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Goussainville (95190)

 
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MessagePosté le: Ven 25 Mai - 17:18 (2012)    Sujet du message: Goussainville (95190) Répondre en citant

Eglises

Eglise Saint-Pierre-saint-Paul (MH depuis 1914), au Vieux-Pays

On trouve la première mention de Gunsanevilla en 832 dans une liste des terres de l'abbaye de Saint-Denis sous l'abbatiat de Hilduin. La première mention de l'église a lieu en 1125, la tour du clocher est construite aux XIIe et XIIIe siècles. Les chapiteaux romans et du XIIIe subsistent dans les premières travées de la nef et des bas-côtés. LEBEUF signale avoir vu l'épitaphe de Philippe d'Aunoy (┼1518) dans cette église. La fête de la dédicace, qui avait lieu le dimanche de Quasimodo, est reportée en 1536 au premier jour du mois de juillet, probablement suite à la bénédiction d'un nouvel autel. La reconstruction s'étend jusqu'en 1559 (inscription au fond de la niche extérieure du contrefort sud du chevet). L'on hésite entre deux architectes maîtres d'oeuvre, Jean BULLANT (1510/5 - 1578) ou Nicolas de SAINT-MICHEL (1520? - 1590?). En 1561 la dédicace est déplacée au premier dimanche d'octobre, suite à la consécration d'un nouvel autel. Sur la niche extérieure du contrefort sud du chevet, il y a aussi la date de 1564 inscrite, elle, sur la voussure du tympan de cette niche, elle correspond à l'achèvement des voûtes de la nef. Dans l'escalier du clocher, deux graffiti accompagnés du nom de Nicolas Verboi sont gravés dans la pierre de l'escalier du clocher. En 1682, une cloche, Nicole Elizabeth, est baptisée.

En 1794, ordre est donné d'enlever les plombs de la toiture, mais aussi d'ouvrir toutes les tombes pour retirer les cercueils faits du même métal. La République née sur les décombres de la France manquait de balles, et les paroisses les plus proches de Paris et des grandes villes payaient de leur histoire et du sang de leurs habitants l'illégitimité des nouveaux maîtres. Les emblèmes religieux sont retirés des trois chapelles, dédiées à la Vierge, à saint Nicolas et saint Jean. Lassée de tant de mauvais traitements, la voûte du choeur s'écroule en 1804.
De 1852 à 1867, les toitures et le clocher sont réparés, puis le clocher et les voûtes des arcs-boutants de 1867 à 1875. Quatre arcs-boutants nord sont supprimés, une rosace créée au pignon ouest. En 1875, la grande nef est couverte d'ardoises, puis de tuiles en 1946. Les charpentes sont refaites dans les années 20, puis les faces sud et ouest du clocher; des vitraux sont installés en 1930 et 1933. En 1935 l'architecte CARLIER dépose les cadrans d'horloge en bois et installe des abat-sons plus menus.

L'église est reconstruite au milieu du XVIe siècle sous l'impulsion du seigneur local, Antoine de Nicolaï. L'édifice comporte une nef aveugle et des bas-côtés à six travées, sans transept et sans chœur proprement dit : il se termine par un chevet plat, qui a la particularité de reproduire presque à l'identique la façade occidentale. Comme cette dernière donne sur l'étroit passage desservant le cimetière, directement au nord de l'église, elle ne comporte pas de portail. Le portail principal se situe au milieu de la façade sud ; de style Renaissance, il comporte une porte rectangulaire à double battant, encadrée par deux pilastres et surmontée d'un fronton surbaissé. À droite de ce portail, les vestiges d'un portail roman vraisemblablement reconstruit, puis bouché, sont encore visibles. Le clocher est supporté par la deuxième travée du bas-côté sud, dernier élément majeur de l'église précédente, bâti vers 1140-1160. Des beaux chapiteaux caractéristique de cette époque se sont conservés. Deux étages du clocher s'élèvent au-dessus du bas-côté ; le premier comporte une baie plein cintre et le second deux baies gemellées abat-son par face. Chaque angle présente une tourelle carrée coiffé par un pinacle ; hormis la tourelle de l'angle nord-est qui est plus épaisse et abrite l'escalier, ces tourelles sont factices et constituent un déguisement des contreforts.

À l'intérieur, l'angle très ouvert des arcs-doubleaux en arc brisé n'est pas favorable à la stabilité de l'édifice et nécessite des tirants. Par contre, les colonnes doriques sont particulièrement massives. Elles se poursuivent verticalement par des pilastres ioniques qui recoivent les retombées des doubleaux et des croisées d'ogives des vôutes du plafond, aux clés pendantes. Près de la chaire, des corbeaux soutenaient une poutre de gloire. Le 21 septembre 1608 un nouvel autel surmonté d'un retable où la Passion du Christ était sculptée en bas-relief a été consacré. Il subsiste toujours de nos jours : l'œuvre présente à gauche la Flagellation et le Portement de Croix ; au centre la Crucifixion ; à droite la Descente aux limbes et la Résurrection. A remarquer aussi, l'encadrement dorique très riche de la modeste porte du clocher, et le système de fermetures compliqué de la porte de la sacristie : trois serrures actionnées par des tiges et des barres à mettre en oeuvre dans le bon ordre : http://fr.topic-topos.com/porte-de-la-sacristie-goussainville

L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul n'est plus utilisée pour le culte en raison de son mauvais état et de la présence de l'église Saint-Michel au centre des nouveaux quartiers de Goussainville. Elle se trouve en effet au Vieux Pays, qui est dans l'axe des pistes de l'aéroport tout proche : ADP a été obligée de racheter les maisons et d'indemniser les habitants relogés dans les quartiers neufs de Goussainville. L'église ayant été classée MH, son périmètre de protection de 500 m s'étendait à tout le village qui ne put être rasé; les maisons fissurées restèrent 1/2 siècle à l'abandon. En 2009, ADP rétrocède la superficie pour 1€ symbolique à la mairie de Goussainville, qui a démarré la restauration de l'église, va démolir avec l'autorisation de l'architecte MH les maisons les plus endommagées et va reconvertir le village en ZAC d'artisanat d'art.
Dossier de l'Inventaire Régional du Patrimoine : plans et photos N/B de l'église : http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR11/IA00080273/inde…

Sous l'église se trouvent deux longues caves étroites voûtées en arc brisé sous le parc du château, reliées par un escalier à une cave d'un plan cruciforme sous l'église, voûtée en croisée d'ogives, encore plus profond. L'entrée se situe à l'extrémité ouest du pavillon de garde à l'entrée du parc du château. Ces caves datent probablement du XIVe siècle. Leur grande profondeur fait paraître peu probable une utilisation comme lieu de culte, et il ne s'est pas agi non plus d'un lieu de sépulture. Au contraire, les caves ont toujours appartenu au propriétaire du château et utilisé comme celliers. Ce ne sont pas les seules caves de ce type à Goussainville ; leur classement avait comme but d'empêcher le propriétaire d'effectuer des travaux pouvant déstabiliser l'église.
Dossier de l'Inventaire régional du Patrimoine sur le château et ses caves (cartes, plans, photos N/B) : http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR11/IA00080285/inde…

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Pierre-saint-Paul
Siécle de l'édifice: XIIe-XIIIe-XVIe-XIXe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : au-dessus de la façade, sur le toit
Clocher en péril : non

Photos (3) :
(1)
(2)
(3)

Crédits : Utilisateurs wikipédia P.Poschadel (1, côté sud et clocher) et Clicsouris (2, clocher et chevet, 3, pignon ouest) sous licence libre Creative Commons 2.0


Eglise Saint-Michel, rue Bolivar

Eglise paroissiale élevée à l'emplacement d'une chapelle en bois construite en 1927 par l'abbé Mercier curé fondateur de la paroisse ; la pose de la première pierre du clocher a lieu le 18 novembre 1956. L'église consacrée en 1959 est édifiée par l'architecte Roger NEDONCHELLE et les verrières sont faites par les maîtres verriers Jacques et Mireille JUTEAU. L'église est construite par les entrepreneurs Robert BONNEVIE et fils.
Le clocher campanile en avancée est relié au bâtiment principal par un oratoire situé sur le parvis. La nef unique est couverte d'un toit à deux grands pans, la charpente intérieure en carène est supportée par des murs porteurs bas. Le chevet est droit, le sanctuaire éclairé par une parois de claustras, deux vitraux et des puits de lumière. Le mur droit de la nef est aveugle, une bande de claustras se trouve au sommet du mur gauche, la verrière de la tribune éclaire le choeur. Dans le sol du bas-côté droit se trouve la dalle funéraire de l'abbé MERCIER (1873-1962) curé fondateur de la paroisse, une plaque rappelle la mémoire de Paul GAULTIER curé de 1943 à 1986 sous l'égide duquel l'église a été construite.

Première chapelle :


Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Michel
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : beffroi
Clocher en péril : non

façade de l'église

Crédits : Utilisateur wikipédia P.Poschadel sous licence libre Creative Commons 2.0


Ancien prieuré

Ancien prieuré de la Grange des Noues (XVIIIe-XIXe)

La ferme appelée initialement ferme de Goussainville est attestée en ce lieu depuis 1412, ou selon d'autres sources depuis 1125, et appartenait à l'abbaye Notre-Dame du Val de Mériel, plus ancienne fondation cistercienne en Ile de France. C'était une grange monastique, c'est-à-dire une exploitation agricole sur laquelle travaillèrent des frères lais. En 1611, la ferme passe dans le giron du couvent des Feuillants de la rue Saint-Honoré de Paris, avec les autres possessions de l'abbaye du Val. À l'emplacement de l'ancienne ferme, les Feuillants firent construire un prieuré en 1740, comprenant chapelle, logis et grange. L'ensemble est vendu comme bien national en 1791, suite à la Révolution, et transformé en manufacture de salpêtre en 1794. La chapelle est remplacée au XIXe par une maison. Ensuite, l'activité agricole reprit jusqu'au début du XXe siècle. Le percement de la rue Victor-Basch divisa alors le domaine en deux parties. Les bâtiments accueillirent d'une part un abattoir (demande d'autorisation en 1926) puis un dépôt de combustibles, d'autre part des commerces et une hôtellerie.

Le logis en pierre de taille a abrité jusqu'au début des années 2000 un bâtiment d'accueil paroissial, mais est actuellement vacant en raison de son mauvais état. Perpendiculaire à la rue, seulement l'une des extrémités est bien visible depuis le domaine public. Quant à l'ancienne grange, elle a été démolie pour moitié, et est englobé dans le site d'une entreprise. Elle aussi est en mauvais état et n'a bénéficié d'aucune mise en valeur.

Photo (1) :
le logis

Crédits : Utilisateur wikipédia P.Poschadel sous licence libre Creative Commons 2.0




A signaler aussi

Arrow Ferme et colombier de Montmorency (XVIIIe)

Le pigeonnier est mentionné en 1437. Détruit en partie au XVIIe, il est reconstruit au siècle suivant et possède la particularité de ne pas être divisé par un plafond intermédiaire; les boulins en terre cuite vont donc sur toute la hauteur des murs, atteignant de ce fait le nombre exceptionnel de 3 500. L'échelle pivotante qui permettait d'accéder aux boulins a disparu, et le toit est partiellement découvert depuis longtemps, si bien que le délabrement du bâtiment se poursuit. La grange est toujours sur son emplacement du XVIIe, le logis a été rebâti au XIXe et s'effondre comme le reste.
Dossier de l'Inventaire du Patrimoine régional : http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR11/IA00080262/inde…

Arrow Château (XIVe-XIXe)

Un acte de 1347 mentionne un manoir et une donation de 1527 mentionne un château ; les caves classées monument historique sur la parcelle cadastrale 1983 C1 119 pourraient être des restes de cette période. Les édifices du XIVe, XVIe-XVIIe ont été détruits. Un plan de la seigneurie de Goussainville, montre une vue cavalière des bâtiments ; un des plans du projet de Robert de Cotte montre une élévation de l'ancien bâtiment, réputé vétuste dans des correspondances privées au moment du mariage Nicolay Lamoignon en 1705.
Le château est démoli à partir de 1791, la mairie école de Goussainville se trouve dans les communs de 1840 à 1865. A partir de 1860, une maison de notable est construite. Le château et ses communs sont abandonnés à partir des années 1970 et ouverts à tous les vents. Il a brûlé en 2008 et est très vétuste.


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