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Lagny-sur-Marne (77400)

 
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JiPR
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MessagePosté le: Mer 30 Mai - 08:46 (2012)    Sujet du message: Lagny-sur-Marne (77400) Répondre en citant

Église et abbaye Saint-Pierre Notre-Dame-des-Ardents

La première abbatiale est érigée sur l’emplacement d’un monastère construit vers 650 par le moine irlandais saint Fursy (lire http://www.orthodoxievco.net/ecrits/vies/synaxair/janvier/fursy.pdf ). En 1019, elle est dédicacée par Léotéric, archevêque de Sens, et dédiée à saint Pierre, saint Paul et aux Saints Innocents. A cette occasion, le roi Robert II le Pieux vient en procession apporter un clou de la Passion, détruit quelques siècles plus tard par les Calvinistes.
Sous la protection des comtes de Champagne et grâce aux Foires, l’abbaye Saint-Pierre devient très prospère. En 1205, les travaux s’engagent sur les bases d’un projet grandiose, une abbatiale d’une longueur de 110 mètres et d’une hauteur sous voûte de 27 mètres. Malheureusement, elle reste inachevée, limitée au choeur qui sera accolé à la nef de l’édifice antérieur. Les modifications font place aux restaurations et aux reconstructions. Le XVIIIe siècle voit la disparition de la nef et la construction du clocher porche actuel. Au cours de la deuxième partie du XIXe siècle, une vague de travaux s’engage sous l’égide de Louis Joseph Napoléon Oudry. Elle sera sanctionnée par une nouvelle dédicace sur les piliers du choeur. En 1950, l’église prend pour deuxième vocable celui de Notre-Dame des Ardents. Il provient d’un mal dû à un champignon qui se développe sur du seigle mal bluté. En 1127, un tiers de la population de la cité en succombe. Progressivement abandonnée à partir de la Guerre de Cent-ans, l’abbaye Saint-Pierre est vidée de ses 8 derniers occupants à la Révolution Française.

L’église Notre-Dame des Ardents et Saint-Pierre se dresse au coeur de la ville. Précédée d’un parvis, elle est bordée à l’est par le square Jeanne d’Arc qui accueille aujourd’hui la statue de cet illustre personnage. Elle s’étend sur 48 mètres de long et 37 mètres de large. La hauteur des bas-côtés nous permet d’apprécier le détail des gargouilles et le visage d’un personnage non identifié. Serait-ce l’architecte ? Le commanditaire ? Son clocher porche épuré et massif s’ouvre sur le chœur majestueux et élancé de l’abbatiale du XIIIe siècle. En entrant, la grandeur et le volume de la construction surprennent. Elle s’élève sur trois niveaux : les grandes arcades, le triforium et les fenêtres hautes.
Les voûtes sont soutenues par des piles imposantes parfois renforcées par des colonnettes engagées. Les chapiteaux sont décorés de bourgeons. Ceux du XIIe siècle, situés dans le mur ouest, présentent des motifs figuratifs avec des animaux qui s’affrontent. Le déambulatoire facilite la desserte de toutes les chapelles.
Dans chaque collatéral, l’architecte a construit une «fausse» chapelle. Cet élément architectural édifié de biais est une des caractéristiques de l’architecture champenoise.
La seconde guerre mondiale n’a pas épargné les vitraux du chevet. Les plus anciens, situés dans les collatéraux, remontent à la deuxième moitié du XIXe siècle. Ils sont l’oeuvre du maître verrier Claudius Lévêque de Beauvais. Plus contemporains, ceux au niveau de l’abside du choeur, dans les chapelles Jeanne d’Arc et Notre-Dame des Ardents, ont été réalisés par le maître verrier Calixte Poupart entre 1951 et 1956. Ils représentent entre autres les saints régionaux : saint Faron, sainte Théodéchilde, saint Fiacre, saint Fursy …
Dans la chapelle Notre-Dame des Ardents, la partie inférieure du vitrail central relate le miracle de Jeanne d’Arc. En 1430, lors de son deuxième séjour à Lagny, elle rejoint, dans cette chapelle, les jeunes filles de la cité pour prier pour la résurrection d’un enfant mort depuis trois jours sans avoir été baptisé. Ayant repris vie le temps de son baptême, l’enfant put être enterré en « terre sainte » (terre chrétienne).
Des vitraux des fenêtres hautes, provient cette lumière mauve qui baigne l’église d’une chaude quiétude.
Elle abrite de nombreuses toiles de l’église Saint-Fursy dont une « descente de saint Esprit » offerte par Louis XIV et une peinture sur bois du début du XVIIe siècle, « la Vierge au Chapelet » (classée M.H). Parmi la statuaire, dans la chapelle Notre-Dame des Ardents, la statue de la Vierge à l’Enfant en albâtre date des XIVe-XVe siècles (classée
M.H.). La chapelle Saint-Fursy (côté sud) accueille des vestiges du portail du XIIe siècle, dont les historiens comparent la facture à celle du portail de la cathédrale de Chartres. Admirez l’habileté des sculpteurs, le soin apporté aux détails dans les étoffes ou les visages.
La chapelle Saint-Joseph (côté ouest) installée dans le clocher du XIIe siècle a reçu un autel en marbre et un retable dont les colonnes sont un don de Louis XIV à la paroisse Saint-Fursy. Remarquez également les boiseries du XVIIIe siècle (classées), mais aussi une cloche du fondeur HILDEBRAND datée de 1826.

Source : http://www.marneetgondoire.fr/



Type d’Édifice : église
Nom de l’Édifice : Saint-Pierre Notre-Dame-des-Ardents
Siècle de l'édifice: 13e, 18e
Forme du clocher :
Clocher en péril : non

Photos



Chapelle Jeanne d'Arc


Vestiges du portail du 12e siècle


Vues à partir du Square Jeanne d'Arc




Abbaye Saint-Pierre

Des bâtiments anciens ne reste que peu de vestiges. Désaffectés sous la Révolution, certains bâtiments de l'abbaye sont vendus en 1796. Le XIXe siècle verra la transformation des bâtiments restants en hôpital militaire, ce qui permet d'éviter à l'abbaye le sort peu enviable de carrière de pierre; l'urbanisation de ce qui deviendra le Grand Paris trouvera bien assez d'autres sites ! L'inscription « Hôpital Militaire » subsiste encore sur le fronton de la porte principale. Depuis 1842, l'ancienne abbaye abrite la Mairie de Lagny-sur-Marne.
Le cloître actuel date de 1755/60. L'entrée fortifiée du XIIIe en arc brisé a résisté, délestée des deux étages de la prison qui la surmontait, et ornée d'une inscription révolutionnaire, sans doute peinte par les furieux de 1793, qui proclame : « unité, indivisibilité de la République, liberté, égalité, fraternité ou la mort ».
_________________
JiPR


Dernière édition par JiPR le Lun 18 Juin - 13:39 (2012); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer 30 Mai - 08:46 (2012)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 17 Juin - 05:37 (2012)    Sujet du message: Lagny-sur-Marne (77400) Répondre en citant

Eglises

Eglise Saint-Fursy (XVIe-XXe)

Fondateur de l'abbaye Saint-Pierre, saint Fursy devient le patron de l'église paroissiale au Xe siècle, à la création de la ville. Reconstruite à la fin du XIIe siècle, puis en partie au XVIe siècle, cette église est fermée pendant la Révolution et vendue en 1796. Après la démolition du chœur et du clocher, l'édifice est réduit à sa façade et à trois travées de nef. Sur le portail se trouvent sculptures mêlent personnages et animaux dans une exubérance de feuillages et de fruits. La façade de l'église est restaurée à la fin du XXe siècle.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Fursy
Siécle de l'édifice: XVIe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Eglise Saint-Michel (XXe), au Fort du Bois. Elle est construite lors de l'urbanisation de ces quartiers dans la deuxième moitié du XXe siècle. De style très sobre, elle est ornée d'un mur vitrail de Calixte POUPART consacré le 11 novembre 1959.
Le chantier de cette église de plan rectangulaire s’ouvre à l’hiver 1957, sur un terrain de 3000 m². Malgré les gelées qui alternent avec les pluies, l’entreprise Tissot mène l’œuvre à bien, selon les plans des architectes André et René Bauve de Lagny. Le bâtiment est inauguré le 5 octobre 1958 par Monseigneur Debray, évêque de Meaux, en présence de notables locaux. Les 25 millions de francs du chantier seront couverts par les souscripteurs.
Le chanoine Jager curé doyen de Lagny avait eu l'idée de cette chapelle de secours. L'abbé Pierre Defosse en fut le premier desservant. Le 31 août 1966, la chapelle devint église et son premier curé fut Henri Thezard, ancien curé de Dampmart.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Michel
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non


Chapelle

Chapelle de l'Hôpital (XIXe)

Dès la fin du XIIe siècle, Lagny-sur-Marne possède un Hôtel-Dieu situé en bas de la ville, à l'emplacement des écoles de la rue du Chemin-de-Fer. Après diverses transformations, il devient hôpital général puis hospice civil. En 1878 et 1879, la construction de nouveaux bâtiments marque les débuts du centre hospitalier général actuel, en constant développement pour s'adapter à une population toujours en augmentation. La chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste, au centre des bâtiments du XIXe siècle, est exécutée en style néo-gothique. Parmi ses vitraux se trouve un saint Fursy de 1863, œuvre des ateliers rémois DURIEUX. L'hopital conserve l'ancienne cloche de l'Hôtel-Dieu, datée de 1631.

Oratoire de la clinique de la rue Vacheresse (XVIIIe-XXe).

L'hôtel particulier de 1788 abrite deux pensions successives puis devient jusqu'en 1919 un établissement de la congrégation scolaire Saint-Joseph de Cluny. Puis est recyclé en clinique et flanqué de nouveaux bâtiments.





Autres cultes

Temple protestant

C'est en 1894, à la suite du passage d'un bateau missionnaire de la Mission Populaire Évangélique (Mission Mc All) que la communauté protestante de Lagny est créée par le pasteur de Quincy-Voisin : Théophile GUIBAL. En 1906, au moment de la séparation de l'Église et de l'État, la paroisse prend le nom de Quincy-Lagny. Chelles, depuis pourvue de son propre temple, y a été rattachée en 1952 tandis que Quincy a été remis à la paroisse de Nanteuil. Le temple protestant construit au XXe est pourvu d'un clocher-mur qui fait saillie d'un pan de toit.

Type d'Edifice: Temple protestant
Nom de l'Edifice : ERF de Lagny
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Temple baptiste (fin XXe)

Type d'Edifice: Temple protestant
Nom de l'Edifice : Eglise baptiste de Lagny
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non


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