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Erquy (22430)

 
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bretagne22
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MessagePosté le: Dim 24 Fév - 19:28 (2008)    Sujet du message: Erquy (22430) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul (XIIIème-XVème-XIXème siècle). La longère nord date de 1787. Le pignon Ouest est édifié en 1420 par le seigneur de Bienassis. Le côté Nord date de 1767 et de 1887, celui du midi date de 1810 et de 1830. La clocher date de 1845. La croix du clocher date du 11 août 1847. On y trouve un bénitier qui date du XIIème siècle. Les retables datent de 1719 et 1727. Le retable du maître-autel (1719) est l'oeuvre du menuisier Yves Nabucet et du peintre Augustin Guernion (de Lamballe) : il est orné des statues de saint Paul, saint Pierre, saint Sébastien et saint Nicolas. Un second retable, qui date de 1727, est l'oeuvre du menuisier Yves Nabucet et du peintre Le Moigne : il provient de la chapelle privée de la Ville-Cour et représente la vie de saint Mathurin.

Erquy est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pléneuf. Erquy est mentionné dès 1167 sous le nom de « parrochia de Erque » dans les chartes de l’abbaye de Saint-Aubin-des-Bois (Anc. év. III, 39). Le bourg d'Erquy se construit au XIIème siècle, autour de l’église et d’une motte féodale.

C'est une église romane de plan rectangulaire régulier à trois vaisseaux construite en grès, poudingue et granite. Elle comprend une nef et deux bas-côtés réunis sous un toit à deux versants, un choeur de moindre hauteur prolongé par une sacristie plus basse. La nef mesurant 7,80 m de large par 31,30 m de long, est composée de cinq travées anciennes (elle était formée à l'origine de six travées comme l'indique le départ d'une arcade au sud-ouest). Elle est séparée des bas-côtés par des arcatures en plein cintre (cinq au nord, une sud) et en arc brisé (quatre au sud) suggérant deux campagnes de construction remontant à l'époque romane. Chaque arcade est surmontée de fenestrons murés, tandis qu'un grand arc diaphragme en plein cintre sépare le choeur architectural de la nef. Le choeur, au volume important, est ajouré d'une grande baie axiale de style gothique flamboyant conservant son remplage d'origine et portant les armes de la famille de Quéleneuc. Le massif occidental présente enfin deux tours dont celle de gauche est couronnée d'une flèche polygonale en maçonnerie.

Chapelles

Chapelle Saint-Michel

Elle se trouve sur l'îlot de même nom et n'est accessible qu'à marée basse.
Depuis le Moyen Age déjà, l'îlot ou rocher Saint-Michel appartenait aux moines de l'abbaye cistercienne de Saint-Aubin-des-Bois (près de Lamballe). Ces moines avaient construit une chapelle et venaient y célébrer une messe chaque 27 septembre.
Au 18e, comme l'édifice tombait en ruine, les moines se virent contraints de célébrer la messe entre deux rochers, à l'abri d'une voile de bateau.
Au début du 19e, un prêtre de Saint-Aubin voulu s'y installer comme ermite. Malheureusement pour lui, le curé d'Erquy s'y opposa.
La chapelle fut reconstruite et bénie en 1881. Le clocheton est surmonté d'une statue de Saint Michel terrassant un démon, selon la légende que voici :

Légende
Une légende raconte que ce petit îlot était autrefois rattaché au littoral et met en scène l'archange saint Michel et le diable. Saint Michel était poursuivi par ce dernier jusqu'à la pointe de l'île. Pour se débarrasser de son poursuivant, il frappa le sol du pied pour former ainsi une entaille au travers de laquelle la mer put s'engouffrer, entraînant par la même occasion le diable avec elle. Depuis, les rochers prirent leur couleur rougeâtre.

Type d'Edifice: chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Michel
Siècle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher :clocher-porche
Clocher en péril : non


Chapelle Notre-Dame des Marins

Les Templiers construisirent sur un tertre dominant la baie d'Erquy une chapelle dédiée à la Sainte-Croix pour accueillir les pèlerins d'Outre-Manche, qui avaient résolu de "prendre la Croix" ou de "se Croiser" pour sauver Jérusalem des Infidèles musulmans. C'est ce qu'on appela "les Croisades».
Quelques années plus tard, s'établit en Bretagne un pèlerinage purement local, connu sous le nom de Tro-Breiz (Tour de Bretagne), marqué par les lieux d'étape et de dévotion dédies aux Sept Saints fondateurs des évêchés bretons : Samson, Malo, Brieuc, Tugdual, Pol Aurélien, Corentin, Patern (Dol, Saint-Malo, Saint Brieuc, Tréguier, Saint-Pol de Léon, Quimper, Vannes). Ce pèlerinage utilisa, quand ils se trouvaient sur son chemin, les lieux de culte-étape fondés par les Templiers. Il fut; lui aussi, encouragé par des seigneurs locaux, notamment Roland Il de Dinan-Montafilan, Sgr de Coron qui possédait des biens en Erquy (village de Carroual). C'est alors que notre chapelle prit le vocable de Croix des Sept Saints qu'elle a gardé jusqu'au milieu du 19e siècle.
On voyait alors, près de la chapelle une croix de pierre et sept statues des saints évêques portant la mitre. L'une d'elle, très dégradée par les vents du large, est conservée dans un jardin d'Erquy.
On sait qu'en 1312, l'Ordre des templiers fut dissous par le Concile de Vienne et tous ses biens donnés à l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, plus tard nommé Ordre de Malte. Ceux-ci étaient déjà établis, dans la région, aux Hôpitaux de Planguenoual, Pléhérel, Erquy. De plus, ils possédaient, en la paroisse, un établissement avec chapelle au Saint-Sépulcre. Ils y soignaient les pélerins qui avaient ramené la lèpre de Terre-Sainte. La chapelle de Notre Dame des Sept Saints n'offrait guère d'intérêt pour eux, d'autant plus que les Croisades étaient bientôt suspendues et que le Tro-Breiz s'essoufflait, lui aussi, à son tour.
La chapelle suscita alors la convoitise d'un seigneur voisin, le sieur de la Ville-Rogon. Il ne faut jamais perdre de vue qu'un édifice de culte doit être entretenu et qu'à cette époque, débuts du 16e siècle, les seigneurs laïcs avaient tendance à établir des droits sur les édifices religieux en échange de donations en argent ou nature. Ils y trouvaient, avec l'accord du clergé et des paroissiens, un lieu de sépulture perpétuel et des droits honorifiques d'armoiries, de banc, etc...
Ainsi la famille Rogon se pose-t-elle, dès le 16e siècle, en seigneurs prééminenciers de la chapelle, affirmant que le tertre sur lequel elle avait été bâtie leur appartenait. Quant au service divin qui se composait, en cours d'années de quelques messes demandées par des particuliers pour le repos de leur âme, il était assuré par le clergé de la paroisse. Le recteur continuait d'y faire célébrer, chaque 14 septembre, la fête de la Sainte Croix, fête d'origine Templière, car on trouvait la même, au même jour, agrémentée d'une foire, à la Monbran. Ce jour là les fidèles offraient au clergé de la paroisse du beurre, des jeunes veaux, un peu de blé, du lin, du fil, deux ou trois oisons.

Chapelle Notre Dame de la Croix des Sept Saints
Au début du 17e siècle, le propriétaire de la Ville-Rogon, Briant Gouyon du Vaurouault, seigneur de la Ville-Gour, en Erquy, fonda en notre chapelle "une chapellenie Notre Dame", d'un bénéfice de 50 livres, fondé sur des champs voisins, ceci afin d'assurer plus solidement ses droits honorifiques et de se voir, peut-être, un jour, reconnaître des droits de fondateur . A la suite de cette innovation juridique, acceptée du reste par le recteur d'Erquy et les paroissiens, qui n'y voyaient que des avantages, la chapelle prit le nom compliqué de "Notre Dame de la Croix des Sept Saints", rappelant les trois dévotions successives inhérentes à ce lieu.
Par cet acte, les seigneurs de la Ville-Gour avaient, en outre, droit de nommer un chapelain qui prit à Erquy le nom de "sieur de notre Dame". Le culte marial s'y transporta. Nous pensons que c'est à cette époque qu'on y plaça la vierge qui auparavant ornait l'autel de sainte Marie, devenu depuis peu l'autel de la confrérie du Rosaire, au haut du bas, côté sud de l'église.
De plus les seigneurs de la Ville-Gour pouvaient régenter à leur guise les festivités laïques qui accompagnaient les fêtes de la Nativité et de l'Assomption. Ce jour-là, le chapelain devait leur offrir un repas, ainsi qu'à leur famille et autres "personnes de qualité par eux invitées". Ces agapes réduisaient le revenu du chapelain, au point qu'il se contenta bientôt d'un service minimum. Quant aux seigneurs de la Ville-Gour, lorsqu'ils furent déboutés, par le duc de Penthiève, de leurs prétendus droits de fondateur, ils abandonnèrent l'entretien du bâtiment, qui, à la veille de la Révolution, paraît en triste état.
La chapelle se compose alors d'une bâtisse de 25 m de long sur 10 m de large, prolongée par un choeur plus étroit éclairé par une maîtresse vitre flamboyante. Nous n'en saurons jamais davantage. Il n'en existe, à notre connaissance, aucun dessin, aucune photographie.

La Révolution
La constitution civile du clergé exigeait un seul lieu de culte par paroisse. La chapelle, trop peu éloignée du bourg pour prétendre à la fonction "d'oratoire national", fut fermée. Devenue propriété de la Nation, elle est destinée à être vendue.
Le district de Lamballe chargea le citoyen Marille Jehannès, de Saint-Alban, de l'estimer. Pour une raison que nous ignorons, celui-ci, se souvenant peut-être que sa famille était originaire d'Erquy, la classa parmi les biens réservés, ainsi que le tertre qui l'entourait. Seuls furent vendus les champs assurant les revenus du chapelain supprimé. La nouvelle municipalité est chargée de la gestion et de l'entretien du bâtiment.
En 1792, la guerre avec l'Angleterre amena à Erquy de nombreux soldats. La municipalité devait les loger. Elle affecta la chapelle au casernement, d'abord des Gardes Nationaux, puis à partir de 1795, des troupes de ligne d'infanterie et d'artillerie. Mal logés dans ce bâtiment peu salubre dont les terres cuites avaient été enlevées pour construire le four à boulet et les vitres brisées, les soldats de la République tombaient malades. Ils comparaient ce logement humide à une cave, impossible à chauffer. Sur le rapport de l'un de leurs commandants, du 11 novembre 1797, les autorités de Saint Brieuc décidèrent d'évacuer ce casernement et de le remplacer par le presbytère alors inoccupé.

Restauration de la dévotion dans la vieille chapelle. Installation d'une classe d'école
En 1804, 1808, 1819, l'évêque de Saint Brieuc inscrit Notre Dame au nombre des chapelles dont il désirait voir le retour au culte, en qualité de "chapelle de secours à l'église paroissiale". Le préfet n'y était pas opposé, mais la loi voulait que la "fabrique" (institution héritière du général de la paroisse, pour la gestion du culte), ou, à défaut, la commune, pourvoient à "un entretien décent du bâtiment" et aux frais du culte.
Or, du fait de la vente des biens de la paroisse aux débuts de la Révolution, la fabrique d'Erquy était sans ressource. De son côté, la commune, mise en demeure de payer le salaire du recteur, (ce qui provoqua la démission du maire Jean-Pierre Pasturel), n'était pas plus riche. La réouverture de Notre Dame était impossible.
Ce n'est qu'en 1823, avec le retour d'une Monarchie soutien de la Religion, que le gouvernement accorda à la commune une somme à prendre sur les amendes du tribunal de Broons, pour l'entretien de la chapelle "bâtiment communal". Il n'est pas question, dans cette décision d'un retour au culte...
Cependant, sans se préoccuper de l'aspect juridique des choses, le recteur, l'abbé Jean François Pasturel, y avait, aux environs de 1816, repris la célébration des fêtes de la Vierge, avec l'accord du président du conseil de fabrique, M. Rouget, et du maire M. Dobet-Desforges.
Plus tard, son successeur , l'abbé Mathurin Lechien (1822 - 1861) "accepta d'y célébrer, en semaine, quelques messes basses, demandées par nos marins" (déclaration du maire Constant Renault, de 1854). Cette attitude, frisant l'illégalité, n'était pas pour effrayer un homme de foi, comme l'abbé Lechien, dont son ami, l'écrivain ultra-catholique Louis Veuillot, a tracé "un des plus beaux portraits de prêtres de la littérature française" (chanoine Dutemple)...
Dans les années 1840, le conseil municipal, ayant renoncé à construire une école communale à l'emplacement de l'ancien cimetière, face à l'église, comme il en avait initialement le projet, décide d'affecter le bas de la chapelle à l'école primaire des garçons. Les gamins d'Erquy y reçurent les rudiments de l'éducation données par des instituteurs congréganistes jusqu'à l'été 1854. A leur départ, la commune doit affecter 300 francs à la remise en état des lieux. Le Conseil eut même l'idée de bâtir la nouvelle école contre la vieille chapelle, sur le tertre, "le lieu étant salubre et central, propre aux ébats des élèves après la classe". On sait qu'il se décida, avec plus de sagesse, pour les ailes du bâtiment de la nouvelle mairie (1857).
Le 7 mai 1854, l'institutrice des filles et des tout jeunes garçons, Aimable de Billy (veuve de François Le Marchand), qui menait souvent ses bambins à Notre Dame et avait la chapelle en vénération, offre, par testament, 200 francs à la fabrique, afin d'y faire célébrer un service annuel pour le repos de son âme. Pour que la fabrique puisse accepter ce don, il fallait que la chapelle fût dotée du statut juridique adéquat. Aussi, le maire M. Eugène Le Mordan de Langourian, derrianda-t-il au Ministre des Cultes l'érection de Notre Dame en "chapelle de secours". Il fait valoir auprès du préfet que "la chapelle était en grande vénération, non seulement les habitants de la paroisse, mais ceux des paroisses voisines".
L'ingénieur des Ponts et Chaussées fournit un certificat comme quoi elle était d'accès facile (le chemin montant dErquy sera écrêté, à son niveau, en 1860). De plus, le Conseil s'engage, par délibération du 21 septembre 1856, à pourvoir à son entretien, au cas où les deniers de la fabrique seraient insuffisants.
Par décret impérial du 7 juillet 1857, Napoléon III érige la chapelle Notre Dame des Sept Saints d'Erquy, en "chapelle de secours". L'évêque de Saint Brieuc, Mgr Le Mée autorise aussitôt le recteur Lechien, à y célébrer le culte comme à l'église paroissiale. Désormais la fabrique pouvait accepter les dons. Entre 1860 et 1880, une dizaine de services y furent fondés par de pieuses femmes d'Erquy. Entre autres, Madame Rouget, née Sèbert, du bourg - Aimée Jasson, des Salines - Marie Madeleine Dutemple, du Dréneuf - Elisabeth Dobet, etc...
Cependant, la nécessité de construire une nouvelle chapelle se faisait sentir. Au cours d'une de ses premières visites épiscopales, le nouvel évêque de Saint Brieuc, Mgr Augustin David, grand bâtisseur devant l'Eternel, pressa le recteur, successeur de l'abbé Lechien, l'abbé Jean François Lévêque (1863 - 1876), de se charger de cette initiative. L'abbé Lévêque avait déjà été vicaire à Erquy. Neveu de l'abbé Diveu et petit-fils de Jacques Dutemple, du Dréneuf, c'est bien un enfant de la paroisse. Il emporte facilement l'adhésion du maire Eugène Le Mordan de Langourian, qui, après son départ de la mairie, le 15 septembre 1865, restera trésorier de la fabrique, c'est-à-dire le maître d'oeuvre. Il était encouragé par un don important de mademoiselle Louise de Touteville : 2400 francs, destinés exclusivement à la reconstruction de la chapelle (testament du 11 décembre 1864).
Il était certain que cette somme ne suffirait pas. Le recteur fit appel "à la piété des fidèles et à la générosité de quelques familles que l'on voit traditionnellement à la tête de toutes les bonnes oeuvres" (semaine Religieuse 1869 n° 47). N'ayant pas retrouvé les comptes de la construction de la nouvelle chapelle, nous ne pouvons indiquer les noms des généreux donateurs. La fabrique donna 500 francs. Le budget communal ne fut pas mis à contribution.
La fabrique fit appel à l'architecte diocésain Le Guérannic. Les travaux furent confiés aux frères Vautier. Les grès appareillés des murs, ainsi que les poudingues du soubassement et des modillons, furent extraits des carrières d'Erquy, alors en pleine extension. Seul, le clocheton ajouré, qui demandait une taille fine et délicate de la pierre, fut exécuté en granit de l'Ile Grande.
Bien que l'intérieur ne fut pas achevé, la chapelle fut consacrée le 8 septembre 1867 par Mgr David et son ami Mgr Le Breton, évêque du Puy, alors à Saint Brieuc. Monseigneur, désireux de restaurer la dévotion aux saints fondeurs de son diocèse, promit au recteur de "l'enrichir par un don précieux : reliquaire en bronze doré, refermant les reliques des principaux apôtres de la Bretagne". Deux ans plus tard, il vint lui-même, installer son reliquaire. Le 8 septembre 1869, après avoir donné la confirmation aux enfants d'Erquy et de Plurien, il monte avec le clergé à la chapelle. Les enfants de Marie, avec leurs oriflammes ouvraient la procession. Quatre prêtres revêtus de la dalmatique portaient "les reliques glorieuses des Sept Saints... sur le parvis, Mgr prononça leur panégyrique… la cérémonie se termina par un Te Deum..." (semaine religieuse 1869, n° 47).
Malheureusement, Mgr David, archéologue averti, mais breton de fraîche date, enclin à un certain chauvinisme épiscopal, avait remplacé les saints Fondateurs des évêchés bretons, par des saints évangélisateurs des seules Côtes du Nord. Les fondateurs des évêchés qui n'étaient pas sous la juridiction, furent donc remplacés par Efflam, Maudiez, Yves, Guillaume, Briac...
Mais cela n'avait guère d'importance. Ce reliquaire au goût du jour, ne ressuscita pas à Erquy l'antique dévotion aux Sept Saints fondateurs, confondus avec d'autres, déjà perdus dans la nuit des temps, comme le Tro-Breiz oublié.
L'autel ne sera mis en place qu'à la fin de 1872. Il avait été commandé au sculpteur Lannionais bien connu, Le Mérer fils, et fait l'admiration d'un journaliste local : "l'élégance de la forme, la souplesse des ornements, l'expression des statues dont quelques unes représentent des saints bretons reconnaissables à leurs attributs, produisent un magnifique effet d'ensemble" (Le Lannionais d'octobre 1872).
Avec lui, arrivait de Lannion, un calvaire commandé à l'entreprise Hernot. Il ne manque pas d'allure sur son socle imposant en poudingue mais remplace de façon bien banale l'antique croix des Sept Saints fondateurs.

Notre Dame des Marins
Depuis le 16e siècle, les marins d'Erquy pêchaient à Terre-Neuve. La pêche sédentaire qu'ils y pratiquaient, à partir de la côte, n'était certes pas plus meurtrière que les embarquements sur les bâtiments de la Compagnie des Indes ou les vaisseaux du Roi que leur imposait leur condition d'Inscrits Maritimes. Mais, lorsqu'à partir des années 1860, la pêche à la côte de Terre-Neuve devint impossible, les armateurs se tournèrent vers la pêche sur les bancs, au large, dite "pêche errante", pratiquée à bord des doris, puis vers la pêche dIslande, sans guère se soucier des risques énormes qu'entraînait pour la vie des équipages cette nouvelle façon de pêcher la morue.
Les familles d'Erquy, comme celles d'autres communes de la baie de Saint-Brieuc, payèrent un lourd tribut à la mer. Leurs hommes et leurs garçons, embarqués sur les goélettes de Dahouët ou du Légué (armements de MM. Le Pomellec, de Kerjégu, Le Péchon, Boutevillain, Rubin, Carfantan, etc.) partaient au printemps, sans être sûrs de revenir à la fin de l'été. La population d'Erquy, tout entière concernée, donna à la nouvelle chapelle le vocable de Notre Dame des Marins. On venait, en septembre, y déposer des ex-votos de remerciement, au retour heureux de la campagne... On y inscrivit le nom de ceux qui n'auront jamais de sépulture terrestre, comme en d'autres communes on consacrait, au cimetière, un mur des "péris en mer".
Une cérémonie émouvante eut lieu en septembre 1874, après la tempête du 3 septembre qui vit la disparition d'un bateau de pêche d'Erquy et de 5 hommes, perdus sur le Gros-Blanc (semaine, Religieuse 1874 n° 44). On annoncait aussi le naufrage de 15 bateaux de la baie perdus à Terre-Neuve.
Cette pieuse coutume cessa après la guerre de 14-18 qui surpassa en horreur la douleur qui avait frappé Erquy à l'annonce, en 1910 du naufrage de "la Glaneuse" (armement Carfantan) où périrent 6 enfants de la commune. Entre les deux guerres, le "Grand Métier» resta aussi dur, mais devenait moins meurtrier. C'est Saint-Malo qui, alors, drainait les "pelletas". L'écrivain régionaliste, Florian Le Roy, évoque "les départs d'Erquy, au petit jour, dans l'omnibus à Garnier... avec les hommes accroupis et accrochés à tous les coins", grimpant la côte de la chapelle des Marins et reprenant souffle au pied du calvaire...
Dès lors la vie de la chapelle ne fut plus rythmée que par les processions de la fête de la Vierge, dont les cartes postales nous rappellent la foi et la beauté. Quant à la fête profane, "la guerre 14-18 l'a condamnée. Elle ne lui survécut que peu de temps et on ne verra plus les grandes tentes où l'on débitait le cidre du crû, ni les marchands de craquelins et de simériaux" (François Ruellan, page 28).
La séparation de l'Eglise et de l'Etat avait fait, de nouveau, de la chapelle un bien communal. En 1928, la foudre tomba sur le clocher détruisit la toiture et une partie de la galerie intérieure. La chapelle étant assurée par la commune, fut restaurée par M. Henri Brandely, entrepreneur de travaux publics, qui remplaça la croix ...

Texte: J.-P. Le Gal la Salle, publié par l'association "Les Amis de la Chapelle des Marins d'Erquy".

Type d'Edifice: chapelle
Nom de l'Edifice : Notre-Dame des Marins
Siècle de l'édifice: XIVe
Forme du clocher : clocher-mur
Clocher en péril : non

Chapelle Notre-Dame des Marins


chapelle Saint-Pabu (1888), bénie le 7 juillet 1888. Construite en remplacement des ruines d’un édifice du XVIe siècle. Dédiée à Saint-Pabu, encore appelé Tugdual, moine irlandais qui débarqua en Armorique au VIe siècle. Visites guidées selon calendrier. La fête traditionnelle autour de la chapelle aura lieu le 20 juillet 2008.


Chapelle privée

Chapelle privée du château de Bien-Assis (XVè et 1620-1708). Classé Monument Historique en 1945, c’est un haut lieu touristique de la commune d’Erquy. Datant des 15ème et 17ème siècles, l’édifice en grès rose d’Erquy domine un parc somptueux reconstitué après le terrible ouragan de 1987. D’abord érigé comme un château fort par le seigneur de Bretagne Jean 1er de Quélénec, il est reconstruit au 17ème siècle par Gilles Visdelou de la Goublaye. Au 18ème, il devient la propriété du Comte de La Marck, prince souverain allemand puis à son gendre le prince d’Arenberg, aïeul de la princesse Elisabeth d’Autriche (Sissi). En 1765, le château est vendu à François-Louis Visdelou de la Ville-Théart, commissaire des haras de Bretagne. A cette époque, le domaine comprend 39 métairies, 7 moulins, et s’étend sur plus de 1000 hectares. Confisqué pendant la révolution, il servira de prison. En 1796, il est acheté par le général Valletaux, mort en Espagne en 1811 à la bataille de Quintemilla. En 1880, ses descendants le vendent à l’Amiral Jules de Kerjégu, grand navigateur. Il s’y installe après avoir participé à toutes les grandes campagnes de son siècle : expéditions du Mexique, de Crimée, Chine et Cochinchine. Le château appartient toujours à ses descendants.

Source: http://www.ville-erquy.com/fr/patrimoine.php


Chapelle funéraire, deuxième moitié du XIXème, construite en tuffeau dans un style néo-gothique.


Anciens édifices


Ancienne chapelle privée du manoir de Longueraie (XV-XVIème siècles)

Ancienne chapelle de l' hôpital des Hospitaliers au Saint-Sépulcre (XIIème). Fondé sur une terre donnée en 1182 par les frères Manasac.


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