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Bonny-sur-Loire (45420)

 
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MessagePosté le: Mar 1 Nov - 18:20 (2011)    Sujet du message: Bonny-sur-Loire (45420) Répondre en citant

Eglise

Eglise Saint-Aignan (XIIIe-XVe-XVIe-XIXe)

Bonny est un foyer de peuplement créé sur un carrefour relativement important entre la route de Lyon à Orléans et celle d'Autun situé de plus aux limites entre le Gâtinais et le Berry. Un prieuré clunisien dépendant de la Charité (sur Loire) s'y implante au début du XIIe et crée des chapelles, d'abord à Neuvy (novus vicus, nouveau village) puis à Faverelles et à Aubigny.
La congrégation de la Charité étant gagnée par l'hérésie manichéenne qui soutenait l'égalité des hommes entre eux et l'obligation pour eux de se lier entre eux par de grands serments, elle se révolte contre Cluny et est matée par un bataillon envoyé par le Roi en 1212, les moines révoltés et absous sont déportés au prieuré de Bonny, qui est devenue une ville vers 1206, avec l'édification de ses premiers remparts. Le prieur est seigneur et justicier de la ville, et est placé sous la protection du Roi et use la monnaie de Gien, puis la livre tournois dans la deuxième moitié du XIIIe, alors que le trafic routier et fluvial, sur le Loing, bat son plein.
C'est à la mort du prieur Guillaume de Sainte-Maure, usurier et bien peu exemplaire religieux, que le prieuré atteint son apogée et Bonny son premier sommet démographique, avec 1200 habitants.

L'église, construite au temps de la prospérité, au XIIIe, est agrandie après la guerre de Cent Ans avec l'adjonction à la fin du XVe d'un bas-côté nord en "style français", précise TASSIN qui souligne l'élégance des nervures et des piliers. L'évêque d'Auxerre vint admirer en 1484 l'édifice rénové et exiger du prieur le paiement du droit de procuration, puisque les religieux qui assurent la desserte des paroisses touchaient alors des revenus provenant des dons des fidèles.
Un an avant, en 1485, Charles de Bourbon, beau-frère d'Anne de Beaujeu, devient prieur de la Charité et fait réaliser d'importants travaux pour élargir et rendre plus praticable la route Orléans-Lyon, principale route de France à l'époque, puisque l'actuel axe Paris-Lyon (N7) passant par Dijon n'a été réalisé qu'au XVIIIe. Les remparts sont réparés et agrandis.

Au début du XVIe, l'église Saint-Pierre étant réservée à nouveau aux moines du prieuré, il devient urgent d'agrandir Saint-Aignan. La nef est donc reconstruite en style gothique tardif, depuis le choeur, et flanquée de bas-côtés, ce qui porte la capacité de l'église à près de 1500 personnes. L'art de la Renaissance ne touche Bonny qu'en 1543, lorsque le prieur Jean de la Magdeleine fait venir des artistes italiens pour réaliser le portail sud de la façade, dit Portail des Dignités.

En 1562, Bonny comme Gien se déclare du côté des Réformés, qui investissent leur ville par la moitié sud-est, laissant aux religieux, au prieur et aux catholiques le temps de fuir par la moitié nord-ouest, vers Ouzouer-sur-Trézée, catholique et pourvue de remparts solides. La partie est de la ville était la plus protestante. la ville est reprise par les catholiques en 1563, reperdue en 1567, regagnée en 1568. Les églises des environs sont pillées voire incendiées par les partisans des deux religions, les mercenaires débandés des uns et des autres et les soldats en maraude. Bonny échappe à peu près au pillage, y compris sous la Fronde. Le prieuré est en revanche très affaibli, sa maison mère de la Charité étant ruinée par les guerres de Religion; plusieurs biens sont vendus. La communauté est réduite à quatre religieux alors que les vocations stagnent. Il ne sera réparé que dans la deuxième moitié du XVIIe.
La ville décline à partir de 1680, la crue de la Loire de 1707 qui anéantit le port de Neuvy et surtout l'ouverture du nouvel axe Paris-Lyon par Dijon en 1720 sonnent le glas de Bonny. De quatorze hostelleries en 1710 n'en reste qu'une en 1730. Le grenier à sel est supprimé en 1727, et le prieuré est réuni à la cure de Saint-Aignan en 1712.

Bonny revit dans la deuxième moitié du XVIIIe, la communauté priorale comptant quatre moines et la ville un curé efficace, M. SONNET. L'ancien axe de Paris à Lyon, moins entretenu mais solide et à peu près sûr, vit au rythme des migrations saisonnières des maçons et paveurs de la Marche (employés au pavage de la Grande Rue en 1771), scieurs de long du Forez etc. Mais la ville reste dans le marasme, la Poste aux Chevaux est supprimée en 1769.
A Saint-Aignan, Thomas HEBERT, curé, bénit le 11 octobre 1779 trois cloches à Saint-Aignan fondues par les lorrains CHAMPIGNEULLE : Suzanne, 2.195 livres, Angélique, 850 livres et Victoire, 635 livres, en remplacement des trois précédentes.

L'église est restaurée au XIXe (vitraux et mobiliers), ses cloches sont remplacées.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Aignan
Siécle de l'édifice: XIIIe-XVe-XVIe-XIXe
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : clocher latéral
Clocher en péril : non


Patrimoine religieux disparu

Anciennes églises

Ancienne église priorale Saint-Pierre (XIIe), disparue et qui avait été construite avec et pour le prieuré; elle était située à l'est de la ville, auprès des murs. Elle a été endommagée lors de la reprise de la ville aux Anglais en 1423 par Louis de CULANT, puis reconstruite à l'identique avec son clocher carré roman. Jean de la Magdeleine du Ragny, devenu prieur de la Charité en 1504, fait reconstruire le cloître attenant à cette église et y réinstalle les moines du prieuré, qui ne se réunissaient plus depuis le XVe que dans la maison prieurale. Ce cloître n'est pas encore construit en style Renaissance et compte 24 arcs à claire-voie. Il édifie près des bois du Tremblay un corps de logis protégé par des douves et nommé la Sablonnière, sans qualité de fief. L'église Saint-Pierre n'est plus paroissiale.

En 1562, elle sert de temple protestant. Vers 1600, elle est restaurée, ainsi que le clocher où est placée une cloche. Pierre-Guillaume de MARTINEAU, prieur en 1661, répare la couverture du clocher, du petit campanile et de la lanterne, puis restaure la porte du couvent et le four banal Saint-Pierre. Le prieuré est réuni à la cure de Saint-Aignan en 1712 par l'évêque d'Auxerre, le janséniste Charles de CAYLUS. Les bonnychons se désintéressent de plus en plus des bâtiments clunisiens délaissés. En avril 1779, le prieuré cesse de vivre mais ses moines rouvrent l'église aux bonnychons et y assurent des offices dominicaux. Le dernier d'entre eux, dom Gayet, meurt le 16 février 1787; l'évêque d'Auxerre nomme un vicaire pour le remplacer dans ses fonctions. L'inventaire des biens du prieuré est effectué en 1790, puis il est liquidé.

Elle est démolie vers 1850. Une inscription du XIe provenant de cette église a longtemps été scellée en remploi dans le mur de l'école de Bonny, elle fut enlevée et recueillie par M. de la TOUR, historien à Montargis. L'inscription sur cette plaque présentait un singulier mélange de caractères grecs et latins.


Ancienne église Saint-Etienne de Baubigny (XIIe)

L'église, citée au XIIe (Saint-Etienne apud Baubiniacum) est détruite par la Guerre de Cent Ans, mais Paule de la Plâtière, prieur de Bonny nommé en l'honneur de Saint-François de Paule, fait reconstruire une chapelle sur son emplacement car il y a encore un gros hameau à Baubigny. Cette chapelle déjà peu desservie au XVIIe, est complètement délaissée après 1767. Les deux cimetières sont encore signalés en 1869 par l'abbé PATRON.


Ancienne chapelle

Ancienne chapelle Sainte-Monique de Villeneuve, construite dans le fief dit de la Bourgeoisière par le prieur Paule de la Plâtière au début du XVIe. A la fin du XVIIe, la chapelle n'est desservie que quatre à cinq fois par an et plus du tout sous le règne de Louis XVI. Elle est abattue par des révolutionnaires enragés.

Chapelle Saint-Lazare, qui appartient à la fabrique Saint-Aignan. Elle n'est plus desservie au XVIIIe.

Ancienne chapelle Sainte-Anne du château de la Sablonnière (XVIe). Le château est construit par le prieur Jean de la Magdeleine en 1525 et n'a pas qualité de fief. Il est vendu, et occupé au début du XVIIe par l'un des derniers protestants de Bonny. Les bois dits de la Sablonnière ont été vendus distinctement par le prieuré pour parer aux réparations les plus urgentes après les guerres de Religion.


Anciennes fondations hospitalières

Ancien Hôtel-Dieu, créé dans le premier quart du XIIe par le prieur de Bonny. Elle était site à l'actuel n°77, grande rue, avec une chapelle au n°8 rue du Four.

Ancienne maladrerie du Portail, dépendante du prieuré de Bonny et créée vers 1170. La chapelle est dédiée à Saint-Marc. Vers 1190 démarre le pélerinage à Sainte Langueur, autre nom de Notre-Dame des Sept Douleurs, le dimanche des Rameaux.


Source : Paul GACHE, Histoire de Bonny sur Loire des origines à la Révolution.


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MessagePosté le: Mar 1 Nov - 18:20 (2011)    Sujet du message: Publicité

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