1689.


Anciennes chapelles

Ancienne chapelle du château (VIIIe-XIe)

D'après l'antiquaire DUMOUTET qui en fait la description, cette chapelle serait une ancienne basilique caroligienne du VIIIe siècle. Elle était constituée d'une seule nef orientée, éclairée par une fine baie axiale et flanquée de deux absidioles. Le coin sud-ouest de la nef en trapèze a été coupé par la construction de la Tour Blanche au XIIe. Il reste des ruines de l'abside et de la nef. Un fragment d'autel a été trouvé lors de fouilles, ainsi que les vestiges d'ornements losangés et entrelacés.

Ancienne chapelle du Pont (XVe). Assez exigue (15 pieds sur 20), elle est dotée de 400 livres en 1731 par Philippe-Joseph PERROTIN seigneur de Barmont pour que deux frères ignorantins de la communauté de Rouen y viennent instruire et catéchiser les enfants du village de Saint-Denis et des Bordes. Cette chapelle disparaît lors de l'établissement du chemin de fer au XIXe non sans avoir donné son nom à tout le quartier.


Anciens couvents

Ancienne abbaye Notre-Dame (Xe-XIIe)

L'abbaye Notre-Dame est fondée au Xe siècle dans le contexte des invasions normandes. En effet, nombre de vannetais fuyaient les invasions normandes et partirent avec le corps de leur évêque jusqu'à Issoudun où ils fondèrent un prieuré, hors la ville. Peu après, les seigneurs fondèrent dans la ville et même dans l'enceinte du château une abbaye dédiée à Notre-Dame et qui abritait, derrière le maître-autel, le sépulcre du saint évêque vannetais (à ne pas confondre avec l'évêque avranchin, lui aussi Breton, et dont le corps se retrouva à Orléans avec des avranchins qui fuyaient eux aussi les Normands et qui fondèrent une église - qui existe encore - au nord de la ville, hors-les-murs). Les seigneurs d'Issoudun, réputés fondateurs, se montrèrent peu avares de libéralités envers cette abbaye qui, outre saint Paterne, abritait des reliques des deux saints martyrs issoldunois, Thalasius et Baïus, mais encore de sainte Brigitte, vierge écossaise, à laquelle était consacrée la chapelle du transept nord de l'église, et de saint Patrice évêque d'Irlande.
Thalasius est donné comme sénateur d'Issoudun et Baïus comme archiprêtre, ce qui laisse présager l'existence d'une ville importante... dont aucun texte ne pipe mot. La date de leur martyre, dûe selon la tradition ecclésiastique à une invasion de Visigoths, est fixée à 474, mais cette pieuse tradition n'est corroborée par aucun texte historique, au contraire de l'arrivée des reliques bretonnes au Xe.

La longue église, sous le choeur de laquelle se trouvait une crypte, était flanquée au nord d'un cloître carré dont les arcades, décrites par Pérémé vers 1847, dataient du Xe siècle. A l'ouest se trouvait un jardin, au sud, la maison abbatiale. Derrière le cloître, et plus loin au nord du chevet, deux autres cours sont délimitées par les remparts. L'église était précédée à l'ouest d'un imposant clocher. L'abbaye est mise en commende sous Louis XI, le premier abbé nommé par le Roi est Jacques de CASTELNAU en 1482.

Jusque la fin du XVIIIe, l'abbaye survit, mais en 1780, elle est supprimée. L'église devient paroisse, les bâtiments accueillent le collège qui se trouvait avant chez les Cordeliers. Trois ou quatre frères restent pour garder les bâtiments. Le 19 prairial an II, l'église est vendue au citoyen Nicolas BURAULT, et devient d'abord une loge pour francs-maçons, puis une salle de bal avant d'être démolie. Le reste des bâtiments est rasé entre 1850 et 1860 pour construire le Palais de Justice. Une crypte est trouvée en 1856 : rectangulaire et soutenue par quatre rangs de colonnes de deux mètres de hauteur dont les chapiteaux étaient stylisés, elles abritait plusieurs tombeaux, dont un, celui d'un abbé du XIIe siècle, conservait intact son gisant, ornements et crosse compris.

Ancien couvent de Cordeliers

Les Cordeliers se fixèrent dans la deuxième moitié du XIIIe à Issoudun. Remuants et investis dans la prédication, ils jouèrent un rôle de premier plan lors des guerres de Religion. Par ailleurs, les religieux devaient accueillir depuis 1646 le collège de la ville, dessein qui se fit de nos jours qui leur survécut puisque le collège se trouve aujourd'hui sur l'emplacement de leur couvent et de leur enclos dont il ne reste rien, hormis le nom d'une rue. En effet, en 1646, les édiles jugèrent le collège, implanté entre la Tour Galeuse et la tour saint-Franççois, suffisant, tandis qu'en 1651, après que le collège ait brûlé, ce sont les Frères qui refusèrent de l'accueillir, contraignant les édiles à la reconstruction de toute la partie ouest de leur collège.
L'église à nef unique était ornée d'un autel de style Louis XIII. Sous le choeur se trouvait une chapelle ornée d'une Mise au Tombeau du XVe ou du XVIe siècle. La conduite des Pères et Frères qui étaient dedans provoqua la fermeture du couvent en 1784. Mais la messe fut dite tous les dimanches jusqu'au 11 décembre 1787, puis les matériaux du couvent furent vendus; l'enclos servit de cimetière de 1798 à 1822 compris, puis de champ de foire, puis de collège.

Ancien couvent de Capucins, hors de la ville

Le couvent s'établit en vue de la prédication populaire entre 1612 et 1630. Rasé après la Révolution, il n'en reste que les noms pittoresques des rues alentours (rue de tous les diables, rue de l'Enfer). De elur église démolie a été sauvé un tableau de Jean Boucher (XVIIe), artiste berruyer : cette Descente de Croix se trouve à Saint-Cyr.



Anciens hospices

Ancien hospice du château

Ancien hospice Saint-Louis, au faubourg de la Villatte. Fondé en 1318 par un bourgeois nommé Jean d'Abeiller et pourvu d'une chapelle nommée Saint-Louis de l'Abeiller par la suite.

Ancien hospice des Incurables (XVIIe)

L'hospice est fondé en 1676 grâce à la générosité de trois issoldunois, Jacques GRAZON, chanoine de Saint-Cyr, Philippe BARATON de REUGNY, bourgeois de la ville et damoiselle Catherine MILLIER, veuve de Bertrand AGOBERT en son vivant conseiller du Roi. L'hospice était destiné aux malades de la teigne, écrouelles, cancer, épilepsie et autres maladies incurables et fonctionna dans une maison du faubourg Rome de façon automnome grâce à de nombreux bienfaiteurs. En 1793, l'Hôtel-Dieu fut chargé de régir également cet hospice qui fonctionna jusqu'en 1875. Son emplacement fut ensuite retenu par la Ville pour y installer les écoles du Nord.


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