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Pithiviers (45300)

 
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MessagePosté le: Ven 9 Sep - 01:58 (2011)    Sujet du message: Pithiviers (45300) Répondre en citant

Eglises

Eglise collégiale Saint-Georges et saint-Salomon (vestiges)

L'église est construite dans la ville enclose au Ve siècle. Dévastée par les Huns, elle est remise par Clovis au chapitre cathédral d'Orléans, à qui elle est reprise par Charles Martel et rendue par Charlemagne après l'an 800. En 865, les Normands ravagent Pithiviers en remontant l'Essonne, et ruinent l'église qu'il faut reconstruire. Dépossédés suite aux invasions des reliques du saint Georges qu'ils avaient précédemment, les moines de l'Abbaye sainte-Croix et saint-Vincent de Paris, devenue Saint-Germain des Près, trouvèrent les restes d'un autre Georges, saint et martyr dans Cordoue en 852.
En 932, des moines du monastère de Plélan le Grand, fuyant les entreprises du chef normand Roognwald, qui s'était fait donner la Bretagne par Charles le Simple (bien que la Bretagne ne lui appartienne pas!) arrivèrent à Pithiviers et en échange du droit d'asile confièrent à l'église le chef (le crâne) du roi breton Salaün (Salomon III, martyrisé le 25 juin 874 et canonisé en 911.
Au Xe siècle, un certain RAINARD, avoué de Sainte-Croix (seigneur chargé de défendre les intérêts temporels de l'évêque), est qualifié de seigneur de Pithiviers. Il est apparenté à la maison de Champagne. Sa fille, Héloïse de Pithiviers (la deuxième du nom à cause de sa mère Héloïse de Chartres) fit bâtir la riche tour-donjon au-dessus de la ville, tour saccagée par une municipalité économe du XIXe qui ne voulait pas en payer les réparations ! Elle accueillit Saint-Grégoire de Nicopolis dans la chapelle des moines de Vertou à Baudrevilliers (voir Saint-Martin le Seul, à Bondaroy) et fit ramener ses restes à Pithiviers dans l'église saint-Georges où elle créa un chapitre de douze chanoines. Elle mourut en 1025.
Un de ses descentants, Hugues "Bardoul" (l'Entêté) entra dans une conjuration visant à écarter Henri Ier du pouvoir, celui-ci devint roi et vint mettre le siège devant Pithiviers qu'il prit en 1044 après deux ans de blocus et laissa ruinée.

L'église fut reconstruite selon le modèle de saint-Martin de Tours, avec un déambulatoire et cinq chapelles rayonnantes servant de reliquaires, pour les restes des saints Grégoire, Gault, Lyé, Salomon et Georges. L'une de ces chapelles, ensevelies puis redécouverte, est aujourd'hui connue sous le nom de "crypte".

Chapelle romane, dite crypte :


En 1217, Jean d'Orléans, seigneur de Cléry, s'empara du château de Pithiviers par surprise. On ne sait si la collégiale située dans son enceinte en a souffert mais elle fut reconstruite entièrement au XIIe. La nouvelle église a trois nefs, terminée à l'est par un chevet plat, surplombait la vallée de l'Essonne, était longue de 43 m et large de 27. Deux rangées de cinq grosses colonnes ornées de chapiteaux à crochets séparaient les trois nefs. On adjoignit saint Lyé comme second patron de l'église; de cet édifice n'existe aujourd'hui qu'une des basses nefs.

Les Anglais dévastèrent Pithiviers en 1356, 1380, 1425. Jeanne d'Arc y passa peut-être en 1430, bien que rien ne permette de l'affirmer. La paix retrouvée, en 1465 Louis XI accorda à la ville les libertés d'échevinage et l'éléction de quatre échevins. Le musée de la ville, à l'Hôtel-Dieu, conserve deux tableaux d'échevinage, offerts aux échevins qui quittaient leur charge : aisément reconnaissables, ils représentent la ville surmontée d'une allégorie religieuse, signe de la Providence qui protège la ville. En 1692, Louis XIV restreint les libertés urbaines et crée la "Mairie perpétuelle", formée d'un maire et deux échevins proposés à l'agrément du duc apanagiste par un collège de 36 élécteurs représentant les 18 corps de métiers alors constitués. La maison de ville se trouvait en la Porte d'Orléans, la plus imposante, construite au XVe et détruite en 1783. Elle abritait aussi la prison et l'auditoire de justice. Les faubourgs se sont enclos au XVIe siècle : celui de saint-Laurent en 1585, laissant libre l'accès au grand cimetière et à la Maison-Dieu, et celui du Gâtinais l'année suivante.

Entre novembre et janvier 1562, les protestants investirent PITHIVIERS, pendirent les deux capitaines de la ville, massacrèrent 40 ecclésiastiques des environs et transformèrent l'église saint-Georges en magasin d'approvisionnement. Ils récupèrent les reliquaires le 11 novembe 1562, les brisent à coups de masse pour en retirer les métaux précieux, et jettent les reliques au feu. Des habitants les récupèrent et les cachent. Du 14 février 1568 au mois d'avril, les protestants investirent la ville que le clergé avait quittée, non sans avoir caché les ornements, vases sacrés et boiseries dans de vastes fosses près les églises. De ce fait, il n'eut pas de mort d'homme mais seulement un pillage ininterrompu des biens du clergé. Le pillage reprit en 1589 lorsque Henri IV investit la ville.

La collégiale fut ruinée à tel point que les chanoines ne purent en réutiliser que la basse-nef sud qu'ils firent clore, ainsi que la chapelle saint-Nicolas au sud dont ils firent une salle capitulaire. Enfin, ils conservèrent la tour du clocher et l'absidiole qui la jouxtait et où les habitants avaient profité de l'incertitude de 1562 pour brûler tous les titres de propriété du chapitre qui y étaient conservés, et de piller le Trésor. Une petite sacristie fut construite, puis le long du côté nord de cette nouvelle église, une grande sacristie et une chapelle de Tous les Saints. Au bas de la nef subsistait une ancienne cuve baptismale, antérieure aux guerres de Religion et symbole des droits curiaux détenus par le chapitre.

Le 17 novembre 1790, le chapitre de saintGeorges célébra sa dernière messe et l'église fut désaffectée. Ses biens adjugés en 1791 furent massivement achetés par des marguiliers de campagnes heureux de pouvoir en doter leurs églises rurales, qui manquaient de tout, et surtout de belles oeuvres. Le 2 mai 1791, l'abbé REGNIARD se porta acquéreur par personne interposée de la collégiale "nue comme une grange" de crainte de la voir transformée en prêche protestant par le brasseur FRISE, venu d'Allemagne. En juin il fit abattre la flèche qui menaçait de s'écrouler et dont les réparations allaient couter 600 livres. L'église subsista en l'état, puis fut transformée en caserne des pompiers et en préau de l'école. Elle a été libérée à la fin du XXe et est visitable.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Georges
Siécle de l'édifice: XIe-XIIe-XVIIe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : vestiges

Photos intérieures et extérieures de la collégiale : http://eglisescentrefrance.wordpress.com/2013/12/23/pithiviers-collegiale-s…


Eglise Saint-Salomon et saint-Grégoire, à l'origine Notre-Dame et saint-Salomon, créée au XIe sur les vestiges d'une chapelle de Tous les Saints qui en formait l'abside, le choeur étant sous le clocher et la nef devenue de nos jours le bas-côté. Elle fut consacrée en 1080 par Mgr RAYNIER de FLANDRES, évêque d'Orléans.
En 1354 fut érigée la confrérie du Saint-Sacrement dans cette église, sans doute la plus ancienne confrérie de ce vocable de toute la France. Après la désaffection de l'église Saint-Grégoire à la Révolution, l'église en reprit le vocable.

Le 31 mai 1512, l'ancienne église était édifiée de neuf. L'abside, le choeur et la nef principale en furent conservés, cette dernière transformée en bas-côté méridional et une grande nef ainsi qu'un bas-côté furent construits plus au nord. Tout était presque terminé, quoique ralenti par les guerres de Religion (en 1567, la clôture du choeur brisée par les huguenots qui passaient dans la ville, puis l'an suivant, il fallut dépouiller l'église de ses boiseries et ornements pour éviter qu'ils ne soient brûlés par les protestants) lorsqu'en 1594 le feu prit depuis le clocher par la négligence du guetteur qui renversa le brasero qui le réchauffait. Les charpentes brulèrent et furent rétablies pendant deux ans. Le gros oeuvre du portail sud ne fut fini qu'en 1596 et orné l'an suivant d'un buste de Henri IV.
On se souvient pourtant que ce roi pilla la ville en 1589. Mais en 1594, lorsque le feu prit au clocher, il donna 550 écus d'or pour les réparation et abandonna deux ans plus tard aux gagiers de la paroisse la moitié des tailles de la ville pour achever les travaux. Ce cadeau inespéré explique la reconnaissance des habitants.

Le clocher fut reconstruit de 1608 à 1610 et pourvu de nouvelles cloches. La voûte romane sous le clocher fut gardée. Le portail nord achevé en 1627 fut fait par Pierre DION selon les plans de l'architecte orléanais Claude JOHANNET. La voûte du choeur forme un réseau complexe qui porte déjà les marques de la fin de la Renaissance sans atteindre pour autant le raffinement que l'on peut voir par exemple dans les chapelles rayonnantes de Saint-Pierre de CAEN.

Le portail ouest n'existait pas, une maison s'étant élevée au pignon de l'église. Il n'existait qu'un accès que l'on devine encore qui allait rejoindre le presbytère via une ruelle dite du tour d'échelle. Il fallut à la paroisse acquérir la maison, la détruire, puis passer marché avec l'architecte Jacques de BEAUCE et le maître-maçon Paul MICQUEAU. Les travaux ne furent achevés qu'en 1635. Ensuite, l'aménagement intérieur fut attaqué : les voûtes furent achevées en 1650, elles étaient en bois. Le marché du retable est passé en 1658 avec Antoine CHARPENTIER; le tableau central représente l'Assomption de la Vierge et a peut-être été payé par la confrérie du même nom, qui avait doté l'église en 1623 d'un buffet d'orgues, qui remplace des orgues de 1512 construites par Pierre FESSET et peintes en 1514 par Jean MACLAINCHE, peintre-vitrier. La tribune de l'orgue fut transplantée dans le transept sud de l'église en 1787.
L'instrument actuel est en partie constitué d'un jeu d'orgues du facteur orléanais Joseph ISNARD, qui date de 1784. La réfection de la menuiserie fut faite par Roch Brière en 1803.

Plan de l'église :


Les 600 livres que l'abbé Regnard ne voulut pas dépenser pour la flèche vermoulue de la collégiale, il les passa en acquérant le retable de la chapelle de la Cour-Dieu, à Ingrannes, oeuvre d'Antoine CHARPENTIER au XVIIe, tombé aux mains d'un marchand de meubles dénommé SOMMIER. Le transport coûta 368 livres de plus et fut fait en neuf voyages, le remontage par un dénommé DURIEUX dans le bras nord du transept prit 60 journées de travail et ne fut fini que le 6 août 1791. Inauguré le 15 août suivant, il fut plus ou moins malmené par la Révolution et restauré en 1806. La Vierge du XVIe qui le surmontait est à l'Hôtel Cabu d'Orléans. Moins d'un an plus tard, l'abbé prenait le chemin de l'exil, il était devenu réfractaire à la Constitution civile du clergé. La Société Populaire, chargée de soutenir l'action du prêtre défroqué LAPLANCHE, représentant en mission de la Convention, s'empara de l'église. PARMENTIER, musicien orléanais, vint soutenir le pillage le 17 septembre 1793, mais le maire avait convoqué la garde Nationale pour occuper l'édifice. Seules les chapelles de la Charité et saint-Laurent furent complètement dépouillées de leur mobilier, et l'argenterie de saint-Salomon enlevée le 22 septembre. Le 2 et 3 février 1794, une scène de folie vit des révolutionnaires enragés pénétrer en l'église et tout saccager, puis en jaillir pour briser les croix des carrefours et brûler les papiers des prêtres réfractaires.

Raymond DOGUET, serrurier habitant la place du Martroy, avait une maison qui donnait par le côté sur la ruelle du tour d'échelle, entre l'église et le presbytère. Là s'ouvrait une porte, puis une autre permettait de joindre la chapelle saint-Roch. Doguet avait la clé de cette porte pour entretenir l'horloge de l'église. Il s'introduit nuitamment à plusieurs reprises et subtilisa les reliquaires à demi brisés, puis les cacha chez lui jusqu'en 1803, dans un profond placard fermé par des planches recouvertes de plâtre. Toutes les reliques, à l'exception de celles de saint Lyé et saint Arsène, dont les authentiques avaient été perdus, furent sauvées.

En 1796, l'abbé REGNARD était rentré et célébrait le culte clandestinement, dans le grenier de la maison POCHON, place du Martroi, dans la chapelle de l'Hôtel-Dieu la nuit de la saint-Michel (28/9/1796), dans les caves de l'Ardoise ou de l'Hôtel-Dieu, les souterrains de la Porte d'Orléans, ou dans la salle basse du n°5 rue des Chardons, bref, sous terre. Il aurait trouvé refuge, notamment en mai 1797, dans une ancienne champignonnière située sous le chemin des Meuniers et accessible par un puits. Il rouvrit l'église saint Salomon le jour des Rameaux de 1802.

Le 26 février 1853 à quatre heures de l'après-midi, le clocher fut foudroyé et prit feu. L'incendie ne fut maîtrisé que lorsqu'il atteint le haut de la tour en pierre. Romuald-Armidas DUFOUR reconstruit la flèche, en charpente métallique cette fois, et lui fit atteindre une hauteur de 79 m 70 depuis le sol. Elle fut inaugurée le 13 mai 1855 en même temps que quatre cloches dénommées Marie, Salomon, Grégoire et Roch. Des pinacles furent ajoutés aux coins en 1857 puis retirés par sécurité.
En 1890, l'orgue de ISNARD fut étoffé par Cavaillé-Coll, seule la partie centrale date de 1786 et BOISSEAU l'électrifia en 1962.

Type d'Edifice: Eglise
Nom de l'Edifice : Saint-Salomon et saint-Grégoire
Siécle de l'édifice: XIe-XVIe-XVIIe-XVIIIe-XIXe
Forme des 2 clochers : clocher-porche à flèche et lanternon
Clocher en péril : non

Photos intérieures et extérieures de l'église : http://eglisescentrefrance.wordpress.com/2013/12/23/pithiviers-eglise-saint…


Chapelles

Chapelle de l'Hôtel-Dieu (XVIIIe)

L'Hôtel-Dieu fut fondé par les habitants de la ville au début du XIIe et desservi par une petite communauté de "Frères de l'Aumônerie de saint-Michel". Ce n'était pas un fait isolé puisque à la même époque, l'Hôtel-Dieu de FALAISE dans le Calvados était lui aussi placé sous le vocable de saint-Michel et desservi par une petite communauté mi-écclésiastique, mi-laïque. En 1190, Aubert III de Pithiviers, seigneur d'Aschères-le-Marché, fit une donation au moment de partir pour la IIIe croisade, qui permit entre autres de construire une chapelle.
Etabli à l'origine au n°20 rue de la Couronnerie, l'Hôtel-Dieu fut transféré place des Halles dans la deuxième moitié du XIIe. La chapelle primitive dédiée à saint-Michel et sainte-Radegonde était située à l'emplacement du n°32 rue Amiral-Gourdon. La confrérie des Bouchers s'y réunissait à cause de la proximité des halles. La confrérie sainte-Radegonde, qui réunissait des dames de la ville soucieuses de l'ouvroir et des jeunes filles malades, s'y réunissait au XVIIe.
Elle fut remplacée au XVIIIe par la chapelle actuelle, construite à partir de 1766 et inaugurée le 23 septembre 1790, et qui est aujourd'hui le seul témoignage monumental du XVIIIe siècle à Pithiviers; elle abrite des peintures de Ravault.
Au départ de l'hospice en 1902 dans ses nouveaux locaux, l'Hôtel-Dieu reçut diverses affectations, puis devint le musée de la ville.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : de l'Hôtel Dieu
Siècle de l'édifice: XVIIIe
Forme du clocher : lanternon sur dôme
Position du clocher : latéral
Clocher en péril : non

Photos (4) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)




Chapelle de l'Hôpital-hospice (début XXe)

Chapelle de l'institut Jehanne de France (XIXe), installé dans le château de Bellecour (XVIIIe) et tenu par les religieuses du Sacré-Coeur de Coutances.

Chapelle de l'Ecole Saint-Grégoire (XIXe-XXe), près du mail sud

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : Saint-Grégoire
Siècle de l'édifice: XIXe-XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (2) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)



Chapelle des Catéchismes de la paroisse Saint-Salomon, rue des Chardons, à l'est de l'église (XIXe)

La chapelle est ornée de vitraux de la manufacture tourangelle LOBIN datés de 1860. Sa décoration, notamment les boiseries sur les murs, date de la même époque.

Type d'Edifice: Chapelle
Nom de l'Edifice : des catéchismes
Siècle de l'édifice: XIXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

Photos (8) : (ce sont des photos personnelles, cliquez pour agrandir)

boiseries
confessionnal


vitraux


Dernière édition par Admin le Lun 23 Déc - 23:50 (2013); édité 14 fois
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MessagePosté le: Ven 9 Sep - 01:58 (2011)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 9 Sep - 04:07 (2011)    Sujet du message: Pithiviers (45300) Répondre en citant

Patrimoine religieux disparu

Anciennes églises

Ancienne église Notre-Dame de l'Abbaye Arrow Ancien prieuré Saint-Pierre jusqu'en 1486.

Vers 1486 fut érigée, à deux cent mètres au nord de l'église conventuelle saint-Pierre, une église dédiée à Notre-Dame de la Nativité. Elle était enclose derrière et sur un côté de vignes, de l'autre par le mur du prieuré. Une ruelle permettait d'en faire le tour, et elle existe encore sous forme de chemin. Elle était précédée d'un porche accessible par une vingtaine de marches et pourvue d'un clocher. Construite rapidement pour pourvoir au besoin d'église dans une ville en pleine expansion, elle eut besoin de continuelles réparations par la suite.
Fermée en 1791, elle fut rouverte en 1804 mais tombait de vétusté. Elle fut vendue par adjudication pour être démolie le 25 juin 1811 et il n'en reste pas pierre sur pierre. Entre-temps, le bourg l'Abbaye - bourg Bon-Accord en 1793 - était érigé au rang de plus petite commune de France, avec sa surface de 13 ha, 51 a et 54 ca, avant d'être réunie à Pithiviers en 1822, pour de bon.

Ancienne église Saint-Jean du Val saint-Jean.

Adam de PITHIVIERS, mort en 1177 commandeur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, fit une donation à cet ordre. Il fallut pour la réaliser détacher deux rues de la paroisse de Bondaroy et donner en compensation une enclave au Bardy. L'église placée sous le vocable de saint Jean-Baptiste fut desservie par un prêtre présenté par l'ordre à l'évêque d'Orléans, puis, au XVIe, par un chanoine de la collégiale saint-Georges.
L'église fut pillée par les protestants en 1562 et ruinée lorsque Henri IV mit le siège devant la ville en 1589. Reconstruite en 1607, elle servit jusque la Révolution puis fut transformée en habitation. L'un de ses contreforts subsiste encore dans la rue du Parc.

Anciennes chapelles

Ancienne chapelle Notre-Dame des quatre voyes, fondée hors de la ville au IVe siècle. Elle est sans doute le premier lieu de culte de Pithiviers.

Ancienne chapelle de Bardilly, fondée par Adam de BARDILLY en 1340 pour le repos perpétuel de ses parents et érigée près de l'église collégiale saint-Georges. Elle disparut à la suite des pillages de 1562 et ses fondations (de rentes et de messes) furent rattachées à la collégiale. Elle était située dans ce qui est aujourd'hui le jardin du n°4 rue Abbé Régnard.

Ancienne chapelle du Grand cimetière saint-Laurent, déplacé en 1492 dans le faubourg de Beauce (actuel n°24, rue du Capitaine-Giry). Le 6 novembre 1504, Christophe de BRILHAC, évêque d'Orléans, autorise la construction d'une chapelle commune au Sanitas et au cimetière. De plan rectangulaire, le sanctuaire était dans le cimetière et communiquait avec par sa porte nord. Le maître-autel était dédié à Notre-Dame de Pitié tandis que les autels latéraux étaient voués à saint-Laurent et saint-Sébastien.
Privée de ses revenus en 1790 elle fut désaffectée et servit de lieu de réunions pour les assemblées primaires rurales, puis de grange. Elle fut démolie pour vétusté en 1820 et son cimetière désaffecté en 1844. Dans une maison voisine était conservé dans les années 60 un Christ à la Flagellation qui en provenait.

Ancien oratoire du château de l'Ardoise, aménagé en 1793 dans les vastes caves du château du même nom pour la célébration clandestine du culte catholique. Le charpentier Pierre FESSET en a réalisé la charpente si curieuse au XVIe et ce fut peut-être le premier immeuble de Pithiviers couvert en ardoises, d'où son nom. Il est classé MH.

Ancienne chapelle privée de la maison de Bellecour, fondée au XVIIIe par Charles de BARELLIER, seigneur de Forteville. Elle se trouvait à gauche en entrant dans la cour et son campanile existait encore en 1964. Comme les gagiers de saint-Salomon avaient déjà concédé en 1699 au même seigneur une chapelle privative en leur église (aujourd'hui chapelle saint-Roch), ils ajoutèrent un droit de 200 livres à payer à chaque changement de propriétaire.
Pierre LEJEUNE fit l'acquisition de ce domaine en 1781 et obtint à cens du prieur de saint-Pierre le grand pré situé sur la rive gauche de l'Essonne. Il agrandit ce domaine avec les ventes comme biens nationaux des propriétés du prieuré et fit probablement supprimer sa chapelle privée.
Son fils Hippolyte qui obtint du pouvoir royal le droit d'adjoindre à son nom "DE BELLECOUR", restaura la chapelle saint-Roch au XIXe et offrit le vitrail comme l'indique une inscription de 1859.


Anciens couvents

Ancien prieuré Saint-Pierre, de l'ordre clunisien, fondé en 1070 par la famille seigneuriale de Pithiviers, pour se faire pardonner divers péchés. En premier lieu celui de simonie pour Haldéric de Pithiviers, évêque d'Orléans, qui dut se rendre à Rome en 1067 pour abdiquer de sa charge et redevenir simple chanoine en son église cathédrale.
Le domaine était situé au Petit-Senyves, entre Pithiviers et Dadonville; un précepte royal du 7/4/1080 nous apprend que l'église, située au-dessus du Gué de l'Essonne, était dédiée à la Vierge et aux apôtres Pierre et Paul. Une charte donnée en 1092 précise que l'église se trouve "à la tête du pont", le premier pont de l'Abbaye donc, et que le prieur aura le droit curial sur les habitants qui l'entoure : la paroisse était née.
Le prieuré connut une triste fin. Il tomba en commende, et le commendataire du milieu du XVIIIe, Etienne COPLAY, qui n'était pas ecclésiastique mais officier, commença à détruire l'église conventuelle saint-Pierre à partir de 1743 pour ne pas avoir à en payer les réparations et surtout vendre les tuiles. Quand le massacre fut enfin arrêté, tout le comble de la nef était par terre, bois de charpente compris, et 30.000 tuiles avaient été vendues. L'église resta en cet état jusque la Révolution.

Ancien prieuré Sainte-Avoye, situé dans le faubourg de Paris. Avoye était une martyr du Boulonnais dont le culte se déveoppa dans la première moitié notamment grâce à la dévotion d'Helvise, comtesse de Meulan, qui mourut en odeur de sainteté en 1034. Ce couvent, dont on sait très peu de choses, a disparu au XIVe ou au XVe siècle suite à la guerre de Cent Ans.

Ancien prieuré de la Messinière, à la jonction des routes de Puiseaux et de Malesherbes à Joinville. Jules DEVAUX cite en réfèrence une charte de 1079 en faveur du prieuré de la Messinière. Mais son existence n'est pas clairement établie, bien qu'une tradition persistance défende son existence. Tout ce que l'on sait, c'est que ces terres dépendaient de la ferme des Essarts où une grange dépendant du chapitre de Pithiviers fut incendiée par les protestants en 1562.

Ancien prieuré de la petite Cour-Dieu, fondé en 1173 par Manassès de Garlande qui avait appelé plusieurs religieux de l'abbaye de la forêt des Loges, à Ingrannes. Il était situé aux n°s 2, 3 et 4 de la place Jehan de la Taille et prit de l'importance suite à une grosse donation consentie en 1327 par Jehan de BARDILLY. Le couvent fut assez ébranlé par les guerres de Cent Ans et ruiné, puis supprimé suite aux guerres de Religion, la Cour-Dieu conservant le terrain qu'elle loue par la suite.
En 1809, la sous-préfecture de Pithiviers s'installa à l'emplacement du couvent.


Anciens établissements hospitaliers

Ancien Sanitas, créé pour les pestiférés et contagieux, puis à l'époque du Grand Enfermement (2e moitié du XVIIe siècle) pour enfermer les vagabonds et les inconnus. Sa chapelle dédiée à Notre-Dame de Pitié est mentionnée en 1339. La maison est reconstruite en 1450. Le 6 novembre 1504, Christophe de BRILHAC, évêque d'Orléans, autorise la construction d'une nouvelle chapelle, commune au Sanitas et au grand cimetière. Il y avait un oratoire saint-Sébastien dans les jardins du Sanitas au début du XVIIe ou à la fin du XVIe, ce saint commençait alors à être invoqué contre les épidémies et les contagions.
Devenu sans utilité, le Sanitas fut vendu en 1712 par Laurent BROSSARD, administrateur de l'Hôtel-Dieu.

Ancienne maison de la Charité, créee par le Chapitre saint-Georges. Au XVe, elle se situait aux n° 6 et 8 de la rue de Senyves, face l'Hôtel-Dieu. Puis elle fut transférée au n°7 rue de la Charité. La maison comprenait six chambres à feu, un grenier, une cave, un jardinet et une chapelle placée sous l'invocation de Notre-Dame. Elle était destinée à recevoir des pauvres ou des infirmes de plus de 60 ans, dont le nombre ne dépassait jamais la douzaine. En 1793, la chapelle servit aux réunions de la société Populaire. Puis elle fut transformée en logements pour permettre d'accueillir encore plus de vieillards; quelques vestiges en sont restés dans la maison BILLARD.

Ancienne maladrerie Saint-Lazare, située à saint-Blaise sur la route du bourg de l'Abbaye. Henri PERCHELLET fixe sa fondation à 1176 mais nous ignorons sa date exacte.
Suite à la disparition de la lèpre, elle fut fermée le 30 mai 1629 et ses biens rattachés en 1696 et 1697 à l'Hôtel-Dieu.






Autres cultes

Un temple protestant à Pithiviers?

Philippe HUET, fils d'un mégissier du Val saint Jean et universitaire d'Orléans, propagea la réforme en Pitihiverais et jusque Neuville et Bazoches où se formèrent de petites communautés. Le temple fut établi en Bondaroy (dans ses anciennes limites) aux portes de la ville, protégé par la famille de LA TAILLE.
Lors des diverses prises de la ville, il y eut des lieux d'assemblée des protestants. En 1562, on peut estimer que c'était à l'auberge de l'Ecu ou dans ses alentours immédiats que se trouvait leur "temple" provisoire.



Sources :

Arrow Jacques CHARLES, Pithiviers à travers les siècles (1964)
Arrow Plaquette de l'église Saint-Salomon de Pithiviers, paroisse de Pithiviers.


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