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Etampes (91150)

 
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MessagePosté le: Jeu 5 Avr - 16:40 (2012)    Sujet du message: Etampes (91150) Répondre en citant

Églises

le centre-ville d'Étampes depuis la tour de Guinette

Collégiale Notre-Dame du Fort, dans le centre ville près de la gare

Le nom d’Étampes est attesté à partir du VIIe siècle à la fois par des inscriptions sur des monnaies mérovingiennes et par deux citations dans les livres de l’Histoire des Francs de Grégoire de Tours. La forme latine canonique est Stampae, mais le nom est souvent traité à date ancienne comme un indéclinable, sous la forme Stampis.

En 911, les troupes normandes de Rollon saccagèrent la ville. On connaît encore mal l’histoire du transfert progressif du noyau urbain principal dans l’actuel centre-ville. Récemment Bernard Gineste a développé l’idée que Saint-Basile était d’une fondation carolingienne, et que le périmètre de la place forte originelle, le castrum, attestée dès les environs de 936, était en contrebas, et encore très restreint au milieu du XIe siècle. Il n’aurait compris que quelques pâtés de maisons entre les actuelles rues du Petit-Panier, Sainte-Croix, de la Tannerie, Evezard et le début de la rue du Renard. Les fouilles archéologiques menées juste après par l’INRAP, d’abord sur le site de l’ancien Hôtel-Dieu puis rue de la République, sous la direction de Xavier Peixoto, ont confirmé ces hypothèses fondées sur l’étude d’une charte de 1046, importante pour l’histoire de la ville. Helgaud de Fleury, ami et biographe du roi Robert le Pieux, attribuait à ce monarque la construction d’un palais dans ce castrum, ainsi que celle d’une collégiale desservie par douze chanoines, nommée Notre-Dame. Il semble cependant que cette dernière fondation fût surtout le fait de la noblesse locale. Deux villes coexistaient alors : Estampes-le-Châtel et Estampes-les-Vieilles. La collégiale abritait jadis les reliques de saints Can, Cantien et Cantienne, trois martyrs du IVe siècle.

D’un premier édifice, inachevé en 1046, subsiste la crypte dont les voûtes ont été peintes au XVIe. Au cours des XIIe et XIIIe siècles, cinq campagnes de constructions se succédèrent pour aboutir à l'église actuelle, fortifiée vers 1200 par l'ajout d'une façade épaisse qui gomme les formes du pignon ouest et forme un chemin de ronde accessible via le clocher. Une tour à mâchicoulis flanque le transept nord. Cette église était ainsi le lieu fort de la ville basse, dominée par le donjon de Guinette à flanc de coteau.

La nef fut reconstruite à partir de 1130 et est constituée de trois vaisseaux voûtés d'arêtes. Les chapiteaux qui surmontent les colonnes circulaires sont décorés de feuillages, rinceaux, têtes animales ou humaines frustes et grimaçantes. Les voûtes datent du XIXe. Le choeur est la première réalisation gothique à Etampes; les vitraux du chevet datent du XIXe.

Du 13 novembre 1562 au 3 janvier 1563, puis du 23 à 26 juin 1589, la ville fut prise d'abord par les Protestants, puis par les deux Henri pendant la Ligue, et deux fois pillée. En 1589, le roi permit aux habitants excédés de voir leur donjon causer la ruine de leur ville de placer une charge explosive à la base du pilier central de la tour quadrilobée, qui se fissura seulement, et ne tomba pas. Elle est restée dans cet état depuis, non sans que les bombardements de 1943/44 n'aggravent son cas. Personne n'a eu heureusement l'idée de faire sauter l'église, point fortifié de la ville basse. A son plan irrégulier, nul besoin de chercher une signification symbolique : elle a toujours été comprimée par le tissu urbain dont les rues ont entravé tous les agrandissements ultérieurs.

Celle-ci compte au moins sept portes parmi lesquelles le portail royal (vers 1140) dont le tympan est consacré à la représentation de l’Ascension du Christ. Les six statues-colonnes, mutilées lors des Guerres de Religion par les reîtres allemands installés dans l'église transformée, comme toutes les autres de la ville, en écurie, présentent de nombreuses analogies avec celles du portail occidental de la cathédrale de Chartres (en particulier dans les drapés). Un vitrail, dit des Sibylles, date des années 1550 et représente l'Arbre de Jessé. D'autres vitraux datent de 1571 (Adoration des Bergers) voire de la fin du XVe (Baptême du Christ). La majorité des vitraux a été réalisée entre 1840 et 1880 par R. LEGRAND et Aîné BRUIN.

L'orgue est celui de France qui compte le plus de tuyaux du XVIe; réparé au XVIIIe, il fut restauré par Louis SURET en 1843. Les voûtes et les fenêtres hautes sont de 1845. Les vitraux de la chapelle sud, près de la tourelle du chartrier ou trésor des chanoines, datent de 2006. La porte de la sacristie de la Sainte-Vierge, au sud du choeur, date du XVIIe. Les croix de consécration peintes sur les piliers du choeur dateraient du XIVe.

L'accès au clocher et à la tribune se fait par une porte située dans la chapelle des fonts baptismaux. Un escalier taillé dans l'épaisseur du mur fortifié, monté en moellons de schiste rendus glissants par l'age et l'usure se fraie un chemin vers la tribune, puis le deuxième niveau du clocher, une grande salle carrée surmontée par une cage en bois et plâtre qui a du jadis abriter une horloge. Les pigeons sont présents malgré les grillages. Une porte grillagée et fermée par un crochet donne sur l'imposante charpente, en partie médiévale, qui couvre dans un espace unique la nef, les transepts et le choeur. Un escalier permet, à droite, d'atteindre une lucarne qui donne directement sur le chemin de ronde, non pourvu de rambardes. Droit devant, un loquet ferme l'accès au clocher, où se balancent deux cloches, l'une, nommée Cant en 1718 et refondue en 1955, et une autre restaurée en mars 2012 et qui date de 1401. Nommée Marie, elle a été refondue à partir d'une autre plus petite et plus ancienne.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Notre-Dame du Fort
Siécle de l'édifice: XIIe-XIIIe-XVIe-XIXe
Forme du clocher : clocher-porche à flèche
Clocher en péril : non

Photos (18) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

vue depuis la tour Guinette

façade fortifiée
tour flanquée au transept nord

côté nord
modillons sculptés

côté nord du choeur fortifié


chevet

côté sud
portail sud

Photos de l'intérieur de l'église, de la crypte et d'un caveau du déambulatoire sud Arrow http://lfdc91.canalblog.com/albums/souches_de_cierge__val_saint_germain_/in… (à partir de la photo nommée "Etampes - Notre-Dame du Fort")

Photos de la tribune de l'orgue, des toitures, des fortifications ouest, des combles et du clocher Arrow http://lfdc91.canalblog.com/albums/etampes___collegiale_notre_dame_du_fort_…


Collégiale Saint-Martin d'Etampes

Selon la tradition, la première église daterait de la fin du règne de Clovis (vers 499). L'église actuelle a été construite à partir de 1140 et jusqu'au XIIIe, en s'agrandissant progressivement vers l'ouest sur d'anciens terrains marécageux, d'où l'instabilité de cette partie du bâti. Primitivement collégiale, elle est confiée en 1206 par le roi Philippe Ier aux bénédictins de l'abbaye de Morigny. La grande église se compose d'une nef pourvue de transepts saillants, de deux bas-côtés, d'une abside et d'une tour ajoutée au XVIe, autrefois isolée de l'église pour ne pas l'entraîner, puis reliée à la façade en 1873.

L'église, longue de 80 mètres, large de 35 et haut de 18, est constitué de trois styles : les absidioles du choeur sont romanes, le choeur et la nef gothiques, le clocher date de la Renaissance. Les voûtes gothiques sont tributaires d'inspirations champenoises (alternance des piles cylindriques et jumelles dans le choeur). Les voûtes de la carole [déambulatoire] sont à remarquer : deux ou trois arcs doubleaux partent de la même colonne isolée pour rayonner vers l'extérieur, ce système repris plus tard à Notre-Dame de Paris dont l'architecte a, d'après le Comte POILLOUX de SAINT-PERIER, peut-être étudié l'église étampoise. Les arcs doubleaux présentent eux aussi un profil rare, constitué d'une arête entre deux tores, présents aussi dans l'église de Saint-Germer abbaye-mère de l'établissement monastique de Morigny, tout proche.

Plusieurs porches contournés de corniches torsadées sont aussi établis au XVIe, notamment pour entrer dans bas-côté nord. L'édifice a été sommé de trois clochers : celui de la Reine Blanche existait au XIIIe au-dessus de la sacristie. Quand il s'est effondré, un autre l'a remplacé sur la première travée du bas-côté gauche au XIVe, mais il tomba aussi parce que le terrain était instable. Alors une grande tour massive commença a être construite au début du XVIe, et s'inclina pendant les travaux, qui furent stoppés. Quand l'inclinaison parut s'arrêter, ils furent repris en rectifiant la pente, ce qui fait que la Tour Penchée est en fait, comme la tour de Pise, plus une banane qu'un oblique. Achevée en 1537, elle a 1m12 de manque d'aplomb pour une hauteur totale de 40 mètres; l'escalier d'accès au beffroi arrive sur une terrasse fortifiée, avec mâchicoulis, qui en fait le tour. Le clocher abrite un orgue de la deuxième moitié du XXe, hors-service, et trois cloches dont une récemment descendue et nettoyée, à savoir une petite de 1600, pendue au sud et au-dessus des deux autres, à savoir, une grande de 1862 au nord et une autre fondue en 1992.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Martin
Siécle de l'édifice: XIIe-XIIIe-XVIe-XIXe
Forme du clocher : clocher-porche à double-bâtière
Position du clocher : beffroi
Clocher en péril : non

Photos (7) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

la Tour Penchée
chevet
côté sud
côté ouest

partie haute fortifiée
ancienne porte au nord
porche XVIe


Photos de l'intérieur de l'église Arrow http://lfdc91.canalblog.com/albums/saint_martin_d_etampes_interieur/index.h…

Photos de la tribune de l'orgue, du clocher et des combles Arrow http://lfdc91.canalblog.com/albums/saint_martin_d_etampes___clocher/index.h…


Eglise Saint-Basile, dans le centre près de la gare

Fondée par Robert le Pieux vers 1020, était vouée au service paroissial; elle fut reconstruite à partir de 1125 jusqu'à 1145 en ce qui concerne le portail roman, le clocher, les parties basses et du choeur, puis agrandie en style gothique aux XVe et au XVIe siècles. Les travaux du XVIe siècle furent interrompus en 1559, comme en témoigne l’inscription du chevet Faxit Deus perficiar (Dieu fasse que je sois achevée!) ce vœu, qui devait s’appliquer à la construction d’un déambulatoire autour du chœur, ne fut point réalisé.

Transformée en salpêtrière à la révolution, l’église fut en grande partie restaurée et remeublée à l’initiative du père Alexis Buffet, curé de St Basile pendant 50 ans (1826-1876). La tribune de l'orgue fut récupérée dans une abbaye de Provins, l'orgue romantique inauguré en 1848 qui est dessus sonne aujourd'hui assez mal faute d'entretien, l'église n'est presque plus utilisée. Les décorations peintes sont exécutées par le curé Buffet dans le choeur (1850-60), la chapelle de la Vierge (1849) et la chapelle Saint-Joseph (1863). Une chaise d'autel porte l'arbre de Jessé sculpté sur son dossier, elle date du XVIIe.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Basile
Siécle de l'édifice: XIIe-XVe-XVIe
Forme du clocher : pavillon
Position du clocher : à la croisée du transept
Clocher en péril : non

Photos (7) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
portail roman
côté sud
clocher

déambulatoire inachevé
côté nord
tour d'escalier



Eglise Saint-Gilles (XIIe-XIIIe-XVe-XVIe)

La longue place St Gilles fut jusqu’au 19ème siècle, le siège d’un des plus importants marchés aux blés de France. Ce marché fut institué en 1123 par une charte du roi Louis VI le Gros. Bordant cette place, se trouvent l’église Saint Gilles, construite dans la deuxième moitié du XIIe et la Maison des Piliers, qui est la plus vieille demeure d’Étampes.
Hors le clocher et la partie basse de la nef, le reste est reconstruit aux XVe et XVIe siècles dans le style gothique flamboyant. L'architecte, probablement le même que celui qui reconstruisit Saint-Basile à la même époque, reprit la nef en sous-œuvre et remplaça les piles romanes flanquées de deux colonnes par des piles octogones à une colonne engagée, comme à Saint-Basile. Il voûta d’ogives la croisée du transept et les croisillons, construisit le chœur, avec un chevet plat semblable à celui de Saint-Basile, à grande fenêtre flamboyante, et des collatéraux. Au XVIe siècle, l’église fut agrandie, d’une part, d’un double bas-côté occidental, dont les colonnes ont des chapiteaux doriques et les baies, deux meneaux et des réseaux Renaissance. D’autre part, des chapelles latérales furent ajoutées au bas-côté oriental et surmontées, à l’extérieur, de pignons, dont la répétition n’est pas d’un heureux effet. L’église renferme vingt-deux pierres tombales, de marchands, d’officiers du roi, la plupart du XVIIe siècle. Fortement endommagée par le bombardement de la RAF du 10 juin 1944, l'église vit tous ses vitraux soufflés et subit une longue restauration dans les années 1950 et 1960.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Gilles
Siécle de l'édifice: XIIe-XIIIe-XVe-XVIe
Forme du clocher : double bâtière
Position du clocher : à la croisée du transept
Clocher en péril : non

Photos (7) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

façade
portail roman
côté nord
clocher

chevet
côté sud


Eglise Saint-Jean-Baptiste (XXe), sur les hauteurs du quartier de Guinette, avenue des Meuniers. Bâtie sous une toiture en voûte d'ogive, l'église de plan rectangulaire est signalée à l'extérieur par un rustique campanile et abrite une version moderne de la poutre de gloire, œuvre de l’artiste étampois Philippe Lejeune.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-JB
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : campanile
Clocher en péril : non


Chapelles

Chapelle de l'Hôtel-Dieu

L'Hôtel-Dieu est fondé vers 1195. Une congrégation de religieuses augustiniennes est instituée pour le tenir à la fin du XVIe siècle. Le dortoir est construit en 1559 et transformé en église vers 1632, adjoint d'une chapelle des religieuses en 1719. L'aile de médecine bâtie en 1632 est agrandie en 1713, surélevée en 1785-1787 par C.F. Viel. L'aile de la communauté édifiée en 1705 par P. Jollivet, agrandie en 1783-1785. L'architecte MAGNE reconstruit l'hospice en 1834. Modernisé en 1912, puis 1930, il finit par fermer en 1991, tombant de vétusté.
Une partie de l'ensemble a été restaurée assez ostensiblement et privatisée, la partie de la chapelle et de la communauté attend toujours. Le campanile se trouve déporté au-dessus du porche d'entrée, lui aussi passablement décati et planqué derrière un solide cache-misère.

Plus d'informations sur l'histoire récente et l'abandon de l'Hôtel-Dieu d'Etampes (avec photos) ici : http://www.sendspace.com/file/ld3v71

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'Hôtel-Dieu
Siécle de l'édifice: XVIIe-XVIIIe
Forme du clocher : autre
Clocher en péril : à surveiller

Photos (9) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Chapelle (4) :

façade
côté nord
côté sud et campanile

Hôtel-Dieu (5) :

partie en attente de restauration

partie restaurée et découpée en appartements


Chapelle Notre-Dame de la Trinité (XXe), construite rue de la Gerofosse dans le quartier sud d'Etampes. De plan prismatique, elle est bâtie dans l'enceinte de la maison de retraite Saint-Joseph.

Dans le chœur, le regard est attiré par une peinture murale représentant le couronnement de la Vierge, cette œuvre est de Philippe Lejeune. A l’entrée de la chapelle, on peut également admirer la verrière venant de l’atelier chartrain de Gabriel Loire.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : ND de la Trinité
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non


Chapelle de l'Hôpital psychiatrique Barthélémy Durand (XXe), sur les hauteurs du quartier de Vernailles, au nord de la voie ferrée. L'hôpital, destiné à décharger le site de Clermont de l'Oise, a ouvert ses portes le 1er avril 1963 avec plus de 770 lits. Il n'en compte plus que 310 aujourd'hui, mais a gardé sa conception d'hôpital-village, avec un bar, un coiffeur, mais aussi une chapelle située au centre du site http://www.eps-etampes.fr/mieux-nous-connaitre/plan-du-site-etampois/


Dernière édition par Admin le Ven 25 Mai - 03:35 (2012); édité 13 fois
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MessagePosté le: Jeu 5 Avr - 16:40 (2012)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 5 Avr - 17:15 (2012)    Sujet du message: Etampes (91150) Répondre en citant

Patrimoine religieux disparu


Anciennes églises

Ancienne église collégiale Sainte-Croix, en centre-ville, disparue.

Fondée par Philippe Auguste en 1183 sur le site d'une synagogue, elle est vendue comme bien national en 1791 et démantelée. La construction de plusieurs maisons vers 1895 détruisent les derniers vestiges des cinq premières travées du mur nord, le mur d'une seule subsiste dans toute son élévation. Quant aux voûtes et au mur sud, ils avaient été déjà détruits vers 1803. Des vestiges épars se trouvent dans les maisons construites sur son emplacement; sa façade s'ouvrait sur la place de l'Hôtel de Ville.
En 1694, un arrêt du Parlement de Paris vient mettre un terme à un long conflit entre les deux collégiales de la ville sur leurs droits, préséances et possessions respectives.
Dossier de l'Inventaire Régional des Monuments Historiques : http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR11/IA00126536/inde…

Ancienne église Saint-Michel, située à l'est de la ville enclose, sur la route de Paris.


Anciennes chapelles

Ancienne chapelle Saint-Laurent au château Royal près le donjon de Guinette, attestée en 1185.
Dossier de l'Inventaire Régional des Monuments Historiques : http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR11/IA00126561/inde…

la tour de Guinette

Ancienne chapelle du petit Saint-Mars, dans le quartier du même nom, dont seule une rue rappelle le nom. La voie ferrée d'Etampes à Sermaises par Méréville est établie au XIXe en levée, en lieu et place de la chapelle consacrée à saint Médard qui fut donnée en 1071 à l'abbaye de Saint-Benoît sur Loire.

D'après le cadastre de 1825, l'église se compose d'une nef, d'un choeur plus étroit et d'une abside semi-circulaire ; des contreforts saillants sont établis dans le prolongement de la façade, à l'entrée du choeur où ils devaient soutenir un arc triomphal et au niveau de l'abside ; en 1791, elle est dite couverte en tuiles. L'église est vendue le 2 juillet 1791 au titre des biens nationaux. Elle est détruite en 1848.


Ancienne chapelle Saint-Symphorien, dans le quartier Saint-Pierre


Anciens établissements monastiques

Etampes et environs sur la carte de Cassini (1750)


Ancien couvent des Cordeliers, situé sur le site de l'ancien hôpital Saint-Antoine et partiellement pré-existant, il fut en effet pillé par les Protestants en 1562.

La date de sa fondation, attribuée par le Père François de Gonzague à Blanche de Castille, reste inconnue mais remonte avant 1242. En novembre 1567, les Huguenots mettent le feu au couvent, détruisant ses archives, la chapelle dédiée à Saint-Jean-Baptiste est rebâtie et à nouveau ornée de vitraux dont Fleureau signale la beauté à la fin du XVIIe, en même temps qu'il décrit le retable, orné de bas-reliefs représentant la Passion du Seigneur. Les vitraux endommagés par la grêle sont restaurés au XVIIIe.
Le 3 mars 1790, l'inventaire mobilier est dressé. Le couvent est vendu comme bien national et adjugé le 25/5/1791 aux citoyens Hamouy, Charpentier et Pajot puis revendu. Utilisé comme musée communal et bibliothèque, il finit par être racheté en 1807 par la Congrégation Notre-Dame qui y installe son pensionnat. Une chapelle dédiée à Saint Joseph y est bénite le 22 juillet de cette année et le couvent est réparé. En 1844 le pensionnat est reconstruit, la chapelle suit en 1863/64 mais à la fin du XIXe le cloître et une cloche de 1555 provenant de l'ancienne prison sont encore conservés sur le site. La congrégation est expulsée en 1907, les bâtiments détruits et la rue Bouilloux-Laffont percée. Le presbytère de Notre-Dame du Fort conserve un fragment d'un des vitraux posés en 1864.

Ancien couvent de la Trinité ou des Mathurins, 24 rue du Fabourg Saint-Martin

L'ancienne aumônerie des Bretons, située au nord du fief de la Cour-Meunier au faubourg Saint-Martin, entre la grande rue et la Louette, est donné le 11 juillet 1209 par le pape Innocent III à l'ordre de la Trinité ou de la rédemption des Captifs, fondé en 1197 pour le rachat des prisonniers chrétiens en Terre Sainte. En 1279, 1460, 1550 et 1700, cinq acquisitions agrandirent le clos qui mesurait en 1761 2 arpents 26 perches. Le couvent, mis à sac trois fois pendant les guerres de Religion, n'était plus logeable en 1604 et fut reconstruit autour d'un cloître au XVIIe. L'église, dédiée à saint André, fut reconstruite en 1757/58 par l'architecte DEVOUGE.
A la Révolution, Claude André LABIGNE rachète les bâtiments le 21 février 1791. Au XIXe une conserverie puis une brasserie fermée peu avant 1930 occupèrent les bâtiments. Il subsiste un édifice très remanié peut-être vestige d'une aile du couvent reconstruit au XVIIe, il est assis sur une cave voûtée d'ogives qui remonte au XIVe.


Ancien couvent des Capucins (XVIe)

Une commanderie d'hospitaliers de Saint-Jacques de l'Epée est fondée en ce lieu vers 1170-1183; ses bâtiments sont reconstruits alors que les habitants d'Etampes reçoivent la permission royale de creuser un port, vers 1491.

Le couvent des Capucins s'installe en 1580, la chapelle est reconstruite vers 1615, de nombreux travaux ont lieu dans et hors du couvent aux XVIIe et aux XVIIIe siècles. Dispersé en 1790, le couvent est démembré et détruit entre 1791 et 1824. L'abattoir municipal est construit à sa place en 1862/63 (arch. Alphonse ADAM et Pierre MAGNE). Il a depuis été rénové et transformé en ensemble résidentiel.
D'après une gravure du XVIIe, la chapelle rectangulaire était précédée d'un clocher-porche à dôme. Le procès-verbal de visite du 19 octobre 1790 indique "l'église ouvrant au couchant (...) la nef de laditte égliseayant 26 pieds de large sur 62 de long, y compris le sanctuaire de 19 pieds, parquetté et lambrissé à hauteur de neuf pieds (...) l'autel en forme de portique de l'ordre corinthien, le tout en bois de chêne (...) sur la gauche est une petite chapelle (...) le comble de ladite église de cinq travées soutenu par quatre entraits et poinçons lambrissés en plâtre. Sur le derrière est le choeur de religieux (...) tous lesdits bâtiments et l'église sont couverts de tuilles, mais en mauvais état, les fenestres carreaux en grande partie cassées".
Dossier de l'Inventaire Régional du Patrimoine : http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR11/IA00126484/inde…

Anciens abattoirs (rte de Paris) :



Ancien prieuré Saint-Martin, n°87 rue du faubourg Saint-Martin

La collégiale Saint-Martin est donnée en 1106 par Philippe Ier à l'abbaye de Morigny qui la transforme en prieuré. En 1743, l'abbaye est supprimée, et une partie de sa mense comprenant ce prieuré est attribuée à la collégiale Sainte-Croix. Le 16 novembre 1791 Anne BLAVET veuve Angibout, meunière, acquiert cette maison qui susbsiste encore sur le cadastre de 1824. Elle a depuis été détruite.


Ancien prieuré Notre-Dame du Pré, au Bois-Galon

Gima, bourgeois d'Etampes, donne à Gerbert, ermite résidant près de Melun, deux arpents de terre et un arpents de bois pour qu'il y établisse son ermitage. cette donation est confirmée en 1190 par Michel de Corbié archevêque de Sens. En 1197 l'ermitage de Melun devient une abbaye bénédictine, nommée abbaye du Jard en 1203. Trois ans plus tard, l'ermitage étampois qui lui est toujours attaché devient un prieuré, dit indifféremment du Bois Galon ou Notre-Dame du Pré. Il tombe en commende au XVe siècle et il n'y a pas de preuve que le couvent s'y soit maintenu au-delà de la guerre de Cent Ans.

En 1700 le revenu temporel, 30 livres, est baillé à CAILLET, laboureur de son état. En 1760 la chapelle sans titulaire tombait en ruine. Le 27 juin 1792, la chapelle est vendue au titre des biens nationaux à Antoine Huteau laboureur, et est décrite ainsi "la chapelle de Boisgallon dont la partie du sanctuaire assez récemment rétablie, est en bon état, le surplus et notamment la faitière du comble et le pan tournant vers le nord dans le plus grand délabrement, ladite chapelle contenant environ cinq toises de profondeur sur trois de largeur". De cette chapelle ruinée, mais encore cadastrée en 1824 ne restait pas une seule pierre en 1951.


Ancien prieuré Saint-Pierre, au hameau de Bretagne, dépendant de l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire qui avait aussi non loin d'Étampes l'église du Plessis-Saint-Benoît. L'église prieurale est aussi une paroisse à partir du XIIe. Le prieuré est réuni à la Chartreuse d'Orléans en 1626 qui l'afferme. Vendu en 1791 et devenu ferme, il est démembré, l'église est détruite entre 1796 et 1810, son tympan est à l'Hôtel de Ville d'Etampes, mais son cimetière est conservé. Il subsiste un portail du XVIe siècle et un vestige du XIIIe siècle du logis prioral conservé dans le logement du fermier remanié au XVIIe ou au XVIIIe siècle. Le faubourg Saint-Pierre était enclos d'une muraille commencée en 1560 et dont le chantier est abandonné en 1650.

Ancienne commanderie des hospitaliers de Saint-Jacques de l'Epée Arrow Ancien couvent de Capucins


Ancienne commanderie des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem (XIIe) au lieu-dit le Temple. Fondée au XIIIe, elle est à l'abandon au XVIIe, plusieurs écrits signalent l'état déplorable de la chapelle et des bâtiments. Il n'en reste aujourd'hui que quelques ruines.
Par la suite, les chevaliers construisirent une commanderie à Chalou et possédèrent une maison en ville, le n°27 rue des Cordeliers dont la cave voûtée d'ogives date du XIVe.


Ancien couvent des Augustines de l'Hôtel-Dieu, rue des Remparts (XVIIe)


Ancien couvent de la Congrégation Notre-Dame, carrefour des Religieuses (XVIIe)

La congrégation Notre-Dame est fondée au début du XVIIe par Pierre Fourier curé de Mattincourt pour assurer l'éducation gratuite des filles. En 1645-1650 elles achètent six propriétés en bordure du marché aux porcs, entre le couvent des Cordeliers et le rempart, et commencent l'édification de leur établissement. D'après FLEUREAU, la chapelle basse dédiée à saint Joseph est édifiée en 1665/66, le couvent et les salles de classes existent depuis 1645 et sont repris après avoir été dévastés en 1652. Plusieurs religieuses sont accusées de jansénisme; vers 1736 une contestation s'élève quant à l’élection de la mère Marie de Jésus comme mère supérieure, elle est alors soutenue par seize autres religieuses et s'adresse au Roi pour faire reconnaître la validité de son éléction. De grands travaux ont lieu dans la deuxième moitié du XVIIIe : construction de la chapelle dont le choeur polygonal est couvert d'un dôme, entre 1751 et 1758, reconstruction du dortoir des pensionnaires en 1761.
L'inventaire mobilier est fait du 21 au 27 juillet 1790, les religieuses expulsées en 1792, les bâtiments sont utilisés jusqu'en 1795 comme entrepot de grains et de subsistances. Vendus en trois lots, ils sont détruits et un nouveau magasin de subsistances est construit après 1820, démoli et remplacé par de nouvelles constructions à la fin du XXe siècle.


Ancien collège des Barnabites, aux 17 et 17 bis rue Saint-Antoine

Le collège de la ville est construit entre 1561 et 1566 sans doute sur les plans de Michel Gueron, la fenêtre d'une ancienne tourelle porte la date de 1564. L'instruction est assurée par les barnabites à partir de 1629 et ce jusqu'à la Révolution. Vendu comme bien national à partir de 1796, il est divisé et une partie restaurée en 1835. Sur une plaque de marbre apposée sur la tourelle était gravé un poème remerciant le roi Charles IX pour sa bienfaisance en faveur du collège en 1564 : <<Caroli noni Regis Galliarum Christiannissimi | in Stampenses Scholas beneficentia | Munere fructa quod haec tecta Camenae | Iustitia, ut regnes, & pietate rogant, MDLXIV>>, ce qui signifie Les Muses que tu mets à l’abri dans ces lieux prieront pour que tu sois un roi juste et pieux (trad. FORTEAU 1910).


Ancien couvent des soeurs du Bon-Secours (de la providence Saint-Rémy), square de la Libération (XIXe)

En 1859, les soeurs chartraines de la Providence de Saint-Rémy qui assuraient les soins des malades à domicile demandèrent l'autorisation de s'établir 132 rue St jacques à Etampes, ce qui leur est accordé l'année suivante. Elles construisent des bâtiments et une chapelle éclairée de dix portes et fenêtres (matrice 1882) ajoutée en dernier entre 1869 et 1871. L'édifice et la chapelle sont détruits en 1945.


Anciennes aumôneries et établissements hospitaliers


Ancienne aumônerie des Bretons attestée en 1209 et remplacée par l'ancien couvent des Trinitaires, situés dans le faubourg saint Pierre et détruit. L'eleemosina Brittonum est affectée à l'ordre des Trinitaires en 1209 par le pape Innocent III.


Ancien hôpital Saint-Jean-du-Haut-Pavé, fondé avant 1085, rattaché en 1695 à l'hôtel-Dieu, détruit. Se trouvait à l'emplacement du n°50 rue du Haut-Pavé.

L’hôpital aurait peut-être été fondé par Philippe Ier. Ses revenus s'élevaient à 8.000 livres en 1646. Dix ans plus tard il reçoit une partie des biens de l'ancienne commanderie Saint-Jacques de l'Epée. Sa chapelle était dédiée à saint Jean l'Evangéliste et à saint Altin ou Autin. Rattaché à l'Hôtel-Dieu d'Etampes en 1695, il est cédé à bail emphythéotique à Etienne BOIVIN, hors la chapelle qui, représentée sur l'Atlas Trudaine en 1750, ne se trouve pas dans les ventes révolutionnaires et n'est pas repérable sur le cadastre de 1824. La tourelle qui subsiste sur le bâtiment du n°50 (XVIIe) serait un vestige de l'ancienne chapelle.


Ancien Hôtel-Dieu ou aumônerie de Buval, rue des Sablons attesté en 1350, rattaché en 1695 à l'hôtel-Dieu, détruit.

L'aumônerie est attestée en 1350 et dans les censiers de la collégiale Notre-Dame en 1500 et 1599, dans ce dernier, le bâtiment de l'aumônerie est décrit comme "la maison de l'ostel Dieu de Buval assis sur la rue tendant d'Etampes à Pithiviers tenant d'une part aux murailles de ladicte closture du faubourg saint Pierre". L'établissement qui avait au milieu du XVIIe 4.000 livres de revenus est réuni à l'Hôtel-Dieu d'Etampes. En 1724 une maison "joignant l'Hôtel-Dieu de Buval et scize proche et hors la porte du faubourg saint Pierre" est cédée par l'Hôtel-Dieu à Etienne BOIVIN. Puis on perd la trace de l'établissement qui se trouvait probablement au côté nord de la rue des Sablons.

Ancienne aumônerie Notre-Dame Arrow Chapelle de l'Hôtel-Dieu.

Ancien hôpital Saint-Antoine, 20 rue Saint-Antoine, attesté en 1210, transformé en couvent des Cordeliers.


Ancienne maladrerie Saint-Lazare fondée vers 1120, rattachée à l'hôtel-Dieu en 1695, détruite. Elle se trouvait aux n°102 et 111-117 bd St Michel.

En 1120, la première mention écrite de la maladrerie apparaît lorsque Louis VI le Gros donne aux "lépreux d'Etampes" une terre située à Boissy-le-Sec. En 1147 Louis VII accorde aux "frères Saint-Lazare d'Etampes" le droit de tenir près leur église une foire au jour de la Saint-Michel. En 1234 un acte mentionne les "prior et fratres Domus Sancti Lazari Stampensis". Les nombreuses donations du XIIe et XIIIe siècle enrichirent la maladrerie.

En 1552, elle n'avait plus que quatre lépreux, et deux seulement en 1617, plus quatre autres malades. Ses excédents de revenus sont affectés à la construction et l'entretien du collège de la ville, puis elle est réunie par un arrêt du Conseil du 15 avril 1695 au nouvel Hôtel-Dieu d'Etampes. Au XVIIIe, le lieu est connu comme "ermitage saint Michel" puisque la chapelle était dédiée aussi à ce saint en plus de la traditionnelle dédicace à saint Lazare.

La chapelle se trouvait à l'ouest de la route de Paris, entre le couvent des Capucins et le château de Brunehaut. Un bâtiment comprenant caves, chambres hautes et basses est attesté dès 1552 face à elle, dénommé "hostellerie Saint-Michel" et louée en 1760 un vigneron puis vendu au titre des biens nationaux. La chapelle est détruite en 1776/78 alors que les bâtiments de l'ancienne maladrerie, biens de l'Hôtel-Dieu, sont vendus aussi au titre des biens nationaux le 6 floréal an III à Louis-Nicolas Béchu. En 1903, il ne restait que l'hostellerie, qui a disparu depuis lors.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 01:23 (2016)    Sujet du message: Etampes (91150)

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