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Guenrouët (44530)

 
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MessagePosté le: Dim 27 Avr - 14:31 (2008)    Sujet du message: Guenrouët (44530) Répondre en citant

Sous-commune: Notre-Dame de Grâce

Eglises

Eglise Saint-Hermeland (1896-1910-1951). L'église actuelle remplace une ancienne église construite en 1091 sur autorisation de l'abbaye de Poitiers. La première pierre de l'église actuelle est posée en 1892. Les travaux de l'église s'achèvent en 1896. Le clocher est édifié plus tard, en 1910. Fait rare, ce clocher-porche se trouve sur le coté de l'église. La chaire date de 1909 et comporte des sculptures représentant les quatre évangélistes. Les armoiries des seigneurs de Guenrouët, Pierre du Cambout, se trouvaient jadis dans la chapelle de Saint-Justin faisant partie de l'église paroissiale sur une pyramide qu'un couvreur du village de Longle était chargé de détruire le 30 juin 1790. Des boîtes en forme de coeur renfermant les cendres de Jacques et d'Armand du Cambout avaient été mises à jour et envoyés dans la chapelle du château de Carheil sur demande de Anne Françoise Charette de Briord, épouse de Pierre du Cambout. L'ancienne église avait été agrandie au XVIIè (chapelle St Julien en 1680) et au XVIIIème (chapelle du Rosaire en 1748, réfection du sanctuaire entre 1750 et 1752).

La paroisse de Guenrouët aurait été fondée à la fin du IXème siècle par Alain le Grand qui aurait édifié un château, au moment des invasions normandes, au lieu-dit "Cé" ou "Se", c'est-à-dire actuellement, à Saint-Clair, à quelques centaines de mètres, en face du bourg de Guenrouët, sur le rocher dominant l'Isac côté Plessé. Un village nommé Chastelier est situé à 400 mètres à l'Est du château. On distinguait d'ailleurs encore au XIXème siècle un pentagone irrégulier délimitant l'emplacement des tours qui occupaient les quatre angles. Il vint souvent habiter ce château où il reçut même le fils du roi de France, Charles le Chauve. Trois chartes (datées du début du Xème siècle) d'Alain le Grand, roi de Bretagne, parlent du château sous le nom de "Castrum Seium". Ce château avait été dévasté et détruit par les Normands qui s'étaient établis à l'embouchure de la Loire. Certains historiens estiment que "Se" était à l'origine un camp romain qui commandait le passage de la rivière l'Isac (il y aurait eu un pont de bois à cette époque). Mais la paroisse de Guenrouët n'apparaît que vers le XIème siècle, sur des écrits comme les Cartulaires des Monastères. L'enclave de Peslan, village qui faisait parti jadis de la commune de Plessé, a été ajouté vers 1820 à la commune de Guenrouët.

Durant la Révolution, l'église servit de casernement pour les chevaux des gendarmes républicains : les autels et les statues seront presque tous brisés. Les cloches furent descendues et fondues. Une cloche ne fut réinstallée qu'en 1823 et le cimetière encerclait l'église jusqu'en 1856.En 1836, une tempête endommagea gravement la toiture et le clocher. En 1841, deux chapelles furent encore ajoutées à l'antique église et finirent de lui donner une forme complétement asymétriques. Mais l'église devenait de plus en plus obsolète : en 1890 le conseil municipal le reconnaissait en décrivant l'église "ses murs lézardés, sa charpente vétuste, sa voûte trop basse".

Le nouvel édifice est construit à l'emplacement de l'ancien, mais oreinté dans un sens diffèrent. Le choeur qui était à l'est se retrouve au nord, tandis que l'entrée qui était à l'ouest se retrouve au sud. La première pierre fut bénite en avril 1892 et les travaux finirent en mars 1896. Une église provisoire en bois, de 400 m², est construite à 200 m du chantier pour assurer le culte. Dès la Toussaint 1895, le clergé investit la nouvelle église. Cependant les vitraux, verrières, l'appui de communion, la grille du choeur en fer forgé, la chaire, les orgues... seront ajoutés progressivement jusqu'au début du XXème siècle. Ce n'est qu'en 1910 que le clocher, culminant à 55 mètres, fut terminé. Mais, alors qu'il aurait du être érigé en face du choeur, (donc coté sud), il fut érigé à la place de l'ancien, donc à l'ouest, ce qui n'était pas très courant pour une église datant de cette époque. Ce changement est intervenu à cause du souhait du maire Louis Cado, habitant alors la grande maison bourgeoise jouxtant l'église, de déplacer le clocher qui aurait pu lui faire de l'ombre!

Pendant la période de la Poche de Saint-Nazaire (août 1944-mai 1945) le bourg subit presque quotidiennement des bombardements (30 000 obus tomberont sur la commune dont 9 000 sur le bourg) venant des américains et l'église fut une cible de choix, son clocher pouvant être un poste d'observation allemand. Le 7 décembre 1944, à 9 h 25 du matin et après 3 mois de pilonnage, le clocher tomba en s'affaissant sur les voûtes de pierre. Trois des quatre cloches furent brisées, les vitraux éclatés. Cela n'arrêta pourtant pas les attaques de l'artillerie, devenues si frèquentes qu'il fallut évacuer la population.

Après la capitulation de la Poche, le 11 mi 1945, les guérinois regagnérent leur village dévasté. Sous la houlette de l'abbé Verger, curé de la paroisse, et du nouveau maire André Caux, devenu président de la "Coopérative de reconstruction des Eglises et Edifices religieux", le permis de reconstruire fut obtenu rapidement. Supervisés par l'architecte Ganuchaud et confiés à l'entreprise Grossin de Nantes, ces travaux s'étaleront de 1946 à 1951. Mais, dès Noël 1949, les guérinois purent de nouveau y célébrer le culte (jusqu'à cette date, la salle de théâtre faisait lieu d'église provisoire). A la Toussaint 1948, trois nouvelles cloches, fondues à Annecy, remplacèrent les cloches brisées dans le bombardement. Pour le clocher, son édification se prêta aussi à une petite anecdote. Ayant épuisé tous les fonds, il n'eut plus un sou pour le réaliser, et même une souscription approuvée par référendum (!) ne put donner les fonds suffisants. Alors le vicaire Coulonniers accepta de se séparer d'un petit vignoble qu'il possédait dans le Muscadet, pour compléter le montant nécéssaire à l'édification du clocher. Il culmine, depuis lors, à 53 mètres.

La devise du bâtiment rénové est depuis la Reconstruction "DIRUTA RESTITUI" (détruite et reconstruite). Les vitraux réalisés par le maître-verrier Gabriel Loire, de Chartres, évoquent cette époque de la guerre. Dans la petite rosace du coté du clocher on peut lire "ANNI 1945-1951 DIRUTA RESTITUTA ORNATA DOMUS DEI", ce qui signifie " Années 1945-1951. La maison de Dieu a été détruite, reconstruite et ornée".

Le maître-verrier Gabriel Loire a utilisé dans l'église de Guenrouët la technique de la dalle de verre sertie dans du ciment, ce qui permet la réfraction et la diffusion de la lumière de telle façon qu'elle semble venir plus de l'intérieure du verre que du derrière. Loire a réalisé 27 vitraux dans l'église de Guenrouët, dont des rosaces. Neuf de ceux-ci sont associés à des lieux de culte provisoires ou improvisés qui abritèrent les fidèles sous la Poche (voir ci-dessous : Lieux de culte durant la période de Poche de Saint-Nazaire, de août 44 à mai 45). Ils entourent le choeur. Au centre nous voyons le vitrail de Saint-Hermeland, patron de la paroisse, représenté avec sa crosse autour de laquelle s'enroule une lamproie. Il est associé à l'église de Guenrouët, ruinée en 1945.
A gauche :
- le vitrail de Sainte-Anne associé à la chapelle du Cougou dont elle est patronne;
- le vitrail de Sainte-Geneviève, première patronne de la chapelle primitive du Cougou, associée à la ferme voisine de Saint-Julien, qui était aussi un lieu de culte sous la Poche;
- le vitrail des jumeaux nantais Donatien et Rogatien associés à la Ferme de Couëly, reconnaissable à son grenier et à son escalier extérieur. C'st là que fut réfugié le clergé jusqu'en janvier 1945.
A droite :
- le vitrail de Saint-Sébastien, martyr, associé à la chapelle Saint-Sébastien de Bolhet
- le vitrail de Saint-Yves (saint patron du prêtre qui édifia la chapelle de Bolhet) , associé à une ferme du village de Brivé, où la messe était célébrée dans un hangar;
- le vitrail de Saint-Clair, associé à la chapelle du même nom, située jadis du coté Plessé, au-dessus du canal, et détruite par les Allemands.
Aux deux extrêmes, et se faisant face :
- le vitrail de Saint-Louis, patron de l'abbé Louis Verger, et de son vicaire l'abbé Coulonniers, tous deux ardents artisans de la reconstruction de l'église. Le vitrail est associé à la ferme de Bellefontaine où une grange était le lieu du culte;
- le vitrail de St André, saint patron du maire de la reconstruction André Caux associé aux armes de la commune de Guenrouët (D'azur à l'église d'argent posée plaine de sinople au canal ondoyant d'argent posé en fasce, où nagent trois poissons de gueule) ainsi que la devise Diruta Restitui.
Quant aux rosaces, il y en a deux dans l'église. L'une, à l'est, prend pour thème la Passion du Christ, symbolisée par la couleur dominante rouge. Douze tableaux détaillent les derniers moments de la vie de Jésus. Au centre, trône l'Ecce Homo. L'autre rosace, dite Rosace de la Vierge, est située sous la porte d'entrée, et le bleu en est la couleur dominante.


Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Hermeland
Siécle de l'édifice: XIXème-XXème
Forme du clocher : Flèche
Position du clocher : Clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (30) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (5):

chevet à l'ouest et clocher
clocher et coté sud

façade à l'est
coté nord

l'église depuis le Canal

Intérieur (25):

vue de l'intérieur

vue vers l'entrée
verrière de l'entrée

vitraux du mur gauche de la nef au transept

du clocher à l'absidiole gauche

vitraux du choeur

de l'absidiole droite au transept droit

vitraux du mur droit du transept à la façade


Eglise Notre-Dame-de-Grâce (1952), à Notre-Dame de Grâce, œuvre de l'architecte Georges Ganucheau. L'église actuelle remplace l'église primitive détruite durant la guerre 1940-1944 lors des combats de la poche de Saint-Nazaire. Les statues qui ornent le sanctuaire sont l'œuvre de l'artiste Fréour. Le retable de l'ancienne chapelle Notre-Dame-de-Grâce (aujourd'hui au musée Dobrée de Nantes) date du XVIème siècle. La fresque "Notre-Dame-de-Grâce", œuvre du peintre Pierre Bouchaud, date du XXème siècle (vers 1952). Les station de Chemin de Croix, œuvres du sculpteur Pierre Bouchaud, datent de 1955.

A l'intérieur, l'église évoque un grand vaisseau de béton et la voute rappelle une coque de bâteau renversée. Une grande peinture orne le chevet. Sur les murs autour des verrières sont gravées les stations du chemin de croix. Le béton brut est présent partout. L'église ressemble beaucoup à celle de Saint-Omer-de-Blain, et date d'ailleurs de la même période. Il y a aussi d'autres éléments qui lient ces deux églises: ce sont des bâtiments relativement monumentaux, où les techniques modernes dominent (à l'époque le béton était le matériau de la modernité, comme le verre et l'acier le sont aujourd'hui), qui ont de vrais clochers qui se voient, situés d'ailleurs au même endroit, en façade, sur le coté, tournés vers le sud, avec des verrières triangulaires qui éclairent tout le volume de la nef, qui ont chacune une chapelle dédiée aux fonts baptismaux à gauche en entrant et qui s'adaptent le plus possible à la place disponible (plan carré pour Saint-Omer-de-Blain et rectangulaire à Notre-Dame-de-Grâce. Ces deux églises sont donc plus similaires qu'on ne le croirait au premier regard.

L'ancienne église (CPA) :


L'église provisoire de 1946 :


Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Notre-Dame de Grâce
Siécle de l'édifice: XXème
Forme du clocher : Flèche
Position du clocher: Clocher latéral
Clocher en péril : non

Photos (10) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (5) :

façade au sud
fronton au-dessus de la façade

coté est
clocher vu depuis le nord

chevet au nord et coté ouest

Intérieur (5):

vue de la nef
première verrière de la nef, à droite

chapelle des fonts baptismaux
chaire
8ème station du chemin de croix

Chapelles

Chapelle Sainte-Anne-du-Cougou (XVIIIème siècle - 1919), édifiée à l'initiative de Guillaume Legrand (prêtre et instituteur de Guenrouët), noyé à Nantes le 16 novembre 1793, sur ordre du proconsul Jean Baptiste Carrier. La statue de Sainte Anne est mutilée par les Bleus durant la Révolution. La chapelle est rénovée en 1919. A signaler: la très belle rosace au-dessus de la porte d'entrée. Le Cougou se trouve à 7 km de Guenrouët, à droite en sortant de Guenrouët par la route de Saint-Gildas-des-Bois. L'ancienne chapelle, du XVIIIème, était dédiée à Sainte-Geneviève.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Sainte-Anne du Cougou
Siécle de l'édifice: XVIII-XXème
Forme du clocher : Lanterneau
Position du clocher: au-dessus de l'entrée
Clocher en péril : non

Photos (7): (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (2) :

façade à l'ouest
cotés est et sud

Intérieur (5):

vue depuis la tribune
maître-autel

vue vers l'entrée
rosace au-dessus de l'entrée
vitrail du transept droit

Chapelle Saint-Sébastien (1752-1930), située à Bolhet, hameau à 4 km de Guenrouët et à 4.5 km de Notre-Dame de Grâce.

C'est à la suite du conseil paroissial de Guenrouet, appelé alors "général de la paroisse", en 1752, que la chapelle de Bolhet est construite dans la frairie de Brivé, qui comprenait les villages du Breil, de Brivé et du Clos. La chapelle est construite près du moulin sur la butte de Bolhet, haute de 31 m, qui domine Saint-Gildas d'un coté, et Sainte-Anne de Brivet, Quilly et Malville de l'autre. La tradition orale, quant à elle, s'en remet à l'initiative du prêtre Yves Merci, qui, sur ses propres économies et sur un terrain familial, aurait, suite à sa retraite chez les Trappistes de la Meilleraie, confié l'entretien de l'édifice nouveau aux habitants de cette frairie, dont une partie des habitants vivaient du commerce des boeufs. C'est pourquoi à droite de l'autel dans la chapelle se trouve encore la statue de Saint Corneille, saint patron des éléveurs de boeufs.

A l'entrée se trouve le blason des Cambout, seigneurs de Coislin, en Campbon, qui avaient parrainé les deux cloches de la chapelle. Au cours de la Révolution, ces deux cloches furent descendues et envoyées à Savenay pour y être fondues. Les bleus brulèrent aussi la chapelle, qui fut rapidement réparée. Au Concordat, en 1802, elle devint propriété communale et fut réouverte au culte. Trois offices par an étaient célébrés dans cette chapelle : l'un à la Saint-Sébastien, un autre l'un des jours des Rogations et le dernier le jour de la Saint-Yves (en mémoire de son pieux fondateur). Ce même jour, une foire annuelle s'y tenait. Dans la deuxième moitié du XIXème, les abords de la chapelle furent aménagés : l'enclos des murs, un calvaire à l'est, devant la chapelle et la plantation d'ifs et de sapins.

En 1906, lors de la Journée des Inventaires suite à la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, toute la population de la frairie se regroupa près de la chapelle pour ne pas laisser les commissaires de la République préposés à l'inventaire des objets du culte entrer dans la chapelle. Les "laïciseurs" battirent retraite sur leurs vélos, menacés par une meute de chiens et par les villageois qui défendaient leur tradition. En 1930, la chapelle est restaurée. Elle servira d'église paroissiale pendant la Poche, de septembre 1944 à mai 1945, la messe étant célébrée chaque matin mais aussi les dimanches, ainsi que les baptêmes, mariages et sépultures. Une salle de classe y fut installée et la statue de Notre-dame de Grâce abritée provisoirement.

Depuis ce sont les habitants de l'ancienne frairie qui entretiennent la chapelle. Le promeneur peut trouver la clé auprès de la maison la plus proche de la chapelle, ou de la 3ème maison à gauche après cette maison proche, en remontant vers la départementale et le moulin de Bolhet. En 1983, le renouveau du culte liturgique suite au concile Vatican II a permis le rajeunissement de la chapelle et en 1987, le jour de la Saint-Yves, un office solennel a eu lieu pour la bénédiction d'une nouvelle cloche payée par les deniers des paroissiens. Un office a lieu régulièrement dans la chapelle.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Sébastien
Siécle de l'édifice: XVIII-XXème
Forme du clocher : Flèche en ardoises
Position du clocher: au-dessus de l'entrée
Clocher en péril : non

Photos (7) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (3) :

coté est
façade au sud
chevet au nord et coté ouest

Intérieur (4) :

vue de la nef
vue vers l'entrée

autel
vitrail Notre-Dame de Grâce


Chapelle Notre-Dame de Riavaud. C'est un modeste édifice, fermé par un portail en fer et est surmonté d'une petite croix en pierre. Le nom de Riavaud ou Riavaux vient de "ria", le chemin, et "vaud" le vallon: il se trouve en effet dans la vallée de l'Isac, sous le hameau du Bas Jozan, le long de la route qui va de Notre-Dame de Grâce à Carheil en passant par Melneuf. A l'intérieur se trouve une représentation de la Vierge entourée de Sainte Anne et Saint Joseph. Les ex-votos récents mentionnent aussi des remerciements à Notre-Dame-de-Grâce, sainte patronne de l'église de la section de commune du même nom, disatente de 2 km à peine.
A coté de l'oratoire se trouve une source qui ne tarit jamais, surmontée d'un édicule fort ancien restauré dans les années 1970. Cette source, que des processions ont visité lors des sécheresses au XIXème, est la cause de l'édification de la chapelle.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Notre-Dame de Riavaud
Siécle de l'édifice: --------
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (5): (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

Extérieur (3):

façade
la chapelle depuis la route

source intarissable de Riavaud

Intérieur (2):

intérieur
ex-voto à Notre-Dame de Riavaud


Dernière édition par Admin le Dim 2 Sep - 18:59 (2012); édité 8 fois
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MessagePosté le: Dim 27 Avr - 14:31 (2008)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 22 Juin - 23:00 (2008)    Sujet du message: Guenrouët (44530) Répondre en citant

Lieux de culte durant la Poche de Saint-Nazaire

D'août 1944 au 11 mai 1945, la commune, comme une grande moitié du départment s'est retrouvée enfermée dans la Poche de Saint-Nazaire, principale poche de résistance des allemands. Les occupants avaient pris ainsi 130 000 personnes en otage, réquisitionné tous les clochers et les moulins pour en faire des postes d'observation, et décidèrent de résister jusqu'au bout. De l'autre coté du canal de Nantes à Brest, qui passe sous le bourg de Guenrouët, se tenaient les FFI et les Américains et cannonnaient sans cesse la Poche: 9000 obus tombérent durant ces longs mois sur le bourg de Guenrouët, et 30 000 sur la commune. Les alliés visaient particulièrement le clocher, poste d'observation des allemands, et le 7 décembre 1944, à 9 h 25 du matin, après trois mois de pilonnage, le clocher tomba en s'affaissant sur les voûtes de pierre. Trois des 4 cloches furent brisées, les vitraux éclatés. Les attaques de l'artillerie devinrent si fréquentes qu'il fallut évacuer la population.
Vers Noël 1944, il n'eut plus de clochers encore debout que celui, miraculé, de Quilly, où l'église ne fut pas touchée durant toute la guerre. Le 19 novembre, le clocher de Notre-Dame-de-Grâce était touché, celui de Bouvron était tombé encore avant: en septembre déjà le culte avait été transféré dans les magasins de la minoterie et le clocher démoli début novembre 1944. L'église de Saint-Omer, en territoire libérée, avait été dynamitée par les allemands, celle de Saint-Gildas n'avait plus non plus son clocher.
Des lieux de culte provisoires furent alors constitués, sur la commune de Guenrouët, pour abriter les fidèles privés de leur église : 4 lieux de culte aménagés dans des fermes, auxquels s'ajoutent les chapelles de Sainte-Anne du Cougou et la chapelle Saint-Sébastien de Bolhet. A la libération, des saints ont été associés à ces lieux de cultes et ces saints ont été représentés sur les nouveaux vitraux du choeur de l'église de Guenrouët.

NOTA: ces informations proviennent de la paroisse de Guenrouët et sont disponibles sur le petit dépliant consacré à l'église de Guenrouët que l'on peut justement trouver dans l'église. Merci à cette paroisse d'avoir permis de garder dans la mémoire collective les traces de la foi, envers et contre tout, des habitants de la poche, "empochés" malgré eux.

Ferme de Saint-Julien : pendant la poche, un desservant y disait la messe dans la cuisine.

Ferme du Couëly : dans cette ferme reconnaissable grâce à son grenier et son escalier extérieur fut réfugié le clergé jusqu'en janvier 1945.

Ferme de Brivé : dans une des fermes de ce village, situé sur la route de Sainte-Anne-sur-Brivet, la messe était célébrée dans un hangar.

Ferme de Bellefontaine : une grange y tenait lieu de culte.


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