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Guérande (44350)

 
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MessagePosté le: Mer 30 Avr - 07:31 (2008)    Sujet du message: Guérande (44350) Répondre en citant

Sous-communes: La Madeleine, Saillé et Clis

Villages importants: Bissin, Quéniquen, Tromartin, Careil, Brézéan, ...

La création de la paroisse de Guérande est traditionnellement attribuée à Waroc'h (577-594), fils de Macliau et prince de Vannes, qui aurait édifié un baptistère à l'emplacement du chœur de la collégiale. Guérande était à l'origine une paroisse primitive et englobait les communes actuelles de Batz-sur-Mer, Le Pouliguen, Le Croisic qui au bas Moyen Age ne formaient qu'une seule paroisse, Saint-Lyphard et vraisemblablement Saint-Molf et Mesquer. L'évêque de Nantes, Actard, ayant déplu au comte breton Nominoë, ce "vicus" qui avait été créé, semble-t-il, au moment de la translation du sarcophage de saint Aubin en 556 (des reliques de saint Aubin y sont attestées en 854), devient vers 848 le siège d'un évêché temporaire, puis bénéficie de la fondation, attribuée au roi de Bretagne Salomon (857-874), d'un collège de chanoines.


Eglises


Eglise Saint-Aubin (XII-XIV-XVI-XXème siècle), située place Saint-Aubin et anciennement collégiale fondée par l'évêque de Guérande, Gislard, sous le règne de Nominoë. En 846, le chapitre de chanoines est composé de 14 chanoines à la tête desquels est placé en 1295 un prévôt, et ce, jusqu'en 1789. Plusieurs sanctuaires se succèdent à l'emplacement du baptistère mérovingien. Cette église est fondée en 852 puis remaniée à plusieurs reprises entre le XIIème et le XVème siècle. Sous le règne de Nominoë, l'église devient le siège d'un évêché temporaire, puis le roi de Bretagne Salomon crée un collège de chanoines, car il voulait lui aussi s'assurer d'un clergé à Guérande.

L'église est détruite en 1342, lors du sac de Guérande; seules restent de cette époque les huit colonnes romanes (XIIè) du bas de la nef, reliées par des ogives. Elle est reconstruite à partir de la seconde moitié du XIVème siècle : elle comporte alors cinq travées. Le clocher actuel est érigé après l'écroulement de la flèche néo-gothique en 1876. Le clocher central, lui, date de 1903. La chaire extérieure date du XVème siècle. La statue de Saint Aubin date du XVème siècle. La chouette, située au-dessus du porche sud du XVème siècle, date du XVI-XIXème siècle. Un jubé est détruit en 1804. La collégiale possède non pas un, mais deux clochers: une flèche en granit couronne le porche et une flèche d'ardoise jaillit au-dessus de la croisée du transept.

Le grand vitrail, œuvre des verriers Reby et Meuret, date du XVII-XIXème siècle: il comporte le Couronnement de la Vierge (XVIIème siècle) et l'Assomption (XIXème siècle). Il a été restauré au XIXe et après 1945. Le vitrail du Rosaire, placé dans la baie du transept et œuvre du verrier Armand Réby, date de 1885. Le vitrail, au-dessus de la grande porte, rappelle le passage de Saint-Vincent Ferrier, évêque de Vannes, à Guérande. Un cénotaphe à gisants (XV-XVIème siècle) est situé dans la chapelle basse : il s'agit de celui de Tristan de Carné, seigneur de Crémeur, capitaine de Guérande et maître d'hôtel des ducs et de la duchesse Anne. Il comprend également son épouse Jeanne de La Salle, décédée en 1526. Les stalles, en bois sculpté, datent de 1650. Les grandes orgues, œuvre des ateliers Beuchet-Debierre, sont équipées de 3500 tuyaux et datent de 1955 : elles ont été restaurées par Jean Renaud. La peinture intitulée "Chapitre" et représentant les chanoines de la Collégiale, œuvre de Jacques Quatroux, date de 1642. La peinture intitulée "La Cène" date du XVIIème siècle : elle provient du couvent dominicain Saint-Yves, fondé dans le faubourg Bizienne et fermé au moment de la Révolution. Sur le pilier face à la chaire, le Christ en bois date du XVIe et aurait été trouvé alors sur la grève de La Baule. Décroché et trainé dans la ville, la corde au cou, en 1794, il fut alors jeté dans les douves, porte Bizienne. Un chrétien l'a recueilli et conservé pendant la Révolution. Il fut raccroché au XIXeme après une grandiose cérémonie d'expiation et restauré par M. POTET, sculpteur nantais, en 1873.

la Fabrique de l'église Saint-Aubin possède avant la Révolution : "l'église Saint-Aubin et son cimetière qui l'entourait; - l'église Notre-Dame, celle de Saint-Michel et son cimetière; - le cimetière de Sainte-Anne et sa chapelle; - les chapelles de la Trinité au faubourg Bizienne, et de Saint-Armel au faubourg Saint-Armel; - l'église Saint-Jean en la ville, avec l'habitation des religieuses de l'hospice Saint-Jean, le fournil et le jardin de cet établissement; - la chapelle du bourg de la Madeleine, celle de Sainte-Catherine de Clis, de Notre-Dame, de Brandu, de Saint-Louis et Saint-Clair, de Saillé, de Saint-Jacques et Saint-Eutrope, de Bréca, avec droit de place, dans tous ces monuments, des troncs destinés à recevoir l'offrande des fidèles". Elle possède, de plus, en la ville de Guérande, "le droit de tenir des étaux et boutiques devant l'église Saint-Aubin, le long du cimetière, ainsi que devant les halles; quelques rentes, et 231 œillets de marais salants". Les revenus s'élèvent en moyenne à 9000 livres et ses charges sont supérieures d'environ 1000 livres, passif soldé par des dons des fidèles et des seigneurs.

Quant on suit la basse nef de droite, après le porche du baptistère, du XVe, on trouve d'abord la chapelle Sainte-Marguerite, qui date, comme toutes les chapelles latérales de la collègiale, du XVIe. Une toile surmontant l'autel représente la Vierge martyre, fêtée le 20 juillet. Puis il y a la porte du clocher, avec une belle pierre trilobée. Ensuite, on voit l'la chapelle Saint-Joseph, avec son autel du XVIIIè. Le vitrail est de 1935. Les statues ornant le retable sont de 1850. A droite de l'autel se trouve le monument élevé à la mémoire du chanoine PLORMEL, curé de Guérande de 1861 à 1890, qui a restauré l'église. Face à l'autel, un tableau de 1642, signé Quatroulx, représente les chanoines de Guérande. Plus loin se trouve la "crypte", ancienne sacristie. Le tombeau qui y est installé est une reconstitution dont la seule partie authentique est le gisant de Tristan de Carné, premier maître d'hôtel des Ducs de Bretagnen et de sa femme Jeanne de la Salle. Le sarcophage (VIè-VIIè) a été trouvé sous le choeur blors des travaux de restauration du XIXe. La vieille statue mutilée provient de la chapelle du cimetière qui entourait l'église : elle représente Saint-Jacques de Compostelle. A gauche de la porte il y a une dalle funéraire.

Continuons la visite dans le pourtour du choeur, à droite. La première chapelle qui s'offre à nos yeux est la chapelle Saint-François d'Assise. Le vitrail est récent, et retrace l'histoire du saint. Immédiatement après, la date du XVIème, mais a été restaurée en 1869, comme l'indique le vitrail représentant l'apparition de Jésus dans la révélation de son amour Miséricordieux à Sainte-Marguerite-Marie, religieuse visitandine de Paray-le-Monial, le 27 décembre 1673. On peut voir à proximité les stalles et le lutrin du XVIIe, restaurés au XIXe. La stalle surmontée d'une couronne est celle du prévôt et porte cet insigne car la collégiale est de fondation royale (roi de Bretagne Salomon au IXe). A droite des orgues de Debierre (1955), on peut admirer le vitrail de saint-Julien l'Hospitalier, datant de 1570 et à gauche le vitrail de St Aubin. A gauche de ce dernier, le petit vitrail en lancette est le plus ancien, semble être du XIVe et représente des scènes de la vie de Saint-Pierre.

Nous voilà rendus dans le démabulatoire à gauche, marchant d'un pas vif vers la nef. Arrêtons-nous un instant dans la chapelle Sainte-Anne. La statue de la sainte date du XVIIe. Face à l'autel, la Cène provient du couvent des Dominicains du faubourg Bizienne, qui n'existe plus. Au-dessus nous découvrons les blasons de la famille Le Pennec de Boisjolan. Aujourd'hui, on chante les laudes et les vêpres dans cette chapelle; elle est aussi le lieu de la réserve eucharistique pour la prière personnelle et la communion des malades. En effet, la sacristie, bâtie au XVIè, se trouve juste après. Sa porte est d'origine. Plus loin se trouve la chapelle de la Vierge Marie, servant de transept nord à l'image de la chapelle Saint-Joseph au sud. L'autel est du XVIIe, les statues qui l'ornent sont de 1850. Le vitrail date de 1885, le tableau représente le repas chez Simon date de 1863 et est un don de Napoléon III. On peut y voir le vitrail du Rosaire (1885, Armand Reby) , où les 15 mystères de la vie de Christ et de Marie sont évoqués dans les 15 médaillons entrelacés dans les branches de l'abre de Jessé. Le bleu de se vitrail est appellé bleu de Guérande. Plus loin se trouve la chapelle de la Vraie Croix, dont le retable en bois sculpté date de 1830. Face à l'autel, le crucifix date du XVe. A gauche en entrant par le grand porche de l'église, le tableau au-dessus des fonts baptismaux, représentant le Baptême du Christ, est signé de Qualtroux et date de 1620. Il est classé Monument Historique. Dans la nef, juste avant ce porche, se trouve aussi un bénitier en granit du XIVème. En sortant, allez voir sur la façade la chaire extérieure du XVè où Saint-Vincent Ferrier prêcha en 1418.

Pour en savoir plus: http://www.infobretagne.com/guerande-eglise.htm

Plans (corrigés) de la collégiale et de ses oeuvres remarquables (cliquez pour ouvrir dans de nouvelles fenêtres) :


Type d'Edifice: Eglise, ancienne collégiale
Nom de l'Edifice : Saint-Aubin
Siécle de l'édifice: XII-XIV-XVI-XXème siècles
Forme des clochers : Flèches
Position du clocher : à la croisée du transept et au-dessus du porche
Clocher en péril : non

Photos (34) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (7) :

façade à l'ouest
double-porche en façade

coté nord vu du chevet
chevet à l'est

porche du baptistère et clocher, au sud
toits et clocher au sud

porche du baptistère

Intérieur (27) :

vue de la nef principale
nef latérale gauche

autel et vitrail de la chapelle de la Vraie Croix

autel de la chapelle de la Vierge Marie
Vitrail du Rosaire (1885)

démabulatoire de gauche

autel et vitrail de la chapelle Sainte-Anne

vitrail de saint-Pierre (XIVème)

vitrail de Saint-Aubin, à gauche du grand vitrail
vitrail de Saint-Julien, à droite du grand vitrail

grand vitrail du choeur : Couronnement de la Vierge (XVIIe) et l'Assomption (XIXe)

autel et vitrail de la chapelle du Sacré-Coeur (démabulatoire droit)

autel et vitrail de la chapelle Saint-François d'Assise

vue de la crypte, ou chapelle basse
autel de la crypte
gisant de Tristan de Carné et de sa femme

autel et vitrail de la chapelle Saint-Joseph

dédicace de l'église restaurée, le 20 juillet 1885, apposée dans la nef latérale droite

vue du "transept" et de la chaire
vitrail de la chapelle Sainte-Marguerite

vue de la nef et du porche
vitrail de la façade, au-dessus du double-porche

Eglise Saint-Clair, à Saillé. Cette église renferme un panneau de bois peint du XVIIème siècle représentant le mariage, en troisièmes noces, de Jean IV et de Jeanne de Navarre le 11 septembre 1386. Jean V et le connétable de Richemont sont nés de cette union. Elle a été réedifiée au XIXème, tout d'abord avec un clocher dont la partie haute était en bois, puis celle-ci a été remplacée par de la pierre. Des matériaux du XVIIème ont été réemployés. Cette ancienne église était double : la nef était l'église paroissiale, le choeur était l'église priorale réservée aux moines de Saint-Florent le Vieil. Ces deux églises réunies dans un bâtiment ont tenu jusqu'à 1892.
L'église a été reconstruite au XIXe sous la direction de l'abbé DECORSE, ancien directeur du Petit Séminaire de Guérande. L'église double ancienne, tombant de vétusté, est abattue en 1892 et le chantier se tient tout entier en 1893; par manque de moyen, le clocher est édifié avec une chambre des cloches en bois, étage reconstruit en béton armé en 1935, avec peu de moyens, ce qui se ressentit aujourd'hui sur l'état de conservation de cette partie du clocher (plateformes en bois fatiguées, échelles branlantes).

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Clair
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : Clocher-porche latéral
Clocher en péril : non

Photos : (11) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (4) :

façade
coté nord
chevet
coté sud et clocher

Intérieur (7) :

vue de l'église

verrière de la façade
verrière nord
le clocher au sud

le choeur et ses vitraux

vue vers l'entrée de l'église


Eglise Sainte-Marie-Madeleine (XIXème), située à la Madeleine. L'église est orientée du nord au sud. La Madeleine se trouve à proximité de la D51 (route de Saint-Lyphard à Guérande), à presque 5 kilomètres de Guérande. Il y règne un calme complet, malgré la proximité de la côte toujours agitée et pleine de touristes. L'église est ouverte tous les matins, de 9 h à 12h. En dehors de ces heures, prenez bien le soin de demander l'autorisation au curé de Guérande avant de demander la clé aux époux LEVEQUE, habitants au n°11 de la rue passant devant l'église.

Celle-ci possède une architecture typique pour la région : construite en pierres, elle possède un clocher-porche surmonté d'une flèche en ardoises sur base carrée, un transept et un chevet hémi-circulaire. Trois chapelles latérales sont accollées à la nef de chaque coté avant le transept. A gauche du clocher, une tourelle ronde à demi hors-oeuvre donne accès au clocher. A droite de ce même clocher se trouve la chapelle des fonts baptismaux, débordant en 3 pans du clocher. Le chevet, soutenu par des contreforts, est percé, comme tout l'édifice, de fenêtres en plein cintre. Deux petites sacristies carrées, enduites de ciment, sont accolées entre le transept et le choeur. Les premières chapelles latérales, celles qui donnent sur la place, ont chacune une porte surmontée d'un oculus.

L'ancien presbytère se situe immédiatement à l'est de l'église, et a été transformé en centre culturel. Il accueille des expositions en semaine. On peut y admirer dans la cour un beau puits en forme de pyramide tronquée, construit en pierres sèches. On peut voir le long de la rue principale, vers l'est, avant le cimetière, un puits avec poulie, encore en service, et la statue de Notre-Dame de Brière. Cet édicule est construit en 1948 et est l'oeuvre du sculpteur Claude Petitet.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Sainte-Marie-Madeleine
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : Clocher-porche
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade au nord
façade et coté ouest

cotés ouest et sud
cotés est et sud

Petit patrimoine de la Madeleine (3) :

puits de la cour du Presbytère
puits traditionnel, avec poulie et seau

Statue à Notre-Dame de Brière


Chapelles

Chapelle Notre-Dame-la-Blanche (XIVème siècle - 1853), édifiée par Jean de Montfort (Jean IV) en 1348. Elle comporte une seule nef divisée en cinq travées. Deux autres travées occupent le chœur. Cette chapelle est au XIVème siècle une église paroissiale entourée d'un cimetière. C'est dans cette chapelle qu'est signé le 4 avril 1381 le second traité de Guérande entre le duc de Bretagne et le roi de France qui rétablit Jean IV comme duc de Bretagne. La voûte du chevet et les boiseries habillant les parties basses datent des années 1850. Cet édifice religieux, qui a servi de lieu de réunions pendant la Révolution, a été vendu nationalement en 1796, racheté et restauré en 1853 par l'abbé Sorin, curé de Guérande. Dans le langage usuel, on l'appelle encore souvent église Notre-Dame de la Blanche, mais elle n'est plus le siège de la paroisse, même si la paroisse actuelle de la ville de Guérande a gardé ce nom.
La chapelle, orientée d'ouest en est, se trouve tout près de l'église Saint-Aubin, et est directement accessible par la porte de Bizienne, qui donne sur la route de la Turballe et le faubourg Bizienne.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Notre-Dame-la Blanche
Siécle de l'édifice: XIVème-XIXème
Forme du clocher : Flèche
Clocher en péril : non

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir) :

façade
coté sud
chevet à l'est


Chapelle Saint-Michel (XIII-XVème siècle), Située au carrefour des grands chemins, conduisant de la ville de Guérande à Nantes via le bourg de Saint-André des Eaux et à Saint-Nazaire via la chapelle Saint-Servais à Escoublac, la chapelle Saint-Michel marque l'entrée historique de la cité médiévale depuis le XIIIème siècle. C'est là que commence le cérémonial qui marque la première entrée de l'évêque. Cette chapelle était en 1477 le siège d'une paroisse (dont Alain de Quelen était le curé). Son origine est, semble-t-il, liée à une léproserie de fondation ducale. Le seigneur de Careil possédait jadis dans l'église paroissiale Saint-Michel de Guérande une chapelle du coté de l'épître (à gauche de l'autel.
Située au Levant, la chapelle Saint-Michel a donné son nom au faubourg. Elle avait son pendant à l'ouest : l'ancienne chapelle de la Trinité (voir ci-dessous dans la partie "Anciennes chapelles"). A l'origine, l'édifice était une chapelle de léproserie créée par le duc de Bretagne Pierre de Dreux. La chapelle devint ensuite église paroissiale. Elle était entourée d'un cimetière.
Au XVIème siècle, la réforme protestante atteint Guérande. La chapelle Saint-Michel est alors ouverte au culte réformé pour quelques années. La paroisse Saint-Michel sera supprimée à la fin du XVIème siècle : elle intègrera celle de Saint-Aubin.
La façade de l'édifice dotée d'un petit campanile est remaniée au XVIIème siècle. Lors du siège de Guérande en 1793, les royalistes prennent position dans la chapelle Saint-Michel et son cimetière, à l'abri des murs.
La toiture est restaurée en 1955. La chapelle est désaffectée depuis le 20 mars 1981. Son intérieur conserve quelques éléments intéressants dont les bénitiers intégrés dans les murs. Son chevet est plat. A proximité se trouve le logis médiéval de la Porte-Calon, qui a été tour à tour couvent des Ursulines et Petit Séminaire et qui possède une chapelle ajoutée au XIXème.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Michel
Siécle de l'édifice: XIIIème-XVème siècles
Forme du clocher : Flèche
Clocher en péril : non

Photos (5) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir) :

façade
façade, coté nord et chapelle des Ursulines au fond

chevet
coté sud

chapelle Saint-Michel, logis de la Porte-Calon, chantier d'aménagement routier et chapelle du Petit Séminaire au fond à gauche


Chapelle du Petit Séminaire (XIXème). Ajoutée au logis médiéval de la Porte-Calon par les Ursulines, elle ne possède pas de clocher et est orientée du sud au nord. A l'extrémité du chevet, au nord, elle a une chaire extérieure en granit. Depuis le départ du Petit Séminaire pour lequel elle servait, puis de l'école communale, la chapelle a été restaurée mais le logis de la Porte-Calon est en friche. Comme elle ressemeble beaucoup à la chapelle du nouvel hôpital Saint-Louis, on peut la distinguer par les hauteurs de la nef et des contreforts. Le logis appartient toujours au diocèse, seul le portail en est classé Monument Historique. Avant la crise, on parlait d'en faire une résidence hôtelière dont il n'y a plus de nouvelles ni de dites aujourd'hui.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du petit Séminaire
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

coté ouest
chevet au nord et coté est

Chapelle Notre-Dame de la Salette (XIXe), à Saillé, auj. Maison des Paludiers

La chapelle a été construite vers 1842, au nord de l'église, selon un axe nord-sud, pour suppléer à l'église menaçant ruine. Elle n'a pas de clocher et est rectangulaire, avec une façade au nord. Le style général est néo-gothique, les murs étant soutenus de contreforts et percés de 3 baies (pour les cotés) et d'un porche en ogive. Une niche sur la façade devait abriter une statue de la Vierge de la Salette qui n'y est jamais venue. Pendant la durée du chantier de l'église St Clair, en 1893, la chapelle a servi d'église paroissiale. Avant, et après jusqu'en 1905, elle a servi comme sacristie, salle du patronage ou chapelle des catéchismes. La commune la récupère en 1905 et l'affecte aux oeuvres de bienfaisance, mais elle finit par retourner au diocèse qui la laisse peu à peu à l'abandon jusqu'en 1971 où elle est achetée par M. EVAIN pour le compte du Cercle celtique des Paludiers, association défendant les coutumes et la langue bretonne du bourg de Saillé. C'est alors que la chapelle devient la Maison des Paludiers. Dans la chapelle réaménagée en espace muséographique, les vitraux sont obturés mais la charpente originelle, au-dessus de la voûte retirée, a été respectée.

Site de la Maison des Paludiers : http://www.maisondespaludiers.fr

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : ND de la Salette
Siécle de l'édifice: XIXème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade et coté ouest
coté est
chevet au sud

vue intérieure


Chapelle Sainte-Catherine d'Alexandrie, à Clis.

La chapelle de Clis est dédiée à Sainte-Catherine d'Alexandrie, très vénérée au moyen-âge. L'enceinte qui la sépare au nord du manoir de Tuloc recéle quelques réemplois d'une chapelle beaucoup plus ancienne, qui daterait du Haut Moyen-âge.
La chapelle actuelle a remplacé un édifice détruit à la Révolution et a été bâtie au début du XIXème. Elle fut rendue au culte en 1834.

Orientée d'ouest en est, ce modeste édifice rectangulaire de 26 mètres de long est situé le long de la route de Guérande à la Turballe. Sur le toit se trouve un petit clocher qui n' pas d'accès : pour faire sonner la cloche, une corde pend dans la chapelle. Le chevet est plat et ajouré d'une fenêtre ogivale ornée de trèfles. Entre deux de ses contreforts une croix en granit est datée de 1820.

A l'intérieur, le retable en bois peint date de 1834 et ses peintures sur toile représentent Sainte Catherine, la Vierge à l'Enfant et Saint-Pierre. Le tabernacles et les gradins en bois peint sont du XVIIIème. Le Grand Christ date lui du XVème. Cet ensemble est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.
De part et d'autre du choeur, les deux fenêtres matérales sont ornées de vitraux représentant une paludière et un paludier recevant respectivement la bénédiction de Saint Jacques et de Sainte Catherine.

Deux statues se trouvent de part et d'autre du sanctuaire : saint Gérard de Nella à gauche et saint Louis de Montfort à droite. La voute est lambrissée et les poutres transversales sont moulurées. Les portes latérales viennent d'être refaites par Jean-Claude Landeau, ancien menuisier retraité de Clis, et sont d'une qualité et d'un art remarquable : très épaisses, elles sont ferrées et cloutées, et s'emboîtent parfaitement contre l'ogive des portails. Sa femme m'a généreusement ouverte la chapelle, et je l'en remercie beaucoup.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Sainte-Catherine d'Alexandrie
Siécle de l'édifice: XVIIè-XIXème
Forme du clocher : flèche
Clocher en péril : non

Photos (8) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (3) :

coté nord (vue depuis la route)
façade
chevet

Intérieur (5) :

vue vers l'autel
vue vers l'entrée

autel et retable
vitrail au paludier
vitrail de la paludière


Chapelle de l'hôpital Saint-Louis (XVIIIème). C'était le lieu de culte du nouvel hôpital, édifié extra-muros, et il n'appartient plus maintenant à l'hôpital lui-même. La chapelle et l'hôpital se trouvent rue Faubourg Saint-Michel, en allant vers la chapelle qui a donné son nom au faubourg.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'hôpital Saint-Louis
Siécle de l'édifice: XVIIIème
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (3): (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

coté nord sur la rue
coté sud dans la cour de l'hôpital

vue des bâtiments XVIIème de l'hôpital et du beffroi

Chapelle Saint-Cado (XVè). Elle a servi au culte protestant jusqu'à peu après 1641. Le domaine proche de Careil comprenait, en 1673 et 1679 : « le chasteau et manoir de Careil avec ses galeries, cour, tourelles et guérites, mâchicoulis, pont-levis, etc.... le grand portail de ladite cour avec ses deux tours dont l'une appelée tour de l'horloge ...., l'estang dudit lieu et la chapelle Saint-Servais ... un colombier et refuge à pigeons .... un autre ancien estang avec un parc de 350 journaux de terre .... une pièce de terre appelée la Motte environnée d'eau, au bourg de Saillé, etc. ». La sablière de la chapelle date du XVème siècle. Cette chapelle située au coeur du village sur une butte de granit, au-dessus de La Baule, est fermée. La clé est à la mairie de Guérande.

Type d'Edifice: Chapelle privée
Nom de l'Edifice : Saint-Cado
Siécle de l'édifice: XVème
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : Sur le faîte du toit, au milieu de la chapelle.
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade à l'ouest
coté sud
chevet à l'est
vue depuis le nord-est

Chapelle Saint-Armel (XVIIIè), dans le faubourg Saint-Armel, sur la route de Saillé. Elle est aujourd'hui désaffectée et sécularisée. Cette chapelle, aussi appellée Kermaria au XIXème et au début du XXème, est maintenant transformée en maison. Elle est située un peu au sud du mail qui surplombe l'ancien bastion, au sud des remparts, au-dessous de la boutique de l'antiquaire.

Photos (3) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade à l'ouest
cotés nord et est
coté sud



Chapelles privées

Chapelle de Colveux, au château du Colveux.

Oratoire Saint-Servais au château de Careil (XVIIIème). C'est une pièce située au coeur du château, à l'angle des deux ailes, large d'un peu plus de 2 mètres et longue de 4, orientée vers le sud. Sur le mur sud se trouve un crucifix et l'autel en bois. Une maie se trouve sur le mur ouest. A l'est, une porte à voûte surbaissée donne sur l'aile principale du château. Je ne peux malheureusement présenter de photos de l'oratoire, car le propriétaire du château a interdiction de laisser photographier tout meuble du château. L'oratoire remplace une chapelle jadis située dans une troisième aile du château, brulée au XVIIIème lors d'un incendie.

Chapelle du château de Kerfur, à Kerfur situé à l'est de la route de La Baule après sa jonction avec la route venant du faubourg Saint-Armel. Cette petite chapelle en granit possède un petit clocher-lanternon juché juste au-dessus de la façade. L'ensemble de sa décoration intérieure date du XIXème; les murs sont tapissés d'hermines sur fond bordeaux et la voûte est, elle, peinte en "ciel étoilé".

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : du château de Kerfur
Siécle de l'édifice: XVIIIè
Forme du clocher : lanternon
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vues de la chapelle

Chapelle privée du manoir de Bissin(XVIIe). C'est un petit édifice avec un chevet à pans, coiffé d'un petit dôme octogonal sur le toit.

Type d'Edifice: Chapelle privée
Nom de l'Edifice : du manoir de Bissin
Siécle de l'édifice: XVIIème
Forme du clocher : dôme hexagonal
Position du clocher : Sur le faîte du toit, au milieu de la chapelle.
Clocher en péril : non


Chapelle du manoir de Villeneuve, située au hameau de Villeneuve à l'entrée est de la ville, sur la route de la chapelle Saint-Michel. Le château de Villeneuve date du XIIIème siècle.

Chapelle du manoir de la Cour de Léchet, sur la route de Mesquer (D 252).


Chapelles d'établissements scolaires

Chapelle du collège-lycée Saint-Jean-Baptiste , au sud des remparts

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Jean-Baptiste
Siécle de l'édifice: XXè
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photo (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)



Dernière édition par Admin le Jeu 10 Juin - 17:56 (2010); édité 38 fois
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MessagePosté le: Mer 30 Avr - 07:31 (2008)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mer 30 Avr - 07:55 (2008)    Sujet du message: Guérande (44350) Répondre en citant

Anciens couvents

Ancien couvent des Jacobins, fondé entre 1404 et 1409, par le duc Jean V : sa fondation est autorisée le 19 mars 1404 par une bulle du pape Benoît XIII et la première pierre est posée le 16 mars 1409.

Ancien couvent des Ursulines, fondé en 1646 dans un logis médiéval, le manoir de la Porte-Calon, construit au XVème par la famille Calon. Elles construisent un grand corps de couvent à aile en retour, achevé en 1704, comme le clocher. L'ensemble est complété de deux ailes en retour et d'une grande chapelle au 19e siècle, quand le petit séminaire s'installe dans l'ancien couvent. Il sert de "dépot d'internés", dits indésirables (ressortissants germains et austro-hongrois, indésirables divers, suspects d'espionnage...) de 1914 à 1918, comme d'autres lieux souvent insulaires (île de Groix, ouvert jusqu'en 1920, accueillant 400 russes blancs de la région d'Arkhangelsk), île de Maillezais en Vendée, de Ré ...) ou côtiers (camp de la Pierre-Longue, à Brest, avec des baraquements et d'une capacité de 2000 personnes).

Voir aussi ci-dessus :

Arrow Chapelle Saint-Michel

Arrow Chapelle du Petit Séminaire

Ancien monastère Saint-Yves des Dominicains, situé à l'extrémité de la porte Bizienne, au sud de la ville castrale. C'est là qu'eut lieu en 1625, une réunion des Etats de Bretagne. Dans les premières années de son règne, le duc de Bretagne, Jean V, sur les instances de son confesseur, frère Jean Le Danteuc, de l'Ordre des Religieux Dominicains du couvent de Morlaix, résolut de fonder, en faveur des Frères Prêcheurs, un monastère en Guérande. Le pape d'Avignon, Benoît XIII, informé de ce projet, accorda cette fondation en 1404. La première pierre du monastère est posée le 16 mars 1409, en présence du duc de Bretagne, de ses enfants, les princes Pierre et Gilles, des évêques de Nantes et de Cornouaille, de l'évêque-chancelier Jean de Malestroit et de frère Jean Le Danteuc. L'église est consacrée le 9 septembre 1441 par l'évêque Jean de Malestroit. La fin du monastère arrive en 1790. A cette époque, les religieux n'étaient plus qu'au nombre de quatre. De l'église Saint-Yves, il ne reste aujourd'hui que la base du porche.

Anciennes chapelles

Ancienne chapelle Saint-Jean (fin XIVème- début XVème). C'était la chapelle de l'ancien hôpital Saint-Jean, crée par l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem qui possédaient en 1160 une demeure du fief de Trémillet. L'ancien hôpital était établi près de la porte Bizienne à l'intérieur des murs. Il fut rebati extra-muros au XVIIIème. Aujourd'hui le musée de la Poupée occupe l'édifice, dont seule la façade rue de Saillé, près de la porte du même nom, est restée intacte.

Photo (1) : (c'est une photo personnelle, cliquez pour agrandir)




Ancienne chapelle Saint-Laurent, aujourd'hui disparue. Mentionnée au début du XVème siècle, elle était située non loin de la porte Bizienne. Elle est concédée au début du XVème siècle aux dominicains et laisse ensuite la place à une nouvelle chapelle de la Trinité édifiée non loin. Ce sont justement les dominicains qui la détruisirent lors de la construction du couvent Saint-Yves en 1404.

Ancienne chapelle de la Trinité, aujourd'hui disparue. Mentionnée au début du XVIème siècle, elle était située aussi non loin de la porte Bizienne, à l'ouest de la ville castrale.

Ancienne chapelle de Trémelu, à la Madeleine. Un calvaire a été érigé à sa place en 1884.

Ancienne chapelle du cimetière de l'église Saint-Aubin, détruite sans doute à la Révolution. La statue de Saint-Jacques qui y était a été transférée dans "la crypte" de la collégiale St Aubin; peut-être que cette chapelle était dédiée à ce saint, Guérande étant un croisement des chemins jacquaires bretons.

Ancienne chapelle Sainte-Anne. Elle avait son cimetière, aujourd'hui désaffecté et fut sans doute détruite. Un bâtiment du XVIIème lié à ce cimétière est sauvegardé et se trouve au nord de la ville médiévale (près de la porte Vannetaise).

Ancienne chapelle Saint-Servais, près du manoir de Careil, mentionnée dans ce domaine en 1673.


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